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Les poèmes de Karmacadabra – du 14 au 18 mai

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Karmacadabra

Les poèmes de Karmacadabra – du 14 au 18 mai

Lundi – L’écho de nos silences

On s’enverra des cœurs
A remplir nos solitudes
Et des tulipes de couleurs
Comme on n’a plus l’habitude

On se réchauffera l’âme
Depuis longtemps délaissée
On s’attribuera des Palmes
Pour chacune de nos qualités

Dans le désert bleu ciel
Nos sourires en souffrances
Combleront de plus belle
L’écho de nos silences

– Thomas Chaline, 2016


Mardi – Dis Quand Reviendras-tu ?

Voilà combien de jours, voilà combien de nuits,
Voilà combien de temps que tu es reparti,
Tu m’as dit cette fois, c’est le dernier voyage,
Pour nos cœurs déchirés c’est le dernier naufrage,
Au printemps tu verras, je serai de retour,
printemps c’est joli pour se parler d’amour,
Nous irons voir ensemble les jardins refleuris,
Et déambulerons dans les rues de Paris,

Le printemps s’est enfui depuis longtemps déjà,
Craquent les feuilles mortes, brûlent les feux de bois,
A voir Paris si beau dans cette fin d’automne,
Soudain je m’alanguis, je rêve, je frissonne,
Je tangue, je chavire, comme la rengaine,
Je vais, je viens, je vire, je tourne, je me traîne,
Ton image me hante, je te parle tout bas,
Et j’ai le mal d’amour et j’ai le mal de toi,

J’ai beau t’aimer encore, j’ai beau t’aimer toujours,
J’ai beau n’aimer que toi, j’ai beau t’aimer d’amour,
Si tu ne comprends pas qu’il te faut revenir,
Je ferais de nous deux mes plus beaux souvenirs,
Je reprendrais ma route, le monde m’émerveille,
J’irais me réchauffer à un autre soleil,
Je ne suis pas de ceux qui meurent de chagrin,
Je n’ai pas la vertu des femmes de marin.

– Barbara


Mercredi – Le désir de partir

Le soleil est entré par ma fenêtre :
il a tout illuminé par sa gaieté.
Un chien aboie, et un oiseau fait couler
à flots de subtiles harmonies.

Sur le dos, dans mon lit, je ressens un vague

désir d’adorer les lointains,
de me perdre dans la brume des lacs,
de m’éblouir aux feux de l’allégresse;
d’aller en chantant sur les chemins champêtres,
en sentant sur moi la douceur des soirs,
et le cœur empli de la céleste
flamme de l’amour qui brûle au long des chemins.

– Pablo Neruda


Jeudi – Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

– Arthur Rimbaud


Vendredi – La puissance de la joie 

Dans son livre Frédéric Lenoir définit l’amour vrai ainsi :

« À quoi reconnait-on l’amour véritable ? Aux mêmes signes que philia : la joie que réveille en nous la présence de l’autre, tel qu’il est, dans son authenticité, avec le plaisir que celle-ci nous procure. Au désir que nous éprouvons de le mettre en joie, de le voir grandir, être pleinement lui-même. Aimer une personne ne consiste pas à la posséder mais, au contraire, à la laisser respirer. Aimer, ce n’est pas accaparer l’autre, encore moins le rendre dépendant de soi, bien au contraire, c’est vouloir son autonomie. La jalousie, la possessivité, la peur de perdre l’autre sont des passions qui parasitent, voire détruisent la relation de couple. L’amour véritable ne retient pas, il libère. Il n’étouffe pas l’autre, il lui apprend à mieux respirer. Il sait que l’autre ne lui appartient pas, mais qu’il se donne librement. Il recherche sa présence, mais il aime aussi la solitude et les temps de séparation, car il sait que ce sont eux qui lui feront mieux encore goûter la présence de l’être aimé. Dans sa forme la plus authentique, l’amour relie deux êtres autonomes,  indépendants, libres de leurs désirs et de leurs engagements. »

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