International
Seuls et pas assez forts: comment le Panchir est tombé
- Share
- Tweet /home/clients/a0d505b655321b17f8ff9c921bca9d03/lfm/wp-content/plugins/mvp-social-buttons/mvp-social-buttons.php on line 72
https://www.lfm.ch/wp-content/uploads/2021/09/des-soldats-talibans-gardent-le-portail-dacces-a-la-vallee-du-panchir-tombee-dans-leurs-mains-des-habitants-racontent-comment-ils-ont-du-capituler-pour-la-premiere-fois-de-leur-histoire-face-a-leur-1000x600.jpg&description=Seuls et pas assez forts: comment le Panchir est tombé', 'pinterestShare', 'width=750,height=350'); return false;" title="Partager sur Pinterest">
"Ils étaient trop nombreux": dans la province afghane du Panchir, les habitants racontent ces jours d'impuissance où ils ont dû capituler pour la première fois de leur histoire face à leurs ennemis héréditaires talibans.
A quel moment est-ce que tout a basculé? Adossé à une porte de boutique close, aux abords du village de Khenj, Abdul Wajeed ne se rappelle plus le jour exact, tout début septembre.
Mais il se souvient bien de ce moment où il a vu des dizaines de talibans arriver du nord avec des véhicules blindés. Il a compris qu'ils avaient fait sauter un verrou d'accès à la vallée, que d'autres suivraient et qu'"on ne pouvait plus rien faire".
Il y eut bien ensuite dans son village des combats "à l'arme lourde, pendant trois jours" avec les résistants locaux du Front national de résistance (FNR) postés sur les hauteurs avec leurs mitrailleuses, roquettes et canons antiaériens. Mais au final, les talibans ont été les plus forts, et les résistants toujours motivés ont dû fuir dans la montagne.
"On était surpris, on ne savait pas quoi faire. Ils étaient très bien équipés, protégés, et nous, on n'avait pas assez d'armes. Chacun a fui là où il pouvait", explique à l'AFP un combattant resté clandestinement dans la vallée.
Un peu plus bas en aval, à Malaspa, belle oasis verdoyante qui borde la rivière Panchir, Khol Mohammad, 67 ans, a lui eu l'impression ces jours-là de voir descendre "mille véhicules pleins de talibans", tant ils étaient nombreux.
Au fil de la vallée, plus d'une dizaine de carcasses tordues et renversées de véhicules talibans détruits à l'arme lourde témoignent de la lutte intense mais vaine des résistants.
Matériel vieillot
Le 6 septembre, dans la capitale provinciale Bazarak, c'est le choc: les talibans victorieux hissent leur drapeau sur la colline du mausolée où repose le héros panchiri Ahmad Shah Massoud, qui les combattit sans relâche lors de leur premier règne, entre 1996 et 2001.
A l'époque, Massoud avait un avantage: une seule route, celle du Sud, encaissée et facile à défendre des hauteurs, permettait à des véhicules de pénétrer dans le Panchir.
Mais vingt ans plus tard, la province est un peu moins enclavée. Fin août, les talibans se positionnent dans plusieurs vallées adjacentes, et le 30, ils lancent leur offensive par au moins quatre routes ou chemins différents, selon des sources locales.
Pris à revers et surpris, les résistants touchent vite leur limites.
En hommes, d'abord: sur 10.000 résistants revendiqués au départ, il en resterait aujourd'hui un millier, face à 30.000 talibans venus des quatre coins du pays, selon des sources locales.
En armes, ensuite. Mercredi, près de Bazarak, des talibans exposaient un énorme tas de fusils, balles, roquettes et autres canons abandonnés par les résistants dans leur fuite. "Ça date principalement de l'époque de l'occupation soviétique" il y a au moins trente ans, a précisé à l'AFP le commandant du groupe taliban, le mollah Sanaullah Sangin Fatih.
En face, les talibans avaient du matériel plus récent, parfois de pointe. "Un commandant taliban avait un drone, qui lui a permis de repérer et bombarder facilement nos positions", explique le combattant panchiri. Des témoignages concordants ont fait état de bombardements aériens décisifs, sans qu'on sache s'ils ont été effectués par des talibans ou leurs alliés, les Panchiris accusant à l'envi le Pakistan, parrain historique des islamistes.
Pas de leader charismatique
Il a enfin manqué aux Panchiris un leader charismatique et influent de la trempe d'Ahmad Shah Massoud, qui galvanisait ses hommes, obtenait des armes neuves et des soutiens financiers à l'étranger, et qui avait des relais bien au-delà du Panchir, expliquent plusieurs habitants.
Ces derniers respectent son fils Ahmad, qui à 32 ans a pris la tête du FNR, mais pointent son manque d'expérience "et de soutien à l'étranger".
Ils sont moins tendres avec un autre leader de la résistance, l'ex-vice président Amrullah Saleh. Mercredi, la banque centrale afghane a annoncé avoir retrouvé 12,3 millions de dollars chez d'anciens membres du gouvernement, en citant son nom en premier.
"La plupart des gens ici détestent Saleh. Quand il est venu en août appeler les gens à résister avec lui, les anciens lui ont reproché de n'avoir jamais rien fait, rien donné pour le Panchir. Ça n'a pas aidé à fédérer la lutte", explique un journaliste local. On ne sait pas aujourd'hui où se trouvent les deux têtes de la résistance panchirie.
Dans la vallée, après quelques exactions au départ, les choses se passent ces jours-ci "plutôt bien" avec l'occupant, selon la dizaine d'habitants interrogés par l'AFP.
En signe de respect, les talibans viennent de réparer la tombe d'Ahmad Shah Massoud, que quelques-uns de leurs combattants trop revanchards avaient dégradée à leur arrivée.
Traque aux résistants
Ils disent vouloir apporter "la paix et la sécurité" aux Panchiris, tout en continuant à traquer les résistants, qui ont blessé mardi deux talibans, selon une source des islamistes.
Assis au bord de la rivière, Khair Mohammad, barbe blanche du village de Peshjrur, relativise la situation. Elle lui rappelle l'occupation des Soviétiques qui, lassés de la guérilla d'usure menée par Massoud et autres, finirent par quitter le pays au bout de dix ans.
"C'était exactement la même chose. Ils sont venus, ils nous ont dit au début qu'on pouvait être amis, on a dit oui bien sûr", sourit-il. "Et vous savez ce qui est arrivé après".
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Décès de l'auteur-compositeur Billy Steinberg, parolier de Madonna
L'auteur-compositeur américain Billy Steinberg, l'un des auteurs les plus prolifiques des années 1980 et 1990, est mort lundi à 75 ans, ont rapporté les médias américains. Il avait notamment le parolier de "Like a Virgin" de Madonna et "True Colors" de Cindy Lauper.
Billy Steinber est décédé en Californie des suites d'un long combat contre le cancer, a indiqué son avocate, Laurie Soriano, au magazine Variety.
Outre Madonna et Cindy Lauper, il avait écrit notamment pour Whitney Houston ("So Emotional") ou les Pretenders ("I'll Stand by You") au côté du compositeur Tom Kelly. Il avait également écrit pour Céline Dion. Steinberg a reçu un Grammy Award en 1996 pour son travail sur l'album "Falling Into You" de la Québécoise, élu album de l'année.
Il a été intronisé au Songwriters Hall of Fame en 2011. "Nombre de ses chansons sont devenues des classiques intemporels et continuent d'inspirer de nombreux artistes de renom", estimait cette institution dédiée aux auteurs-compositeurs, lors de son intronisation.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Pourparlers sur l'Ukraine: la délégation russe est arrivée à Genève
Les responsables russes devant participer mardi aux pourparlers en Suisse entre Moscou, Kiev et Washington pour trouver une issue à quatre ans de combats en Ukraine, sont arrivés à Genève, a indiqué à la presse une source au sein de la délégation russe.
L'avion, avec à son bord la délégation russe dirigée par l'historien nationaliste et ex-ministre de la Culture Vladimir Medinski, a atterri à Genève vers 07h00, a précisé cette source.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
International
Bangladesh: le futur Premier ministre et le Parlement investis
Le futur Premier ministre du Bangladesh Tarique Rahman a prêté serment mardi avec les parlementaires élus lors des premières législatives depuis l'insurrection qui a mis fin en 2024 au règne de fer de l'ex-Première ministre Sheikh Hasina.
Héritier d'une dynastie politique, Tarique Rahman, 60 ans, prend la tête d'un pays de 170 millions d'habitants toujours agité de vives tensions et à l'économie en souffrance.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Une carte Pokémon vendue 16 millions de dollars, un record
Une carte Pokémon extrêmement rare a été vendue lundi aux enchères pour 16'492'000 dollars américains. Il s'agit d'un niveau jusque-là jamais atteint par ces objets que s'arrachent des collectionneurs du monde entier.
Cette carte dite "Pikachu Illustrator", à l'effigie du célèbre personnage jaune électrique de la franchise japonaise, avait été achetée par le YouTubeur américain Logan Paul lors d'une autre vente record en 2021, pour 5,28 millions de dollars.
L'acheteur est cette fois AJ Scaramucci, fils de l'ancien directeur de la communication de la Maison-Blanche Anthony Scaramucci, selon le Guinness World Records et Goldin, la maison d'enchères.
À l'issue de la vente, Logan Paul a passé autour du cou de son nouveau propriétaire la carte, accrochée à un collier en diamant d'une valeur de 75'000 dollars, selon le Guinness.
Guinness World Records l'a certifiée comme la carte Pokémon, mais aussi la carte à collectionner la plus chère jamais vendue aux enchères, toutes catégories confondues.
Plus de 1000 Pokémon
Le jeu de cartes, lancé au Japon en 1996 dans la foulée de la série de jeux vidéo mettant en scène les monstres de poche ("Pocket monsters"), connaît depuis quelques années un regain d'intérêt qui a fait grimper les prix, provoquant ruptures de stocks et incidents.
Il existe désormais plus de 1000 Pokémon, de nouvelles "générations" faisant leur apparition à chaque nouveau jeu. Les facteurs déterminant la valeur incluent la rareté, le personnage (Mew, Mewtwo, Pikachu et Dracaufeu étant généralement plus prisés) et l'artiste, dont le nom figure sur la carte.
La carte vendue lundi est notée "PSA 10", signifiant qu'elle est dans un état pratiquement parfait.
Les cartes "Pikachu Illustrator" sont très prisées des collectionneurs, car elles ont été dessinées par Atsuko Nishida, la créatrice de Pikachu.
La carte, jamais vendue dans le commerce, avait été distribuée comme prix lors d'un concours d'illustration en 1998. L'année suivant son achat, Logan Paul l'avait portée autour du cou lors d'un événement de catch de la WWE au Texas.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Une explosion au Carnaval de Bagnes (VS), onze blessés
-
SuisseIl y a 1 jour
Ligne Lausanne-Prilly-Malley endommagée: 1000 fils à réparer
-
Suisse RomandeIl y a 3 jours
Des dizaines de personnes réunies en hommage aux victimes
-
InternationalIl y a 3 jours
"Crue généralisée" en France, où "l'on a dépassé tous les records"
-
InternationalIl y a 3 jours
L'argent du géant pour Odermatt, le bronze pour Meillard
-
SuisseIl y a 2 jours
Les prisons suisses à l'étroit face à la surpopulation carcérale
-
CultureIl y a 1 jour
Au carnaval de Rio, hommage vibrant et clivant à Lula
-
GenèveIl y a 3 jours
Hommage pour l'homme abattu aux Pâquis par un policier en mai 2025


