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International

Biden tente de changer le rapport de forces sur l'Ukraine

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Joe Biden a eu lundi une visioconférence d'un peu moins d'une heure et demie avec plusieurs dirigeants européens, dont le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz et le premier ministre italien Mario Draghi. (© KEYSTONE/EPA/MICHAEL REYNOLDS / POOL)

En annonçant le possible déploiement de milliers de soldats américains pour renforcer les troupes de l'OTAN, le président américain Joe Biden a nettement accru la pression lundi sur Moscou, qui menace l'Ukraine. Il a également affiché sa cohésion avec les Européens.

Les Etats-Unis ont placé jusqu'à 8500 militaires en état d'alerte. Cela signifie qu'ils pourraient être prêts en cinq jours à renforcer la force de réaction rapide de l'alliance militaire, constituée de 40'000 militaires, a annoncé lundi le Pentagone.

"Aucune décision n'a été prise sur un déploiement de forces en dehors des Etats-Unis pour l'instant", a toutefois précisé son porte-parole. L'OTAN, pour sa part, a annoncé placer des forces en attente et envoyer des navires et des avions de combat pour renforcer ses défenses en Europe de l'Est.

Le président américain tente de faire basculer en sa faveur le rapport de forces qu'a instauré son homologue russe Vladimir Poutine, en massant des troupes et des équipements à la frontière de l'Ukraine.

"Unanimité"

Joe Biden a eu lundi une visioconférence d'un peu moins d'une heure et demie avec plusieurs dirigeants européens, que cette montée en pression des Américains a semblé prendre de court. Il a vanté la "totale unanimité" entre Américains et Européens peu après la fin de cette réunion.

Le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, le premier ministre italien Mario Draghi, le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg, le président polonais Andrzej Duda, le premier ministre britannique Boris Johnson, le président du Conseil européen Charles Michel et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen participaient à la réunion.

Selon un communiqué de la Maison-Blanche, les dirigeants ont "souligné leur désir commun d'une résolution diplomatique", mais aussi évoqué leurs "préparatifs en vue d'imposer des conséquences massives et des coûts économiques sévères à la Russie" en cas d'invasion, et de "renforcer la sécurité sur le front oriental de l'OTAN".

Les participants "ont été tous de l'avis qu'il appartient à la Russie d'entreprendre des initiatives visibles de désescalade", a commenté de son côté le chancelier allemand, assurant que Moscou subirait des "conséquences très lourdes" en cas d'invasion.

"Volatilité"

Les Européens avaient semblé auparavant circonspects face à la rhétorique et aux décisions de plus en plus musclées des Etats-Unis, qui ont par exemple décidé de faire partir les familles des diplomates en poste à Kiev, une initiative suivie par Londres et Canberra.

La France, qui assume actuellement le commandement de la force de réaction rapide de l'OTAN, a appelé à ne "pas créer d'ambiguïté, de volatilité supplémentaire". Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a lui appelé à ne pas "dramatiser".

Les autorités ukrainiennes ont, elles aussi, jugé la décision de Washington concernant leur représentation diplomatique "prématurée" et "excessive". Moscou a dénoncé une "hystérie" et accusé les Etats-Unis et l'OTAN "d'exacerber les tensions par des annonces et des actions concrètes".

Nouvelle réunion Blinken-Lavrov

Parallèlement à cette montée en pression, les Occidentaux continuent malgré tout à explorer la voie diplomatique. Selon une source européenne, une nouvelle réunion serait ainsi prévue entre le secrétaire d'Etat Antony Blinken et son homologue russe Sergueï Lavrov, a-t-on appris de source diplomatique européenne.

Le président français Emmanuel Macron veut de son côté proposer "un chemin de désescalade" à son homologue russe Vladimir Poutine lors d'un entretien "dans les prochains jours".

La Russie exige un engagement écrit sur le non-élargissement de l'OTAN à l'Ukraine et à la Géorgie et demande un retrait des forces et des armements de l'alliance atlantique des pays d'Europe de l'Est ayant rejoint l'OTAN après 1997, notamment de Roumanie et Bulgarie. Des demandes "non négociables" pour les Occidentaux.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Au Ghana, on commémore la fin de l'esclavage aux Etats-Unis

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Le président ghanéen John Dramani Mahama (à g.) assiste aux commémorations du Juneteenth, à Accra. (© KEYSTONE/AP/Reuben Ekow Quansah)

Des humains enchaînés, à demi-nus, poussant des cris déchirants qui résonnent dans le château de Christiansborg, à Accra, face à la mer: les spectateurs, descendants d'esclaves, étaient émus aux larmes vendredi lors de la 1ère commémoration au Ghana de "Juneteenth".

Cette reconstitution, mettant en scène des esclaves sur le point de traverser l'Atlantique a constitué le point d'orgue d'une conférence de trois jours organisée par le Ghana, afin de définir les prochaines étapes à la suite de la résolution historique de l'ONU qualifiant la traite transatlantique des esclaves de crime le plus grave contre l'humanité.

Bien qu'elle ne soit pas contraignante, cette résolution, adoptée par 123 Etats membres de l'ONU, demande aux nations impliquées dans la traite négrière de s'engager en faveur de la justice réparatrice.

L'esclavage a définitivement pris fin aux Etats-Unis le 19 juin 1865, devenu jour férié au pays de l'oncle Sam depuis 2021 seulement sous le nom de "Juneteenth".

"Voir des bébés et des jeunes enfants (tenus dans les bras de mères enchaînées), c'était trop réaliste pour moi", explique à l'AFP Gaynel Diana Curry, présidente du Forum permanent des Nations unies sur les personnes d'ascendance africaine, originaire des Bahamas.

"Et entendre les cris et les gémissements provenant des cachots (...), ça m'a vraiment bouleversée", ajoute-t-elle.

"Que des gens aient réellement vécu cela, et que l'homme puisse se montrer si cruel envers ses semblables...", souffle-t-elle en sortant un mouchoir de son sac-à-main.

"Notre souffrance mise en scène"

A son côté, une femme sanglote, les yeux inondés de larmes.

Non loin, Verene Shepherd, jamaïcaine, professeure d'histoire, explique que si cette représentation pouvait ressembler à un simple divertissement, "pour nous qui sommes les descendants, c'est notre souffrance qui est mise en scène".

La conférence organisée au Ghana visait à traduire en engagements concrets la résolution de l'ONU adoptée en mars en vue de réparer les injustices historiques liées à l'esclavage.

Pour la Première ministre de la Barbade, Mia Mottley, présente au château de Christiansborg, l'un des nombreux vestiges de la traite négrière qui parsèment la côte ghanéenne, "rien ne l'avait préparée" à ce spectacle. C'était "la réalité crue de l'oppression", décrit-elle.

Le président ghanéen, John Mahama, présent lors de la commémoration, a expliqué qu'elle rendait hommage aux descendants d'esclaves aux États-Unis "pour leur résilience, pour leur survie, pour leur force".

La conférence organisée par le Ghana a abouti à un document de dix pages contenant des décisions "de grande portée", selon le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Okudzeto Ablakwa.

"Nous obtiendrons la justice réparatrice de notre vivant", a-t-il assuré.

Le Ghana était considéré comme la plaque tournante de l'esclavage transatlantique, mais il est désormais "en train de passer du statut de scène de crime à celui de sanctuaire de guérison et de justice réparatrice", a affirmé le ministre à l'ouverture de la conférence.

Le document final énumère, entre autres décisions, un appel "à la mobilisation de ressources financières et techniques adéquates et durables, notamment par le biais de la coopération internationale et d'approches de financement innovantes, afin de soutenir les efforts et les initiatives en matière de réparations".

Pour Julius Garvey, fils de Marcus Garvey, célèbre militant noir des droits civiques né à la Jamaïque, "la réparation est plus qu'une simple compensation, il s'agit de restaurer la dignité".

Depuis plusieurs années, le Ghana s'est imposé comme le fer de lance de la reconnaissance des crimes de l'esclavage et du travail mémoriel.

Dernièrement, plus de 1000 membres de la diaspora ont obtenu la citoyenneté ghanéenne, la plupart des Afro-Américains attirés par un mélange de motivations historiques, culturelles et personnelles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Football

Une deuxième victoire pour les Etats-Unis

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Folarin Balogun encore décisif. (© KEYSTONE/EPA/STEPHAN BRASHEAR)

Malgré l’absence de leur maître à jouer Christian Pulisic touché à un mollet, les Etats-Unis n’ont pas failli. A Seattle, ils se sont aisément imposés 2-0 devant l’Australie.

Sur la lancée de son succès initial devant le Paraguay (4-1), le "Team USA" n’a pas vraiment forcé son talent pour cueillir cette victoire, synonyme bien sûr d’une qualification pour les seizièmes de finale. Déjà brillant contre le Paraguay, Folarin Balogun sonnait la charge à la 11e minute avec un superbe déboulé sur le flanc gauche. Sur son centre de l’extérieur, Cameron Burgess battait son propre gardien pour l’ouverture du score. Comme ses coéquipiers, le défenseur de Swansea avait été désarmé devant l’accélération de Balogun.

Porté par un public aussi fervent et festif, les Etats-Unis doublaient la mise juste avant la pause par Alex Freeman qui fut le plus prompt pour transformer en or une frappe déviée de Sergino Dest. La messe était déjà dite et Mauricio Pochettino pouvait savourer. L’Argentin veut croire qu’il est à la tête d’une équipe vraiment capable de renverser la table lors de cette Coupe du monde.

Victorieuse 2-0 de la Turquie à la surprise générale lors de son premier match, l’Australie est revenue sur terre à Seattle. A aucun moment, les Australiens n’ont été en mesure d’inquiéter leurs adversaires. On notera pour conclure que l’introduction à la pause de l’ancien pigiste des Grasshoppers Nestory Irankunda a insufflé un certain allant dans leurs rangs. Sans toutefois que le vent de la révolte ne se lève dans une rencontre qui a vu l'arbitre allemand Felix Zwayer souffrir de crampes dans le temps additionnel...

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Deux trains impliqués dans une collision au nord de Londres

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Les services d'ambulances de l'est de l'Angleterre ont indiqué sur les réseaux sociaux avoir envoyé "beaucoup de moyens" et parlé d'un "incident majeur" (photo prétexte). (© KEYSTONE/EPA/ANDY RAIN)

La police des transports britannique a indiqué vendredi qu'elle répondait à des signalements de "collision" entre deux trains au nord de Londres. Des services de secours ont déclaré intervenir sur les lieux de l'accident qui aurait fait des blessés, selon des médias.

"Nous répondons à des signalements d'une collision impliquant deux trains dans la région de Bedford", a déclaré la police des transports sur la plateforme X, faisant référence à cette ville commerçante située à environ 90 kilomètres au nord de la capitale britannique.

Des images non vérifiées postées sur les réseaux sociaux montrent ce qui semble être deux trains des East Midlands Railway (EMR) après leur collision, l'un encastré dans l'autre et des passagers se trouvant sur les rails. Selon ces images, les deux trains sont restés sur la voie.

Les services d'ambulances de l'est de l'Angleterre ont indiqué sur les réseaux sociaux avoir envoyé "beaucoup de moyens, y compris aériens" sur les lieux d'un "incident majeur" au sud de Bedford.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

La Suisse seulement quatrième à l'épée par équipes

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Une journée difficile pour Lucas Malcotti et la Suisse à Antony. (© KEYSTONE/MARCEL BIERI)

Immense désillusion pour les épéistes suisses ! Ils ont dû se contenter de la 4e place aux Championnats d’Europe d’Antony alors que leur ambition première était de cueillir l’or.

Victorieuse de trois des cinq dernières épreuves Coupe du monde, la Suisse, avec Lucas Malcotti, Alexis Bayard et Ian Mauri, s’est inclinée 45-33 devant l’Italie en demi-finale avant d’être battue 41-33 par l’Ukraine dans le match pour la médaille de bronze. Face à l’Italie, seul Lucas Malcotti pouvait avancer un bilan positif (+ 1). Le Valaisan était moins heureux devant l’Ukraine avec trois assauts perdus.

Avant de perdre ses deux derniers matches, la Suisse avait entamé sa journée de belle manière dans les Hauts-de-Seine. Elle avait battu la Finlande 45-23 et la Russie 41-38 avec une réelle maitrise. La suite fut toutefois moins glorieuse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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