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Législatives russes: l'opposition crie à la fraude

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L'opposition russe a dénoncé lundi des fraudes massives aux législatives qui ont vu le parti du Kremlin rafler une super-majorité des deux tiers. Sur l'image, un manifestant à Moscou. (© KEYSTONE/AP/Pavel Golovkin)

L'opposition russe a dénoncé lundi des fraudes massives aux législatives qui ont vu le parti du Kremlin rafler une super-majorité des deux tiers, point final d'un scrutin sur-mesure dont avaient été exclus les détracteurs de Vladimir Poutine.

La formation Russie unie est créditée de 49,82% des voix, selon des résultats portant sur 99,98% des bureaux de vote.

La présidente de la Commission électorale, Ella Pamfilova, a confirmé que Russie Unie avait remporté plus des deux tiers des sièges à la chambre basse du Parlement, la Douma, comme à l'issue des précédentes législatives il y a cinq ans.

Conséquence d'élections au cours desquelles la moitié des sièges sont attribués à la proportionnelle et l'autre au scrutin majoritaire uninominal à un tour, ce parti disposera de plus de 300 mandats sur 450, assez pour réviser la Constitution.

"Pour le président (Poutine), le plus important est bien sûr que les élections aient été concurrentielles, dans la transparence et la probité", a estimé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"J'aimerais particulièrement remercier les citoyens russes, vous remercier de votre confiance chers amis", a de son côté déclaré M. Poutine.

Le parti au pouvoir devance les communistes du KPRF (18,93%), mais est en recul par rapport aux 54,2% et 334 sièges de 2016. La participation était en hausse, atteignant 51,68%, signe selon le président russe d'une approche "responsable" des électeurs.

L'opposition, pour l'essentiel interdite de scrutin à l'instar d'Alexeï Navalny, emprisonné, a quant à elle dénoncé des fraudes massives : bourrages d'urnes, manipulation du vote en ligne, observateurs exclus du dépouillement, etc.

L'Union européenne a dénoncé un climat d'"intimidation", tandis que les Etats-Unis ont estimé que les Russes avaient été "empêchés d'exercer leurs droits civiques" sur fond de répression de l'opposition. Londres a déploré un "grave recul des libertés démocratiques".

"Opération spéciale"

A Moscou, le bastion des détracteurs du Kremlin, l'opposition a affirmé que les résultats du vote en ligne avaient été falsifiés, permettant d'inverser la tendance défavorable à Russie Unie observée au moment du comptage des votes papiers.

Pour protester contre ces résultats, une courte manifestation a rassemblé quelques centaines de personnes lundi soir dans la capitale, certains scandant "la Russie sera libre" ou tenant des pancartes "On m'a privé de vote".

Un participant, Alexeï Konovalov, 26 ans, a expliqué à l'AFP avoir découvert le jour du scrutin qu'un inconnu s'était présenté à sa place au bureau de vote pour voler sa voix. "Je ne suis pas d'accord avec les résultats. Quelqu'un a voté à ma place", a-t-il dit.

Via Instagram, Alexeï Navalny a ironisé sur les "petites mains agiles" de Russie Unie qui ont permis de "complètement inverser" les résultats des votes électroniques.

La popularité de Russie Unie était en berne avant le vote, avec une cote de confiance inférieure à 30%, minée par les affaires de corruption et la chute du niveau de vie.

"Cette Douma 'élue' est évidemment illégitime et nous ne la reconnaissons pas. Quand une opération spéciale permet à un parti avec une cote de 30% de dépasser 75% des sièges dans un Parlement, cela revient à insulter les citoyens", a lâché sur Twitter Léonid Volkov, un allié de M. Navalny.

"Les gens sains d'esprit (...) n'ont pas pu voter pour ce parti", a renchéri auprès de l'AFP Dmitri Gavrilov, un électeur moscovite.

L'ONG spécialisée Golos a qualifié d'"évidence" la baisse du "niveau de transparence" et même le dirigeant du Parti communiste, Guennadi Ziouganov, généralement mesuré, a appelé à faire cesser "cette sale cuisine" électorale.

La présidente de la Commission électorale a balayé ces accusations.

"Vote intelligent"

Etant donné le résultat en hausse obtenu par les communistes, le mouvement de M. Navalny a revendiqué le succès de sa stratégie du "vote intelligent", consistant à appeler à voter en faveur des candidats les mieux placés pour gêner ceux de Russie Unie.

Les partisans de M. Navalny, emprisonné depuis son retour en janvier en Russie après un empoisonnement qu'il attribue au Kremlin, étaient bannis du scrutin du fait de l'interdiction de leur organisation pour "extrémisme".

Ces élections avaient été précédées par des mois de répression et par l'élimination de la quasi-totalité des opposants à Vladimir Poutine.

Les autorités ont également forcé Apple et Google à supprimer l'application de l'équipe de M. Navalny donnant des consignes de vote.

Outre Russie Unie et les communistes, trois partis sont en position de siéger à la Douma : les nationalistes de LDPR (7,50%), les centristes de Russie Juste (7,44%) et un nouveau venu, le parti des "Nouvelles personnes" (5,33%). Ces formations sont considérées comme étant dans la ligne du pouvoir.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Bayern-PSG, le retour des artistes pour une place en finale

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Le PSG de Luis Enrique se déplace à Munich mercredi (© KEYSTONE/AP/Christophe Ena)

Une semaine après avoir émerveillé la planète foot au cours d'un match somptueux (5-4), le Bayern et le PSG se retrouvent mercredi (21h00) pour continuer de faire rêver.

Avec néanmoins pour seul objectif de se hisser en finale de Ligue des champions.

A l'issue de ce premier volet, tous les superlatifs ont été utilisés tant le niveau de jeu était à son apogée. Et l'entraineur parisien Luis Enrique l'a assez bien résumé: c'était "un match de football unique pour moi (...). On a gagné le match. Mais on aurait pu faire match nul, et on aurait pu perdre le match, et ça n'aurait pas été injuste".

Alors, la question à la veille du retour est simple: les joueurs seront-ils capables de renouveler pareille prestation pour tenir les promesses de l'aller et atteindre de nouveaux sommets?

Le petit but d'avance du PSG peut laisser présager d'un nouveau scénario fou. La prodigieuse symphonie du jeu jouée par les 22 artistes mardi dernier a même pu faire oublier l'essentiel: une place en finale de la compétition reine à Budapest le 30 mai.

Ce serait la troisième en sept ans pour le PSG et une deuxième consécutive pour Luis Enrique, dans les pas de Zinédine Zidane et ses trois titres consécutifs à la tête du Real Madrid en 2016, 2017, et 2018. Voir Budapest permettrait au PSG de rejoindre un cercle fermé de clubs, dont le Real Madrid, Liverpool, ou le Bayern notamment, qui ont disputé au moins deux finales consécutives de Ligue des champions dans sa nouvelle formule depuis 1992/93.

Cela validerait surtout encore plus le projet du PSG, qui s'appuie désormais sur un collectif, sans réelle mégastar après la période Neymar-Mbappé-Messi.

Sextuple champion d'Europe, le Bayern vise lui une 12e finale européenne, la dernière remontant au sixième sacre de 2020, une victoire contre le... PSG (1-0) sur un but de Kingsley Coman dans un triste huis clos en raison de la pandémie de Covid-19.

Théâtre du rêve

Mercredi à l'Allianz Arena, le PSG retrouve le théâtre de son rêve, où il a remporté sa première Ligue des champions il y a un peu moins d'un an (31 mai), lors d'une démonstration contre l'Inter Milan (5-0). Libérés de cette pression qui les étouffait par le passé, les Parisiens semblent aujourd'hui moins douter lors des grandes échéances.

Ils disputent leur cinquième demi-finale en sept ans (2020, 2021, 2024, 2025 et 2026) et la dernière élimination en demi-finales remonte à 2024 contre Dortmund (défaites 1-0 à l'aller et au retour), quand les joueurs de Luis Enrique s'étaient heurtés à leur inefficacité offensive.

Tout cela semble loin à la vue des cinq buts inscrits la semaine dernière. Depuis deux ans, tout a changé: Ousmane Dembélé est devenu le leader offensif (et même défensif) qu'il rêvait d'être, Khvicha Kvaratskhelia enchaine les prestations de haut vol, le pressing est intense, les transitions sont limpides et le milieu est l'un des meilleurs d'Europe.

"Pas changer notre ADN"

Paris est désormais tout aussi fort au Parc des Princes qu'à l'extérieur, grâce à un mélange de force mentale, de solidarité collective et de l'insouciance de sa jeunesse. Le quart de finale retour il y a trois semaines à Liverpool (victoire 2-0) en est le meilleur exemple.

Le seul doute réside dans sa défense. Face au trident offensif flamboyant du Bayern - Luis Diaz, Michael Olise et Harry Kane - l'arrière-garde emmenée par Marquinhos et Willian Pacho a souffert à l'aller. Et l'absence du latéral droit Achraf Hakimi, blessé à la cuisse, ne va pas arranger les choses.

"Ce n'est pas seulement une question de style individuel, mais avant tout un système qui fonctionne. Chez nous, c'est pareil: peu importe qui joue au poste de latéral, le profil reste le même", a commenté ce week-end Joshua Kimmich, certain qu'un nouveau spectacle aura lieu. On ne va pas changer notre style de jeu et notre ADN, on a été trop performants jusque-là pour ça", a prévenu le milieu de terrain du Bayern.

Vivement mercredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le président brésilien Lula va rencontrer Trump jeudi

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Donald Trump (à g.) et Lula vont se rencontrer jeudi à la Maison Blanche. (© KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN)

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva rencontrera Donald Trump jeudi, a annoncé mardi un responsable de la Maison Blanche.

"Le président Trump recevra le président Lula pour une visite ce jeudi. Ils aborderont des questions économiques et sécuritaires", a déclaré à l'AFP ce responsable sous couvert d'anonymat.

Une source au sein de la présidence brésilienne avait auparavant déclaré à l'AFP que la rencontre était "en bonne voie".

Les deux dirigeants ne se sont réunis qu'une seule fois jusqu'à présent, en octobre dernier en Malaisie.

Ils devaient se retrouver à Washington au début de l'année, mais la rencontre ne s'est finalement pas concrétisée.

Le président brésilien de gauche, 80 ans, et son homologue américain de 79 ans ont de très fortes divergences sur le multilatéralisme, le commerce international ou la lutte contre le changement climatique.

Lula est également très critique envers la politique extérieure de Donald Trump, fustigeant notamment la guerre en Iran.

Mais lors de la rencontre de jeudi, si elle a bien lieu, d'autres sujets pourraient être abordés.

Washington ne cache pas son intérêt pour les gisements de terres rares du Brésil, qui possède les deuxièmes plus grandes réserves au monde de ces minéraux critiques, essentiels pour la fabrication de nombreux produits, des smartphones aux missiles guidés.

Lula se dit ouvert à des investissements américains dans ce secteur, à condition que le Brésil puisse contrôler l'ensemble du processus de production, de l'exploration au raffinage.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Cisjordanie: vaste appel contre un projet de colonisation

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Le quartier arabe d’El Za’im, à la périphérie de Jérusalem-Est en Cisjordanie, près de l’endroit où le gouvernement israélien prévoit de construire des logements dans le cadre du projet de colonisation E1. (© KEYSTONE/AP/OHAD ZWIGENBERG)

Plus de 400 anciens ministres, ambassadeurs et hauts fonctionnaires européens appellent les dirigeants de l'UE à "agir maintenant" contre "l'annexion illégale" que mène Israël en Cisjordanie avec le projet E1, prévoyant la construction de milliers de logements.

"L'UE et ses États membres, en collaboration avec leurs partenaires, doivent prendre des mesures immédiates pour dissuader Israël de poursuivre son annexion illégale de terres palestiniennes en Cisjordanie", écrivent 448 signataires, mercredi dans une lettre ouverte aux dirigeants de l'Union Européenne.

Israël a approuvé en août 2025 le projet E1 qui coupera en deux la Cisjordanie occupée et compromettra toute continuité territoriale d'un éventuel Etat palestinien à venir. L'appel d'offres pour construire 3400 logements sur une zone de 12 km2 située à l'est de Jérusalem a été publié en décembre par l'Autorité foncière israélienne.

L'ONU, l'Union européenne et de nombreux dirigeants ont appelé Israël à renoncer à ce projet.

Le 1er juin, le "gouvernement israélien a l'intention de publier des appels d'offres détaillés pour développer la zone E1", affirment les signataires.

En raison de cette échéance, "l'UE et ses États membres doivent agir dès maintenant - notamment lors du Conseil +Affaires étrangères+ du 11 mai", ajoutent-ils.

"L'UE doit, au minimum, imposer des sanctions ciblées, notamment des interdictions de visa et l'interdiction d'exercer des activités commerciales dans l'UE, à l'encontre de toutes les personnes impliquées dans des activités de colonisation illégales, en particulier celles qui promeuvent, soumissionnent pour et mettent en oeuvre le plan concernant la zone E1", estiment les signataires.

Ces personnes et entités comprennent des "responsables politiques, des dirigeants de colonies, l''Autorité foncière' israélienne, des représentants des autorités locales, des urbanistes, des avocats, des architectes, des ingénieurs, des promoteurs immobiliers, des entrepreneurs, des banques et d'autres institutions financières".

Territoire palestinien frontalier de la Jordanie, la Cisjordanie est occupée par Israël depuis 1967.

Hormis Jérusalem-Est, annexée par Israël, plus de 500'000 Israéliens y vivent parmi environ trois millions de Palestiniens, dans des colonies que l'ONU juge illégales au regard du droit international.

La colonisation de la Cisjordanie s'est nettement intensifiée sous le gouvernement actuel, particulièrement depuis le début de la guerre à Gaza déclenchée le 7 octobre 2023 par l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien.

Les affrontements, parfois meurtriers, entre populations locales palestiniennes, armée et colons juifs s'y sont multipliés.

La croissance des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée a atteint en 2025 un niveau record depuis le début du suivi de l'ONU en 2017, selon un rapport du secrétaire général des Nations unies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Louise Arbour nommée gouverneure générale au Canada

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L'ancienne juge Louise Arbour a été nommée nouvelle gouverneure générale du Canada, une fonction qui consiste à représenter le roi Charles III, chef d'Etat en titre. (© KEYSTONE/AP/Adrian Wyld)

Le Premier ministre canadien Mark Carney a annoncé mardi la nomination de l'ancienne juge Louise Arbour comme nouvelle gouverneure générale, chargée dans le pays de représenter le roi Charles III, chef d'Etat en titre.

Ancienne Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme et ex-procureure canadienne du Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie et le Rwanda, Louise Arbour deviendra la 31e gouverneure générale du Canada et la 6e femme à occuper cette fonction.

Agée de 79 ans, cette ancienne juge à la Cour suprême canadienne prendra ses fonctions cet été. "Pendant plus de cinq décennies, Louise Arbour a porté la voix de ceux et celles dont la dignité était bafouée, a exigé que les institutions rendent des comptes et a changé des vies grâce à son dévouement", a déclaré Mark Carney.

"En tant que prochaine gouverneure générale du Canada, Louise Arbour représentera le meilleur de notre pays auprès de nos citoyens et du monde entier: un Canada lucide face aux défis, et fidèle à ses valeurs", a-t-il ajouté.

Louise Arbour remplacera Mary Simon, première femme autochtone gouverneure générale du Canada. Cette dernière était en poste depuis juillet 2021 et avait été nommée par l'ex-Premier ministre Justin Trudeau.

Fonctions protocolaires

"J'accepte ces responsabilités avec un sens profond du devoir, à un moment où les Canadiennes et les Canadiens sont confrontés à la complexité et au changement", a déclaré Louise Arbour au côté du premier ministre mardi.

La gouverneure générale a majoritairement des fonctions protocolaires mais essentielles au fonctionnement du système parlementaire canadien. Elle dirige la prestation de serment des gouvernements, la signature officielle des lois et elle peut convoquer ou dissoudre le Parlement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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