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Vaud

Les vaccinations pourraient démarrer le 11 janvier

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"Tout pourrait désormais aller très vite", a relevé vendredi la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz, en présentant devant la presse le dispositif cantonal de vaccination.(KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Le canton de Vaud se dit prêt à vacciner sa population dès le 11 janvier. Il n'attend plus que les livraisons de la Confédération pour lancer une campagne de vaccination inédite, qui se tournera d'abord vers les EMS.

"Tout pourrait désormais aller très vite", a relevé vendredi la conseillère d'Etat Rebecca Ruiz, en présentant devant la presse le dispositif cantonal de vaccination. La ministre de la santé a rappelé que trois vaccins étaient actuellement examinés par Swissmedic. Et qu'en cas d'homologation, ils seront ensuite livrés aux cantons.

Le calendrier de la vaccination dans le canton de Vaud selon Rebecca Ruiz :

Rebecca RuizConseillère d'Etat VD

Parmi les premiers cantons à dévoiler sa stratégie, après notamment Berne lundi dernier, Vaud se tient donc prêt à passer à l'action dès le 11 janvier. Il le fera d'abord dans les EMS par le biais d'équipes mobiles, composées d'astreints à la protection civile (PCi).

Six à huit équipes, soit environ 60 à 70 personnes, seront engagées pour assurer les vaccinations dans les plus de 200 EMS et autres institutions du canton. "Déjà fortement impliquée depuis le début de la crise, la PCi sera plus mobilisée que jamais", a indiqué Béatrice Métraux, la conseillère d'Etat en charge de la sécurité. Elle a ajouté que l'armée pourrait aussi être appelée en renfort.

Béatrice MétrauxConseillère d'Etat VD

La vaccination sera ensuite possible, dès le 18 janvier, dans un centre de vaccination au CHUV à Lausanne. De tels centres seront ouverts dès février dans les autres régions du canton, principalement dans des hôpitaux. Les cabinets médicaux et les pharmacies seront intégrés dans un second temps, en raison notamment du mode de conservation particulier, soit à de très basses températures, de certains vaccins.

Convaincre au lieu de contraindre

"Défi colossal", "travail immense", "planification sans précédent", Rebecca Ruiz et Béatrice Métraux n'ont eu de cesse de souligner l'ampleur de la tâche. Elles ont répété que l'objectif, voulu au niveau fédéral, consistait à vacciner la moitié de la population d'ici l'été prochain: soit environ 400'000 personnes pour le canton de Vaud, et donc 800'000 doses à administrer.

Rebecca RuizConseillère d'Etat VD

Suivant les directives de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP), Mme Ruiz a indiqué que les personnes vulnérables seront vaccinées en priorité, tout comme leurs contacts étroits ainsi que le personnel de santé. Elle a toutefois noté qu'il n'y aurait aucune obligation, y compris pour les soignants. "Nous avons fait le choix de ne pas contraindre, mais de miser sur la conviction", a-t-elle dit.

La ministre socialiste a expliqué que les autorités allaient "beaucoup communiquer" ces prochaines semaines pour inciter les gens à se faire vacciner. Elle a aussi rappelé que la vaccination sera entièrement gratuite pour la population.

"Bout du tunnel"

Egalement présent vendredi face à la presse, le professeur Blaise Genton, spécialiste des maladies infectieuses et des vaccins à Unisanté, a reconnu qu'il restait "une incertitude" sur d'éventuels effets secondaires à long terme, étant donné la vitesse avec laquelle ces nouveaux vaccins ont été élaborés et testés.

Mais selon lui, ces effets secondaires à long terme sont rares avec les vaccins. Il a estimé qu'il fallait davantage s'attendre aux réactions habituelles après un vaccin, comme des rougeurs, de la fatigue ou une légère fièvre. Il a aussi remarqué que les premières campagnes de vaccinations dans les autres pays, comme au Royaume-Uni, "se passent globalement bien."

En guise de conclusion, Rebecca Ruiz a estimé que "le bout du tunnel était à notre portée" avec l'arrivée des vaccins. Elle a toutefois appelé "à la plus grande prudence" pour les semaines à venir, et particulièrement durant les Fêtes avec le mélange intergénérationnel. Elle a mis en garde contre un nouveau rebond de la pandémie, qui mettrait le système de santé dans une situation "intenable".

Emilien Verdon avec Keystone-ATS

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Vaud

Harcèlement au CHUV: 155 signalements depuis juillet dernier

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Il a été beaucoup question du CHUV mardi après-midi au Grand Conseil vaudois, avec les réponses à huit interpellations de députés sur différents sujets touchant l'hôpital universitaire (archives). (© Keystone/GAETAN BALLY)

A l'occasion de plusieurs réponses du Conseil d'Etat vaudois à des interpellations de députés du Grand Conseil sur le CHUV, la ministre de la santé Rebecca Ruiz a transmis au plénum les derniers chiffres de la cellule "anti-harcèlement" de l'hôpital universitaire. Depuis juillet dernier, 155 signalements sont remontés à cette cellule "Safe".

La cheffe du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS) répondait à l'une des huit interpellations sur le CHUV, soit celle sur la protection pour les employés de l'hôpital vaudois face au harcèlement. Ce nouveau dispositif d'écoute a été mis en place l'été dernier au sein de l'institution.

La cellule spécialisée a enregistré 155 signalements entre juillet 2025 et le 27 mars 2026, a indiqué Rebecca Ruiz dans sa réponse. Ils concernent différents types de comportements problématiques et inappropriés, notamment le harcèlement sexuel.

Trois licenciements

Ces signalements ont donné lieu à 370 entretiens avec des victimes ou des témoins, à 282 notes d'entretien. Au total, 20 cas ont été transmis à la commission des ressources humaines du CHUV, a détaillé la conseillère d'Etat.

S'agissant des sanctions à ce jour, il y a eu huit mises en garde, cinq avertissements dont deux avec menace de renvoi, trois cas ont eu pour conséquence un licenciement, et cinq situations sont en cours de traitement, selon Mme Ruiz.

La direction du CHUV avait annoncé en février 2025 vouloir mettre sur pied un nouveau dispositif d'écoute d'ici à l'été de la même année. Elle reconnaissait que malgré la politique de tolérance zéro en place depuis 2018, les processus internes n'étaient pas suffisamment structurés pour garantir une réponse rapide et efficace aux cas de harcèlement sexuel.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Les députés vaudois veulent une interdiction des puffs

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Le Grand Conseil vaudois souhaite une interdiction des puffs (image symbolique). (© KEYSTONE/DPA/MARIJAN MURAT)

A son tour, le Grand Conseil vaudois souhaite interdire les cigarettes électroniques jetables (puffs). Ses députés ont accepté mardi une motion afin de bannir un "fléau" qui met particulièrement en danger les adolescents.

Apparus en 2020 en Suisse, les puffs sont régulièrement consommés par environ 12% des jeunes en Suisse romande, "envahissant les cours d'école", a relevé la motionnaire, la Vert'libérale Graziella Schaller.

Elle a dénoncé "la dangerosité" de ce produit addictif, qui contient une quantité élevée de nicotine et qui est spécialement conçu pour plaire aux adolescents avec ses couleurs vives et ses arômes sucrés. Les puffs "ouvrent la porte" vers les autres produits du tabac et constituent "une véritable bombe à retardement" pour la santé, a-t-elle affirmé.

La députée a aussi critiqué l'impact environnemental de ces cigarettes électroniques jetables, dont la plupart finissent dans la nature. Ces dernières sont également dangereuses pour les usines d'incinérations car leur batterie au lithium peut provoquer des incendies dans les déchetteries.

Dans son sillage, plusieurs membres des partis de gauche ou des Vert'libéraux ont décrié ces puffs, tantôt qualifiés de "poison", "fléau des préaux" ou de "saloperies".

"Compétence fédérale"

La vente de puffs est déjà interdite, ou en phase de l'être, dans plusieurs cantons, essentiellement en Suisse romande. Le processus a aussi été lancé sur le plan fédéral, où une motion a été acceptée en juin dernier par le Parlement.

C'est notamment pour cette raison que des députés de droite ont appelé à refuser la motion Schaller. Sans remettre en cause la dangerosité des puffs, ils ont souligné que le canton de Vaud n'avait pas la compétence pour prononcer une telle interdiction, que cette question devait être traitée au niveau fédéral. Ils ont mis en garde contre des recours en justice si Vaud devait ordonner une interdiction.

"Signal fort"

Certains opposants au texte ont aussi rappelé que la vente de puffs aux mineurs était déjà interdite, et que c'est en contrôlant davantage ces ventes que l'on pourrait protéger les jeunes.

Les partisans de la motion ont rétorqué qu'il fallait agir sans tarder, sachant que le processus allait prendre du temps au niveau fédéral. Ils ont appelé à "donner un signal fort" pour montrer, notamment aux jeunes et à leurs parents, que ces puffs constituent "un problème de santé publique."

Au moment du vote, les partis de gauche (PS, Vert-e-s, Ensemble à Gauche), les Vert'libéraux et quelques élus isolés du PLR et de l'UDC ont soutenu la motion. Elle a été acceptée par 78 voix, contre 57 refus et 5 abstentions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Alexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois

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Alexandre Démétriadès ne siègera plus au Grand Conseil vaudois (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Alexandre Démétriadès démissionne du Grand Conseil vaudois. Parmi les députés les plus actifs du Parlement, le socialiste estime qu'il est temps de "faire une pause" dans son engagement cantonal, lui qui est pressenti pour devenir syndic de Nyon.

Sa lettre de démission a été lue mardi après-midi par le président du Grand Conseil, Stéphane Montangero. Dans cette lettre, Alexandre Démétriadès a rappelé qu'il avait été élu en 2013, à 22 ans seulement. Un Parlement dont il a été le benjamin avant d'en devenir un des vétérans, a-t-il relevé. Il a appelé ses collègues à se montrer "à la hauteur du potentiel de ce magnifique canton."

Durant sa carrière de député, Alexandre Démétriadès a notamment présidé la Commission des institutions et des droits politiques, pilotant notamment la révision de la loi sur le Grand Conseil. "Un travail de longue haleine", a-t-il reconnu. Il a aussi siégé plusieurs années au sein de la Commission des finances.

Il sera remplacé au Grand Conseil par la première des viennent-ensuite du district de Nyon, Chloé Besse.

Pour mémoire, Alexandre Démétriadès a terminé en tête des deux tours lors des élections à la Municipalité de Nyon. Avec une gauche majoritaire à l'exécutif et le départ du syndic de longue date Daniel Rossellat, il pourrait prétendre à devenir syndic.

Dans une interview à La Côte, Alexandre Démétriadès affirme toutefois mardi que sa décision de quitter le Grand Conseil a été prise "indépendamment de cette question de syndicature." La candidate ou le candidat de la plateforme rose-verte sera désigné en assemblée et une communication devrait être faite jeudi, a-t-il dit.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Transports publics vaudois: Mobilis augmente aussi ses prix

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Comme au niveau suisse, les tarifs de Mobilis seront revus à la hausse dès décembre (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

La communauté tarifaire vaudoise Mobilis adaptera ses prix le 13 décembre prochain, "en cohérence" avec la hausse générale des tarifs annoncée mardi par la branche suisse des transports publics. Comme au niveau national, l'augmentation moyenne sera de 3,9%, mais les tarifs évolueront différemment selon les produits et les périmètres de déplacement.

Les adaptations seront plus marquées pour les déplacements occasionnels dans les zones urbaines (1–2 zones) - qui bénéficient d'une offre dense et fréquente - par rapport aux zones périurbaines (3–4 zones), explique Mobilis dans un communiqué. Et de détailler que pour les billets individuels, dès 3 zones, la hausse sera appliquée de manière linéaire, avec une évolution moyenne de 3,9%.

En parallèle, le prix des cartes journalières seront diminués pour les déplacements sur 1, 2 (tarif entier et réduit) et 3 (tarif réduit) zones. "Cette mesure vise à renforcer l'attractivité de la carte journalière en valorisant la possibilité de voyager librement toute une journée sans multiplier l'achat de billets individuels", relève le communiqué.

Pour expliquer la hausse générale, la communauté tarifaire vaudoise explique que les quinze entreprises regroupées dans Mobilis font face à "une hausse marquée de leurs coûts d'exploitation, notamment liée à l'augmentation des dépenses d'énergie, de maintenance et à l'amortissement des infrastructures, dans un contexte financier contraint pour la branche".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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