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Économie

Airbus décroche une commande géante au salon aéronautique de Dubaï

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Airbus a décroché dimanche une commande géante de 255 avions A321 par quatre compagnies en ouverture du salon aéronautique de Dubaï. La valeur de la commande est estimée à 29 milliards d'euros. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

Airbus a frappé fort en décrochant dimanche une commande groupée de 255 avions monocouloirs A321 par quatre compagnies en ouverture du salon aéronautique de Dubaï. Il s'agit du premier contrat d'ampleur depuis le début de la pandémie.

Avec cette annonce, l'avionneur européen confirme l'ascendant pris sur son rival américain Boeing, qui ne s'est présenté qu'avec une commande pour la conversion en avions cargo de onze B737 d'ancienne génération.

La méga-commande d'Airbus émane de quatre compagnies aériennes appartenant à la société d'investissement américaine spécialisée dans le transport aérien Indigo Partners.

Dans le détail, 102 appareils sont destinés, à la compagnie à bas coûts hongroise Wizz Air, 91 à la low-cost américaine Frontier Airlines, 39 à la mexicaine Volaris et 23 à la chilienne Jetsmart, selon un communiqué de l'avionneur européen.

La valeur de la commande s'élève à plus de 33 milliards de dollars (près de 29 milliards d'euros) selon le dernier prix catalogue publié en 2018 par l'avionneur, un tarif quasiment jamais appliqué. Le montant réel de la transaction n'a pas été révélé.

De fait, une telle commande groupée permet aux acheteurs d'obtenir un prix attractif, a convenu Guillaume Faury le président exécutif d'Airbus lors de la cérémonie de signatures, pour qui c'est du "donnant-donnant".

Les livraisons auront lieu à partir de 2025.

En dépit d'un rebond cet été, le trafic aérien mondial n'est que de moitié ce qu'il était avant-crise et ne devrait retrouver son niveau de 2019 qu'entre 2023 et 2025.

Le segment des appareils monocouloirs et des liaisons moyen-courrier, moins soumis aux restrictions de circulation que les voyages longues distances, est amené à redémarrer en premier.

"Nous voulons être positionnés tôt pour la reprise", a expliqué Bill Franke, le patron d'Indigo Partners.

Sur les 255 appareils A321, 29 sont du futur modèle XLR, un monocouloir dit à "très long rayon d'action" capable d'effectuer les liaisons long-courrier traditionnellement dévolues aux gros porteurs (B777, A350) mais aussi des vols moyen-courrier traditionnels.

L'A321 XLR, lancé en 2019 et 2023, rencontre un franc succès commercial, selon Airbus. Il pose également problème à Boeing qui n'a aucun appareil à lui opposer.

"Phénomène naissant"

Plus généralement, cette commande confirme l'intérêt croissant des compagnies pour l'A321, qui représente dorénavant près de 60% des commandes d'appareils de la famille A320 (A319, A320 et A321).

Et l'avionneur européen a de longues années de production devant lui avec plus de 7500 monocouloirs dans son carnet de commande.

Autre bonne nouvelle pour l'européen : la commande par les Émirats de deux avions ravitailleurs A330 MRTT pour son armée de l'Air, ce qui portera à cinq appareils sa flotte.

Face à cela, Boeing a fait profil bas dimanche avec l'annonce d'un contrat avec le loueur islandais Icelease pour la conversion de onze monocouloirs 737 en avions cargo.

Cette commande n'implique donc pas de construction de nouveaux avions.

Appétit pour le fret

Elle illustre un appétit des transporteurs mondiaux pour le fret aérien. Le trafic cargo mondial dépassait en septembre de plus de 9% son niveau de 2019, selon l'Association internationale du transport aérien (Iata).

L'essor du commerce en ligne, les difficultés de la chaîne logistique mondiale à l'heure de la reprise économique en sont à l'origine. À cela s'est ajouté la faiblesse persistante du trafic aérien mondial, notamment les long-courrier, alors que la moitié du fret aérien est traditionnellement transportée dans les soutes des avions passagers.

Les commandes d'avions cargo gros-porteurs mais également les conversions en cargo d'avions passagers sont donc amenées à se développer, espèrent les avionneurs.

"C'était un phénomène naissant avant le Covid, où nous ne pouvions tout simplement pas convertir suffisamment de 737", a affirmé à des journalistes le président de la division services de Boeing, Ted Colbert.

Boeing dit prévoir un besoin de 1720 conversions d'avions passagers en avions cargo au cours des vingt prochaines années et avoir déjà obtenu "plus de 200 commandes et intentions de la part de 19 clients".

De son côté, ATR, le constructeur européen d'avions régionaux, a profité du premier jour du salon pour annoncer la commande de sept ATR-72 pour la compagnie espagnole Binter Canarias (quatre appareils) et la roumaine Tarom (trois avions).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Fed opte comme prévu pour le statu quo sur ses taux d'intérêt

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Pour la deuxième fois d'affilée, la Fed a laissé ses taux inchangés (archives). (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a sans surprise laissé mercredi ses taux d'intérêt inchangés pour la deuxième fois d'affilée et souligné l'impact incertain de la guerre au Moyen-Orient sur la première économie mondiale.

"Les implications des événements au Moyen-Orient pour l'économie américaine sont incertaines", écrit la banque centrale dans son communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

L'initiative anti-spéculation de l'ASLOCA partiellement invalidée

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Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements " de l'ASLOCA, considérant une de ses dispostions contraire au droit (illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le Conseil d'Etat genevois a partiellement invalidé l'initiative "STOP à la spéculation sur nos logements" de l'ASLOCA. Il a supprimé la disposition prévoyant un droit de préemption obligatoire lors de l'achat d'immeubles à des prix manifestement exagérés, la considérant contraire au droit.

Cette obligation exclut toute marge d'appréciation et pesée d'intérêts. Elle porte une atteinte disproportionnée à la garantie de la propriété et à la liberté économique, a indiqué mercredi le gouvernement.

Le Conseil d'Etat estime que la mise en oeuvre de cette initiative, qui vise à modifier la loi sur le logement et la protection des locataires, sera difficile en termes de délais mais aussi de moyens humains et financiers. Tout en reconnaissant la nécessité de lutter contre la spéculation sur les immeubles locatifs, il préconise au Grand Conseil de la rejeter, sans lui opposer de contre-projet.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

UBS a repris l'ensemble de la clientèle de l'ex-Credit Suisse

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UBS a achevé le transfert de quelque 1,2 million de relations clients de Credit Suisse dans le monde entier vers l'infrastructure d'UBS (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

UBS a franchi une nouvelle étape dans l'intégration des activités de feu Credit Suisse. Le numéro un bancaire helvétique indique mercredi avoir mis la touche finale à la reprise des clients enregistrés en Suisse de son rival acquis dans l'urgence en mars 2023.

Le transfert de quelque 1,2 million de relations clients dans le monde entier vers l'infrastructure d'UBS a été mené à bien, poursuit UBS. Cité dans le communiqué, le directeur général de la banque aux trois clefs, Sergio Ermotti, a qualifié l'opération comme l'"une des intégrations les plus complexes de l'histoire du secteur bancaire".

A la faveur de cette intégration, les volumes de paiement sur la plateforme d'UBS ont bondi de près de 25%, à 3,1 millions de transactions par jour, note la banque.

Depuis le rachat de l'ex-numéro deux bancaire helvétique, UBS a mis en ½uvre la fusion des deux établissements systémiques par étapes, la première ayant été franchie durant l'été 2024 avec la fusion des maisons mères et des entités suisses. Dans le cadre de la migration désormais achevée, la banque a notamment renforcé les capacités dans les agences et ses services d'assistance à la clientèle, réalisé plus de 80'000 tests et dispensé plus de 132'000 heures de formation à ses collaborateurs.

Selon UBS, la migration s'est déroulée sans heurts du point de vue des clients. La banque a envoyé environ trois millions de courriers personnalisés et mis à disposition des informations numériques. Les retours de la clientèle se sont révélés dans l'ensemble favorables.

Intégration d'ici la fin de l'année

Avec l'achèvement de la migration, la dernière phase de l'intégration commence désormais, y compris la mise hors service des anciens systèmes informatiques de Credit Suisse. UBS prévoit toujours d'achever en grande partie le processus d'intégration d'ici fin 2026.

Pour mémoire, UBS s'était emparé de Credit Suisse en mars 2023 afin d'empêcher l'effondrement imminent de son rival et éviter une crise financière en Suisse et à l'échelle internationale. Credit Suisse a plongé dans une grave crise à la suite de plusieurs scandales accompagnés d'importantes pertes financières.

Le rachat dans l'urgence par UBS est intervenu sous la pression des autorités, notamment du Conseil fédéral, de la Banque nationale suisse et de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma), qui souhaitaient garantir la stabilité du système financier.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Groupe Minoteries grignote un peu de bénéfice

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GMSA a vu ses ventes et son bénéfice augmenter en 2025 (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le groupe alimentaire vaudois Groupe Minoteries (GMSA) a vu ses recettes s'accroître l'an passé, tandis que son bénéfice s'est légèrement accru. Les ventes ont totalisé 151,9 millions de francs, soit une hausse de 4,7%.

Dans son rapport annuel, le groupe basé Granges-près-Marnand se réjouit d'afficher "un chiffre d'affaires en croissance et ce malgré un contexte exigeant sur le marché de la farine panifiable", pointant "les surcapacités dans la branche ainsi que les différences de prix entre les céréales indigènes et importées qui n'ont jamais été aussi grandes".

L'entreprise indique avoir transformé 123'292 tonnes de matières premières végétales sur ses différents sites, ce qui correspond à un recul de 1,7%. "La réduction des volumes de farine est due à un transfert de production d'un de nos clients à l'étranger ainsi que de la modification des tarifs douaniers pour les farines techniques", justifie-t-elle.

Le bénéfice d'exploitation (Ebit) a progressé de 9,1% à près de 5,9 millions quand le bénéfice net a grappillé 0,8% à 5,4 millions. "Cette solide performance est le fruit de l'intégration de deux nouvelles structures qui ont rejoint le groupe cette année (Moulin du Valais et Schweizerische Schälmühle E. Zwicky)", selon le document.

Le conseil d'administration proposera lors de la prochaine assemblée générale un dividende stable de 11 francs par action.

Année de transition

Pour 2026, le groupe vaudois mise sur une stabilisation du volume de production de la branche. De plus, le conseil d'administration prévoit de "procéder à une revue de la stratégie et l'adapter, si nécessaire, en vue de l'horizon 2030".

Suite à l'acquisition de l'entreprise thurgovienne, qui fabrique notamment des mueslis et du granola, "de nouvelles synergies sont possibles. Des réflexions d'optimisation sont en cours d'évaluation avec comme objectif une mise en place dans le courant 2027", L'année 2026, qualifiée "de transition", "sera très importante pour définir la structure future de notre groupe".

Groupe Minoteries anticipe une croissance du chiffre d'affaires, tandis que le bénéfice d'exploitation devrait se maintenir au niveau de 2025.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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