Économie
La révision des normes anti-bruit ne plaît pas à tout le monde
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La Confédération veut densifier l'habitat y compris dans les zones bruyantes tout en protégeant la population des nuisances sonores. Un objectif critiqué par plusieurs organisations et certains cantons qui avaient jusqu'à jeudi pour donner leur avis.
"Le projet vise une meilleure coordination des dispositions en matière de bruit et des objectifs d'aménagement du territoire", indique le rapport explicatif du Conseil fédéral. Dans ce but, il veut clarifier les critères relevant de la législation sur le bruit posés aux permis de construire.
Aujourd'hui, l'octroi de permis est lié à des valeurs limites d'immission, soit des valeurs qui définissent les seuils à partir desquels le bruit dérange le bien-être. Le gouvernement veut permettre de dépasser ces limites dans des zones affectées par le bruit, moyennant des garanties.
Chaque logement devrait compter un nombre minimum de pièces qui respectent les valeurs de protection sonore pour ses occupants. Et les habitants de ces zones devraient pouvoir accéder à pied à un "espace ouvert servant à la détente".
Protection plus garantie
Mais pour beaucoup, ces nouvelles dispositions affaiblissent trop la protection contre le bruit. Il suffirait dans certains cas que seule la moitié des pièces d'un appartement soient protégées, indique l'Association Transports et environnement (ATE).
C'est d'autant plus problématique que les valeurs limites d'exposition prévues dans la législation suisse sont aujourd'hui nettement trop élevées pour protéger efficacement la santé, ajoute l'ATE.
Pour la Ligue suisse conte le bruit, la révision proposée multiplie les interprétations des valeurs limites au lieu de lutter contre le bruit à la source. Routes et infrastructures émettent trop de nuisances sonores. Il faudrait agir d'abord à ce niveau en exploitant davantage les possibilités de revêtement anti-bruit et la réduction de la vitesse.
Une personne sur sept est exposée durant la journée à son domicile à un bruit nuisible ou incommodant dû au trafic routier et une personne sur huit durant la nuit, rappelle le Conseil fédéral dans son rapport. Cela concerne surtout les villes et les agglomérations.
Pas adapté à Genève
Dans sa prise de position, le canton de Genève ne soutient pas non plus le projet gouvernemental. "Le projet ne correspond ni aux objectifs de densification pertinents pour le canton de Genève, ni aux impératifs de protection contre le bruit dans ces secteurs, ni à un contexte adéquat pour l'exploitation de l'aéroport", écrit-il.
Vaud rappelle que l'introduction d'espaces de détente ne protège pas la population contre les conséquences néfastes du bruit. Cette échappatoire ne doit pas servir à affaiblir les mesures de protection.
Un potentiel à exploiter
A l'opposé, Economiesuisse salue le projet. "Du point de vue économique, il est important que la densification des zones d'habitation puisse se poursuivre plus simplement et que la protection contre le bruit ne soit pas l'unique critère", écrit la faîtière des entrepreneurs. Pour elle, il faudrait encore plus faciliter la densification.
Actuellement, la protection contre le bruit freine des projets de construction ou des rénovations qui seraient non seulement plus adaptés aux besoins en appartements mais répondraient aussi mieux aux exigences de protection contre le bruit, selon l'association.
Du côté des partis, le PLR estime aussi que ce projet de densification combiné avec une meilleure protection de la population va dans la bonne direction et augmente la sécurité juridique. Mais le projet devrait encore être peaufiné notamment sur certains aspects concrets. Par contre, les nouvelles contraintes en matière d'espaces extérieurs sont jugées impraticables.
L'UDC rejette en tout cas tout changement en matière de protection acoustique qui violerait la garantie de propriété et qui entraînerait des coûts supplémentaires pour les propriétaires.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Droits de douane: Parmelin en négociation à Washington
En marge de la réunion de printemps de la Banque mondiale à Washington, le président de la Confédération Guy Parmelin a rencontré le représentant américain au commerce Jamieson Greer. La Suisse vise la conclusion d'un accord commercial avec les États-Unis.
«Je pense que les deux parties ont intérêt à établir un cadre clair sur lequel s'appuyer à l'avenir», a déclaré Guy Parmelin devant les représentants des médias à Washington vendredi après-midi (heure locale).
Jamieson Greer est l'interlocuteur de Parmelin depuis le début du conflit douanier il y a un an. La discussion s'est déroulée dans une ambiance agréable, comme toujours, a déclaré le président de la Confédération. L'objectif était de faire le point sur les négociations menées jusqu'à présent afin de planifier les prochaines étapes.
Il ne s’agit pas d’avancer vite ou lentement, mais d’avoir des certitudes. Guy Parmelin n’a pas souhaité s’exprimer davantage sur les négociations en cours: «Si on le fait, on perd», a déclaré le ministre de l’Économie.
Enquête pour «pratiques commerciales déloyales»
À la mi-mars, les États-Unis ont ouvert des enquêtes pour violation de la législation commerciale à l’encontre de la Suisse et de nombreux autres États. Les Américains reprochent à ces pays des «pratiques commerciales déloyales ou discriminatoires».
Le Conseil fédéral rejette ces accusations. «Nous avons exposé notre point de vue par écrit dans les délais impartis. La procédure va maintenant se poursuivre et nous pourrons, le cas échéant, réagir à certaines allégations que nous jugeons inexactes», a déclaré M. Parmelin.
Il a souligné qu’il s’agissait d’une procédure distincte, sans lien direct avec les négociations sur un accord commercial.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Les nuitées hôtelières reculent fortement en mars
L'hôtellerie suisse a connu un brusque ralentissement en mars. Le nombre de nuitées a perdu 6,1% sur un an, selon les premières estimations de l'Office fédéral de la statistique (OFS).
Les hôtes indigènes ont affiché la plus forte baisse, de 6,5% au cours du mois de mars par rapport au même mois l'année dernière, ressort-il du tableau publié vendredi. Le nombre de visiteurs étrangers a quant à lui baissé de 5,7%.
Sur les deux premiers mois de l'année, les nuitées ont totalisé 6,7 millions, soit une progression de 2,8% par rapport à la période correspondante de l'an passé. Pour février seulement, le nombre de nuitées a grimpé de 2,9% sur un an à 3,5 millions.
Une deuxième estimation sera publiée le 24 avril, suivie des chiffres définitifs le 7 mai.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp
Économie
Matériel de guerre: le peuple suisse votera sur la loi assouplie
Les Suisses voteront sur les assouplissements validés par le Parlement en matière d'exportation et de réexportation de matériel de guerre. Une alliance composée du PS, des Vert-e-s, du PEV et d'ONG a déposé vendredi un référendum muni de plus de 75'000 signatures.
L'assouplissement de la loi sur le matériel de guerre permet un "passe-droit total" en matière d'exportation dans 25 pays dont les Etats-Unis, critique le comité dans un communiqué. Dans le même temps, elle interdit explicitement la livraison d'armes à l'Ukraine, attaquée par la Russie.
Les référendaires parlent de modification "absurde" qui profite à l'industrie de l'armement. Ils refusent que des armes suisses ne se retrouvent dans des conflits civils et internationaux ou entre les mains de régimes violant gravement les droits humains. "La Suisse ne doit pas attiser les guerres dans le monde en livrant des armes à des régimes autoritaires."
L'alliance regroupe une vingtaine d'organisations. Elle avait lancé la récolte de signatures en début d'année après l'adoption en décembre de la loi.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Économie
Crédit payé à double: le notaire s'était trompé, mais pas l'avocat
Un homme qui s'estimait lesé par son avocat n'a pas eu gain de cause devant le Tribunal fédéral. Il ne pourra pas récupérer une partie de ce qu'il avait déboursé pour sa maison. Trente plus tôt, il avait eu maille à partir avec son notaire lors de son achat immobilier car il avait dû rembourser à double le crédit hypothécaire.
L'affaire remonte à 1988 quand l'homme, résidant dans le canton de Vaud, avait acquis une maison affichant un prix de 1,5 million de francs. La transaction instrumentée par un notaire prévoyait que la personne qui vendait le bien immobilier rembourserait à la banque le crédit hypothécaire d'un montant de près de 3,2 millions de francs. Le problème, c'est qu'elle ne l'a jamais fait.
L'acheteur a désormais un crédit immobilier non remboursé sur les bras, et voit désormais sa maison grevée d'hypothèques liées à ce crédit. Il a de son côté souscrit à un crédit hypothécaire pour financer l'achat et se retrouve en quelque sorte endetté deux fois pour une seule maison.
Le vendeur s'en sort bien
Il poursuit en justice la personne lui ayant vendu le bien, mais cette dernière est acquittée. Et pour cause: le contrat de vente était libellé en ces termes "le prêt sera remboursé", sans mentionner qui devait s'obliger à débourser le montant.
Dans un second temps, en 2008, l'acheteur se retourne contre le notaire, qui a instrumenté la vente, en faisant appel à un avocat. La justice lui donne raison en 2010: le notaire a manqué de la diligence requise en n'inscrivant pas le nom du vendeur comme débiteur du crédit immobilier. Il avait en outre violé son devoir d'information en n'attirant pas l'attention de l'acheteur sur les risques encourus. Il a dès lors engagé sa responsabilité et doit verser près de 1,9 million de francs à l'acheteur.
Las, le notaire décède deux ans plus tard, sans s'être acquitté de sa dette. Toutefois, il avait conclu une assurance en responsabilité civile dans le cadre de son activité notariale. L'acheteur compte alors faire valoir la créance qu'il a contre le notaire auprès de cette assurance RC. Mais à ce moment, c'est son avocat qui n'ouvre pas action contre dans les temps contre l'assurance. La prescription finit par être acquise et l'acheteur ne peut rien récupérer de ce que lui devait le notaire.
Ni une ni deux, il reproche à son avocat de n'avoir pas agi dans le délai et d'avoir dès lors failli à son devoir de diligence. Il lui réclame 50'000 francs, en se réservant le droit de le poursuivre pour le restant de la somme due. L'affaire va jusqu'au Tribunal fédéral, qui dans un arrêt publié récemment donne tort à l'acheteur.
Au final, il s'avère que l'assurance RC a été conclue par le notaire en 1989, soit après la vente de la maison, relève le Tribunal fédéral. Ainsi, l'assurance ne peut pas verser d'indemnités si d'éventuelles erreurs ont été commises par le notaire dans cette vente-là.
Dès lors, l'acheteur ne peut rien reprocher à son avocat, qui a respecté dans cette affaire la diligence propre à son mandat. En conclusion, l'acheteur n'a pas pu récupérer les sommes versées en trop. Il se voit en outre infliger des frais judiciaires à hauteur de 9000 francs.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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