Sport
Lausanne-Sport: Nouveau stade, nouvelle ère
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C'est à huis-clos que le Lausanne-Sport inaugurera le Stade de la Tuilière contre Young Boys dimanche (16h00) en Super League. Une arène de 12'000 places qui doit concrétiser le passage à l'ère moderne du club détenu par Ineos.
Il n'y a évidemment pas grand-chose d'idéal dans cette transition. Le Lausanne-Sport va entrer à la Tuilière aussi discrètement qu'il a quitté la Pontaise il y a trois semaines contre Lugano. Face à YB, cela sera "un match inaugural plus qu'une inauguration", reformule Patrice Iseli, chef du Service des sports de la Ville de Lausanne. Une "ouverture", choisit Vincent Steinmann, directeur marketing et commercial du LS.
Si l'histoire retiendra la date du 29 novembre, le public patientera pour vivre ses premières émotions dans ce nouvel écrin, un gros kilomètre plus au nord que la vénérable enceinte des Plaines-du-Loup.
La Pontaise avait soixante-six ans, plus de la moitié de l'histoire du LS, fondé en 1896. "Pour le club, ce déménagement change tout, lance Vincent Steinmann. La Pontaise aura vécu vingt ans de trop et était devenue inadaptée." Surtout depuis que le Lausanne-Sport est passé dans l'ère de la modernité, avec sa reprise par Ineos en 2017.
Un chantier de trois ans
A quelques semaines près, le timing du rachat du club lausannois a coïncidé avec le lancement du chantier, sur les hauts de la ville. Le projet était planifié depuis plusieurs années, s'inscrivant dans la politique de développement de la municipalité dite "Métamorphoses".
Le stade, rien que lui, a eu un coût: la Ville a investi 80 millions de francs, auxquels contribuera le Canton à hauteur de cinq millions, sous réserve de l'approbation du Grand Conseil. Ineos a également apporté sa part, sans que le montant ne soit connu.
Un chantier de trois ans donc, dont l'interruption au printemps en raison du coronavirus a reporté l'inauguration prévue en début de saison. Quelques mois de retard qui ne changent pas grand-chose. Le LS l'avait compris suffisamment tôt: la première dans ce nouveau stade n'aura rien de tel.
Avec 5000, 1000, 300 ou 15 spectateurs, la Tuilière était de toute manière lésée. "L'inauguration, ce sera pour quand on pourra remplir le stade en mode festif, en y passant un vrai bon moment", balaye Vincent Steinmann, qui entend bien tirer tout le potentiel de cette nouvelle enceinte.
Car pour le Lausanne-Sport, ce changement de domicile est surtout le signe d'un club qui veut grandir. Depuis l'arrivée d'Ineos, il est descendu en Challenge League et a mis deux ans à remonter dans l'élite, mais il s'imagine bien s'y établir de façon pérenne.
Le stade pensé "à l'anglaise" doit lui donner ce crédit. Avec ses 12'000 places assises, et 12'544 en "configuration championnat" avec le secteur debout, il sera non seulement un outil sportif, mais également un élément de développement du club.
"Dix fois plus de revenus"
Si la Ville de Lausanne en est le propriétaire, c'est bien Ineos qui a la mainmise sur l'enceinte. "Le stade est magnifique et correspond encore plus à que ce que nous en attendions, se félicite Patrice Iseli, chef du Service des sports de la Ville. Les nouveaux propriétaires ont amélioré plein de choses en apportant des modifications au projet de base."
Le groupe pétrochimique établi à Rolle s'est aussi vu confier un mandat d'exploitation de quinze ans, un partenariat qui était toutefois déjà convenu avec l'ancien propriétaire Alain Joseph.
Mais c'est Ineos qui a signé le contrat. Il en a profité pour habiller le stade aux couleurs du Lausanne-Sport: logo géant visible de l'extérieur, sièges aux différents tons de bleu et blanc, par exemple. Cela sera bien le stade du LS plus que celui de Lausanne, même si la Ville dispose de certaines possibilités pour utiliser le stade (par exemple, en cas de besoin lors de la Fête fédérale de gymnastique en 2025).
Et le club compte bien s'appuyer sur cet écrin pour voir plus grand. "Nous imaginons pouvoir générer au moins dix fois plus de revenus qu'à la Pontaise, notamment à travers la billetterie et l'hospitalité, ainsi qu'avec une attractivité complémentaire que ce stade peut engendrer, détaille Vincent Steinmann. Si quelqu'un veut y organiser un concert ou une assemblée, tout passe par le club. Le champ des possibles est important."
Surtout, avec un pub et un restaurant à l'intérieur du stade, l'expérience du public figure parmi les principales préoccupations du directeur marketing. Mais pour la mesurer, il faudra patienter encore quelques mois...
Sport
Tadej Pogacar est prêt pour un week-end "difficile"
Tadej Pogacar n'a pas tremblé pour conserver son maillot jaune lors de la 3e étape du Tour de Romandie. Le maillot jaune est prêt à en découdre lors des deux dernières étapes décisives.
Le Slovène n'a pas caché son agacement devant la presse. "Il est déjà 18h, je veux retourner à mon bus", a susurré celui qui a terminé au pied du podium lors de l'arrivée à Orbe qui n'avait pas connu pareille fête depuis l'an 2000.
Outre les nombreuses sollicitations compréhensibles au vu de son statut, le leader de la formation UAE a connu une journée tranquille. "Nous avons bien contrôlé l'étape, avant que l'équipe Red Bull Hansgrohe n'accélère dans la montée vers le Mollendruz, a déclaré le maillot jaune. Nous n'avons pas paniqué, c'était une bonne journée pour moi et l'équipe."
Un sprint trop tardif
Seul bémol à cette journée ensoleillée: son sprint lancé trop tard. "J'espérais que Godon serait davantage sous pression, mais il a gardé ses nerfs, a remarqué le double vainqueur d'étapes sur ce TdR. J'apprécie ces sprints en petit comité, je trouve cela moins risqué."
Les deux dernières étapes à venir cumulent les principales difficultés de cette 79e édition, à savoir la triple ascension du col du Jaun samedi et la montée vers Leysin dimanche. "Moi et l'équipe sommes prêts pour un week-end qui sera très difficile", a annoncé le Slovène. Jamais mis en difficulté lors des quatre premières étapes, Pogacar avance sereinement vers un premier triomphe sur le Romandie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Sport
3e étape: Godon double la mise
Dorian Godon a signé son 2e succès sur le Tour de Romandie 2026. Le champion de France s'est imposé au sprint à Orbe après 176 km, alors que Pogacar, 4e, reste en jaune.
QUatre étapes et seulement deux vainqueurs jusqu'à présent. Après les deux succès de Pogacar, c'est le gagnant du prologue, Dorian Godon, qui s'est offert un second bouquet sur cette édition du "TdR".
Le sprinteur de 29 ans n'a pas eu trop de mal à devancer le Néo-Zélandais Finn Fisher-Black ni son compatriote Valentin Paret-Peintre. Désormais aussi à l'aise dans les sprints, Tadej Pogacar s'est essayé, mais il a terminé à la 4e place.
La formation Ineos a bien manoeuvré pour emmener Godon dans le final et avoir réussi à le faire passer sans encombres le col du Mollendruz, seule véritable difficulté de cette étape. L'Allemand Georg Steinhauser, l'Italien Damiano Caruso et le Belge Steff Cras ont été les trois derniers résistants d'une échappée qui est partie tôt. Ils ont été rattrapés à moins de trois kilomètres de la ligne.
Samedi, Tadej Pogacar tentera de reprendre le chemin de la victoire dans une quatrième étape fribourgeoise avec départ à Broc et arrivée à Charmey sur 149 km avec une triple ascension du col du Jaun de trois manières différentes. Le Slovène pourra-t-il être rebaptisé "maillot Jaun"?
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
"Ils l'ont fait!": la presse suisse salue le titre de Gottéron
Fribourg-Gottéron a décroché jeudi soir son premier titre de champion, mettant fin à des décennies d'attente et de désillusions. La presse suisse salue un sacre aussi historique que mérité.
"Ils l'ont fait!", titre La Liberté, avec une immense photo en une du capitaine Julien Sprunger en train de soulever la Coupe. "Après ça, on peut mourir tranquille", poursuit le quotidien fribourgeois en tête du cahier sports, en référence à la phrase culte de Thierry Roland après le sacre de l'équipe de France à la Coupe du monde 1998. Envoyé spécial du journal à Davos, Pierre Schouwey n'y va pas par quatre chemins dans son commentaire. Il faut désormais construire "une statue pour +Juju+ (Sprunger), et vite!"
La Liberté, qui s'est temporairement renommé "La Victoire" sur son portail en ligne, a également publié un supplément de 28 pages consacré aux champions. "De Châtel-Saint-Denis à Flamatt ou du Lac-Noir à Estavayer-le-Lac et même au-delà, en passant par la Basse-Ville, où le club garde ses racines, Gottéron ne laisse personne indifférent", y écrit Patricia Morand. "Les Dragons écrivent l'histoire et leurs supporters entretiennent la légende."
"Le triomphe de l'obstination"
Pour 24 heures et la Tribune de Genève, "probablement que jamais auparavant, dans l'histoire du hockey suisse, un but n'avait été célébré avec une telle ferveur." La réussite en prolongation du Suédois Lucas Wallmark, "le héros du soir", a fait basculer tout un canton dans l'euphorie.
"A Fribourg, c'est tout un peuple qui a tordu le cou à la fatalité", écrit Florian Müller, chef des sports des journaux romands de Tamedia, dans un éditorial. Gottéron abandonne son "costume de perdant magnifique" pour "revêtir une parure de lumière". C'est le "triomphe de l'obstination".
Les journaux alémaniques rendent, eux aussi, largement hommage au sacre des Dragons. Pour la NZZ, ce titre est "une histoire de romantisme sportif" mais aussi "une bonne nouvelle pour le hockey sur glace suisse."
Le quotidien zurichois va plus loin: "Lausanne, Lugano, Zoug et Zurich sont financés par des milliardaires. Genève-Servette dépend du groupe Rolex. Depuis la pandémie, seules les équipes de cette liste ont triomphé. Gottéron en est en quelque sorte l'antithèse: il a mérité son titre grâce à sa résilience et sa persévérance."
Le "courage" de Zenhäusern
C'est la fin du slogan moqueur "Nie Schwiizermeister" (Jamais champion de Suisse) rappellent de leur côté les Freiburger Nachrichten. Dans son commentaire, Frank Stettler souligne également la "décision courageuse" du directeur sportif Gerd Zenhäusern de se séparer de l'entraîneur Christian Dubé en mai 2024. C'est à ce moment-là qu'avait été annoncée l'arrivée du Suédois Roger Rönnberg, plus d'un an avant son entrée en fonctions.
"Christian Dubé n'avait pas réussi à franchir la dernière étape, ce changement de paradigme entre une trop grande suffisance et une mentalité de gagnant", écrit le chef de la rubrique sportive. "Roger Rönnberg incarne exactement l'inverse: un changement de culture et une identité affirmée, sans pour autant renier l'esprit et l'âme de Gottéron."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Hockey
Accueil triomphal à Fribourg pour les hockeyeurs de Gottéron
Plus de 30'000 supporters ont vécu avec une immense ferveur, jeudi soir et dans la nuit, le premier titre de champion suisse de Fribourg-Gottéron. Ils étaient même encore 7000 à 8000 peu après 04h30 pour encore célébrer les hockeyeurs à leur retour de Davos (GR).
La foule en liesse a vu à 05h07 Julien Sprunger, capitaine emblématique du club âgé de 40 ans et dont c'était le dernier match dans les Grisons, soulever une fois encore le trophée tant espéré. Avec ses coéquipiers, il a partagé un moment "exceptionnel" sur la place du Fair-Play, à côté de la BCF Arena, la patinoire des Dragons.
Gottéron, c'est l'équipe de tout un canton. La chose s'est encore vérifiée après un premier titre de National League conquis de haute lutte, au septième match de la finale. Le club fribourgeois attendait ce sacre après quatre échecs et une présence discontinue dans l'élite depuis 1980, ce qui en fait le plus ancien pensionnaire.
Lever du jour
Aux premières lueurs du jour, les joueurs montés sur un podium ont fêté de longues minutes, sans prononcer de grands discours. Julien Sprunger et le président du club Hubert Waeber, qui a parlé de "victoire historique", n'ont toutefois pas manqué de remercier leurs fidèles supporters de leur soutien infaillible au fil des ans.
L'accueil triomphal a clôturé une nuit de fête en ville de Fribourg et dans tout le canton. Les préfectures avaient accordé dès mercredi "une nuit libre" à la population en cas de succès des Dragons. Les bars avaient ainsi exceptionnellement l'autorisation de rester ouverts jusqu'à l'aube, ce dont beaucoup ont profité.
Les célébrations se sont bien déroulées, dans le respect des recommandations, a indiqué vendredi matin tôt la Police cantonale. Aucun incident grave n'a été déploré, en dépit de l'effervescence. Jeudi, au moment du but victorieux du Suédois Lucas Wallmark, à 22h45, l'accès à la BCF Arena était déconseillé, le lieu étant saturé.
Blessures légères
Les services de secours sont intervenus cependant pour quelques incidents mineurs, a précisé la police dans son communiqué. Seules 35 personnes ont été prises en charge pour des blessures légères. Et trois d'entre elles ont été acheminées vers un hôpital pour des contrôles plus approfondis.
Avant de soulever la coupe une première fois à Davos, l'ambiance a été survoltée dans la BCF Arena, où plus de 9000 fans ont suivi le match sur écran géant. Toutes les places s'étaient arrachées en quelques minutes, bien que devenues payantes (5 francs), alors qu'elles étaient gratuites pour les rencontres précédentes.
Plus de 20'000 supporters s'étaient en outre massés à Saint-Léonard, aux abords de la patinoire fribourgeoise pour suivre la partie sur d'autres écrans géants. Au terme du match, quelques engins pyrotechniques ont été allumés, alors que leur usage était proscrit, sans faire toutefois de blessés ni de dégât matériel, a rassuré la police.
Parade samedi
Après la victoire de Gottéron, des cortèges spontanés de plusieurs centaines de véhicules se sont formés à Fribourg et à Bulle (FR), deuxième ville la plus peuplée du canton, reflétant la large assise territoriale du club. "Les automobilistes ont manifesté leur joie sans débordement", a encore signalé la police.
Les Transports publics fribourgeois (TPF) ont également joué le jeu, en se mobilisant toute la nuit. La compagnie a proposé gratuitement des bus de rapatriement aux supporters de Fribourg-Gottéron au départ de Saint-Léonard en direction des différents chefs-lieux du canton.
En effervescence depuis le début des play-off en mars, Fribourg sera encore en fête samedi après-midi, avec un défilé organisé en l'honneur des nouveaux champions de Suisse. La manifestation interviendra deux semaines à peine avant l'ouverture du championnat du monde, organisé conjointement par Fribourg et Zurich.
Titres romands
L'occasion pour la population de marquer encore un sacre attendu de très longue date dans une ville qui vibre particulièrement pour le hockey sur glace. Fondé en 1937, le club fribourgeois évolue en National League (1ère division) depuis 46 ans, sans parvenir à décrocher jusqu'ici la consécration suprême.
Fribourg-Gottéron est devenue jeudi soir dans les Grisons la cinquième équipe romande à être sacrée depuis les années 1960. L'équipe rejoint ainsi La Chaux-de-Fonds, club francophone le plus prolifique, avec 6 titres, Bienne (3), Villars (2) et Genève-Servette (1).
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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