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Les poèmes de Karmacadabra - du 28 mai au 1er juin

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Lundi - Le Zubial

«Imaginez que vous êtes lui. Imaginez que vous vous donnez le droit d’être furieusement heureux.
Imaginez une seconde que vous n’êtes plus l’otage de vos peurs, que vous acceptez les vertiges de vos contradictions.
Imaginez que vos désirs gouvernent désormais votre existence, que vous avez réappris à jouer, à vous couler dans l’instant présent.
Imaginez que vous savez tout à coup être léger sans être jamais frivole.
Imaginez que vous êtes résolument libre, que vous avez rompu avec le rôle asphyxiant que vous croyez devoir vous imposer en société. Que vous avez quitté toute crainte d’être jugé.
Imaginez que votre besoin de faire vivre tous les personnages imprévisibles qui sommeillent en vous soit enfin à l’ordre du jour.
Imaginez que votre capacité d’émerveillement soit intacte, qu’un appétit tout neuf, virulent, éveille en vous mille désirs engourdis et autant d’espérances inassouvies.
Imaginez que vous allez devenir assez sage pour être enfin imprudent.
Imaginez que la traversée de vos gouffres en vous inspire plus que de la joie.»

– Alexandre Jardin, Le zubial


Mardi - ÊTRE RESPONSABLE DE NOTRE BONHEUR (1)

Il n’y a pas de meilleure recette pour être malheureux que d’attendre que les autres fassent notre bonheur.

Quand nous attendons que les autres devinent nos besoins, nos désirs, nos attentes, nous achetons un passeport direct pour être déçus et malheureux. Les autres ne sont pas là pour répondre à nos attentes. NOUS sommes là pour répondre à NOS attentes, nos besoins, nos désirs.

Nous voulons des fleurs? Nous nous en achetons! Nous voulons que les autres prennent soin de nous? Nous prenons soin de nous. Nous aimerions que les autres nous demandent comment nous allons et qu’on nous écoute réellement? Et si nous nous écoutions, nous? Et si nous allions voir en nous comment nous allons, pour de vrai?

Ce n’est pas la responsabilité des autres de nous aimer. C’est la nôtre. Il n’y a pas de meilleure recette pour être heureux que d’apprendre à faire nous-mêmes notre bonheur, en répondant nous-mêmes à nos besoins et nos désirs. Tout ce qui viendra des autres en plus, ce seront des cadeaux que nous apprécierons davantage parce que nous ne les attendions plus.

L’attente crée le manque, la responsabilité crée la liberté.


Mercredi - ÊTRE RESPONSABLE DE NOTRE BONHEUR (2)

Puisque chacun de nous est responsable de son propre bonheur, cela signifie aussi que nous ne sommes pas responsables du bonheur des autres.

Trop souvent, nous voulons tellement que les autres soient heureux, (et si possible grâce à nous !) que nous faisons tout ce que nous croyons important pour eux pour qu’ils soient heureux; mais il reste que nous partons toujours de nos propres perceptions à nous.

Ce que nous croyons qu’ils ont besoin pour être heureux, 1 : ce n’est pas nécessairement ce dont ils ont vraiment besoin, car qui sommes-nous pour savoir mieux qu’eux ce qui les rend heureux? Et 2 : ce n’est pas à nous à leur donner ce qu’ils ont besoin pour être heureux, c’est à eux d’aller le chercher et de se le donner.

En réalité, si l’autre veut être heureux, il doit d’abord le vouloir! Si nous pensons à sa place, comment peut-il savoir ce qui le rend heureux? Parfois, en voulant trop en faire pour l’autre, nous risquons de l’étouffer et nous nous épuisons. Nous l’empêchons peut-être de puiser dans ses propres ressources pour évoluer.

Pour être heureux, il faut non seulement le vouloir mais aussi le décider! Si l’autre n’a pas encore décidé d’être heureux, peu importe tous les efforts que nous y mettrons, rien ne le rendra vraiment heureux tant que ce ne sera pas son propre choix. Notre responsabilité n’est pas de rendre les autres heureux; nous pouvons les y accompagner mais nous ne pouvons pas le faire pour eux.

La vérité, c’est qu’en étant responsable de notre propre bonheur, nous favorisons chez l’autre la prise de conscience qu’il est lui aussi responsable de son propre bonheur.


Jeudi - ÊTRE RESPONSABLE DE NOTRE BONHEUR(3)

Maintenant, puisque chacun de nous est responsable de son propre bonheur, cela ne veut pas dire que nous ne devons pas contribuer au bien-être de l’autre lorsque c’est possible.

Il ne s’agit pas de devenir égocentrique ni d’être indifférent à l’autre. Au contraire, parce que nous prenons soin de nous-mêmes d’abord et que nous nous accordons ce qu’il faut pour être heureux, nous avons davantage le désir d’avoir des attentions pour l’autre, mais sans attente.

Nous donnons plus facilement, parce que nous nous sommes donné à nous d’abord, et parce que nous n’attendons pas que l’autre nous donne en retour. Nous sommes libérés; ce n’est plus une obligation que nous nous faisons de donner ou de prendre soin de l’autre, c’est un désir sincère qui émerge de l’Amour.

Puisque nos besoins sont comblés par nous-mêmes, et que nous n’attendons plus que l’autre les comble, alors, vient le goût de prendre soin de l’autre, de contribuer dans une certaine mesure à ce qu’il trouve lui-même son bonheur, s’il l’a décidé.

Et nous aurons alors le souci de ne jamais plus le faire ni à notre détriment ni contre son gré.

Diane Gagnon


Vendredi

Quand on souffre beaucoup, qu'on est très malheureux, on se coupe du monde. On ne lui trouve plus d'intérêt, et il nous semble indifférent, presque offensant. Mais il va pourtant, à sa manière, nous aider ou nous sauver.

Plus on souffre et plus on doit s'assurer de rester en lien avec tout ce qui nous entoure. La souffrance est toujours aggravée et prolongée par la rupture et l'éloignement, la rétraction sur nous-mêmes.

Entraînement : lorsque je me sens malheureux, continuer de rester sensible à la beauté du monde.

Même si elle ne me soulage pas, même si elle ne m'aide pas tout de suite. À un moment, tout basculera et elle me sauvera.

Christophe André

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International

Les espèces endémiques sauvages menacées par le réchauffement

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Les lémuriens de Madagascar figurent parmi les espèces endémiques, qui vivent uniquement dans un territoire donné, qui seront les plus touchées par le réchauffement. (© KEYSTONE/EPA MTI/ATTILA BALAZS)

Les régions les plus riches du globe en faune et en flore sauvages seront irrémédiablement endommagées par le réchauffement climatique si rien n'est fait pour le limiter. Cet avertissement a été émis par des scientifiques vendredi.

Une analyse de 8000 évaluations de risque portant sur différentes espèces montre que le danger d'extinction est grand dans presque 300 lieux où la biodiversité est importante, sur terre et dans les océans, si les températures augmentent de plus de 3°C comparé à la période pré-industrielle, selon cette étude parue dans Biological Conservation.

La surface de la Terre s'est déjà réchauffée de 1°C. Les engagements pris selon l'Accord de Paris prévoient de limiter ce réchauffement bien en-dessous de 2°C, voire à 1,5°C, mais les engagements actuels des Etats mettent le monde sur la voie d'un réchauffement bien supérieur à 3°C d'ici à la fin du siècle. Voire avant.

Léopards des neiges, lémuriens, éléphants

Les espèces endémiques, qui vivent uniquement dans un territoire donné, seront les plus touchées. Les léopards des neiges dans l'Himalaya, les marsouins du golfe de Californie, les lémuriens de Madagascar ou les éléphants de forêt d'Afrique risquent de disparaître si l'humanité ne réduit pas ses émissions de gaz à effet de serre, avertit cette étude.

Les espèces endémiques dans ces hauts lieux de biodiversité ont près de trois fois plus de risque de souffrir du changement climatique que la faune et la flore plus commune et dix fois plus que les espèces invasives.

Risque décuplé si objectifs pas respectés

"Le changement climatique menace des zones remplies d'espèces qui ne peuvent être trouvées nul part ailleurs au monde", résume l'auteure principale de l'étude, Stella Manes, chercheuse à l'université fédérale de Rio de Janeiro.

"Le risque de voir ces espèces disparaître à tout jamais est plus que décuplé si nous ratons les objectifs de l'Accord de Paris", ajoute la chercheuse.

De plus en plus de scientifiques estiment que l'objectif de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C est probablement hors d'atteinte. Mais chaque dixième de degré compte pour en limiter les impacts, insistent-ils.

Montagnes et îles plus vulnérables

Et certaines régions concentrant la vie sauvage sont plus vulnérables que d'autres. En montagne, 84% des espèces endémiques risquent de disparaître dans un monde à 3°C, quand dans les îles, où la faune et la flore sont déjà mises à mal par les espèces invasives, ce chiffre grimpe à 100%.

"Ces espèces ne peuvent pas facilement se déplacer dans des environnements plus favorables", explique Mark Costello, co-auteur du rapport et biologiste marin à l'université d'Auckland. Les espèces marines de Méditerranée sont particulièrement menacées car elles vivent dans une mer fermée, souligne-t-il.

Plus de 90% des espèces affectées

Au total, plus de 90% des espèces endémiques terrestres et 95% des espèces marines seront affectées par le réchauffement climatique, indiquent les chercheurs. Sous les tropiques, les deux-tiers des espèces pourraient disparaître.

Ces conclusions posent aussi la question des mesures les plus adaptées pour protéger la faune et la flore sauvage. Jusqu'à présent, les principales menaces ont été la perte d'habitat liée à l'expansion urbaine, à l'exploitation minière et à l'agriculture et la chasse.

Aires protégées peu utiles dans ce cas

La création d'aires protégées, mises en place jusqu'à présent pour lutter contre ces menaces, pourrait se révéler peu utile face au réchauffement de la planète.

"Malheureusement, notre étude montre que ces endroits riches en biodiversité ne pourront pas servir de refuge face au changement climatique", dit Mariana Vale, co-auteure de l'étude, de l'université fédérale de Rio.

La Terre est déjà confrontée à une "extinction massive", la première depuis la disparition des dinosaures il y a environ 65 millions d'années, la sixième en 500 millions d'années, sous le poids des activités humaines.

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Un puissant front froid fait chuter les températures en Suisse

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La neige a fait son retour jusqu'à basse altitude ce mardi matin (Image d'illustration @ KEYSTONE/dpa/Rolf Vennenbernd)

Un puissant front froid a envahi la Suisse dans la nuit de lundi à mardi, entraînant une chute des températures. La neige a fait son apparition jusque dans des localités de basse altitude, en particulier en Suisse orientale et centrale.

Il est ainsi tombé 10 centimètres de neige à Appenzell, indique MeteoSuisse sur Twitter. Le reste du Plateau, et en particulier la Suisse romande, a été moins touché: une partie a reçu 1 à 2 centimètres de neige seulement, le reste rien du tout.

Les Préalpes et le Jura ont également été touchés. La couche de neige a atteint 10 à 15 centimètres en Suisse centrale et orientale, 2 à 5 centimètre sur le Jura, selon le site Meteocentrale.ch.

En cause, un puissant courant d'air maritime arctique qui a fait chuter les températures. Mardi matin, le mercure est tombé jusqu'à -2 à -4 degrés, voire -7 en Thurgovie, selon Météosuisse. En Suisse romande, Fribourg a enregistré -3,1 degrés et Delémont -3,5. Le temps était plus doux au sud des Alpes, mais accompagné de forts vents: des rafales de 92 km/h ont ainsi été enregistrées à Lugano.

Nuits glaciales

Les prochaines nuits promettent d'être glaciales. Les minima se situeront entre -2 et -8 degrés selon les régions. Le temps sera plus froid dans les zones creuses du relief, parfois aussi sur les terrains en pente. Pendant la journée, les températures maximales n'atteindront qu'entre 3 et 6 degrés.

Mardi et mercredi, le temps sera en partie ensoleillé en plaine et en Valais central avec seulement de rares giboulées de neige ou de grésil, détaille de son côté MétéoSuisse. En montagne par contre et notamment le long des versants nord des Alpes, les averses de neige seront plus fréquentes dans une atmosphère hivernale.

Cultures menacées

Le ciel devrait se dégager dans la nuit de mercredi à jeudi. A la faveur d'une nuit claire et sans vent, les températures baisseront alors rapidement en plaine, provoquant de très fortes gelées généralisées. Une nouvelle nuit de gel est encore à craindre entre jeudi et vendredi, mais moins marquée que la précédente.

Il faut s'attendre à ce que le gel abîme les fleurs des arbres fruitiers, avertissent SRF Meteo et MeteoNews. Abricotiers, pruniers, poiriers et une partie des cerisiers sont notamment menacés. Les vignes, quant à elles, ne devraient pas être endommagées, leur stade de développement étant encore trop précoce.

Ce n'est pas la première fois que la Suisse est confrontée à une vague de froid au mois d'avril. Il y a deux ans, un phénomène météorologique similaire avait amené une grande quantité de neige sur le Plateau. Et autour du 20 avril 2017, un froid très prononcé avait causé d'importants dégâts aux cultures.

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International

Boris Johnson appelle à agir rapidement contre la crise climatique

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Le premier ministre britannique, Boris Johnson, a encouragé les Etats à agir rapidement pour lutter contre la crise climatique, lors de la réunion en ligne du Conseil de sécurité. (© KEYSTONE/EPA/HOLLIE ADAMS / POOL)

Les dirigeants du Conseil de sécurité de l'ONU se réunissaient mardi pour débattre des implications du changement climatique sur la paix internationale, à l'initiative du Britannique Boris Johnson. Ce dernier a appelé à une action rapide.

"Le changement climatique est une menace pour notre sécurité collective", a martelé M. Johnson, dont le pays préside en février le Conseil de sécurité, sans hésiter à pointer les approches divergentes sur la question des 15 membres de cette instance.

"Je sais que certains pensent qu'il ne s'agit que de lubies vertes de quelques mangeurs de tofu qui aiment étreindre les arbres, inopportunes en politique et en diplomatie internationale", a-t-il dit. "Je ne pourrais pas être en plus profond désaccord."

"Quand allons-nous faire quelque chose si nous n'agissons pas maintenant? (...) Lorsque des masses de gens fuyant la sécheresse, des feux ou des conflits pour accéder à des ressources, arriveront à nos frontières?", a-t-il demandé. "Que vous le vouliez ou non, c'est une question de 'quand', et non de 'si', vos pays et vos peuples devront affronter les conséquences du changement climatique sur la sécurité."

Le Premier ministre britannique a, peu après son discours, dû quitter la séance, à laquelle participaient également le chef de l'ONU Antonio Guterres, l'envoyé américain pour le changement climatique, John Kerry, les présidents français Emmanuel Macron, tunisien Kais Saied ou encore kenyan Uhuru Kenyatta et le conseiller fédéral Ignazio Cassis.

Réduire les tensions

En ouverture, le naturaliste britannique David Attenborough, 94 ans, a pris la parole pour souligner que ces menaces devraient "nous unir" car elles concernent en réalité tous les pays. "Le changement dont nous avons besoin est immense (...) mais nous avons déjà beaucoup des technologies dont nous avons besoin."

Dans sa prise de parole, le conseiller fédéral Ignazio Cassis, chargé du Département des affaires étrangères, a souligné l'importance de l'Accord de Paris, indique un communiqué du DFAE.

Il a également mentionné l'initiative Blue Peace, qui encourage une bonne gestion commune des ressources en eau afin de réduire les tensions et favoriser des relations stables entre les Etats.

M. Guterres s'est efforcé, dans son intervention, de rendre tangibles les problématiques soulevées: "En Afghanistan, par exemple, où 40% des travailleurs sont liés à l'agriculture, des moissons réduites précipitent les gens dans la pauvreté et l'insécurité alimentaire, les rendant susceptibles d'être recrutés par des groupes armés", a-t-il expliqué.

"Distraction"

Mais la Russie a, au contraire, remis en cause l'idée que les problématiques environnementales soient à la "racine" des conflits. Soutenir cela, est "une diversion" éloignant des "véritables causes", a estimé Vassily Nebenzia, ambassadeur russe à l'ONU.

"Imposer une telle connexion de façon systématique serait même dangereux", a-t-il jugé.

La Russie "partage l'idée qu'il faille produire une réponse rapide au changement climatique, mais cela doit être fait dans le cadre de mécanismes où il est traité par des professionnels", a-t-il ajouté, défendant une approche différenciée par régions, plutôt que "globale".

La Chine, plus nuancée, a déclaré par la voix de Xie Zhenhua, son envoyé spécial pour le climat, que le "développement durable était la clé pour résoudre tous les problèmes et éliminer la cause des conflits".

Mais "la coopération internationale sur le climat doit être traitée dans le cadre de la Convention internationale de l'ONU sur le climat, comme voie principale", a-t-il ajouté.

"Lien indéniable"

"Le lien entre climat et sécurité, s'il est complexe, est indéniable", a abondé Emmanuel Macron. "Sur les vingt pays les plus touchés par les conflits dans le monde, douze font également partie des pays les plus vulnérables aux impacts des changements climatiques", a-t-il également relevé.

Certains des membres non permanents du Conseil, comme le Kenya ou le Niger, en première ligne, ont soutenu l'inclusion de cette problématique dans les discussions diplomatiques des Nations unies.

L'Inde et le Mexique, entrés au Conseil de sécurité en janvier et progressistes sur le sujet, ont également acquiescé.

Par tradition, "les Russes et les Chinois vont dire que (le climat) n'a rien à voir avec les sujets du Conseil de sécurité", a relevé un ambassadeur. "Mais aujourd'hui, les Chinois sont susceptibles d'être légèrement ouverts à la discussion, ce qui isolerait les Russes", a-t-il ajouté.

Retour des Etats-Unis

Cette session se tient quelques jours après le retour formel des Etats-Unis, sous l'impulsion du démocrate Joe Biden, dans l'accord de Paris de 2015 visant à limiter le réchauffement de la planète.

La prise de fonctions de l'administration Biden, aux vues radicalement opposées à celles défendues par Donald Trump, devrait changer la dynamique du Conseil autour de ce sujet, selon des diplomates.

La réunion devrait aussi servir de test pour les relations sino-américaines, avait estimé avant sa tenue un ambassadeur sous couvert d'anonymat.

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Peine de prison avec sursis réclamée contre Pierre Maudet

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Le représentant du Ministère public a reproché à Pierre Maudet d'avoir tout fait pour cacher la vérité, mentant à la justice, au gouvernement et au Parlement genevois. (©KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le premier procureur Stéphane Grodecki a demandé mercredi au Tribunal de police de Genève de condamner Pierre Maudet à 14 mois de prison avec sursis pour acceptation d'avantages. Il n'a retenu aucune circonstance atténuante en faveur du conseiller d'Etat.

Il a demandé à la juge Sabina Mascotto de reconnaître Pierre Maudet coupable d'avoir pris part avec sa famille et son ancien chef de cabinet Patrick Baud-Lavigne, à un voyage à Abou Dhabi, en 2015, organisé par deux de ses amis promoteurs. Et d'avoir fait financer par eux un sondage destiné à sa campagne électorale.

Dans son réquisitoire, le représentant du Ministère public a longuement disserté sur ces cadeaux qui servent à mettre de l'huile dans les rouages. Pour un agent public, se faire offrir des cadeaux pour faire son travail est une infraction pénale, a-t-il rappelé. Ces cadeaux posent problème même sans contrepartie.

La valeur de ce voyage dans le Golfe, qui comprenait notamment des places en loge pour assister au Grand Prix de Formule 1 d'Abu Dhabi, a été estimée à 50'000 francs. Ce montant crève le plafond de ce qui est acceptable, a souligné le procureur. Il a rappelé qu'un agent public pouvait recevoir un cadeau ne dépassant pas 150 francs.

En mettre plein les yeux

Pour Antoine Daher et Magid Khoury, les deux amis entrepreneurs de Pierre Maudet, le but de ce séjour était d'en mettre plein les yeux, a poursuivi le procureur. Il s'agissait d'entretenir une relation. Après ce séjour, M. Grodecki a compté pas moins de 16 sollicitations de la part des deux hommes, notamment auprès de Patrick Baud-Lavigne.

Avec la même idée derrière la tête, soit de mettre de l'huile dans les rouages et d'avoir des facilités d'accès à l'administration, selon le procureur. Les deux hommes d'affaires ont financé un sondage devant servir à la campagne électorale de Pierre Maudet en 2017.

Puis, cette huile dans les rouages a débordé pour servir à contourner les processus administratifs. Le procureur donne l'exemple de l'ouverture de L'Escobar, un bar dans lequel Antoine Daher avait investi. L'autorisation d'exploitation de l'établissement a été délivrée malgré un dossier incomplet.

Un "sous-marinier"

Dans son réquisitoire, le premier procureur a souligné la collaboration exécrable de Pierre Maudet à la procédure. Le conseiller d'Etat a "surtout été un sous-marinier", qui a fait en sorte que la lumière n'apparaisse jamais en faisant le ménage et en poussant les autres prévenus à mentir. Il a menti à tout le monde.

Pour M.Grodecki, le conseiller d'Etat s'est cru au-dessus des lois. "A lui, les règles du code pénal ne s'appliquent pas". Pierre Maudet a agi pour ses propres intérêts et a mis en danger la probité de l'agent public. "Il a voulu aller dans la cour des grands" et sa prise de conscience est nulle.

Stéphane Grodecki a aussi demandé 14 mois de prison avec sursis pour acceptation d'un avantage, violation du secret de fonction et abus d'autorité contre Patrick Baud-Lavigne. Il a requis 8 mois de prison ou 240 jours-amendes avec sursis à l'encontre d'Antoine Daher et 12 mois ou 360 jours-amende avec sursis contre Magid Khoury.

Par ailleurs, Stéphane Grodecki a réclamé que Pierre Maudet verse à l'Etat de Genève 84'000 francs à titre de créance compensatrice. Cette somme représente le coût du voyage à Abu Dhabi et celui du sondage. Pour le procureur, il s'agit de respecter le principe qui veut que le crime ne paie jamais.

Enfin, il a demandé au Tribunal de police d'accorder des circonstances atténuantes à l'ancien chef du service genevois du commerce (SCOM). Ce fonctionnaire a été "avant tout une victime d'un système, de ces noces barbares". Son avocat Alec Reymond a plaidé son acquittement.

David Bitton, l'avocat d'Antoine Daher, a également demandé l'acquittement de son client, car, à ses yeux, il n'a pas été l'organisateur du voyage à Abu Dhabi et n'a rien octroyé. Il a participé au sondage de bonne foi, étant loin d'imaginer qu'une telle démarche citoyenne constituait une infraction pénale.

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C'est par là

Bangles: le jour où Prince est venu

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Vinyl7Records

Manic Monday est le premier succès grand public des Bangles en 1986. Ces quatre américaines ont publié leur premier album 2 ans plus tôt. Cindy Lauper, déjà star mondiale les a repéré, Prince aussi. 

Les liens du son/11.01.21
Les liens du son/11.01.21

Prince n’est pas insensible au charme de la brune Suzanna Hoffs, il fait quelques apparitions sur scène avec le groupe puis lui propose un titre qu’il a écrit sous le pseudonyme de Christopher: Manic Monday.

Le blues du lundi, c’est un vaste thème et ce n’est pas qu’une légende: une étude anglaise l’a confirmé. La journée est longue et morose pour la  la plupart des salariés  qui seraient productifs pendant seulement 3h30 en moyenne le lundi.  Le titre figure sur le 2ème album des Bangles, et la chanson est de 2ème main.  Prince l’avait déjà proposé au trio qu’il produisait Apollonia 6, emmené par son amoureuse de l’époque Patricia Kotero.

Cette chanson va connaître plusieurs vies. En 2005, le groupe américain de pop rock punk chrétien Relient K le reprend dans une compilation.

Au Japon, la chanteuse Bonnie Pink le décline en douceur.

En Finlande, le groupe Leningrad Cowboys n’hésite pas à en rajouter.

Il faudra attendre 2019 pour entendre ce titre dans la voix de son créateur. Le titre est inclus dans un album posthume de Prince.

 

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