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Genève

Le PLR exclut Pierre Maudet

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Le comité directeur du PLR genevois et son président Bertrand Reich ont décidé d'exclure Pierre Maudet. (©KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)
Le comité directeur du PLR Genève a décidé d’exclure lundi matin le conseiller d’Etat Pierre Maudet du parti. Vingt-deux voix se sont prononcées en faveur de l’exclusion, une personne s’est abstenue et une autre s’est prononcée contre.

Le vote s'est déroulé au terme d'une heure et demie de discussions, a indiqué le président du PLR Genève Bertrand Reich lors d'un point de presse improvisé. M.Reich a parlé d'un choix "clair et lourd" qui a été pris en lien avec les valeurs du parti. Jamais encore un conseiller d'Etat en fonction n'avait été exclu de son parti.

Pierre Maudet, qui se débat dans les filets de la justice depuis bientôt deux ans, a maintenant la possibilité de s’opposer à cette exclusion du comité directeur en appelant à l’assemblée générale du PLR Genève et en tentant de retourner la situation auprès de celle-ci. Il a trente jours pour le faire.

Le conseiller d'Etat avait prévenu en fin de semaine dernière qu'il ne se rendrait pas à la réunion de lundi matin. "Mon droit à être entendu est un leurre", avait-il dit, affirmant qu'il ne participerait pas "à ce procès politique".

Impensable

Du côté du comité directeur du PLR, la vision est tout autre. Il est impensable d'avoir un conseiller d'Etat impliqué dans un procès pénal, a estimé M.Reich. Ce dernier faisait référence à l'intention du Ministère public genevois de renvoyer le magistrat en jugement pour acceptation d'avantages.

Une autre procédure devant la justice a aussi pesé sur le vote. M.Maudet a effet affiché sa volonté de s'associer à une plainte déposée par son fidèle lieutenant Simon Brandt pour abus d'autorité. Le conseiller municipal, soupçonné de violation de secrets de fonction, avait été arrêté et auditionné en décembre dernier.

"M.Maudet a le droit de se défendre, je l'y encourage", a souligné M.Reich. "Mais le conseiller d'Etat a aussi le devoir de préserver les institutions". Il peut accuser la justice d'errements, la police d'abus, le procureur général de partialité, mais "il doit le faire en tant que citoyen", a souligné le président du PLR.

Exclusion immédiate

"La décision d'exclusion entre en vigueur maintenant", a relevé M.Reich. Si une assemblée générale du parti est convoquée, il faudra alors attendre qu'elle se prononce sur la question avant d'éventuellement réintégrer le magistrat au sein du PLR. M.Maudet, qui a affirmé qu'il ne démissionnerait qu'en cas de condamnation, exercera sa fonction en tant qu'indépendant.

M.Reich a déclaré avoir de l'incompréhension vis-à-vis de Pierre Maudet. Il a reconnu ses qualités politiques, sa capacité de travail, son activité durant la crise sanitaire. Il lui a reproché toutefois d'être centré sur son destin à lui et "de ne pas s'intéresser au sort du parti qui lui a permis d'être là".

"Sans le PLR, Pierre Maudet n'existerait pas", a encore insisté M.Reich. Le conseiller d'Etat ne semble d'ailleurs plus disposer de beaucoup d'appuis au sein de la formation politique qui l'a vu grandir. Pour l'affirmer, le président du PLR s'est référé aux nombreux messages que lui a envoyés la base du parti.

Une escapade qui coûte cher

L'affaire "Maudet", qui plombe la vie politique genevoise depuis bientôt deux ans, s'est à nouveau emballée la semaine dernière, lorsque le Ministère public a déclaré son intention de renvoyer le conseiller d'Etat devant un tribunal, le soupçonnant d'acceptation d'avantages.

Le voyage controversé du magistrat à Abu Dhabi en novembre 2015 est la principale charge qui pèse sur les épaules du magistrat. En revanche, le volet portant sur le financement des activités politiques de Pierre Maudet, et notamment des fonds versés par le groupe hôtelier Manotel, devrait faire l'objet d'un classement.

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Économie

La magie et les sciences occultes pour le Festival Histoire et Cité

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Le Musée d'ethnographie de Geneve (MEG) accueillera une partie du Festival Histoire et Cité organisé dans plusieurs villes. (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Festival Histoire et Cité se met cette année à la magie et aux sciences occultes. De Genève à Lausanne, en passant par La Chaux-de-Fonds (NE), le Valais, Fribourg, Prangins et Nyon (VD), plus de 130 conférences, spectacles et films seront accessibles du 20 au 29 mars pour les curieux.

"Comme par magie" explorera les nombreuses composantes du fait magique, ont affirmé mercredi les organisateurs. Environ 250 chercheurs et autres interlocuteurs sont attendus. Parmi eux figurent notamment le spécialiste du nazisme Johann Chapoutot ou encore l'historien genevois Michel Porret.

D'abord rituel ou religieux, le fait magique a ensuite été violemment réprimé au 17e siècle, une approche qui sera abordée. La célèbre médium genevoise Elise Müller sera elle au centre d'une conférence-spectacle.

Autre offre, les liens entre la magie et les soins médicaux seront aussi discutés. Tout comme leur récupération politique au 19e siècle. La dimension émancipatrice sera de la partie.

Les quatre universités romandes participent au festival porté par un centre interfacultaire de l'Université de Genève (UNIGE). Au total cette année, huit sites et régions accueilleront des animations dans le cadre de celui-ci.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Guterres et Cassis inaugurent le futur Portail des Nations à Genève

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Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et le président de la Fondation pour le Portail des Nations Ivan Pictet dévoilent une plaque pour le futur centre de visiteurs de l'ONU à Genève. (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Une nouvelle étape est franchie pour le Portail des Nations à Genève. Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et le conseiller fédéral Ignazio Cassis ont inauguré lundi le futur centre de visiteurs qui devrait accueillir 180'000 personnes par an.

"J'ai toujours pensé que nous devrions parler d'une manière que chacun comprend", a affirmé le Portugais devant environ 200 invités. Le nouveau centre sera "un portail vers la paix", une plateforme vers la justice, a-t-il ajouté, se réjouissant d'une valorisation de la Genève internationale.

Annoncé pour 2023, puis pour 2025, ce nouvel écrin aura pris du retard. L'ouverture au public est désormais prévue dans environ deux mois. Ce futur centre de visiteurs "est un choix politique, un choix en faveur du dialogue", a insisté de son côté le conseiller fédéral.

Le projet a été porté depuis de nombreuses années par le banquier et mécène genevois Ivan Pictet. L'enveloppe budgétaire a largement dépassé les 27,5 millions de francs prévus. Il aura fallu trois ans pour finaliser la scénographie, baptisée "ensemble".

Sur 1000 m2, le public, qui pourra accéder depuis la Place des Nations sans contrôle de sécurité, se verra expliquer de manière éducative le multilatéralisme et les solutions apportées par l'ONU. Pendant une expérience d'une heure, les curieux pourront se frotter à des thématiques comme la santé et l'environnement et seront immergés dans une réplique de l'Assemblée générale de l'ONU où ils voteront.

"Le bon moment"

L'ONU sera seule propriétaire du dispositif. Pour Genève, cet outil permettra de montrer l'importance de l'écosystème qui a été affecté par les coupes américaines et d'autres pays. "C'est une ouverture sur le canton, sur la région, sur le monde", a expliqué à Keystone-ATS la conseillère d'Etat Nathalie Fontanet.

Et "c'est juste le bon moment" pour le faire avec les défis liés aux restrictions financières, a-t-elle ajouté, alors que la Fondation pour Genève et le Club diplomatique de Genève célèbrent tous les deux leurs 50 ans. Le slogan "Genève oeuvre pour le monde" a été choisi pour montrer l'importance au quotidien pour tous les individus de ce qui se décide dans cet écosystème.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Référendum contre le 50 km/h sur les grands axes à Genève

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Les référendaires dénoncent une modification de la loi qui sacrifie les habitants des quartiers concernés au profit du trafic de transit (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Comme prévu, la gauche et les associations environnementales, de mobilité et d'habitants lancent un référendum contre l'exigence du 50 km/h sur les axes structurants à Genève. L'inscription de ce principe dans la loi a été adoptée par la majorité de droite du Grand Conseil.

Cette modification de la loi pour une mobilité cohérente et équilibrée (LMCE) sacrifie les habitants des quartiers concernés au profit du trafic de transit, a dénoncé lundi le comité référendaire, qui rappelle que 120'000 personnes sont exposées à un bruit excessif dû au trafic routier à Genève. En cas de collision, le risque de décès passe de 10% à 30 km/h à 70% à 50 km/h, souligne-t-il.

Face à un texte "passéiste, dangereux et irresponsable", les référendaires avancent d'autres avantages liés à une baisse de la vitesse: fluidification du trafic, réduction de la pollution de l'air, des gaz à effet de serre et des microparticules de pneus et de freins qui contaminent l'air et les rivières. Les routes à 30 km/h facilitent également la végétalisation de l’espace urbain.

Pour les référendaires, cette modification de la LMCE "contraindra inutilement les communes et l'administration cantonale. Elle empêchera de prendre en compte les spécificités des quartiers traversés et d'appliquer des mesures ciblées", alors que "les normes fédérales de protection contre le bruit peinent déjà à être appliquées". Ils ont jusqu'au 1er avril pour récolter 4272 signatures valables.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Cassis: "nous ne pouvons pas tout faire" sur les droits humains

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Le conseiller fédéral Ignazio Cassis a plaidé pour un recentrage des efforts en termes de droits humains sur la protection de l'individu et les libertés fondamentales. (© KEYSTONE/EPA/VALENTIN FLAURAUD)

Le conseiller fédéral Ignazio Cassis estime qu'il faut chercher à atteindre un "impact réel" en termes de lutte pour les droits humains. "Nous ne pouvons pas tout faire" face à l'explosion des besoins, a-t-il dit lundi devant le Conseil des droits de l'homme à Genève.

"Pour rester crédibles", il faut faire preuve de "discipline", a ajouté le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). "Les ressources se raréfient" alors que les attentes semblent "illimitées".

"Nous devons concentrer nos efforts là où les droits sont les plus menacés", insiste encore le conseiller fédéral. La Suisse veut une approche recentrée sur la protection des individus et les libertés fondamentales.

Vingt ans après son lancement, le Conseil des droits de l'homme "doit plus que jamais être un lieu de véritable dialogue, au-delà des simples déclarations", insiste encore M. Cassis. Les avancées restent fragiles et inégales, selon lui.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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