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Airbus prend le large face à Boeing

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Sur les dix premiers mois de l'année, Airbus a livré 460 appareils contre 268 pour Boeing. Les deux constructeurs ont vu leur activité amputée par la pandémie mais le premier est à nouveau bénéficiaire, tandis que le second reste dans le rouge. (archives) (© KEYSTONE/DPA/CHRISTIAN CHARISIUS)

L'un rit, l'autre pleure: tandis qu'Airbus repart de l'avant après le Covid, Boeing reste encalminé dans des crises à répétition, donnant un avantage durable à l'européen dont la gamme d'avions correspond mieux aux besoins des compagnies, s'accordent les analystes.

Sur les dix premiers mois de l'année, Airbus a livré 460 appareils contre 268 pour Boeing. Les deux constructeurs ont vu leur activité amputée par la pandémie mais le premier est à nouveau bénéficiaire, tandis que le second reste dans le rouge.

Si le 737 MAX vole à nouveau depuis un an après les deux accidents mortels qui l'ont cloué au sol, Boeing doit encore écouler près de 370 appareils stockés sur ses parkings, ce qui prendra encore deux ans, selon son directeur général David Calhoun.

Et l'avionneur attend toujours sa re-certification en Chine, qui tarde à venir. L'accès à ce marché clé conditionnera les plans de l'avionneur pour monter ses cadences de production, convient le patron de Boeing.

Autre déconvenue, la suspension depuis juin des livraisons du 787 Dreamliner après la découverte de nouveaux problèmes de fabrication chez un fournisseur. Cela devrait coûter à Boeing environ un milliard de dollars, selon ses estimations. Qui vont s'ajouter aux 6,5 milliards de dollars de coûts supplémentaires prévus pour faire face à la certification retardée de son futur gros-porteur 777X, dorénavant attendue pour la fin 2023.

"Il y a eu tant de problèmes que c'est très difficile de dire que c'est terminé", affirme à l'AFP Richard Aboulafia, analyste chez Teal Group.

Pour ne rien arranger, "la crise du Covid a particulièrement affecté les avions long-courrier, où historiquement Boeing est plus fort", explique Rémy Bonnery, du cabinet Archery consulting. Avec un trafic aérien longue distance gêné par les restrictions de déplacements et qui ne devrait retrouver son niveau qu'entre 2023 et 2025, les ventes de gros-porteurs risquent donc d'être durablement atrophiées.

Airbus, lui, profite à plein du marché plus porteur des moyen-courrier avec les déclinaisons de son A320.

Le constructeur européen a surtout décoché sa carte maîtresse: l'A321neo et notamment sa future version XLR à très long rayon d'action, attendue pour 2023. Cet appareil monocouloir pourra effectuer des vols de dix heures qui jusqu'ici ne pouvaient l'être que par des gros-porteurs plus difficiles à remplir.

"Arrêter l'hémorragie"

Avec un trafic aérien anémié du fait de la pandémie, il permet aux compagnies aériennes d'envisager de développer de manière rentable des lignes long-courriers à faible flux de trafic et de "tester" de nouvelles destinations, tout en effectuant les liaisons plus traditionnelles d'un moyen-courrier.

"Sur ce marché des monocouloirs long-courrier, Airbus est seul", selon Rémy Bonnery, pour qui "pour les 10 ans à venir, la balle est tirée: on aura des livraisons d'avions supérieures chez Airbus par rapport à Boeing".

Face à cela, l'avionneur américain est pour l'instant démuni après avoir renoncé début 2020 à lancer son projet de NMA (New Midsize Aircraft).

"Boeing est en train de perdre 10 points de parts de marché, en grande partie à cause de l'A321neo, et perdre 10 points de parts de marché c'est prendre le risque de devenir un acteur marginal", n'hésite pas à dire Richard Aboulafia.

Il lui "faut véritablement arrêter l'hémorragie par rapport à Airbus" car reconquérir des parts de marché perdues est "très compliqué et très cher", juge Michel Merluzeau, analyste au cabinet américain AIR.

Cela passe donc par un nouvel avion. Cela coûte cher, une quinzaine de milliards de dollars au bas mot, selon lui. Or la dette de Boeing a quintuplé en moins de trois ans, celle-ci atteint dorénavant plus de 62 milliards de dollars.

Même s'il lance un nouveau programme rapidement, Boeing aura du mal à avoir un nouvel avion avant 2028-2029, juge Michel Merluzeau. Et celui-ci risque de ne pas bénéficier des ruptures technologiques, synonymes d'une efficacité et donc d'une rentabilité accrue et d'une empreinte environnementale réduite, qui sont plutôt attendues pour 2035.

Mais Boeing peut-il se permettre d'attendre? "Bien sûr, si une part de marché de 30% leur convient", ironise Richard Aboulafia.

Le patron de Boeing a envoyé fin octobre un signal, indiquant avoir mis sur pied une équipe pour engager la conception en parallèle d'un nouvel avion et d'un nouveau système de production.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Sinner détrône Alcaraz en tête du classement mondial

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Sinner a récupéré la 1re place mondiale lundi, mais Alcaraz pourrait la lui reprendre dans une semaine (© KEYSTONE/EPA/SEBASTIEN NOGIER)

Jannik Sinner et Carlos Alcaraz poursuivent leur chassé-croisé au sommet de la hiérarchie mondiale.

L'Italien, qui a privé l'Espagnol dimanche en finale d'un doublé à Monte-Carlo, reprend la première place du classement ATP lundi.

Carlos Alcaraz avait relégué Jannik Sinner au deuxième rang le 10 novembre 2025. L'Espagnol a toutefois l'occasion de récupérer le trône dès cette semaine: il repassera en tête s'il remporte l'ATP 500 de Barcelone. Mais sa marge ne serait alors que de 60 points!

Les deux ogres du circuit dominent largement le monde du tennis: à l'issue du premier gros tournoi sur terre battue de la saison, les deux rivaux sont loin devant Alexander Zverev (3e), demi-finaliste en Principauté, et Novak Djokovic qui n'a pas joué cette année à Monte-Carlo où il n'avait que 10 points ATP à défendre.

En revanche, Lorenzo Musetti, finaliste l'an dernier mais battu dès son entrée en lice cette année au 2e tour, perd quatre rangs pour se retrouver 9e. No 1 suisse, Stan Wawrinka a quant à lui chuté de la 104e à la 107e place, un classement qui pourrait ne pas suffire pour intégrer directement le tableau final de Roland-Garros.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Russie et l'Ukraine reprennent leurs attaques de drones

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Les frappes se poursuivent entre Russes et Ukrainiens. (© KEYSTONE/EPA/65TH MECHANIZED BRIGADE PRESS SERVICE / HANDOUT HANDOU)

La Russie et l'Ukraine ont repris leurs attaques nocturnes de drones après l'expiration dimanche soir d'une courte trêve décrétée pour la Pâque orthodoxe et marquée par des accusations de violations massives des deux côtés, ont indiqué les deux pays.

Selon l'armée de l'air ukrainienne, la Russie a lancé contre l'Ukraine 98 drones, dont 87 ont été abattus. Le ministère russe de la Défense a pour sa part indiqué avoir intercepté dans la nuit 33 drones ukrainiens.

Lors de cette trêve de 32 heures, Kiev et Moscou se sont mutuellement accusés d'avoir violé à des centaines de reprises le cessez-le-feu.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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McIlroy remporte son deuxième Masters de suite, un exploit rare

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Rory McIlroy a remporté pour la deuxième année consécutive le Masters d'Augusta (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

Rory McIlroy a remporté pour la deuxième année de suite le prestigieux Masters dimanche à Augusta.

Cet exploit a été seulement réussi avant lui par les légendes Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002).

Le Nord-Irlandais de 36 ans a ainsi conquis son sixième titre majeur en devançant le no 1 mondial Scottie Scheffler, revenu à un coup à l'issue d'un week-end à rebondissements.

Flamboyant vendredi puis en difficulté samedi, McIlroy a attaqué le dernier tour dimanche en tête à égalité avec l'Américain Cameron Young. Il a rapidement reculé au classement à cause d'un double bogey puis d'un bogey, avant de revenir au sommet grâce à une fin de journée maîtrisée.

Le no 2 mondial nord-irlandais a tout de même offert un final à suspense en ratant totalement sa mise en jeu au trou no 18, envoyée dans les arbres, avant de réussir ses deux coups suivants puis d'assurer sur le green, rendant une dernière carte de 71 (un coup sous le par).

Scottie Scheffler, titré à Augusta en 2022 et 2024, a surmonté deux premières journées difficiles pour se hisser à la deuxième place finale avec une carte de 68. Les Anglais Tyrrell Hatton et Justin Rose, ainsi que les Américains Russell Henley et Cameron Young se partagent la troisième place à deux coups du vainqueur.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les Etats-Unis veulent bloquer lundi les ports iraniens

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Image d'archives de pétroliers et de cargos croisant au large du détroit d'Ormuz. (© KEYSTONE/AP/Altaf Qadri)

Le blocus des ports iraniens, annoncé par les Etats-Unis après l'échec de pourparlers avec l'Iran, doit débuter lundi. Cette perspective qui a fait rebondir les prix du pétrole.

Lundi 16h00 en Suisse: c'est à cette heure que l'armée américaine a prévu d'imposer un blocus aux "navires de toutes nationalités entrant ou sortant des ports et zones côtières iraniens".

L'annonce inattendue du blocus américain, couplée à l'échec des négociations à Islamabad durant le week-end pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, a fait déferler une nouvelle vague d'inquiétudes pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures du Golfe.

Après l'accalmie des derniers jours, le baril de pétrole a directement commencé la semaine au-dessus du prix symbolique de 100 dollars, bondissant de plus de 7% pour le Brent de la mer du Nord, référence mondiale, et de plus de 8% pour le WTI, référence américaine, vers 05h40 en Suisse.

L'incapacité des deux parties à trouver un accord après plus de 20 heures de pourparlers à Islamabad fait craindre une reprise des attaques après plus de six semaines d'une guerre qui a fait plus de 6000 morts, principalement en Iran et au Liban et a déstabilisé l'économie mondiale.

Le respect du cessez-le-feu de deux semaines qui doit expirer le 22 avril reste incertain: si le Pakistan, médiateur dans les pourparlers infructueux, a appelé à ce qu'il continue d'être observé, ni les Etats-Unis ni l'Iran n'ont évoqué le sujet.

Dans une première déclaration après le retour de la délégation américaine du Pakistan, le président américain Donald Trump a annoncé dimanche un "processus de BLOCUS de tous les navires tentant d'entrer ou de sortir du détroit d'Ormuz", étroite voie maritime stratégique pour la circulation mondiale du pétrole, dont les Etats-Unis exigent le déblocage par l'Iran.

Néanmoins sera autorisée la circulation des navires ne partant pas ou ne se dirigeant pas vers l'Iran à travers le détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom.

Sans détailler les modalités d'une telle opération, Donald Trump a affirmé sur Fox News que le Royaume-Uni "et quelques autres pays" enverraient des dragueurs de mines.

La réponse de l'Iran ne s'est pas fait attendre: l'influent président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, a répondu que son pays "ne cèdera à aucune menace", et les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont menacé de piéger leurs ennemis dans un "tourbillon mortel".

"A deux doigts" d'un accord

Sans fermer la porte à une reprise des tractations, Washington et Téhéran se renvoient la responsabilité de l'échec des discussions au Pakistan.

Donald Trump a mis la faute sur le refus de l'Iran de renoncer à se doter de l'arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran. Et leur éventuel retour à la table des négociations "est égal" au président américain.

S'ils ne reviennent pas, ça me va très bien", a déclaré M. Trump aux journalistes sur la base militaire d'Andrews, près de Washington, à son retour d'un week-end passé en Floride.

Selon l'Iran, un accord était "à deux doigts" d'être trouvé. Pour le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, l'un des principaux négociateurs de la République islamique, l'échec est dû au "jusqu'au-boutisme américain".

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei, avait auparavant évoqué "une atmosphère de suspicion et de méfiance", jugeant "évident" qu'un accord ne pouvait être obtenu "en une seule session".

Poursuite des attaques au Liban

Au Liban, deuxième terrain principal de la guerre, les attaques avec le Hezbollah se poursuivent, Israël ayant soutenu que ce front n'était pas inclus dans la décision de cessez-le-feu.

Lundi, le mouvement islamiste pro-iranien a affirmé avoir lancé des roquettes sur deux localités israéliennes juste de l'autre côté de la frontière.

Le ministère libanais de la Santé a annoncé la mort de quatre personnes, dont une femme, après une frappe israélienne sur la localité de Maaraoub, dans le sud du pays. Le conflit a tué plus de 2000 personnes au total dans le pays.

Des pourparlers sont pour l'heure toujours prévus mardi entre des représentants libanais et américains à Washington, après le feu vert donné par Israël sous pression américaine.

"La guerre continue, y compris dans la zone de sécurité au Liban", a affirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, lors d'une première visite dans le sud du Liban, dont l'armée israélienne a pris le contrôle.

Son homologue libanais, Nawaf Salam, a assuré que Beyrouth oeuvrait à obtenir par la négociation un retrait total d'Israël.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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