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Le chef de l'Otan constate des "différences majeures" avec Moscou

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Les Russes Alexander Fomin et Sergei Ryabkov avec le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg à Bruxelles. Selon ce dernier: "La discussion n'a pas été aisée. Les échanges ont été directs sur la situation en Ukraine et des différences majeures ont été constatées sur la sécurité en Europe". (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET / POOL)

Les Etats-Unis et leurs alliés européens ont constaté mercredi une impasse dans leurs tentatives d'engager des négociations avec Moscou pour éviter un nouveau conflit en Ukraine lors d'une réunion du conseil Otan-Russie à Bruxelles.

"La discussion n'a pas été aisée. Les échanges ont été directs sur la situation en Ukraine, et des différences majeures ont été constatées sur la sécurité en Europe", a expliqué Jens Stoltenberg à l'issue d'une réunion de près de quatre heures au siège de l'Alliance avec Alexandre Grouchko, vice-ministre russe des Affaires étrangères.

"La conversation a été très franche, directe, profonde, intense, mais en même temps elle a révélé un grand nombre de divergences sur des questions fondamentales", a confirmé le vice-ministre russe lors d'un point de presse.

"Nous avons honnêtement, directement, sans détour et sans politiquement correct dit qu'une poursuite de l'aggravation de la situation pouvait avoir des conséquences très lourdes et imprévisibles pour la sécurité européenne", a martelé le diplomate russe.

Le secrétaire général de l'Otan a souligné que ces différences seraient difficiles à surmonter, et regretté que Moscou ne s'engage pas à ce stade sur les propositions du dialogue.

Ni oui ni non

"Nous avons proposé d'avoir un ensemble de réunions pour traiter d'un ensemble de questions, mais la Russie n'a pas été en mesure d'agréer cette proposition, même si elle ne l'a pas rejetée", a-t-il dit.

"Le risque d'un nouveau conflit armé est réel. La sortie de crise incombe à la Russie. Elle doit s'engager dans la désescalade", a aussi fait valoir le chef de l'Otan.

Les Occidentaux accusent la Russie d'avoir amassé ces dernières semaines quelque 100'000 soldats à la frontière avec l'Ukraine pour préparer une attaque contre ce pays, une intention dont se défend Moscou.

La Russie affirme que ce déploiement militaire est une réaction à la présence jugée croissante et menaçante de l'Otan dans ce qu'elle considère comme sa zone d'influence.

Moscou refuse par ailleurs tout élargissement de l'Otan à des pays situés dans sa sphère d'influence, comme l'Ukraine. "Tout élargissement de l'Otan inquiète la Russie", a souligné à Moscou le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov avant la réunion de Bruxelles, accusant l'Alliance d'être "un instrument de confrontation".

Suite à Vienne jeudi

C'est la première fois depuis juillet 2019 que le conseil Otan-Russie, instance de dialogue et de consultation, se réunissait.

La crise ukrainienne a mis en sommeil cette instance et de fait la coopération pratique entre la Russie et l'Otan est rompue depuis 2014, après l'annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par Moscou.

La mission diplomatique russe auprès de l'Alliance a été retirée en octobre après l'expulsion de huit membres de son personnel soupçonnés d'espionnage par les Occidentaux.

Mercredi les Etats-Unis étaient représentés au siège de l'Otan par leur vice-secrétaire d'Etat Wendy Sherman. Elle avait participé lundi à des pourparlers avec le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov à Genève. Mais la rencontre a été peu concluante, car les Russes ont campé sur leurs positions.

Après Genève et Bruxelles, la séquence diplomatique doit se poursuivre jeudi à Vienne avec une réunion de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), la plateforme de dialogue Est-Ouest issue de la Guerre froide.

"Sanctions coordonnées"

Mercredi le Russe Alexandre Grouchko a réitéré la demande de l'arrêt du processus d'élargissement de l'Otan à l'Est lors du Conseil Otan-Russie, et les alliés lui ont opposé une fin de non-recevoir, a rapporté Jens Stoltenberg.

De son côté Washington a assuré à Moscou ne pas avoir l'intention de positionner des armes offensives en Ukraine. Les Etats-Unis ont en revanche démenti avoir l'intention de procéder à une démilitarisation en Europe.

La Russie veut "reconstituer le glacis géopolitique soviétique en Europe et tenter un découplage entre les Etats-Unis et l'Europe. Ces objectifs sont clairement inacceptables", a averti mercredi le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, dans un billet sur son blog.

Les pays de l'Union européenne - 21 sont membres de l'Otan - doivent avoir des "positions claires" pour les discussions sur l'architecture de sécurité de l'Europe et nous devons "formuler notre réponse au cas où la Russie mettrait à exécution ses menaces contre l'Ukraine", a déclaré Josep Borrell.

Cette question de la "contribution précise de l'UE" au débat sera au coeur des réunions des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des Vingt-Sept jeudi et vendredi à Brest (ouest de la France).

Josep Borrell a évoqué des "sanctions coordonnées" et d'autres actions non spécifiées. "Nous ne sommes pas une alliance militaire, mais nous avons les moyens de faire avancer nos intérêts de sécurité et ceux de nos partenaires", a-t-il déclaré.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Air Canada prévoit d'importantes annulations de vols cet été

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"C'est une décision difficile, parce qu'elle entraînera d'autres annulations de vol et de fâcheuses conséquences pour certains clients" a averti Air Canada. (AP Photo/Armando Franca) (© KEYSTONE/AP/ARMANDO FRANCA)

La compagnie aérienne Air Canada, plus important transporteur du pays, a annoncé mercredi d'importantes réductions de vols pour cet été, dans le contexte d'une forte reprise de la demande, des pénuries de personnel et des nombreux retards dans les aéroports du pays.

"Nous devons, à contrecoeur, pratiquer des réductions substantielles de notre programme de vol en juillet et en août, afin de diminuer les volumes et les flux de passagers à un niveau que nous croyons viable pour le système de transport aérien" a indiqué Michael Rousseau, le PDG du transporteur aérien, dans un courriel d'excuses adressé à ses clients.

"C'est une décision difficile, parce qu'elle entraînera d'autres annulations de vol et de fâcheuses conséquences pour certains clients" a averti Air Canada.

L'entreprise explique que des vols sont retardés ces derniers temps en raison notamment de "l'augmentation subite des déplacements" après plus de deux ans de pandémie et des restrictions de voyage qui ont gravement touché le secteur.

Cette hausse des déplacements a créé une "pression extraordinaire et imprévue sur tous les éléments du système de transport aérien à l'échelle mondiale", est-il ajouté.

De longues files d'attente étaient notamment visibles à l'aéroport international de Montréal ces derniers jours, d'après des images diffusées sur les télévisions canadiennes.

Cette annonce survient quelques heures après que le ministre des Transports Omar Alghabra a dénoncé des retards "inacceptables" dans les aéroports.

"Nous travaillons actuellement avec nos partenaires pour mettre en oeuvre des solutions supplémentaires à cette situation mondiale", a-t-il assuré sur Twitter.

Le ciel européen était également perturbé ces derniers jours par des grèves, les salariés de plusieurs compagnies à bas coûts se disant sous pression face à la reprise brutale du trafic aérien.

En outre, le gouvernement canadien a annoncé mercredi qu'il prolongeait la suspension des tests Covid aléatoires dans les aéroports du pays, en vigueur depuis le 11 juin pour réduire les délais d'attente rencontrés par les voyageurs ces dernières semaines.

Ces tests pratiqués sur des passagers choisis au hasard à leur arrivée au Canada seront interrompus "au moins jusqu'au 30 septembre" a annoncé l'Agence de la santé publique du Canada, alors qu'ils devaient reprendre le 1er juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Le télescope Webb va livrer l'image "la plus profonde" de l'univers

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James Webb est capable de regarder plus loin dans le cosmos que tous les télescopes avant lui grâce à son immense miroir principal et ses instruments percevant les signaux infrarouges, ce qui lui permet de scruter à travers les nuages de poussière (archives). (© KEYSTONE/AP NASA/CHRIS GUNN)

La NASA va dévoiler "l'image la plus profonde jamais prise de notre univers" le 12 juillet, grâce à son nouveau télescope spatial James Webb, a déclaré mercredi son patron. Lancé dans l'espace en décembre, il se trouve désormais à 1,5 million de km de la Terre.

James Webb est capable de regarder plus loin dans le cosmos que tous les télescopes avant lui grâce à son immense miroir principal et ses instruments percevant les signaux infrarouges, ce qui lui permet de scruter à travers les nuages de poussière.

"Il va explorer les objets du système solaire et les atmosphères des exoplanètes en orbite autour d'autres étoiles, nous donnant des indices pour savoir si leurs atmosphères sont potentiellement similaires à la nôtre", a expliqué Bill Nelson, le patron de l'agence américaine.

"Cela répondra peut-être à certaines de nos questions: d'où venons-nous? Qu'y a-t-il d'autre? Qui sommes-nous? Et bien sûr, il répondra à des questions que nous ne connaissons même pas encore."

Premières galaxies

James Webb doit notamment permettre d'observer les premières galaxies, formées seulement quelques centaines de millions d'années après le big bang, et des exoplanètes.

Grâce à un lancement efficace, le télescope pourrait rester opérationnel pendant 20 ans, le double de la durée de vie initialement prévue, s'est réjouie Pam Melroy, administratrice adjointe de l'agence spatiale américaine.

Le 12 juillet, la NASA entend rendre publique la première spectroscopie du télescope James Webb d'une planète lointaine, une exoplanète. La spectroscopie est un outil permettant de connaître la composition chimique et moléculaire d'objets lointains, et, dans le cas d'une planète, peut aider à déterminer son atmosphère, à détecter la présence d'eau ou à analyser son sol.

Selon Nestor Espinoza, astronome du Space Telescope Science Institute, les spectroscopies d'exoplanètes étaient jusque-là très limitées, comparé à ce dont le télescope James Webb est capable.

"C'est comme être dans une pièce très sombre et vous n'avez qu'un petit trou d'épingle par lequel vous pouvez regarder", a-t-il dit à propos de la technologie actuelle. Avec ce nouveau télescope, "vous avez ouvert une énorme fenêtre. Vous pouvez voir tous les petits détails".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Migrants morts au Texas: le bilan passe à 53 victimes

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Le chauffeur du camion aurait essayé de se faire passer pour l'un des survivants, a affirmé l'institut national des migrations du Mexique (archives). (© KEYSTONE/AP/Eric Gay)

Le bilan de la tragédie des migrants retrouvés morts dans un camion surchauffé à San Antonio, au Texas, est passé à 53 victimes, ont indiqué mercredi les services américains de l'immigration. Onze autres personnes sont toujours hospitalisées dans la région.

Un précédent bilan donné mardi faisait état de 51 morts, 39 hommes et douze femmes.

Sur les 53 victimes, 27 étaient originaires du Mexique, 14 du Honduras, sept du Guatemala et deux du Salvador, a indiqué l'institut national des migrations du Mexique. Trois personnes restent encore à identifier.

La macabre découverte remonte à lundi soir, quand un employé municipal de San Antonio a entendu un appel à l'aide près d'une route où il travaillait et a entrouvert la porte arrière du poids lourd.

Quatre hommes arrêtés

Les secours avaient d'abord sorti 46 cadavres et seize personnes "conscientes", dont quatre mineurs. Après une journée marquée par des températures proches de 40 degrés, ils souffraient d'hyperthermie et de déshydratation aiguë.

La police fédérale a arrêté mardi deux hommes à une adresse liée à la plaque minéralogique du camion, selon des documents judiciaires. Les deux suspects, des ressortissants mexicains dont les visas de touristes avaient expirés, sont notamment poursuivis pour port d'arme prohibé.

Elle a également interpellé un homme de 45 ans sur les lieux, "cachés dans les fourrés après avoir tenté de s'enfuir", a indiqué le procureur. Il était "sous l'effet de méthamphétamine" selon le quotidien San Antonio Express-News, citant des sources policières.

Il aurait également "essayé de se faire passer pour l'un des survivants", a affirmé l'institut national des migrations du Mexique. Identifié comme le conducteur du camion, notamment à l'aide de vidéosurveillances au poste-frontière, il a été inculpé et risque la prison à vie voire la peine de mort, a ajouté le procureur.

Un homme de 28 ans, soupçonné d'avoir échangé avec le chauffeur "sur le passage" des migrants, a également été inculpé et risque la même peine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les chefs du G7 torse nu, un "spectacle dégoûtant" pour Poutine

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Les dirigeants du G7 faisaient référence à une fameuse séance photographique de Vladimir Poutine à cheval torse nu en 2009 (archives). (© KEYSTONE/AP RIA Novosti/ALEXEI DRUZHININ)

Le président russe Vladimir Poutine a ironisé mercredi sur les dirigeants du G7, qui se sont amusés récemment à moquer l'image virile affichée par le président russe. Il a estimé que les voir torse nu serait un "spectacle dégoûtant".

Le premier ministre britannique Boris Johnson a demandé dimanche, à l'ouverture du sommet du G7 en Allemagne, si les grands dirigeants mondiaux devaient garder leurs vestes ou les enlever pour montrer leurs "pectoraux".

"Nous devons montrer que nous sommes plus forts que Poutine", a-t-il lancé, alors que le premier ministre canadien Justin Trudeau a renchéri: "Nous allons avoir droit à la démonstration d'équitation torse nu", se référant à une fameuse séance photographique de Vladimir Poutine à cheval torse nu en 2009.

"Je ne sais pas s'ils voulaient se déshabiller jusqu'à la ceinture ou encore plus bas, mais de toute façon, cela aurait été un spectacle dégoûtant", a ironisé M. Poutine mercredi à Achkhabad, la capitale turkmène.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pas de problème pour Poutine avec la Finlande et Suède dans l'OTAN

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Vladimir Poutine a participé au sommet de la mer caspienne à Achkhabad. (© KEYSTONE/AP/Mikhail Klimentyev)

La Russie ne voit "pas de problème [...] tel qu'on a avec l'Ukraine" dans une éventuelle adhésion de la Finlande et de la Suède à l'OTAN, a assuré mercredi le président russe Vladimir Poutine. "Nous n'avons pas de différends territoriaux", a-t-il ajouté.

"Il n'y a rien qui puisse nous déranger du point de vue de l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'OTAN", a assuré le maître du Kremlin lors d'une conférence de presse à Achkhabad, la capitale turkmène.

"Si la Finlande et la Suède le souhaitent, qu'elles y adhèrent. C'est leur affaire. Elles peuvent adhérer où elles veulent", a-t-il souligné. Mais "en cas de déploiement de contingents militaires et d'infrastructures militaires là-bas, nous serons obligés de répondre de manière symétrique et de créer les mêmes menaces pour les territoires d'où émanent les menaces pour nous", a averti Vladimir Poutine.

Le processus d'adhésion de la Suède et de la Finlande, qui ont décidé de rejoindre l'alliance militaire en réaction à l'offensive russe en Ukraine en cours depuis le 24 février, a été officiellement lancé mercredi lors du sommet de l'OTAN à Madrid.

"Ambitions impériales" de l'OTAN

Le président russe Vladimir Poutine a, en revanche, dénoncé les "ambitions impériales" de l'OTAN, qui cherche, selon lui, à affirmer son "hégémonie" via le conflit ukrainien.

"L'appel à l'Ukraine à poursuivre les combats et à refuser les négociations ne fait que confirmer notre hypothèse que l'Ukraine et le bien du peuple ukrainien, ce n'est pas l'objectif de l'Occident et de l'OTAN, mais un moyen de défendre leurs propres intérêts", a-t-il lancé.

"Les pays dirigeants de l'OTAN souhaitent [...] affirmer leur hégémonie", a-t-il accusé. L'alliance atlantique et "avant tout, les Etats-Unis avaient besoin depuis longtemps d'avoir un ennemi extérieur autour duquel ils pourraient réunir leurs alliés", selon Vladimir Poutine.

"L'Iran n'était pas bon pour cela", a-t-il estimé. "Nous leur avons donné cette chance, la chance de réunir tout le monde autour d'eux", a ironisé M. Poutine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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