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Économie

La révision des normes anti-bruit ne plaît pas à tout le monde

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L'idée d'assouplir les normes anti-bruit pour densifier l'habitat dans les zones à fortes nuisances sonores rencontre de la résistance (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

La Confédération veut densifier l'habitat y compris dans les zones bruyantes tout en protégeant la population des nuisances sonores. Un objectif critiqué par plusieurs organisations et certains cantons qui avaient jusqu'à jeudi pour donner leur avis.

"Le projet vise une meilleure coordination des dispositions en matière de bruit et des objectifs d'aménagement du territoire", indique le rapport explicatif du Conseil fédéral. Dans ce but, il veut clarifier les critères relevant de la législation sur le bruit posés aux permis de construire.

Aujourd'hui, l'octroi de permis est lié à des valeurs limites d'immission, soit des valeurs qui définissent les seuils à partir desquels le bruit dérange le bien-être. Le gouvernement veut permettre de dépasser ces limites dans des zones affectées par le bruit, moyennant des garanties.

Chaque logement devrait compter un nombre minimum de pièces qui respectent les valeurs de protection sonore pour ses occupants. Et les habitants de ces zones devraient pouvoir accéder à pied à un "espace ouvert servant à la détente".

Protection plus garantie

Mais pour beaucoup, ces nouvelles dispositions affaiblissent trop la protection contre le bruit. Il suffirait dans certains cas que seule la moitié des pièces d'un appartement soient protégées, indique l'Association Transports et environnement (ATE).

C'est d'autant plus problématique que les valeurs limites d'exposition prévues dans la législation suisse sont aujourd'hui nettement trop élevées pour protéger efficacement la santé, ajoute l'ATE.

Pour la Ligue suisse conte le bruit, la révision proposée multiplie les interprétations des valeurs limites au lieu de lutter contre le bruit à la source. Routes et infrastructures émettent trop de nuisances sonores. Il faudrait agir d'abord à ce niveau en exploitant davantage les possibilités de revêtement anti-bruit et la réduction de la vitesse.

Une personne sur sept est exposée durant la journée à son domicile à un bruit nuisible ou incommodant dû au trafic routier et une personne sur huit durant la nuit, rappelle le Conseil fédéral dans son rapport. Cela concerne surtout les villes et les agglomérations.

Pas adapté à Genève

Dans sa prise de position, le canton de Genève ne soutient pas non plus le projet gouvernemental. "Le projet ne correspond ni aux objectifs de densification pertinents pour le canton de Genève, ni aux impératifs de protection contre le bruit dans ces secteurs, ni à un contexte adéquat pour l'exploitation de l'aéroport", écrit-il.

Vaud rappelle que l'introduction d'espaces de détente ne protège pas la population contre les conséquences néfastes du bruit. Cette échappatoire ne doit pas servir à affaiblir les mesures de protection.

Un potentiel à exploiter

A l'opposé, Economiesuisse salue le projet. "Du point de vue économique, il est important que la densification des zones d'habitation puisse se poursuivre plus simplement et que la protection contre le bruit ne soit pas l'unique critère", écrit la faîtière des entrepreneurs. Pour elle, il faudrait encore plus faciliter la densification.

Actuellement, la protection contre le bruit freine des projets de construction ou des rénovations qui seraient non seulement plus adaptés aux besoins en appartements mais répondraient aussi mieux aux exigences de protection contre le bruit, selon l'association.

Du côté des partis, le PLR estime aussi que ce projet de densification combiné avec une meilleure protection de la population va dans la bonne direction et augmente la sécurité juridique. Mais le projet devrait encore être peaufiné notamment sur certains aspects concrets. Par contre, les nouvelles contraintes en matière d'espaces extérieurs sont jugées impraticables.

L'UDC rejette en tout cas tout changement en matière de protection acoustique qui violerait la garantie de propriété et qui entraînerait des coûts supplémentaires pour les propriétaires.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Baisse de régime du négoce à la Bourse suisse en avril

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Dans le même temps, le nombre de transactions a également fortement diminué, de 27,3% à 4,63 millions d'opérations. Sur un mois, le recul s'affiche à -20,8%. (© KEYSTONE/ENNIO LEANZA)

La Bourse suisse a connu en avril une baisse d'activité, tant en termes de volumes que de transactions. Le segment des obligations a affiché la plus forte hausse.

Au total, le volume d'échanges du mois sous revue a chuté de près d'un cinquième (-19,4%) sur un an pour s'établir à 97,3 milliards de francs, rapporte lundi l'opérateur de la place zurichoise SIX Swiss Exchange dans un communiqué. Sur un mois, la baisse atteint 26,6%.

Dans le même temps, le nombre de transactions a également fortement diminué, de 27,3% à 4,63 millions d'opérations. Sur un mois, le recul s'affiche à -20,8%.

Par catégorie, les investisseurs ont manifesté un intérêt particulier pour les obligations et les produits dérivés, qui ont enregistré des hausses de leurs volumes de négoce de 2,9% et 1,5% respectivement. Les actions (-20,5%) et les fonds indiciels, soit les ETF, (-31,0%) ont en revanche perdu du terrain.

Egalement propriété de SIX, la Bourse madrilène BME Exchange a évolué différemment en avril. Le volume d'échanges y a augmenté de 27,0% sur un an à 56,7 milliards d'euros, tandis que le nombre de transactions a diminué de 7,0% à 3,28 millions d'opérations.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La BC des Grisons fait l'objet d'une plainte judiciaire

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Un particulier réclame environ un demi-milliard de francs à l'établissement cantonal grison et à sa filiale BZ, anciennement détenue par le financier Martin ebner. (archive) (© KEYSTONE/ARNO BALZARINI)

La Banque cantonale des Grisons (GKB) fait l'objet d'une plainte judiciaire portant sur un produit d'investissement géré par sa filiale BZ Bank Aktiengesellschaft.

Un plaignant reproche à la banque un manquement à ses obligations et réclame un montant qui pourrait avoisiner 500 millions.

La plainte vise la Banque cantonale des Grisons (GKB), sa filiale BZ Bank Aktiengesellschaft et certains de ses organes, précise l'établissement bancaire lundi dans un communiqué. Une demande de médiation a été déposée auprès de l'office de conciliation du district de Höfe, dans le canton de Schwytz.

La GKB conteste les accusations et entend se défendre, a-t-elle encore ajouté.

Une opération de Martin Ebner en toile de fond

Selon un article du portail d'informations en ligne Inside Paradeplatz paru lundi, la plainte vise deux hauts dirigeants de la GKB, "car ils occupent deux des trois sièges au conseil d'administration de BZ Bank".

En 2022, GKB a acquis une participation majoritaire dans BZ Bank auprès de son propriétaire Martin Ebner et détient 100% des actions depuis début 2025.

Selon l'article, M. Ebner s'était assuré en 2025, via une augmentation de capital et l'émission d'actions à droit de vote, que sa société d'investissement Patinex détienne la majorité de United Machining Solutions, entreprise de machines-outils dont le chiffre d'affaires dépasse 1,5 milliard de dollars.

En juillet dernier, United Grinding Group a racheté la division GF Machining Solutions du groupe Georg Fischer et changé de nom pour United Machining Solutions, tout en conservant son siège à Berne.

La banque BZ, par laquelle l'augmentation de capital via actions à droit de vote a été réalisée, aurait poussé un client et d'autres investisseurs privés à renoncer à leurs droits de souscription d'actions United. Cet investisseur espérait un accord amiable avec la maison mère GKB, mais celui-ci n'a pas abouti, d'où la plainte dans le canton de Schwytz.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Le moral des industriels fait fi du Moyen-Orient en avril

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S'ils gardent le moral, les industriels en Suisse constatent une explosion des prix de leurs intrants, à commencer par les plastics. (archive) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La confiance des industriels helvétiques s'est encore renforcée en avril, nonobstant le conflit en cours depuis fin février au Moyen-Orient.

L'indice des directeurs d'achat (PMI) concocté par le cabinet procure.ch et publié lundi par UBS dans le secteur tertiaire a gagné 1,2 point pour s'établir à 54,5 points, sur une base corrigée des effets saisonniers. L'essor a été alimenté par les composantes production et carnets de commandes, en hausse de 1,4 et 1,9 point respectivement à 52,3 et 56,1 points.

La variable emploi par contre s'est maintenue à 48,5 points en-deçà du seuil de croissance de 50 points, malgré un rétablissement de 1,0 point.

La composante prix d'achat a encore enflé de 11,5% pour atteindre 82,8 points, du fait notamment des augmentations de prix pour les plastiques. Des tarifs plus élevés pour les composants électroniques ont aussi été observés, attribués à une pénurie généralisée sur les marchés concernés. Le sous-indice des prix des intrants reste cependant inférieur d'une dizaine de points à son niveau du printemps 2022, au moment du précédent choc énergétique.

Le PMI dans les services s'est pour sa part affaissé de 2,4 points à 54,8 points, se maintenant confortablement au-dessus du seuil de croissance de 50 points.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Les perspectives d'emploi peu affectées par la guerre en Iran

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Les perspectives d'embauche se sont améliorées dans l'industrie manufacturière notamment. (archive) (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Les perspectives d'emploi des entreprises suisses ne se détériorent pas, malgré le conflit au Moyen-Orient et la hausse des cours du pétrole et du gaz qui en découle, selon l'Institut KOF.

Au deuxième trimestre 2026, l'indicateur de l'emploi du KOF s'établit à 2,2 points, contre 2,1 points au premier trimestre 2026, indique lundi le Centre d'études conjoncturelles de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) dans un point de situation périodique. Ce baromètre repose sur les réponses de quelque 4200 entreprises interrogées en avril.

La valeur actuelle suggère une évolution modérée du marché du travail suisse au cours du trimestre en cours et du prochain, malgré l'incertitude géopolitique accrue et la hausse des prix de l'énergie.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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