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"On lâche pas l'affaire": le nouvel album de Bénabar

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Non pas 1 mais 2 albums dans la même année, défi réussi et signé Bénabar: son 10è album sort aujourd’hui, “On lâche pas l’affaire”.

Ne pas lâcher l’affaire dans la vie, dans ses histoires d'amitié et d’amour, pour défendre ses convictions, ses projets et ses rêves, c’est le fil conducteur!

L’artiste nous parle de cette nouvelle aventure musicale, de son duo avec Renaud, de son parcours de 2 décennies, de ses projets et du public suisse envers qui il est pour le moins reconnaissant.

"J'ai une tendresse particulière pour le public suisse, je lui dois beaucoup."

Interview Bénabar/Valérie Ogiernovembre 2021

La Tournée des Indociles passera par le Théâtre du Léman à Genève le 13 mars 2022 et l’auditorium Stravinski à Montreux le 7 avril 2022.

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La travail des femmes dans les années 60

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La petite histoire des Romands, dans la grande histoire, 50 ans après la votation fédérale permettant aux Suissesses de voter, on aborde la question du travail des femmes il y a un peu plus de 50 ans, juste avant le vote historique.

En 1942, le garde-barrière de la gare de Pully Nord est une garde-barrière (DR)

A la Page: Histoire29-10-21

Le travail féminin qualifié dans les années 60 est traité à la télé romande d’une manière étonnante. Le reporter Pierre Stucki rencontre Madame Sutoris, une ingénieure civile d’origine hongroise qui teste la solidité du béton dans un usine vaudoise. On est en 1964. Elle travaille dur chaque jour et c’est la seule femme en Suisse à occuper un poste d’ingénieur-e. Cela fait huit ans que Madame Sutoris est en Suisse et qu’elle occupe ce poste. Elle a suivi ses études en Hongrie sous le régime communiste qui favorisait l'égalité des femmes. En Suisse, ce n’était pas le cas.

Pour le canton de Genève, en 1960, des femmes ont joué un rôle important comme pionnières dans la prise de responsabilités dans le monde du travail. C'est le cas de Jacqueline Berenstein-Wavre, future femme politique genevoise, qui est interrogée sur son métier de cheffe d'usine et sur sa vie de femme. Elle a environ un millier d’employés sous sa responsabilité. Le journaliste de la télévision romande Georges Hardy ose une question, paternaliste à souhait, sur la difficulté d'être une femme en responsabilités. Mais la Cheffe d'usine remet le journaliste à sa place. Plus tard, Jacqueline Berenstein-Wavre enseigne dans diverses écoles, y introduisant notamment l'information professionnelle. Elle est la première femme à présider le Conseil municipal de Genève. Elle fut soucieuse de sauvegarder la mémoire ouvrière et de revaloriser le travail domestique. Elle est aussi une des initiatrices de l'article constitutionnel sur l'égalité des droits entre hommes et femmes, adopté en 1981. Jacqueline Berenstein-Wavre nous a quittés le 21 janvier dernier, elle allait vers ses 80 ans.

Jacqueline Berenstein-Wavre, disparue dans sa 80e année en janvier 2021, avait oeuvré toute sa vie pour l'égalité de traitement entre les femmes et les hommes dans sa carrière professionnelle en entreprise aussi bien qu'en politique.

Plus récemment, le regard des hommes n’avait pas beaucoup évolué dans certains corps de métiers, on reste sur l’arc lémanique avec un document en 1998 sur la TSR. On voit des bûcheronnes et mécaniciennes auto, des « « métiers de garçons » » selon le magazine « Temps Présent ». Le reporter Claude Schauli recueille la voix d’une jeune apprentie dans un atelier d’un garage. Elle raconte son premier jour, difficile. Magali arrive à 8 heures moins 20, tous les mécanos l’ont regardé avec des yeux grands ouverts, « comme des poissons dans un aquarium ». L’un des mécanos est parti à la timbreuse et a fait marche arrière pour voir s’il s’agissait bien d’une fille dans son atelier, je ne tenais plus sur mes jambes dit Magali.

Photo d'illustration :

La photo du 19e siècle montre le premier central téléphonique de Genève Stand, qui a été inauguré en 1882.

Le branchement des lignes téléphoniques devait être effectué manuellement. Jusqu'à la seconde moitié du XXe siècle, ce étaient (presque) exclusivement des femmes qui effectuaient ce travail. La profession d'opérateur téléphonique est l'une des rares à être ouverte aux femmes - mais seulement si les "Mademoiselles" étaient célibataires.

Archives des PTT, Tele-167 0069:05 F

 

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Les premiers "gratte-ciel" romands

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Le premier gratte-ciel de l'histoire vaudois a été inauguré au tout début des années 30, il s'agit de la Tour Bel-Air. Une tour née dans la douleur.

L’Amérique est entrée dans une frénésie de l’élévation de ses immeubles, malgré le Krach de 1929 à New York. Elle inspire des entrepreneurs vaudois. Le promoteur Albert Cottier est un d'entre eux. Il pense à une tour située à Bel Air à Lausanne. Il s'agit d'ériger le tout premier « gratte ciel » de l’histoire de notre région. Cottier veut la vendre à une famille zurichoise proche du régime nazi. Ce n’est pas une idée qui plaît en terre vaudoise. Alphonse Laverrière, l’architecte à qui l’on doit le dessin de la Gare de Lausanne, fait un remarquable travail de conception de cette tour à la structure métallique. Mais il y des limites à vouloir ressembler à New York, on est en 1930 et la hauteur fait un peu peur.

La Tour Bel-Air à Lausanne (Sartori Editeur, Pierre Audéoud)

Les dimensions de la Tour Bel Air sont pourtant très modestes en comparaison avec les tours de Chicago et New York. En 2021, la Freedom Tower à New York fait 541 mètres, la Willis Tower à Chicago, 442 mètres. Quant au Rockefeller, avec le Radio city hall à sa base, c'est 280 mètres. Enfin l’Empire State Building culmine à 381 mètres. La Tour Bel Air ne fait que 68 mètres, soit une taille cinq fois et demi plus petite que l’Empire State Building. Qu'on se le dise, Lausanne ne joue pas dans la même ligue que New York ou Chicago.

Quelques huiles lausannoises protestantes attachées au respect de la grandeur de la Cathédrale sont aussi opposées à la tour Bel Air. Pour ces personnalités, l’ensemble Bel Air-Métropole ferait tâche dans le paysage. Pourtant, selon d’où on regarde, la Tour fait face à une Cathédrale pourtant perchée sur une colline de la Cité plus haute, avec une tour-lanterne de 80 mètres. Qu’une tour mercantiliste vienne faire concurrence à ce monument spirituel et on crie au sacrilège.

Une tour utopique conçue sur le papier par Jean Tschumi pour l'Expo 64. Elle ne restera qu'à l'état de projet (Roger Monnard)

D’autres tours verront le jour après la deuxième guerre mondiale. Mais il y aura aussi des projets avortés comme celui d’une tour en forme de poivrier de 600 mètres, signée Jean Tschumi. Elle est conçue pour devenir une des attractions de l’Expo 64 à Beaulieu. L’esthétique de cette tour-poivrier, symbole de la force de la Suisse, est sans doute trop ambitieuse. Sa taille aussi, 600 mètres, de quoi humilier les Français et leur Tour Eiffel, totem européen culminant à 324 mètres. En revanche, il est une tour qui va voir le jour sans trop poser de problèmes, à la même époque, dans le centre-ville de Lausanne. Elle est dessinée par Jean-Marc Lamunière, sur le modèle du travail épuré de Ludwig Mies von der Rohe aux Etats-Unis. C'est la Tour Edipresse. Dans les années 50, l’édition est synonyme de puissance.

La Tour Edipresse, avenue de la gare à Lausanne en 1980 (Claude-André Fradel)

La Tour Edipresse devenue Tour Tamedia (David Glaser)

Pour en savoir plus sur l'histoire des tours en Romandie, cliquez sur ce lien.

 

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Infusion d'italianité à Lausanne

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L’exposition "Losanna, Svizzera, 150 ans d’immigration italienne" est visible au Musée d’Histoire de Lausanne jusqu’au 9 janvier 2022. Cette infusion culturelle de l'italianité a eu un impact positif sur toute la Romandie.

Le scooter Vespa de la marque Piaggio installée dans la région de Pise en Toscane, à Pontedera. Un symbole de la "dolce vita" et donc de l'italianité (photo DG).

A mi-chemin de cette exposition très intéressante, les objets historiques représentant la culture italienne, du chapeau de Fellini à l’affiche du dessin animé "La Linea", du maillot des Azzuri vainqueurs du mondial 82 à la Vespa de la marque Piaggio, interpellent le visiteur. Et tout à coup, au-dessus de votre tête retentissent les premières notes de « Ma Quale Idea », un tube d’italo-disco tout droit sorti d’un haut-parleur qui ressemble à une douche.

A La Page Histoire01.10.21

Après le détour footballistico-musical obligatoire, la déambulation permet de se replonger dans une réalité économique suisse de la fin du XIXe. Le manque de main d'oeuvre qualifiée pousse les huiles lausannoises à regarder de l'autre côté du Grand Saint-Bernard pour recruter. Cette immigration économique choisie qui débute dès les années 1870 va être affectée aux chantiers des grands ponts, viaducs et autres tunnels à Lausanne et ailleurs dans la région. En Suisse, à cette époque, le travail des Italiens est possible grâce à un traité signé entre les deux pays. Les habitants de la Botte peuvent aussi venir s’établir ici, et ce n’est pas limité à une saison. Il faut croire qu’un certain Benito Mussolini en a profité. Car en 1902, il débarque légalement à Lausanne pour chercher du travail.

Photo de Benito Mussolini prise par les forces de l'ordre bernoises en 1903. A l'époque le jeune maçon et syndicaliste avait pris l'habitude de se faire arrêter pour incitation à la grève (photo DR)

Dans une vitrine du musée, un document de l’Université de Lausanne frappe. Il s'agit de la copie du diplôme décerné à ce-même Benito Mussolini en 1937. Un doctorat honoris causa. L'équipe dirigeante de l’Université lausannoise n’avait pas formalisé ce projet en 1936 mais c’est un des responsables de la section sciences politiques et sociales, un sympathisant fasciste nommé Pasquale Boninsegni, qui aurait dit au Duce : « vous aurez ce doctorat ». Dans le contexte diplomatique de l'époque, ces paroles rapportées au Duce ont eu pour effet de valider cette distinction, il fut alors très difficile pour l'Université de Lausanne de faire machine arrière.

Le diplôme non-signé rendant hommage à l'ancien étudiant de l'Université de Lausanne que fut Mussolini (Musée Historique de la Ville de Lausanne)

Benito Mussolini, devenu le Duce dans les années 30, s’était formé à la politique dans le canton de Vaud. Il a créé des connexions puis a contribué à bien traiter les italiens émigrés à Lausanne ensuite, en attribuant, par exemple, des subsides à l’asilo-orfanotrofio, un établissement lausannois pour orphelins. Dans les années 30, il peut enfin s’appuyer sur ses mêmes connexions helvétiques afin de relayer ses idées fascistes hors des frontières italiennes.

Benito Mussolini, à l'Hôtel Beau-Rivage de Lausanne, lors d'une conférence diplomatique sur l'Orient en 1922 (DR)

Au delà des considérations politico-syndicales de Benito Mussolini, il faut bien noter que la présence d'une population italienne dans notre région était justifiée par le besoin grandissant d'une main d'oeuvre expérimentée et nombreuse. Autre temps fort de l'exposition, c'est ce chapitre consacré à Tripoli ou le "village des cantines" comme on le surnommait à Vallorbe. Entre 1910 et 1915, ces ouvriers logés à Tripoli ont construit une nouvelle gare internationale à Vallorbe.

Ils étaient plus d'un millier (essentiellement italiens) pour percer le tunnel du Mont d'Or reliant la Suisse à la France sur la ligne Vallorbe-Dijon. C'était un petit village fait de baraquements avec tellement de débits de boisson que l'on imaginait bien qu'il s'y tramait une activité extraordinaire de jour comme de nuit. Un village mal perçu par les autochtones, selon Sylvie Costa Paillet, la co-commissaire de l'exposition "Losanna, Svizzera, 150 ans d'immigration italienne à Lausanne" au Musée d'histoire de Lausanne. La conservatrice explique que cette nouvelle localité avait aussi été baptisée "le village nègre".

Au début des années 1910, à quelques pas de Vallorbe, des ouvriers italiens ont travaillé sur le percement du tunnel du Mont d'Or, peuplant un village de plus de 1000 habitants nommé Tripoli (Musée Historique de la Ville de Lausanne)

Après-guerre, Lausanne n'est pas la seule ville romande à accueillir en masse les ouvriers italiens. Genève compte aussi un contingent d'Italiens venus travailler en tant que saisonniers. Dans les années 1960, les ouvriers italiens remplacent progressivement les ouvriers valaisans aux fours d'électrolyse de l'Usine de Chippis, là où les conditions de travail étaient extrêmement rudes.

Photo des ouvriers italiens de l'Usine d'alluminium de Chippis (Grégoire Favre/Usine de Chippis VS/notreHistoire.ch)

Pour tous renseignements sur cette exposition, veuillez cliquer sur ce lien.

 

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1944: Le Général Guisan au Sauvetage de Villette

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Le Général Guisan, invité de l'inauguration officielle d'un canot de sauvetage qui porte son nom.

Le mai 1944, un mois avant le débarquement des forces alliées dans le nord de la France, à Villette, sur les rives du lac Léman, le général Guisan est invité à tester une embarcation beaucoup plus modeste.

Il s'agit d'un des canots tout neufs de Sauvetage. Les huit rameurs n'ont rien de soldats en mission de libération d'un pays envahi, ce sont des civils.

Le 6 mai 1944, le Général vient inaugurer un canot de sauvetage qui porte son nom. Un bain de foule impressionnant l'attend.
@Eric Ceppi/Bron Photos

La raison de la présence de Henri Guisan est simple, le nom donné à ce canot est celui du Général. "Un geste que la population de Villette n’oubliera pas", commente la Gazette de Lausanne. L'historien Jean Steinauer a écrit dans l'Inédit, le magazine de notreHistoire.ch que le programme de la journée comportait "un culte matinal au temple, des courses de canots opposant les sections régionales du Sauvetage...", mais aussi la musique de la fanfare de Grandvaux et le chœur mixte de Villette-Aran et un discours bien sûr dans une cantine bondée.

La figure paternelle de Guisan rassure les Suisses

La Feuille d’Avis de Lausanne explique dans son compte-rendu de l'événement que les syndics du coin, de deux conseillers nationaux venus en voisins (Paul Chaudet de Rivaz et Frédéric Fauquex de Riex) ainsi que "tout ce que le Léman compte comme fidèles habitués de ces fêtes". La popularité de Henri Guisan pendant la deuxième guerre mondiale n'a fait que monter à la suite de son élection par les Chambres fédérales en août 1939. Jean Steinauer décrit le phénomène en ces mots "la figure paternelle de Guisan rassure les Suisses, et son rayonnement assure l’armée que tout le peuple est derrière elle, même lorsqu’elle se retire dans le Réduit alpin".

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