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International

Procès de Ghislaine Maxwell, "rabatteuse" présumée d'Epstein

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Ghislaine Maxwell en 2013 (© KEYSTONE/AP/Rick Bajornas)

Deux ans après le suicide en prison du milliardaire Jeffrey Epstein, le procès de son ex-compagne Ghislaine Maxwell commence lundi à New York. Elle est accusée d'avoir recruté des jeunes mineures pour le financier.

La fille du magnat de la presse Robert Maxwell, 59 ans, est détenue aux Etats-Unis depuis l'été 2020. Elle encourt la prison à vie au terme de débats qui doivent durer six semaines et déterminer si elle a participé au vaste trafic sexuel dont était accusé l'homme d'affaires, mort en prison en 2019.

Concrètement, elle est soupçonnée d'avoir joué le rôle de "rabatteuse", en recrutant entre 1994 et 2004 des jeunes filles mineures exploitées sexuellement par Jeffrey Epstein, avec lequel elle a entretenu pendant près de 30 ans une relation amoureuse, amicale et professionnelle.

Elle "était dangereuse. Elle préparait des jeunes filles à être agressées par un prédateur" en les mettant à l'aise, en confiance, et en faisant semblant de leur donner de l'importance, a décrit la procureure Lara Pomerantz en ouvrant les débats.

Mais l'une des avocates de Ghislaine Maxwell, Bobbi Sternheim, l'a au contraire dépeinte comme "la cible de la colère de femmes, qui ont été ou qui pensent avoir été abusées par Epstein", grand absent du procès.

Agitée

Dans la salle d'audience de la cour fédérale de Manhattan, Mme Maxwell, ancienne femme mondaine née dans un milieu privilégié, est apparue agitée dans son pull beige, ôtant puis retirant ses lunettes, touchant souvent son visage et passant beaucoup de notes à ses avocats.

La Franco-Américano-Britannique, qui s'est plainte de ses conditions de détention, se dit innocente et plaide non-coupable des six chefs d'inculpation. Elle ne devrait pas s'exprimer à l'audience.

"Faux souvenirs"

Sa défense devrait plaider que les crimes présumés remontent à plus de 20 ans - une psychologue éclairera le tribunal sur le phénomène des "faux souvenirs" - et surtout que Ghislaine Maxwell est jugée en lieu et place du principal protagoniste, Jeffrey Epstein.

L'avocate Bobbi Sternheim cherche à l'inverse à ramener le dossier à "une affaire de mémoire, de manipulation et d'argent".

"Rabatteuses"

De son côté, l'accusation se fonde sur quatre plaignantes anonymes - dont deux n'avaient que 14 et 15 ans - qui racontent avoir été approchées par des "rabatteuses", dont Mme Maxwell, près de leur école ou à leur travail.

Après le cinéma et le lèche-vitrines "entre copines", les jeunes filles étaient persuadées, pour quelques centaines de dollars, de venir faire un massage, présenté comme non sexuel, à un puissant New-Yorkais prêt à faire décoller leur carrière.

"Elle gagnait leur confiance", mais "elle savait exactement ce qu'Epstein allait faire à ses enfants quand elle les envoyait dans ses salles de massage", a expliqué la procureure, qui a évoqué le "cauchemar" des victimes.

D'après l'accusation, Ghislaine Maxwell aurait également participé aux agressions sexuelles avec son compagnon, soit chez elle à Londres, soit chez lui à Manhattan, en Floride et au Nouveau-Mexique.

"Comme une dealeuse"

"Pour ma cliente (...) il n'y aurait pas eu de Jeffrey Epstein sans Ghislaine Maxwell (...). C'était comme une dealeuse qui apportait sa drogue à Epstein, et sa drogue c'était des jeunes filles", a déclaré devant le tribunal Lisa Bloom, avocate de plusieurs victimes présumées de Jeffrey Epstein, dont une également de Maxwell.

L'ombre de Jeffrey Epstein sera évidemment omniprésente, plus de deux ans après son suicide qui a privé ses victimes d'un procès.

Le milliardaire avait bien été condamné en Floride en 2008 pour avoir payé des jeunes filles pour des massages. Mais il n'avait fait que 13 mois de prison à la suite d'un accord confidentiel avec le procureur de l'époque.

Prince Andrew, Clinton, Trump

Une autre ombre planera sur le procès: celle du prince britannique Andrew, un proche d'Epstein, cible depuis août d'une plainte distincte pour "agressions sexuelles" déposée par une Américaine, Virginia Giuffre.

Cette plainte devrait être examinée fin 2022 devant un tribunal civil à New York, même si le second fils de la reine Elizabeth II n'est pas poursuivi au pénal et nie ces faits qui se seraient déroulés entre 2000 et 2002, lorsque Virginia Giuffre était mineure.

D'autres noms pourraient être cités: les ex-présidents américains Bill Clinton et Donald Trump, en raison de leur présence à des fêtes new-yorkaises, et l'ex-agent français de mannequins Jean-Luc Brunel, ami d'Epstein, inculpé et écroué à Paris en décembre 2020 pour viols et agressions sexuelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Musk débouté de ses poursuites contre OpenAI

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Elon Musk a été débouté lundi par un jury californien de ses poursuites contre OpenAI (archives). (© KEYSTONE/AP/Mark Schiefelbein)

Elon Musk a été débouté lundi par un jury californien de ses poursuites contre OpenAI. Il accusait les dirigeants d'avoir détourné ses dons et trahi sa promesse philanthropique afin de bâtir un mastodonte commercial de l'intelligence artificielle.

Un jury populaire a estimé, après moins de deux heures de délibération, que les créateurs de ChatGPT et leur emblématique patron Sam Altman avaient démontré que les poursuites de l'homme le plus riche du monde étaient couvertes par la prescription.

La juge fédérale Yvonne Gonzalez Rogers, qui s'était réservé la décision finale, a immédiatement accepté l'avis du jury et confirmé son verdict.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

Le nouveau chef de la Fed, prêtera serment vendredi

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Kevin Warsh va prêter serment vendredi à la Maison Blanche (archives). (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Kevin Warsh, choisi par Donald Trump pour diriger la puissante banque centrale américaine, la Fed, prêtera serment vendredi à la Maison Blanche et en présence du président américain. L'information a été donnée par un responsable de la présidence à l'AFP.

Sa nomination avait été validée mercredi dernier par le Sénat. Il succède à Jerome Powell, dont le mandat a expiré vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Ovation debout pour l'Espagnol Pedro Sanchez à Genève

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Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a dénoncé une "pandémie" d'"égoïsme" devant le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Tedros Adhanom Ghebreyesus à Genève. (© KEYSTONE/EPA/SALVATORE DI NOLFI)

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a reçu une ovation debout des membres de l'OMS à Genève. "Nous n'avons hésité à aucun moment" à accueillir l'évacuation des passagers du MV Hondius, a-t-il affirmé lundi, tout en s'en prenant aux Etats-Unis.

Quelques jours après avoir rencontré le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) venu rendre hommage à la générosité du peuple espagnol, le président du gouvernement l'a retrouvé cette fois-ci à Genève. Et il s'en est pris à ceux qui "estiment que le droit international est comme un menu à la carte".

Les quelque 150 personnes à bord avaient "peur" et étaient dans l'"incertitude", a-t-il encore ajouté. Leur évacuation avec l'aide des autorités espagnoles a permis de "détecter les cas de manière précoce" et une prise en charge "avant qu'il ne soit trop tard".

Et avec l'Espagne, tous les pays qui avaient des ressortissants sur le navire, de même que l'OMS, ont travaillé "ensemble", a encore dit M. Sanchez. "Une propagation positive de la solidarité", selon lui.

Il dénonce en revanche une "pandémie" d'"égoïsme", alors que le financement international de la santé a reculé ces deux dernières années de 30%. Une fois de plus, il s'en est pris, sans le nommer, au président américain Donald Trump et aux coupes qu'il a décidées.

"L'investissement dans la santé mondiale revient à un investissement dans la sécurité pour nos pays et nos citoyens", a insisté le président du gouvernement espagnol. Il a appelé aussi à des institutions internationales de santé qui prennent davantage en considération les pays du Sud. "Nous sommes prêts à travailler avec vous tous", a-t-il aussi ajouté.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Kim Kardashian demande un euro pour son agression à Paris en 2016

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Kim Kardashian, ici à New-York le 4 mai, a réclamé un euro de dommages et intérêts au commando de "papys braqueurs" qui l'avaient agressée à Paris en 2016 (archives). (© KEYSTONE/AP/Evan Agostini)

La star américaine Kim Kardashian a réclamé lundi un euro de dommages et intérêts au commando de "papys braqueurs" qui l'avaient agressée dans la chambre de son hôtel parisien en 2016. Ils lui avaient soutiré pour 9 millions d'euros de bijoux en pleine Fashion Week.

Lors d'une audience consacrée aux intérêts civils, l'avocate de la reine des influenceuses, Léonor Hennerick, a réclamé un euro pour chacun des quatre membres de l'équipe, dont celui considéré comme leur chef, Aomar Aït Khedache, désormais septuagénaire. Un autre, Didier Dubreucq, est décédé quelques semaines après le verdict, prononcé en mai 2025.

Au terme de quatre semaines d'un procès ultramédiatisé, la cour d'assises de Paris avait prononcé des peines clémentes contre les dix accusés, la plus lourde étant de trois ans de prison ferme, sans retour en détention.

La cour avait expliqué avoir pris en considération "le temps écoulé" depuis cette nuit du 2 au 3 octobre 2016 - neuf ans - et l'état de santé des principaux protagonistes qui "interdit éthiquement d'incarcérer quiconque".

"Tourner la page"

Kim Kardashian, qui avait été bâillonnée et ligotée et était venue raconter à la barre la terreur qu'elle avait ressentie, s'était dite "satisfaite" du verdict et pressée de "tourner la page".

Sa styliste, Simone Bretter, présente dans le logement occupé par la star lors de sa séquestration, a formulé la même demande de dommages et intérêts.

Les enquêteurs n'ont jamais mis la main sur le butin de ce violent braquage, dont une bague estimée à 3,5 millions d'euros que Kim Kardashian montrait volontiers sur les réseaux sociaux.

Victime oubliée de ce fait divers, le réceptionniste de l'hôtel a lui demandé près de 550'000 euros de dommages et intérêts, par la voix de son avocat Mohand Ouidja.

La plus grosse partie de cette somme correspond à une "perte de chance professionnelle et universitaire", au motif que cet homme, qui était alors doctorant et finançait ses études avec ce travail de nuit, n'avait pu terminer sa thèse et faire fructifier sa formation.

"Depuis, il vit avec un syndrome post-traumatique", "n'a jamais pu se reconstruire, sa trajectoire a été brisée", selon Me Ouidja, dont le client vit désormais en Algérie après avoir "été éloigné du territoire français".

"C'est un peu spécieux ce qu'on vous demande", a rétorqué un des avocats de la défense, Gabriel Duménil. L'hôtel a lui réclamé 100'000 euros au titre du préjudice d'image. La décision sur les intérêts civils, épilogue de cette retentissante affaire, sera rendue le 15 septembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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