Économie
Le chauffage à distance de Sion a franchi la barrière du Rhône
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La construction du chauffage à distance (CAD) de Sion progresse. Elle a franchi un obstacle d'envergure: le Rhône. Le tunnel creusé six mètres au-dessous du lit du fleuve était présenté vendredi à la presse.
Yasmine a bien fait son travail. Le microtunnelier, qui porte le prénom de la conductrice de travaux du chantier, a creusé le passage sous le fleuve durant 53 jours. Résultat: un tunnel de près de 200 mètres de long qui accueillera les deux conduites (eau chaude/eau refroidie) du CAD.
Plus de 1000 mètres cubes de gravats ont été ainsi excavés. Le chantier n'a pas connu de problème majeur, mais il a subi un retard d'une dizaine de jours par rapport à ce qui était prévu initialement en raison de la géologie du site et du terrain meuble du Rhône, a indiqué à Keystone-ATS Eric Léger, chef du projet chez OIKEN, le constructeur du CAD.
Dans ce tunnel, quelques privilégiés ont pu découvrir sur septante mètres une oeuvre éphémère qui n'existera plus que sur vidéos et photos une fois le tunnel rempli de sable pour bien caler les deux conduites. Réalisée par les artistes Eric Morzier et Florian Pittet du studio genevois Sigmasix, et par Issam Rezgui alias Jasm One fondateur de Art Valais, elle s'intitule "Rainbow" et associe graffitis et installations lumineuses pour un voyage au coeur de la thématique de l'eau.
Raccordement à l'UTO
Après cet entracte artistique, le chantier reprendra ses droits dès lundi. "Le franchissement du Rhône est le symbole qu'aucun obstacle n'empêchera le déploiement du CAD", s'est réjoui François Fellay, directeur général d'OIKEN. C'est en 2015 que la ville de Sion et ses partenaires ont lancé ce projet qui valorisera les rejets de chaleur de l'usine de traitement des ordures du Valais central (UTO).
Pour l'heure, l'UTO valorise une partie de la chaleur générée par les déchets qu'elle traite via la production de pellets et une turbine électrique, mais l'excédent est rejeté dans l'atmosphère. Le CAD permettra de récupérer près de 100 GWh de chaleur par an, soit l'équivalent de 10 millions de litres de mazout.
Des centrales d'appoint au gaz naturel fourniront la chaleur dans certains sites en attendant le raccordement à l'UTO. Dès le printemps 2022, la colonne vertébrale du CAD de Sion arrivera à son terme et permettra d'alimenter le site de l'Hôpital du Valais avec la chaleur directement acheminée de l'UTO.
100 millions de francs
A terme, 500 raccordements sont prévus, essentiellement des immeubles. Le CAD couvrira la consommation de l'équivalent de 10'000 ménages, soit 60% des ménages de la ville de Sion, a précisé Philippe Varone, président du chef-lieu valaisan.
Mais avant d'en arriver là, d'autres obstacles sont à franchir: la rivière La Borgne et l'autoroute. Il est prévu de construire des passerelles dédiées à la mobilité douce avec, cachées de chaque côté de leur base, les conduites nécessaires au CAD.
Le coût total du projet de CAD s'élève à 100 millions de francs, avec une première tranche de 50 millions. Le financement est assuré par la société du Valais Sogaval (détenue à 60% par Sion et 40% par Sierre) et par des subventions cantonales et fédérales.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Fed: Powell tire sa révérence comme président mais reste gouverneur
Le président de la banque centrale américaine Jerome Powell a annoncé mercredi qu'il resterait à la Fed comme gouverneur à la fin de son mandat, tant qu'il ferait l'objet de pressions. Cette déclaration, très inhabituelle, a quelque peu éclipsé l'aspect monétaire.
La banque centrale venait de laisser ses taux d'intérêt inchangés (entre 3,5% et 3,75%). La décision était attendue mais quatre responsables ont manifesté leur désapprobation, pour des raisons différentes.
"Je partirai quand je le jugerai approprié", a déclaré Jerome Powell en conférence de presse. Il est président jusqu'au 15 mai, mais peut rester au conseil des gouverneurs jusqu'à la fin janvier 2028.
Jerome Powell a expliqué qu'il comptait "faire profil bas" en tant que gouverneur, ne restant que parce que le ministère de la justice et la Maison-Blanche maintiennent la pression à son encontre. Ils lui reprochent le dérapage de la facture du chantier de rénovation du siège de la Fed à Washington.
Une enquête ouverte par une procureure proche du président américain Donald Trump vient d'être close, sans sembler définitivement enterrée.
Revers pour Trump
La menace qui plane sur Jerome Powell - devenu président en 2018 à l'initiative de M. Trump, renouvelé sous le président démocrate Joe Biden - fâche les milieux économiques et une large part de la classe politique, attachés à l'indépendance de l'institution.
Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Trump n'hésite pas à déstabiliser la banque centrale qui ne fournit pas les baisses de taux d'intérêt qu'il attend. Outre Powell, il a tenté d'évincer la gouverneure Lisa Cook. La cour suprême doit prochainement trancher sur cette affaire.
"C'est une inquiétude répandue que ce genre de choses pourrait continuer", a glissé M. Powell, en référence aux poursuites de responsables monétaires.
Son séjour prolongé constitue un revers pour Donald Trump qui a cherché à accélérer son départ et souhaite attribuer son siège de gouverneur à quelqu'un d'autre. Le président américain a immédiatement dénoncé la décision de M. Powell de rester à la Fed, déclarant que "personne ne veut de lui".
Successeur adoubé
M. Powell semblait détendu pendant la conférence de presse, puis grave à nouveau au moment d'insister sur l'importance d'avoir une banque centrale concentrée uniquement sur des objectifs économiques et l'intérêt général, non sur la prochaine échéance électorale.
Il a félicité celui que Donald Trump a désigné pour lui succéder, l'ex-gouverneur de la Fed (2006-11) Kevin Warsh. Il le "croit sur parole" quand il assure qu'il ne se laissera pas influencer par Donald Trump, a-t-il déclaré.
Une commission du Sénat a donné quelques heures plus tôt son feu vert à cette nomination. Un vote en séance plénière sera organisé plus tard pour lever les derniers verrous à son accession au sommet de la Fed.
Le communiqué de la Fed montre que M. Warsh hérite d'une institution divisée, peu disposée à baisser les taux dans un avenir proche et dans le brouillard. Cela faisait plus de trente ans que quatre dissensions n'avaient pas été enregistrées.
Fed divisée
Le gouverneur Stephen Miran - qui cèdera bientôt son siège à M. Warsh - a voté pour des taux plus bas. Trois autres responsables (des présidents de Fed régionales) sont favorables au statu quo, mais désapprouvent la formulation du communiqué final.
Beth Hammack (Fed de Cleveland), Neel Kashkari (Minneapolis) et Lorie Logan (Dallas) ne veulent pas que la Fed laisse entendre qu'elle est encline à baisser les taux à l'avenir.
Ils signalent ainsi qu'elle pourrait au contraire, selon eux, devoir les relever face à l'inflation. Powell a dit ne pas s'étonner de telles divergences devant une situation aussi mouvante.
En huit ans de mandat, a-t-il souligné, "nous avons eu au moins quatre chocs d'offre". Il a cité la pandémie de Covid-19, l'invasion de l'Ukraine, les droits de douane de Donald Trump et désormais la guerre au Moyen-Orient qui fait flamber les prix de l'énergie.
A ce sujet, il a prévenu que l'indice d'inflation PCE de mars, publié jeudi, risquait d'afficher une forte accélération (3,5% contre 2,8% précédemment).
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Économie
UBS encaisse 3 milliards de dollars de bénéfice net au 1er partiel
UBS a engrangé un bénéfice net de 3,0 milliards de dollars au premier partiel (+80%), tirant profit d'une activité de la clientèle solide et d'afflux de capitaux. L'intégration de Credit Suisse est en bonne voie pour être terminée d'ici la fin de l'année.
La banque a profité d'afflux dans la gestion de fortune et dans celle d'actifs, avec respectivement 37 et 14 milliards de dollars d'afflux d'argent nouveau sur les trois premiers mois, rapporte un communiqué mercredi.
Le produit d'exploitation atteint 14,24 milliards de dollars, en hausse de 13% sur un an. Sur une base sous-jacente, la hausse est de 15% à 13,64 milliards. Le bénéfice brut atteint de son côté 3,8 milliards de dollars, et sur une base sous-jacente, une valeur de 4,0 milliards est publiée.
Le ratio coûts sur revenus se situe à 72,5%, et sur une base sous-jacente, il s'améliore à 70,2%.
Les chiffres dépassent les prévisions du consensus AWP.
Le ratio de fonds propres durs (CET1) atteint 14,7% tandis que le rendement des fonds propres durs (RoCET1) est de 16,8%. Sur une base sous-jacente, ce dernier se hisse à 17,0%.
Le transfert des comptes en Suisse sur la plateforme UBS est terminée, ce qui permet de confirmer la finalisation de Credit Suisse d'ici la fin de l'année. Des économies de coûts supplémentaires de 0,8 milliard ont été atteintes.
La banque se dit confiante d'atteindre ses objectifs 2026. En ce début de deuxième partiel, l'activité de la clientèle reste robuste, alors que les marchés reflètent l'espoir d'une solution diplomatique durable du conflit au Moyen-Orient. Le revenu net d'intérêt est attendu au même niveau que celui du trimestre précédent.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Inauguration du siège rénové de la Vaudoise Assurances
La Vaudoise Assurances a inauguré mardi la version rénovée de son siège à Lausanne, le Cèdre. Les travaux, démarrés en 2024 et qui ont coûté 28 millions de francs, ont permis de mettre au goût du jour ce bâtiment emblématique, construit en 1956 par l'architecte Jean Tschumi et classé d'intérêt national.
Le Cèdre, dont les dernières rénovations dataient des années 1990, "ne répondait plus aux exigences contemporaines d'un siège administratif, tant sur le plan des aménagements intérieurs que des installations techniques et du confort thermique", explique la Vaudoise Assurances, qui emploie environ 500 personnes sur le site.
Une intervention "en profondeur" a été nécessaire avec un double objectif: "préserver et valoriser le patrimoine architectural du Cèdre tout en l'adaptant aux usages actuels et aux nouveaux modes de travail."
Le projet de rénovation a été conçu par le bureau lausannois Itten+Brechbühl SA (IB), vainqueur du concours d'architecture en 2020. Parmi les principales nouveautés, les murs intérieurs côté sud ont été supprimés ou remplacés par des parois vitrées dans la majorité des étages, "afin de renforcer la transparence, la lumière naturelle et les vues sur le paysage."
Un travail particulier a aussi été mené sur les couleurs et le mobilier. Certains meubles ont ainsi été reproduits "au plus près" des originaux imaginés par Jean Tschumi, "tout en étant adaptés aux normes contemporaines de confort et de durabilité." Ces rééditions font d'ailleurs l'objet actuellement d'une exposition dédiée au mudac.
Au final, cette rénovation permet de rester "fidèle à la vision de Jean Tschumi", affirme la Vaudoise. Et de relever que le bâtiment rénové "incarne une relation vivante entre patrimoine, architecture, art et usages contemporains."
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Une étude décortique la "formule magique" du canton de Vaud
L'évolution de l'économie vaudoise depuis 1990 met en évidence un modèle de croissance robuste, fondé sur l'innovation, la diversification et l'ouverture internationale. C'est ce qui ressort d'une étude de BAK Economics présentée mardi par la ministre de l'économie Isabelle Moret.
L'enquête met en évidence "une trajectoire de croissance soutenue, reposant sur des bases structurelles solides". Le canton affiche un niveau d'attractivité élevé, avec un indice de compétitivité de 107,2, supérieur aux moyennes suisse (105,2) et romande (104,0). Il confirme ainsi sa capacité à attirer des activités à forte valeur ajoutée et à s'inscrire dans les chaînes de valeur internationales, résume l'étude, selon un communiqué du Canton.
BAK Economics identifie aussi "un modèle économique singulier", fondé sur l'articulation étroite entre sciences de la vie, numérique et industrie de précision. Cette "diversification connexe" favorise les transferts de connaissances entre secteurs et renforce la résilience de l'économie. Ce type de concentration reste rare en Europe, selon l'étude.
Le canton se distingue également par "l'intensité de son tissu d'innovation, étant à l'origine d'un brevet suisse sur quatre incluant une composante numérique". Fort de cette expertise, il se positionne sur plusieurs domaines technologiques d'avenir, notamment la medtech digitale, les biosenseurs et la découverte de médicaments.
L'étude souligne par ailleurs un enjeu clé: le canton doit encore renforcer la conversion de son potentiel scientifique en innovations concrètes pour l'ensemble du tissu économique, en particulier pour les PME. Ce constat met en évidence un levier d'amélioration prometteur pour renforcer la compétitivité, est-il souligné.
L'année 2025 fait écho à l'étude
Dans le cadre de cette présentation, le Service de la promotion de l'économie et de l’innovation (SPEI) en a profité pour faire un bilan de l'année 2025. Il a annoncé des niveaux records en matière d'attractivité, d'innovation et de tourisme.
Le travail d'Innovaud s'est concrétisé avec l'implantation d'un nombre record de 41 entreprises étrangères supplémentaires dans le canton, indique le SPEI. En provenance de 17 pays, elles devraient générer près de 500 emplois d'ici cinq ans. Leur profil sectoriel - technologies de l'information, sciences de la vie et microtechnique - est cohérent avec les domaines identifiés comme porteurs par l'étude de BAK Economics.
Le SPEI a aussi soutenu au total 229 entreprises en 2025, mobilisant 6,1 millions de francs d'aides à cet effet.
L'innovation se traduit aussi par un nouveau record pour l'emploi, relève encore le Canton. Les huit parcs d'innovation et technopôles totalisent désormais 9585 emplois. Dans ces derniers, les emplois du secteur des sciences de la vie ont progressé de +7,9% par rapport à 2024, et de +49% depuis 2021.
Le secteur du tourisme n'est pas en reste. Toutes les régions sont en croissance, "confirmant l'attractivité globale du territoire". Avec 3,1 millions de nuitées en 2025, le canton franchit un seuil record.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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