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International

Panne majeure de Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger

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La panne affectant notamment WhatsApp et Facebook a duré plus de sept heures (archives). (© KEYSTONE/AP/Patrick Sison)

Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger, les deux réseaux sociaux et les deux messageries du géant californien, ont subi lundi une panne sans précédent. Elle a affecté des milliards d'utilisateurs, en Suisse aussi, sur fond de crise de réputation.

L'incident, causé par un problème technique, constitue la panne "la plus importante jamais observée" par Downdetector, qui recense les signalements des utilisateurs.

"A l'immense communauté de personnes et entreprises dans le monde qui dépendent de nous: nous sommes désolés. Nous travaillons dur à vous redonner accès à nos applications et services et sommes heureux de vous dire qu'ils reviennent en ligne en ce moment", a tweeté l'entreprise" mardi à 00h30, après sept heures de panne.

Cet incident majeur tombe très mal pour la firme de Mark Zuckerberg. Elle traverse l'une des pires crises sur sa réputation depuis deux semaines, à cause d'une ancienne ingénieure, Frances Haugen, qui a accusé le groupe de choisir "le profit plutôt que la sûreté" de ses utilisateurs, dans un entretien diffusé par la chaîne CBS dimanche.

Ses révélations ont donné un nouvel élan aux nombreux critiques de Facebook, notamment les élus américains qui cherchent à reprendre le contrôle sur ses plateformes omniprésentes.

La lanceuse d'alerte sera ainsi interrogée par une commission parlementaire mardi, l'occasion pour les sénateurs de faire valoir leurs nombreux griefs contre le groupe tentaculaire - ses quatre plateformes sont utilisées tous les mois par quelque 3,5 milliards de personnes.

Effets en cascade

La gigantesque panne a été causée par un "changement de configuration défectueux" des routeurs qui "coordonnent le trafic entre les serveurs", a expliqué Facebook dans un communiqué publié sur son site dans la nuit de lundi à mardi.

La perturbation technique a eu des "effets en cascade", au point que "de nombreux outils et systèmes que nous utilisons au quotidien en interne ont aussi été affectés, compliquant nos efforts pour diagnostiquer et réparer le problème", a détaillé le groupe.

"A un moment ce matin, Facebook a retiré la carte qui permet aux ordinateurs dans le monde de trouver ses différentes adresses en ligne", a résumé l'expert en cybersécurité Brian Krebs sur son blog.

Le malheur de Facebook a fait le bonheur de ses concurrents. La messagerie Telegram est passée de la 56e à la 5e place des applications gratuites les plus téléchargées aux Etats-Unis, en un jour, selon le cabinet spécialisé SensorTower.

"Les inscriptions sont en forte hausse sur Signal (bienvenue tout le monde)", a aussi tweeté cette autre messagerie réputée pour son cryptage des données.

Trop de pouvoir

La panne régalait aussi les utilisateurs facétieux, qui rivalisaient de sarcasmes sur Twitter. D'autres se plaignaient d'être coupés de leurs contacts, de leur source de revenus ou de leur outil de travail.

Certaines personnes se montraient philosophes, comme Cindy Bennett, une boulangère de New York, interviewée par l'AFP: "En général, je crois que le monde serait meilleur si tout le monde ne savait pas ce que tous les autres font à tout instant du jour et de la nuit".

L'incident devrait apporter de l'eau au moulin des détracteurs de la société californienne, car il démontre son immense emprise sur la vie quotidienne.

L'impact est encore pire dans les nombreux pays, où Facebook est "synonyme de 'l'Internet'" ou pour les usagers qui se servent du réseau social pour accéder à d'autres services, souligne Jake Williams, cofondateur de BreachQuest, une entreprise de cybersécurité.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Sarkozy assure ne pas avoir commis d'acte de corruption

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Nicolas Sarkozy comparaît depuis lundi devant la cour d'appel de Paris. (© KEYSTONE/EPA/YOAN VALAT)

Nicolas Sarkozy a répété mardi être "innocent". Il a affirmé n'avoir "pas commis d'acte de corruption, ni de près ni de loin", dans sa première prise de parole à son procès en appel sur les accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.

L'ancien chef de l'Etat (2007-2012) est devenu l'année passée le premier ex-président de la République incarcéré après sa condamnation en première instance à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs dans ce dossier.

Son procès en appel, au côté de neuf autres prévenus, est prévu jusqu'au 3 juin, avant un délibéré prévu à l'automne.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

American Airlines, affecté par le pétrole, relève ses prévisions

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American Airlines indique que, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

American Airlines a relevé mardi ses prévisions pour le premier trimestre, évoquant une "forte dynamique" des ventes malgré la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars pour le kérosène du groupe.

"Les prix du carburant ont augmenté rapidement ces dernières semaines", a commenté Robert Isom, patron de la compagnie aérienne américaine, lors d'une conférence financière, signalant une facture trimestrielle de carburant supérieure d'environ 400 millions de dollars.

Sans ce surcoût, "nous aurions eu un premier trimestre avec un résultat positif", a-t-il indiqué, ajoutant s'attendre à un impact "probable" des cours pétroliers, non quantifié, sur la rentabilité du deuxième trimestre.

Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février des frappes contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des alliés de Washington dans la région. Israël mène également des frappes au Liban.

L'une des conséquences a été une flambée des cours du pétrole, liée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Selon M. Isom, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût.

Il a évoqué en particulier une adaptation "parcimonieuse" des capacités, pour "assurer un équilibre entre l'offre et la demande".

Malgré ce contexte, la "demande est forte" et la hausse du chiffre d'affaires "est plus rapide qu'initialement anticipé, a relevé M. Isom, annonçant 1,3 milliard de dollars de plus par rapport au premier trimestre 2025.

C'est-à-dire une croissance supérieure à 10% alors que le groupe avait anticipé une hausse comprise entre 7% et 10%.

Il s'attend aussi désormais à ce que sa perte nette par action à données comparables, qui avait été anticipée entre 10 et 50 cents au premier trimestre, se situe dans le bas de cette fourchette.

Le prix moyen du gallon (3,78 litres) de kérosène est attendu autour de 2,75 dollars, contre 2,42 dollars au quatrième trimestre 2025.

Concernant les réservations, la compagnie aérienne a enregistré au cours du trimestre huit de ses dix meilleures journées de vente de toute son histoire.

"Nous anticipons cette [même] solidité en avril et en mai", a relevé M. Isom. "Les conditions du )marché sont favorables".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Trump s'en prend aux pays de l'Otan ayant rejeté sa demande d'aide

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Donald Trump affirme que les Etats-Unis n'ont "plus besoin et (ne veulent) plus de l'aide des pays de l'Otan". (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a qualifié mardi d'"erreur vraiment stupide" le refus de nombreux pays de l'Otan de porter assistance aux Etats-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l'Iran à la suite de l'attaque d'Israël et des Etats-Unis.

"Je pense que l'Otan fait une erreur vraiment stupide", a-t-il déclaré à la presse depuis le Bureau ovale de la Maison Blanche, peu après avoir affirmé sur son réseau Truth Social qu'il n'avait plus besoin de leur aide pour sécuriser ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

"J'ai longtemps dit que je me demandais si l'Otan serait jamais là pour nous. Donc ceci est, ceci était un grand test, parce que nous n'avons pas besoin d'eux mais ils auraient dû être là", a-t-il insisté.

"L'autre chose, qui est, je pense, très importante, c'est que nous n'avions pas à être là pour l'Ukraine", a ajouté le président américain, qui recevait le Premier ministre irlandais Micheal Martin à l'occasion de la Saint-Patrick.

"Très mauvaise chose"

"Nous avons aidé avec l'Ukraine et ils n'aident pas avec l'Iran, et ils reconnaissent tous que l'Iran ne doit pas avoir l'arme nucléaire", a encore dit Donald Trump. "C'est une très mauvaise chose pour l'Otan", a-t-il estimé.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. Nous n'en avons jamais eu besoin," avait assuré le président américain peu auparavant sur son réseau Truth Social, en citant aussi le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Dans le Bureau ovale, il a toutefois déclaré que les Etats-Unis "aimeraient avoir un peu d'aide" pour détecter des mines dans le détroit d'Ormuz.

Interrogé sur ses intentions concernant l'alliance de défense transatlantique, dont les Etats-Unis sont le pilier, le républicain est resté vague. "Je n'ai rien de précis en tête", a-t-il déclaré, tout en lançant, après avoir parlé des dépenses que les Etats-Unis font pour l'Otan: "C'est certainement quelque chose à quoi nous devrions réfléchir".

Il a jugé que le Premier ministre britannique Keir Starmer avait fait une "grosse erreur" en rejetant sa demande d'aide et a balayé l'opposition du président français Emmanuel Macron en déclarant que ce dernier quitterait bientôt ses fonctions.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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