Double Face
Double Face : Olivier Geissler, docteur rêves d'"Etoile filante"
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Olivier Geissler, co-directeur de la Fondation "Etoile filante", qui réalise les rêves des enfants malades ou en situation de handicap, était l'invité de Double Face.
L'humanitaire, l'entraide et l'associatif sont profondément ancrés dans l'ADN d'Olivier Geissler. Fort de 17 années d'expérience au Service Social International - Suisse, dont 4 ans en tant que directeur et coordinateur de l'action pour l'Ukraine pour l'association tipiti, il a su mettre son expertise au service des plus vulnérables. Depuis 3 ans, il occupe le poste de co-directeur pour la Suisse romande de la Fondation "Etoile filante", une organisation basée à Lausanne et Zürich, dédiée à l'amélioration des conditions de vie des enfants malades ou en situation de handicap.
Les droits de l'enfant ont toujours été au cœur de son parcours professionnel. À travers la fondation, Olivier Geissler s'efforce de proposer des actions positives pour ces jeunes. Il accorde un grand soin à s'intéresser aux enfants sous sa responsabilité, à leurs univers, ainsi qu' à la dynamique familiale qui les entoure.
La mission de la Fondation "Etoile filante" est de réaliser les rêves de ces enfants, en leur offrant des moments de joie et d'espoir. Chaque projet est le fruit d'un travail collectif, où l'équipe se nourrit de l'énergie de ces enfants, qui font preuve d'un courage remarquable face à des situations de vie difficiles. Heureusement, pour une partie d'entre eux, ces aléas de vie ne sont pas irrémédiables.
Au contact des familles, les rêves des enfants prennent vie grâce notamment à l'engagement dévoué de nombreux bénévoles. Chaque année, entre 250 et 300 rêves sont imaginés, organisés et concrétisés en Suisse, dont un tiers en Suisse romande. La Fondation "Etoile filante" témoigne de la grande diversité de souhaits des enfants, allant d'une tournée en camion poubelle pour l'un des bénéficiaires à la réalisation d'un clip professionnel de rap pour un autre, dont on peut retrouver les coulisses de son projet, dans la vidéo jointe à cet article. 2 exemples parmi d'autres de rêves réalisés, souvent uniques et personnalisés. Chaque action réalisée est une source de joie et d'émerveillement, non seulement pour les enfants, mais aussi pour ceux qui s'investissent dans cette aventure humaine.
La Fondation "Étoile filante", créée il y a 31 ans à Zürich et présente en Suisse romande depuis 2006 se distingue aussi par son engagement à offrir des loisirs aux familles, en situation de précarité financière, ayant à charge des enfants malades ou en situation de handicap.
Pour mener à bien ces différentes missions, Olivier Geissler évoque l'importance de posséder des qualités d'écoute, tant pour l'équipe que pour les bénévoles qui accompagnent ces familles. Une bonne capacité organisationnelle est également primordiale pour assurer le bon déroulement des activités proposées.
Bien que la fondation soit davantage connue en Suisse alémanique, son impact en Suisse romande est tout aussi significatif. Avec une équipe composée d'environ 70 bénévoles et 12 collaborateurs, "Étoile filante" brille de mille feux et aide les enfants à retrouver le sourire.
Olivier Geissler, engagé au sein de la Fondation "Etoile filante", partage avec nous l'importance de se ressourcer pour maintenir un équilibre dans sa vie. Entre ses responsabilités, il trouve du temps à passer en famille avec ses deux enfants et s'adonne parfois à la course à pied ou au badminton. Lors de notre entretien, il a également évoqué l'inspiration qu'il a tirée de Rolf Widmer, ancien Directeur puis Président du Service Social International. Leur rencontre, bien avant son arrivée à la fondation, a marqué son parcours, notamment dans l'accueil de nombreux réfugiés ukrainiens.
Enfin Double Face se conclut, comme à son habitude, avec le traditionnel "Tac-au-tac". Notre invité, au travers de quelques questions en rafales, posées par Valérie Ogier et Isabelle Bertolini, nous apprend, entre autres, qu'il aime se réfugier en montagne, que le mot bienveillance est un mot qu'il apprécie, ou encore que la phrase qu'il se dit parfois pour s'encourager est : "vas-y, t'as rien à perdre".
Plus d'informations sur la fondation : etoilefilante.ch
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L’art de programmer l’humour
Rien ne prédestinait ce jeune Valaisan à occuper une place de choix dans le paysage de l'humour en Suisse romande. Pourtant, Mathieu Exhenry a su surmonter les doutes pour imposer sa vision: un humour diversifié, local et profondément humain.
Depuis son plus jeune âge, Mathieu est attiré par le monde de l’humour. Constatant que son Valais natal manque cruellement d'événements de ce genre, c'est presque naturellement qu’il décide, avec un ami, de créer son propre festival “Maxi-rire”. Alors qu'on aurait pu prédire des débuts compliqués, c'est avec autant d'admiration que de culot qu'il contacte l’humoriste français Olivier Lejeune pour obtenir de l'aide dans leur recherche d'artistes. L'audace paie: l'humoriste accepte de recevoir les deux jeunes Valaisans et leur offre son précieux soutien.
En parallèle de cette aventure, Mathieu enchaîne les expériences dans plusieurs petits boulots au sein de l’entreprise familiale. Si les parents se montrent parfois frileux à l'idée de voir leurs enfants s'orienter vers le milieu artistique, ceux de Mathieu font exception, c'est avec une grande fierté qu'ils le soutiennent dans la réalisation de son rêve.
«Aucun matin, je ne me lève en me disant que je vais travailler, puisque je vis de ma passion.»
Pourtant, le chemin n'est pas toujours rose. Le doute et les difficultés financières font partie intégrante de la vie d'un festival, des réalités qui ont frappé de plein fouet l'organisation, notamment durant la crise du COVID.
Une concurrence aurait largement pu naître entre les festivals Morges-sous-Rire et Maxi-Rires. Cependant, Mathieu Exhenry et Roxane Aybek ont vite compris l’avantage de s’allier. Cette synergie a d'abord permis aux deux passionnés d’améliorer leurs événements respectifs, avant que Mathieu Exhenry ne rejoigne officiellement l’équipe de Morges-sous-Rire en tant que co-programmateur.
Son poste actuel exige une curiosité de tous les instants. Mathieu a conscience qu'il ne peut plus se contenter de programmer uniquement ses coups de cœur personnels: il faut savoir s’adapter à l’actualité et aux attentes du public. Depuis l'explosion des réseaux sociaux, son métier a profondément changé. Il s'agit désormais de repérer et de surveiller de près les futures stars du web.
Aujourd'hui, parmi ses défis demeure l’évidence de mettre en avant les humoristes suisses et proposer une diversité de salles capables d’accueillir et de sublimer toutes les catégories de spectacles.
Retrouvez l'échange complet ci-dessous:
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La quête de liberté d’un pianiste
À l'approche de son concert au Millenium, découvrez l'univers de Nicolas Fraissinet. Derrière son piano, l'artiste suisse cultive depuis ses débuts une liberté farouche.
Depuis toujours, Nicolas Fraissinet apprend à communiquer au rythme de son piano. Chaque note lui permet de s'exprimer un peu plus. Suggestion: L’apprentissage de la scène lui a permis de faire de son instrument fétiche , une force.
Son parcours suit depuis toujours un fil conducteur immuable: la joie. En effet, l’un de ses tout premiers morceaux, sorti en 2007, s'intitulait «Reviens». Ce titre illustre cette thématique en abordant la joie sous l'angle du soulagement et du bonheur de voir revenir l'être aimé. Près de vingt ans plus tard, Nicolas Fraissinet reste fidèle à cette ligne directrice avec son dernier album en date, baptisé «Joie sauvage».
Mais que signifie la joie pour Nicolas Fraissinet? Selon lui, elle est au-delà d’une simple émotion: c’est un choix, une attitude qu’on décide d’avoir en dépit des malheurs du monde.
Si on pouvait penser qu'évoluer musicalement signifie ajouter des instruments à ses œuvres, pour le musicien c’est l’inverse: il épure de plus en plus ses musiques afin d'obtenir un rendu plus agréable et d’éviter ce qu'il aime appeler la «masse sonore».
«Je n’ai pas l’impression que c’est compliqué de rester libre mais c’est important de ne pas oublier de le rester.»
L'objectif du chanteur suisse est de proposer à ses spectateurs un show émouvant et évolutif. Le plus important pour lui est d’être libre de modifier son spectacle afin de proposer quelque chose d'authentique, lui correspondant à chaque fois.
Depuis l’année passée, Nicolas Fraissinet parcourt les scènes francophones avec son nouvel album «Joie sauvage». Il sera en représentation le 29 mai prochain au Millenium pour la deuxième fois, exceptionnellement accompagné d'un quatuor à cordes.
Toujours fidèle à sa première voix: son piano, Nicolas Fraissinet prépare ses futurs projets avec discrétion et enthousiasme.
Retrouvez l'intégralité de l’échange en podcast ci dessous:
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Fabrice Midal: réapprendre à être juste humain
Ancien élève peu intéressé par l’école devenu docteur en philosophie, Fabrice Midal est aujourd'hui la figure de proue d'une méditation laïque et décomplexée.
Né à Paris en 1967, ce passionné de pâtisserie s'est tourné vers la pensée après un coup de foudre lycéen pour la philosophie. Formé par les plus grands maîtres du bouddhisme tibétain, il a eu à cœur de marier la métaphysique de Heidegger aux sagesses orientales pour forger sa propre voie.
“On devient nous même en s'ouvrant pleinement aux autres en étant prêt à apprendre des choses qu’on ne connaît pas d’avance.”
En 2006, il crée l’École occidentale de méditation, un espace où il souhaite que la pratique se libère du religieux pour devenir une vraie expérience de vie. Il y défend une approche de la méditation sans contraintes, visant à retrouver un rapport authentique au monde et à l'art. Fabrice Midal y prône la «pleine présence».
Devenu un auteur à succès avec son célèbre ouvrage Foutez-vous la paix!, il dénonce la "psychologisation" constante de nos existences. Pour lui, la clé pour apprendre à se connaître ne se trouve pas dans l'explication de nos actes, mais plutôt dans l'acceptation de l'imprévisible.
Éditeur, chroniqueur et éternel curieux, il continue d'explorer les mythes et la spiritualité avec une grande liberté. Entre deux séminaires, ce philosophe toujours curieux rappelle que selon lui, la plus grande aventure consiste simplement à s'ajuster à la vie, telle qu'elle se présente, avec ses ombres et sa lumière.
Retrouvez-le mardi 28 avril 2025 à la salle Métropole de Lausanne pour une conférence: comment devenir qui nous sommes ?
Retrouvez l'intégralité de l'interview de Fabrice Midal en podcast:
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Voir les visages d’une autre manière
Dessinateur de presse depuis plus de 40 ans , Valott nous parle de son amour pour la caricature: un art parfois controversé.
Dessinateur suisse, caricaturiste, et designer, Valott ne manque pas une occasion d’allonger son CV. Né en 1967 au Brésil, il passe le plus clair de son temps dans la seule librairie française de São Paulo. Arrivé en Suisse, le jeune dessinateur aiguise encore plus sa curiosité.
S’il n’aime pas l'école, une chose est sûre, il aime travailler l'image: en photo, en dessin, tout y passe. Lui qui a tout appris en copiant des œuvres sur des chutes de papier, publie son premier livre “Swiss Monster” à 18 ans. Ce recueil de caricatures dépeignant la société suisse devient best-seller en 1985.
“Pour moi, la caricature ce n’est pas déformer c’est rendre plus fort et plus réel l’impression que donne une personne.“
La liberté d’expression est un droit précieux et le dessinateur le sait. En revanche, Valott redoute les banalités, il veut faire réagir, voire choquer.
Discipline et autocritique sont des éléments essentiels de son parcours d'indépendant long de plus de 40 ans: Valott cherche toujours à tester de nouvelles choses auxquelles il croit, c’est le secret de sa longévité.
Retrouvez l’interview de Valott en podcast, ci-dessous:
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