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Vaud

Vevey réclame à nouveau deux millions à MM. Christen et Agnant

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Les municipaux veveyans Michel Agnant (à gauche) et Jérôme Christen. Archives (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT))
La Municipalité de Vevey (VD) réclame à nouveau deux millions de francs aux municipaux Michel Agnant et Jérôme Christen, membres de Vevey Libre. Cette créance leur avait déjà été notifiée en 2019. Le motif est inchangé: "réparation du préjudice subi" par la Ville.

Alors que la crise au sein de la ville de Vevey semblait s'être apaisée, le feuilleton peut-être même terminé, cela ne semble pas être le cas avec ce nouveau rebondissement. "C'est complètement délirant et insensé", lâche d'emblée Pierre Chiffelle, avocat de M. Agnant.

Les deux élus ont reçu un nouveau commandement de payer au début du mois, chacun pour un montant d'un million de francs", indique-t-il à Keystone-ATS, confirmant une information de 24 Heures. Et ce toujours au titre de "réparation du préjudice subi" par la Ville de Vevey.

A l'époque, la Municipalité avait fait savoir qu'elle avait envoyé ces commandements de payer après avoir demandé aux avocats des deux municipaux concernés de renoncer à la prescription (qui passé un délai légal met fin au droit de réclamer réparation, ndlr), évoquant une procédure courante "par laquelle la commune tend à sauvegarder ses droits". Mais les deux élus refusent toujours de renoncer à se prévaloir de cette prescription.

Plainte envisagée

"On ne voit pas de quel dommage on parle", s'étonne toujours autant M. Chiffelle. "C'est une pure manoeuvre de harcèlement (...) C'est extrêment inquiétant sur l'état d'esprit de la syndique Elina Leimgruber et du municipal Etienne Rivier", dit-il. L'avocat dénonce une "atmosphère de règlements de comptes".

D'autant plus qu'un autre commandement de payer leur arrivera prochainement, affirme M. Chiffelle. Il est en lien avec l'audit, commandé par le Conseil d'Etat, qui a montré l'automne dernier que la crise a affecté les collaborateurs de l'administration communale. Le montant de cette nouvelle notification n'est pas connu.

Si en 2019, MM. Agnant et Christen avaient refusé de porter plainte pour ne pas jeter de l'huile sur le feu, cette fois-ci M. Chiffelle envisage de "déposer une plainte pénale pour tentative de contrainte", mais attend d'abord la conciliation formelle qui doit avoir lieu dans les trois mois.

Condamnation "symbolique"

Jérôme Christen et Michel Agnant avaient comparu mi-novembre devant le Tribunal de police de l'arrondissement de l'Est Vaudois pour avoir remis des documents internes en lien avec l'affaire Girardin - conseiller municipal socialiste poursuivi pour gestion déloyale et abus de confiance - à des tiers. Ils ont été condamnés pour une partie des faits, soit la transmission à leur conseiller personnel, à dix jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans.

Le Tribunal avait en revanche estimé que les deux municipaux n'avaient pas violé le secret de fonction dans deux autres situations: lorsqu'ils avaient transmis des documents à un avocat et à la commission de gestion de la Ville. Sur cinq points litigieux, le procureur avait par ailleurs rendu une ordonnance de classement.

En décembre 2018, les deux élus de Vevey Libre avaient été suspendus de leur fonction par le Conseil d'Etat à la demande de la Municipalité de Vevey avant d'être réintégrés début octobre 2019. Ajoutées à l'affaire Girardin, ces accusations portées à leur encontre ont plongé Vevey dans la crise sur plusieurs mois.

Mais "par souci de pacification et afin d'éviter des tensions institutionnelles supplémentaires", MM. Agnant et Christen avaient décidé en décembre dernier de ne pas faire appel du jugement.

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Vaud

Trois lauréats pour le Prix vaudois des entreprises internationales

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Le ministre de l'économie et de l'innovation Philippe Leuba a remis le Prix vaudois des entreprises internationales à trois sociétés basées dans le canton. (Photo d'archives ©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le 7e Prix vaudois des entreprises internationales a été remis jeudi soir à trois lauréats: Intuitive Surgical, Boschung et Green Motion, trois sociétés actives dans le canton et rayonnant au-delà de ses frontières.

Intuitive Surgical, groupe américain dont le siège européen se trouve à Aubonne, s'est imposé dans la catégorie "Entreprise étrangère". Cette société est une pionnière de la chirurgie mini-invasive robot-assistée, relèvent jeudi les instigateurs du Prix, soit le Département de l'économie, de l'innovation et du sport (DEIS), la Chambre vaudoise du commerce et de l'industrie (CVCI) et Innovaud.

Intuitive Surgical a notamment développé les systèmes chirurgicaux da Vinci. Ceux-ci "évaluent, filtrent et traduisent avec fluidité les gestes de la main du chirurgien en mouvements plus précis", selon le communiqué. L'entreprise créée en 1995 compte plus de 7000 employés à travers le monde, dont 162 à Aubonne.

Distingué dans la catégorie "Entreprise suisse", le groupe fribourgeois Boschung, actif dans le canton Vaud depuis trois ans, est un leader mondial dans le développement et la production de technologies de gestion de l'état des surfaces de circulation. Boschung compte 11 succursales dans 10 pays, et plus de 600 employés dans le monde, dont environ 140 à Payerne.

Enfin, le Prix spécial du jury est revenu à Green Motion. Entreprise internationale basée au Mont-sur-Lausanne, elle travaille depuis 2009 sur les systèmes de recharge pour véhicules électriques. La société compte une soixantaine de collaborateurs en terre vaudoise et une dizaine à Zurich. Ses projets s'étendent notamment en Europe, aux Etats-Unis, en Chine, en Inde et en Israël.

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Vaud

Une antenne régionale pour l'intégration des réfugiés

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La conseillère d'Etat vaudoise Rebecca Ruiz, à gauche, écoute le témoignage de Mohammad Alaa, au centre, réfugié syrien, et de Yakup, à droite, réfugié turque lors de la présentation à la presse du centre social d'intégration des refugies (CSIR), rattaché au Département de la santé et de l'action sociale du canton de Vaud. (©KEYSTONE/Laurent Gilliéron)

Le Centre social d'intégration des réfugiés (CSIR) du canton de Vaud a ouvert cet automne une antenne régionale à Montreux. Elle emploie 21 collaborateurs - contre 65 au siège à Lausanne - qui traitent 309 dossiers, soit l'équivalent de 813 réfugiés.

Ceux-ci bénéficient d'un service plus proche de leur lieu de vie, explique jeudi le Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) dans un communiqué. Il précise que le CSIR s'occupe notamment de l'intégration socioprofessionnelle, du soutien social et de l'octroi du revenu d'insertion pour les personnes reconnues comme réfugiés (permis B et F).

L'ouverture d'une antenne locale permet aussi de rapprocher les bénéficiaires des acteurs locaux pour assurer une meilleure intégration. "La proximité est un atout important pour améliorer l’intégration des réfugiés, notamment lorsqu'il s’agit de leur formation et de tout ce qui touche à l'emploi", affirme Rebecca Ruiz, la cheffe du DSAS, citée dans le communiqué.

Le bureau de Montreux couvre les districts de la Riviera, du Pays-d’Enhaut et d’Aigle ainsi que les communes de Chexbres, Puidoux, Rivaz et Saint-Saphorin.

Mesures d'insertion

Le CSIR propose plusieurs programmes pour assurer une intégration socioprofessionnelle des réfugiés. "Ils sont de plus en plus nombreux à toucher une bourse d'études plutôt qu'un revenu d’insertion, en participant aux programmes de formation professionnelle qui leur sont proposés", relève le DSAS. Ces programmes sont destinés aux jeunes (18 à 25 ans) et aux adultes sans formation professionnelle initiale achevée.

Le CSIR propose aussi des mesures d'insertion sur le marché de travail. Cela se concrétise sous forme de stage, de formations courtes, de cours de formation (français, mathématiques, informatique), d'ateliers sur la vie quotidienne en Suisse ou encore des activités pour reprendre confiance en soi.

L'antenne de Montreux traite 309 dossiers qui correspondent à 813 réfugiés. Le CSIR à Lausanne continue lui de s'occuper des autres réfugiés du canton, soit de 600 dossiers, représentant 1331 réfugiés.

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Lausanne

Visites pour personnes seules et livres pour les Fêtes

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Les bibliothèques de la ville réactivent leur livraison de livres aux seniors. (Image prétexte - ©KEYSTONE/DPA/FRANK RUMPENHORST)

La ville de Lausanne organise des visites pour rompre la solitude durant les Fêtes. Pendant une petite heure, des visiteurs se rendront auprès des personnes qui le souhaitent afin de partager un moment de convivialité.

Pour les personnes seules, la période des Fêtes peut être difficile. L'annulation des activités collectives, des manifestations, fêtes et repas proposées par les associations et les institutions, va encore accentuer cette solitude, explique jeudi la ville dans un communiqué.

Pour y remédier, des visites à domicile ou dans un lieu choisi sont proposées du 21 au 24 décembre, puis du 28 au 31 décembre. Elles se feront selon un protocole sanitaire très strict, assure la ville. Les personnes qui souhaitent en bénéficier doivent s'annoncer.

De leur côté, les bibliothèques de la ville réactivent, du 14 au 23 décembre, la livraison de livres à domicile. Cette prestation s'adresse aux Lausannois de plus de 65 ans qui détiennent une carte des bibliothèques de la ville. Il est possible de passer commande de livres par téléphone ou par email.

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Vaud

Participation à distance possible pour les Conseils communaux

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Des membres de conseils communaux, comme ici à Lausanne, pourraient participer et voter à distance s'ils sont malades ou en quarantaine. (©KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Même malades ou en quarantaine à cause du Covid-19, des élus pourraient participer aux débats et voter à distance lors des conseils communaux ou généraux du canton de Vaud. Pour obtenir cette autorisation, les communes devront établir un risque que le conseil ne puisse fonctionner faute de quorum.

La commune devra aussi garantir "un système informatique fiable et sécurisé permettant une pleine participation aux débats (suivi et prise de parole) des membres et le vote simultané comme à bulletin secret", indique jeudi le Conseil d'Etat. Il ajoute qu'en cas d'interruption de connexion à distance, les débats devront être suspendus voire reportés.

La compétence d'autoriser ce type de séance appartient au Département des institutions et du territoire, après consultation du Département des infrastructures et des ressources humaines.

Les législatifs des communes vaudoises ont connu plusieurs difficultés à se réunir ces dernières semaines. Mi-novembre à Yverdon par exemple, le conseil communal avait dû être interrompu car le quorum n'était plus atteint suite au départ de plusieurs élus en cours de séance.

Au niveau du Parlement cantonal, le bureau du Grand Conseil a été saisi par des députés pour voir s'il était aussi possible de mettre en place un tel système. Cette question est en train d'être examinée.

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Lausanne

Hébergement d'urgence: un toit pour la nuit à Beaulieu

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Cet hébergement spartiate est avant tout destiné aux adultes, a expliqué Yan Desarzens, directeur de la Fondation Mère Sofia. (©KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis mardi, les SDF peuvent trouver un toit pour la nuit dans les halles nord de Beaulieu à Lausanne. Un espace de 3000 m2, géré par la Fondation Mère Sofia, a été sommairement aménagé pour accueillir une population précarisée.

Fini le Comptoir suisse et les paysannes vaudoises: les halles nord, vouées à la démolition, accueillent cet hiver des sans-abris. La ville a dû dénicher de nouveaux lieux pour renforcer son dispositif d'hébergement hivernal afin de répondre à la crise sanitaire.

La Fondation Mère Sofia a investi grosso modo un tiers du rez-de-chaussée de l'immense halle. Une surface inhabituelle: "nous sommes passés des 200 m2 de nos locaux de Saint-Martin à environ 3000 m2. C'est gigantesque. Nous n'avons pas l'habitude de fonctionner avec des surfaces aussi grandes", explique son directeur Yan Desarzens à Keystone-ATS.

Pour une centaine de personnes

Une centaine de SDF peuvent y trouver un abri pour passer la nuit et prendre un repas, dans le respect des règles sanitaires. La capacité maximale peut être portée à 120, au besoin. Mardi, soir d'ouverture, la nouvelle structure a accueilli une vingtaine de personnes.

"C'était très calme, mais c'est toujours comme ça les premiers jours. Il faut quelque temps pour que le bouche-à-oreille fonctionne. Mais cela laisse présager un afflux pour les jours ou semaines à venir", estime M. Desarzens. La structure devrait rester ouverte jusqu'au 30 avril 2021.

Aval du médecin cantonal

L'espace a été équipé de douches et de WC. Il a été subdivisé en trois zones A, B et C séparées par des parois pour éviter des foyers épidémiques en cas de contamination par le coronavirus. Et chaque zone comprend un lieu d'accueil, avec des tables pour boire et manger, ainsi qu'un lieu de repos, avec des chambrées de dix.

"Les lits sont placés à 1,5 mètre les uns des autres, avec les têtes à l'opposé", explique M. Desarzens. Des parois en bois de plus de deux mètres de haut séparent ces chambrées. Dans les zones A et B, les lits seront attribués à la même personne durant plusieurs jours ou semaines. Ce qui lui permettra de laisser ses affaires sur place. Le dispositif a reçu l'aval des services du médecin cantonal.

Spartiate

Cet hébergement spartiate est avant tout destiné aux adultes. "Je l'imagine mal pour des enfants. Je serai très triste de devoir en accueillir", avoue le directeur. D'autres structures sont mieux adaptées, comme les studios d'un immeuble à Isabelle-de-Montolieu, voué à la démolition et également ouvert provisoirement cet hiver.

A Beaulieu, la Protection civile - trois personnes chaque soir - viendra donner un coup de main aux cinq collaborateurs de Mère Sofia qui passent la nuit sur place et tentent de recréer du lien social. Désormais, les sans-abri portent plus volontiers le masque. "Ils sont beaucoup plus attentifs aux règles de sécurité sanitaires", observe Yan Desarzens.

Un infirmier fait partie de l'équipe de nuit. Et il y a une zone prévue pour les personnes symptomatiques. En cas de soupçons de Covid-19, le SDF est emmené à l'Etape où un étage est réservé aux personnes positives. Prochainement, une permanence infirmière devrait passer une à deux fois par semaine dans les structures nocturnes de la ville pour dispenser des soins de premier recours.

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