Suisse Romande
La justice veut poursuivre Pierre Maudet
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2018/08/20180830151617265-1000x600.jpg&description=La justice veut poursuivre Pierre Maudet', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
A Genève, le Ministère public a annoncé jeudi vouloir poursuivre le président du Conseil d'Etat Pierre Maudet pour avoir accepté un avantage lors de son voyage à Abu Dhabi, en 2015. Le Grand Conseil devra donner son feu vert.
"Le conseiller d'Etat, sa famille et son chef de cabinet ont été formellement invités à Abu Dhabi par le Cheik Mohamed Bin Zayed Al Nahyan, prince héritier de l'émirat, pour assister à un grand prix de formule 1", écrit jeudi le Ministère public dans un communiqué. Jusqu'à présent, Pierre Maudet a toujours affirmé qu'il s'agissait d'un voyage privé, payé par l'ami d'un ami.
Dissimulation volontaire
Or d'autres éléments de preuve semblent indiquer que le prince héritier a payé leurs vols en classe affaires et leur hébergement pour un total de plusieurs milliers de francs. "Le dénommé Saïd Bustany n'a joué aucun rôle dans le financement de ce voyage, sa mention aurait été décidée par les intéressés en 2018, dans le but de dissimuler la véritable source de financement", selon le Parquet.
Enfin, le Ministère public suspecte que ce voyage a été mis sur pied par des personnes et sociétés actives dans l'immobilier à Genève et qui sont en contact régulier avec Pierre Maudet et son chef de cabinet. A noter que ce dernier a quitté ses fonctions fin juin. Tous ces éléments "diffèrent très sensiblement des informations données" par les deux hommes, précise le communiqué.
Instruction ouverte
La justice a été saisie en août 2017 d'un rapport de police sur ce voyage. Elle a alors ouvert une procédure contre inconnu qui a été confiée au premier procureur Stéphane Grodecki, sous la direction du procureur général Olivier Jornot et du premier procureur Yves Bertossa. Jusqu'à présent, le conseiller d'Etat Pierre Maudet et son chef de cabinet avaient le statut de personnes appelées à donner des renseignements.
Mais jeudi, le Ministère public a décidé d'ouvrir une instruction contre l'ex-chef de cabinet, entendu le même jour. Le Parquet veut aussi entendre M. Maudet "en qualité de prévenu d'acceptation d'un avantage". Le Grand Conseil devra donner son autorisation, faute de quoi la justice ne pourra pas poursuivre le conseiller d'Etat pour des infractions commises dans l'exercice de ses fonctions.
Collaboration souhaitée
Le communiqué du Ministère public est tombé alors que le Grand Conseil genevois entamait son débat sur la prison des Dardelles, un dossier mené par Pierre Maudet. Sollicité par les médias, le conseiller d’Etat a fait savoir qu’il ne souhaitait pas faire de commentaires sur la décision du Ministère public.
Son collègue Mauro Poggia s'est dit "consterné" par la nouvelle: "C'est toute l'équipe qui en pâtit." Entré au Conseil d'Etat à la faveur d'une élection complémentaire en juin 2012, M. Maudet, 40 ans, a été réélu au premier tour de l'élection au gouvernement en avril. Doyen en fonction, l'élu PLR en a pris la présidence en juin. En septembre, il ambitionnait de se faire élire au Conseil fédéral.
"Pierre Maudet souhaite pouvoir collaborer pleinement à l'établissement de l'entier des faits que vous instruisez", a écrit jeudi après-midi au Ministère public son avocat, Grégoire Mangeat, dans une lettre transmise aux médias. Le président du Conseil d'Etat demande à être entendu rapidement.
Vers une levée d'immunité
Dans cette lettre, Pierre Maudet consent aussi à ce que son immunité soit levée. Malgré cela, la commission législative devra examiner la demande du Ministère public, puis le Grand Conseil se prononcera à huis clos. En juin, lors d'une session extraordinaire, une majorité des députés avait réprouvé l'acceptation du luxueux cadeau par le magistrat, sans en connaître l'origine exacte.
Lundi, la commission de contrôle de gestion du Parlement a créé une sous-commission pour examiner la façon dont l'Etat de Genève doit fonctionner et être organisé pendant la durée des investigations du Parquet. Une résolution demande que la présidence du Département de la sécurité et que la responsabilité de Genève Aéroport soient retirées à M. Maudet tant que la justice travaille sur cette affaire.
(ATS / KEYSTONE - SALVATORE DI NOLFI)
Genève
Genève prévoit des réseaux d'eau brute pour l'agriculture
Le Grand Conseil genevois a adopté jeudi soir, à la quasi-unanimité, une refonte complète de la loi cantonale sur les eaux. Le texte prévoit notamment la création de réseaux d'eau brute pour l'agriculture et maintient l'accès équitable de tous aux plages publiques, sans distinction.
Cette réforme d'une loi de 1961 était nécessaire, car l'eau est une ressource importante, a indiqué le rapporteur de majorité, le PLR Geoffray Sirolli. Le projet de loi du Conseil d'Etat a été largement retravaillé par la commission de l'environnement et de l'agriculture dans l'objectif d'avoir "un dispositif modernisé, cohérent et applicable", a-t-il expliqué.
Au vu du changement climatique, le texte prévoit que le canton développe des réseaux d'eau brute pour l'irrigation des cultures. Cette eau sera moins chère que l'eau potable, a salué le député. La loi crée une commission consultative de l'eau composée des acteurs concernés par les divers usages de l'eau sur le territoire genevois et ses alentours. Elle assure le financement de la protection de l'eau.
Risque de référendum
La disposition prévoyant d'interdire un accès différencié aux plages publiques en fonction du domicile a été réintroduite grâce à un amendement après sa suppression par la commission L'accès au lac reste ainsi universel et, en principe, gratuit. Un prix peut être exigé en fonction des infrastructures, mais il ne doit pas dépendre du domicile.
Le conseiller d'Etat Nicolas Walder, en charge du Département du territoire, avait mis en garde: remettre en cause cette disposition faisait courir le risque d'un référendum, ce qui aurait retardé l'entrée en vigueur de la loi. Celle-ci est aussi nécessaire pour s'adapter aux normes fédérales et travailler de manière transfrontalière en cas de stress hydrique, a-t-il plaidé.
La gauche a voté en faveur du projet de loi, malgré l'affaiblissement du texte en commission. Ses amendements, visant notamment à fixer une tarification progressive afin d'inciter aux économies d'eau et à créer un fonds pour la préservation des eaux, ont été refusés par la majorité.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Envois de spams à des députés vaudois: enquête en cours
Des investigations sont en cours après l'envoi massif d'e-mails à des députés du Grand Conseil vaudois. Ces milliers de courriers, envoyés entre lundi soir et mardi matin aux membres des groupes PLR, UDC et Vert'libéraux, incitaient ces élus à soutenir une résolution demandant des sanctions contre l'UEFA en raison de son inaction envers la Fédération israélienne de football.
Mardi après-midi lors des débats sur cette résolution, finalement refusée, plusieurs députés s'étaient offusqués de cette avalanche de spams. Le secrétariat général du Grand Conseil révèle jeudi que des investigations sont en cours, en collaboration avec la Direction générale du numérique et des systèmes d'information (DGNSI), pour trouver l'origine de ces envois.
Le secrétariat général relève que c'est la première fois que le Grand Conseil est confronté à une telle situation. Des mesures ont été prises "afin de prévenir au mieux ce type d'événements", ajoute-t-il dans une note à la presse, sans donner davantage de détails.
A noter que les envois ont pu être bloqués mardi matin avec l'aide de la DGNSI. Les messages ne sont alors plus parvenus dans les boîtes de messagerie des députés, mais ont ralenti le fonctionnement de celles-ci jusqu'en début d'après-midi.
La séance du Grand Conseil a pu se dérouler normalement. De plus, "aucune intrusion dans les systèmes d'information n'a été détectée et la sécurité des données n'a pas été compromise", précise le secrétariat général, qui refuse à ce stade de commenter davantage cet événement.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Suisse Romande
Aide aux victimes de Crans-Montana: trop généreux pour 31%
Selon un sondage commandé par 20 Minutes et Tamedia, la population suisse est partagée quant au soutien fédéral de 50'000 francs que percevra chaque victime de l'incendie de Crans-Montana. Un tiers des sondés le trouve trop généreux.
La question posée était la suivant: "le Conseil fédéral entend accorder aux familles des victimes de l'incendie de Crans-Montana, une aide de solidarité de 50 000 francs par personne, en sus des autres indemnités versées par les compagnies d'assurances et le canton du Valais. Que pensez-vous du montant de cette contribution fédérale (ndlr: depuis lors validé tant par le Conseil des Etats que le Conseil National)?"
Les 31% des sondés estiment cette manne trop élevée. Les 37% la considèrent comme adéquate, 11% comme trop faible et 21% ne se prononcent pas. Pour un tiers des hommes (33%), ce montant de 50'000 francs est trop généreux. Un avis partagé par 29% de femmes.
Jeunes plus dubitatifs
La dépense est aussi jugée trop élevée par 43% des électeurs UDC et 31% des sympathisants PLR. Ce chiffre tombe à 27% chez les militants du Centre et à 21% pour les électeurs de gauche (PS et Les Vert-e-s).
Plus les sondés sont jeunes, plus ils considèrent cette somme de 50'000 francs comme trop bienveillante. C’est le cas de 37% des 19-34 ans, 35% des 37-49 ans, 28% des 50-64 ans et 24% des 65 ans et plus. Rappel: ce drame a touché dans sa grande majorité des adolescents et des jeunes adultes.
Une marge d'erreur de 2,2%
Les citoyens suisses habitants dans des agglomérations ou à la campagne jugent la démarche de la Confédération plus généreuse (33%) que les citadins (25%). Enfin, la catégorie des citoyens sans formation reconnue est plus encline que celle des universitaires (37% contre 25%) à désapprouver la démarche de la Berne fédérale.
Ce sondage, réalisé par l'institut LeeWas, a été effectué entre les 5 et 8 mars dernier auprès de 17'788 personnes, parmi celles-ci: 12'594 résidents en Suisse alémanique, 4686 en Suisse romande et 508 au Tessin. La marge d’erreur de cette enquête d'opinion se situe à plus ou moins 2,2%.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les SIG bouclent 2025 sur une perte de 41 millions de francs
Les comptes consolidés 2025 des Services industriels de Genève (SIG) affichent une perte de 41 millions de francs. En cause, une moins bonne rentabilité que prévue sur les réseaux thermiques, qui a contraint la régie publique à comptabiliser des dépréciations d'actifs.
"Ce résultat négatif s'explique notamment par l'effet, non monétaire, des dépréciations d'actifs, à hauteur de 119 millions de francs", relèvent les SIG jeudi dans un communiqué. Ces pertes temporaires de valeur comptables ont avant tout concerné les réseaux thermiques structurants.
Elles sont liées à deux facteurs. D’une part, une révision à la baisse des hypothèses de consommation énergétique à l’horizon 2050 et, d’autre part, une réduction des tarifs de la thermique intervenue en janvier 2026. Cette révision des tarifs avait reçu un préavis favorable du surveillant fédéral des prix.
Les SIG relèvent que quatre ans après l’éclatement de la crise énergétique, fin 2021, le marché des énergies a retrouvé en 2025, une certaine normalité. Les coûts d’approvisionnement en électricité et en gaz sont restés supérieurs à ceux d’avant la crise, mais ont toutefois été en net recul.
Tarifs en baisse
Ce contexte a permis à SIG d’ajuster ses tarifs à la baisse. Ils ont été réduits de 12% pour l’électricité au 1er janvier 2025, et de 11% pour le gaz au 1er octobre. "Ces efforts sont conséquents, la partie régulée de ces deux activités représentant presque la moitié du chiffre d’affaires de l’entreprise", soulignent les SIG.
Ces baisses tarifaires ont contribué à contracter le chiffre d’affaires, qui s’est élevé à 1,2 milliard (-5% par rapport à 2024). Elles ont toutefois été en partie compensées par des revenus en hausse de 5% dans le secteur de la distribution d’eau potable et du traitement des eaux usées, en raison d’une consommation élevée liée aux conditions météorologiques.
Dividende
Les charges d’exploitation sont à la hausse, en raison notamment d’une augmentation des charges de personnel, due, en particulier, au besoin d’ effectifs complémentaires (+2,6%) pour les activités en développement. Au final, le résultat d’exploitation (EBITDA) 2025 a atteint 251 millions, en hausse de 4% par rapport à 2024 .
Ce résultat des activités des SIG a conduit le conseil d’administration à proposer le versement d’un dividende d’un million de francs à ses propriétaires, qui vient s’ajouter aux 72 millions de redevances et 5 millions d’intérêts sur le capital de dotation que les SIG versent à l’Etat et aux communes genevoises.
A noter que les investissements restent importants avec 298 millions de francs en 2025, dont 112 millions pour le développement des réseaux thermiques structurants. La dette est restée stable à 584 millions.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
-
LausanneIl y a 1 jour
Fin de l’aventure Doodah après 23 ans au centre-ville
-
SuisseIl y a 3 jours
Manor ferme trois magasins, 100 collaborateurs sur la sellette
-
VaudIl y a 13 heures
Hausse des accidents sur les routes vaudoises en 2025
-
LausanneIl y a 2 jours
Vaud: refus de couper la rente à vie en cas de condamnation
-
CultureIl y a 3 jours
Katy Perry, Gorillaz et The Cure à Paléo
-
LausanneIl y a 3 jours
Sport associatif: nouvelles formations pour soutenir le bénévolat
-
VaudIl y a 2 jours
Un conducteur décède à Château-d'Oex (VD)
-
LausanneIl y a 2 jours
Paudex: un automobiliste à 117 km/h au lieu de 50 km/h


