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Climat

Des dizaines de milliers d'évacués à Sydney à cause d'inondations

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La police est à la rechercher d'une mère et son fils, dont la voiture a été découverte abandonnée au milieu des eaux pluviales dans l'ouest de Sydney. (© KEYSTONE/EPA/DEAN LEWINS)

Les inondations qui frappent la côte Est de l'Australie ont fait 20 morts, ont annoncé mardi les autorités après la découverte des corps d'une femme et d'un homme à Sydney où des milliers de personnes doivent évacuer à cause de nouvelles fortes précipitations.

Les corps retrouvés seraient ceux des deux personnes recherchées depuis que leur voiture a été retrouvée au milieu des eaux de crue, selon la police.

Les prochaines 48 heures seront "difficiles", ont averti les services météorologiques. Quelque 60'000 habitants de la plus grande ville d'Australie ont été priés d'évacuer leurs domiciles mardi, en prévision de soudaines inondations dans de nombreuses parties de la ville, selon les services de secours.

Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Sydney ont submergé des ponts, inondé des maisons, emporté des voitures et le toit d'un supermarché s'est effondré.

Le barrage de Manly, dans le Nord de la ville, a commencé à déborder mardi et 2000 habitants ont été invités à évacuer.

Dans la banlieue de Georges Hall, située au bord d'une rivière, des véhicules étaient à moitié submergés et la police a dû secourir des personnes coincées dans leur voiture par la brusque montée des eaux.

Les services de secours étaient mis à rude épreuve mardi alors que des pluies torrentielles et de violentes tempêtes continuaient à balayer l'Etat de Nouvelles-Galles du Sud, pour la deuxième semaine consécutive.

L'équivalent des incendies

Des alertes aux crues ont été lancées sur l'ensemble des 2000 kilomètres de côtes de cet Etat.

Ces inondations sont "l'équivalent aquatique des feux de forêts" sans précédent qui ont ravagé pendant des mois l'Australie en 2019 et 2020, a déclaré à l'AFP Phil Campbell, porte-parole des services de secours.

Ces violentes intempéries, qui ont débuté la semaine dernière, ont causé des dégâts matériels et sur la faune similaires à ceux provoqués par ces incendies, a-t-il ajouté.

"Ils ont les mêmes conséquences pour la population: des routes fermées, des infrastructures endommagées et des coupures de courant", selon lui.

Au cours des dernières 24 heures, les secours ont reçu une centaine d'appels à l'aide et ce chiffre était attendu en hausse mardi.

Dans le Nord de Sydney, des chercheurs ont été évacués de leur laboratoire lorsque l'eau du barrage de Manly, situé à proximité, a commencé à se déverser.

L'Université de Nouvelle-Galles du Sud utilise l'eau de cette retenue pour faire des expériences à grande échelle sur des scénarios d'inondation sur 100 à 1000 ans.

"Ironie du sort, les conditions se trouvaient juste dehors", a déclaré à l'AFP Mitchell Harley, un chercheur.

"Du jamais vu"

Lorsqu'il est arrivé au travail, les eaux étaient en train de monter mais, rapidement, l'averse a provoqué une "inondation importante" dans les locaux, du jamais vu "en 60 ans d'existence du laboratoire", a-t-il dit.

Selon lui, les inondations de ces derniers jours démontrent la nécessité pour Sydney de prendre en compte l'impact du changement climatique sur cette ville côtière de plus de cinq millions d'habitants.

"Nous avons beaucoup d'infrastructures vieillissantes à Sydney qui ont été conçues pour des inondations historiques", a-t-il déclaré. "Une grande partie doit être ré-évaluée dans le contexte du changement climatique".

Dans le Nord de la Nouvelle-Galles du Sud, les inondations ont détruit des maisons, emporté des voitures et contraint des centaines d'habitants à se réfugier sur leur toit.

Dans la région des Northern Rivers, 800 personnes sont hébergées dans des structures d'urgence, a indiqué Charlene York, commissaire au sein des services de secours de cet Etat.

Près de la moitié des 5000 maisons dévastées par les inondations à la suite de la catastrophe sont désormais inhabitables.

Coupée du monde

Mullumbimby, une ville située au sud de Brisbane est depuis plusieurs jours coupée du reste du monde, sans téléphone ni internet ni aucune aide extérieure, a expliqué à l'AFP un habitant, Casey Whelan.

"Beaucoup de gens dans ma rue ne peuvent pas être indemnisés par les assurances (...) ils n'auront aucun moyen de reconstruire", a-t-il déploré.

L'Australie a été durement touchée ces dernières années par le changement climatique: les sécheresses, les feux de brousse meurtriers et les inondations y sont de plus en plus fréquents et intenses.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Climat

Les agriculteurs face au défi de la canicule

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Les agriculteurs misent sur des solutions de pompage pour sauver leurs cultures, comme ici à Buchillon (FR) dans le Seeland. (© KEYSTONE/ANTHONY ANEX)

Les agriculteurs sont inquiets par ces temps de canicule à répétition. Ils redoutent à terme un manque d'eau pour les cultures, même si des solutions de pompage sont souvent mises en place. Pour les maraîchers, les grandes serres offrent une alternative indispensable.

La situation est inquiétante, car la canicule intervient "super tôt" cette année, après un premier coup de chaud en mai, témoigne Jimmy Romanens, à la ferme du Talent, à Chavornay (VD). "On se demande même si ça va être pire qu'en 2003", explique-t-il lors d'une visite de son exploitation familiale avec l'agence Keystone-ATS.

Actuellement, l'agriculteur est en train de pailler sa culture de courges pour essayer de maintenir au maximum la fraîcheur et l'humidité dans les sols. Mais cette année, pour la première fois, Jimmy Romanens a installé des kilomètres de goutte à goutte pour compléter le paillage. Cela permet d'économiser l'eau, surtout depuis les restrictions d'usage.

Dans la plaine de l'Orbe, des limitations ont été décrétées pour les cours d'eau à faible débit depuis quelques jours. La ferme du Talent envisage de pomper l'eau de la nappe phréatique. "L'agriculture c'est un peu le défi, on doit jouer avec cette météo un peu capricieuse", raconte-t-il.

Nuits blanches

A Büchslen (Buchillon, FR), près de Morat, le maraîcher Thomas Lehmann traverse des nuits blanches. "Nous arrosons la nuit, tant qu'il y a encore de l'eau", confie-t-il à Keystone-ATS. Si l'eau venait à manquer, il ne servirait plus à rien de cultiver quoi que ce soit".

Pendant la journée, l'irrigation est difficile à cause du vent et le soir, tout le monde veut arroser en même temps, explique M. Lehmann. Il tire l'eau pour ses cultures maraîchères d'une coopérative des eaux que ses parents avaient autrefois créée.

Lui et d’autres collègues peuvent ainsi acheminer l’eau du lac de Morat et de la Broye vers un grand bassin qui alimente directement les champs par des canalisations souterraines. Cela devrait suffire à surmonter les canicules. Mais ailleurs, le prélèvement d'eau dans les cours d'eau a déjà été restreint, voire interdit, comme dans les cantons de Lucerne et de St-Gall.

La serre, une véritable aubaine

Tout le monde n'est cependant pas logé à la même enseigne. A l'image de Claude Janin, maraîcher à Perly (GE), pour qui cette semaine de canicule se résume "à une semaine et demie d'été un peu chaude à gérer". Ses propos qui tranchent avec ceux des agriculteurs s'expliquent par le mode de production qu'il a choisi.

Toutes ses cultures maraîchères sont sous serres. L'arrosage est certes un petit peu plus intense que d'habitude, mais l'hygrométrie qui règne dans les grandes serres est comparable à une forêt vierge. Des conditions optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, témoigne Claude Janin.

"En pleine terre, c'est de la survie"

Les tunnels qui abritent les productions de fraises et de persil souffrent en revanche un peu plus du chaud, du fait d'une végétation moins foisonnante et d'un taux d'humidité plus bas, poursuit le chef d'entreprise. En revanche, les conditions pour les cultures maraîchères en pleine terre sont très difficiles. "C'est de la survie", témoigne-t-il parlant d'un collègue.

Lui-même a abandonné cette production il y a trois ans déjà en raison des aléas de la météo. Son exploitation, d'une trentaine d'employés, se déploie désormais sur trois hectares de grandes serres et 1 hectare de tunnel, à côté de 25 hectares pour le blé, l'orge, le maïs et les tournesols.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

A Bâle, le mercure atteint des sommets comme jamais

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A Bâle, le thermomètre a battu tous les records pour cette station de mesure (archives). (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Les records de température de jeudi sont battus: la station de mesure de Météosuisse à Bâle-Binningen a enregistré 38,8 degrés vendredi peu avant 15h00.

C'est non seulement un record pour le mois de juin - le mercure avait atteint 38 jeudi -, mais aussi un record absolu pour cette station de mesure, indique Météosuisse sur son site internet. L'ancien record de 38,6 degrés remontait à 2003.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Climat

La Suisse a vécu une nouvelle nuit tropicale

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MétéoSuisse prévoit des journées de canicule jusqu'à lundi encore. (photo symbolique) (© KEYSTONE/EPA/OLIVIER HOSLET)

Dans la nuit de jeudi à vendredi, la Suisse a de nouveau connu une nuit tropicale dans de nombreuses régions. La région de Bâle a enregistré les températures les plus élevées après les 38 degrés atteints en journée jeudi à Binningen.

A la station de mesure de St. Chrischona, près de Bâle, le thermomètre n'est pas descendu en dessous de 25,6 degrés durant la nuit. Cette valeur a été relevée à 06h30, selon l'Office fédéral de météorologie et de climatologie (MétéoSuisse). Peu après minuit, la température y atteignait encore 29,8 degrés.

Le mercure n'est pas tombé en dessous de 24 degrés à Vevey (VD) et à Pully (VD), au Bouveret (VS), à Lägern (ZH) et Uetliberg (ZH). A Zollikofen, près de Berne, la température minimale nocturne, à 20,7 degrés, dépassait moins nettement la barre des 20 degrés nécessaire pour qualifier une nuit de "tropicale".

MétéoSuisse prévoit des journées de canicule jusqu’à lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le changement climatique, coupable "sans équivoque" de la canicule

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L'Europe de l'Ouest, notamment Rome, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes. (© KEYSTONE/AP/Andrew Medichini)

Le changement climatique est responsable "sans équivoque" de l'intensité de la canicule qui frappe l'Europe de l'Ouest, indique vendredi le World Weather Attribution (WWA). Des températures aussi élevées auraient été pratiquement impossibles il y a 50 ans.

Les chercheurs du WWA, qui étudient la responsabilité du dérèglement climatique d'origine humaine dans des événements météorologiques extrêmes, se sont penchés sur une canicule exceptionnelle à cette période de l'année en 1976. La température aurait été moins chaude de 3,5 degrés Celsius pendant la journée et de 2,4 degrés pendant la nuit, ont-ils calculé dans une étude publiée vendredi.

"Nous avons conclu qu'au cours de ces 50 dernières années, pendant lesquelles la planète s'est réchauffée de 1,1 degré, la probabilité d'une canicule comme celle-ci a changé immensément", a souligné Theodore Keeping, de l'Imperial College de Londres, l'un des auteurs. "Cet épisode n'aurait pas été possible en juin sans changement climatique", a-t-il affirmé.

L'Europe de l'Ouest, dont la Suisse, subit depuis plus d'une semaine des températures extrêmes, conséquence de la présence au-dessus de l'Europe de l'Ouest d'une immense masse d'air chaud en provenance d'Afrique et comprimée par de hautes pressions en altitude.

Températures exceptionnelles

"Le phénomène climatique n'est pas particulièrement inhabituel, mais les températures le sont, ou en tout cas l'étaient avant le changement climatique d'origine humaine", a commenté Friederike Otto, de l'Imperial College de Londres.

Ce changement climatique d'origine humaine découle de l'utilisation massive des énergies fossiles - charbon, pétrole et gaz fossile - ainsi dans une moindre mesure de la déforestation.

Pour leur étude, les scientifiques basés dans plusieurs pays européens ont comparé des données d'observation météorologiques actuelles, mais aussi des prévisions pour les prochains jours, puisque l'épisode est toujours en cours, avec les données d'observation de 2003 et de 1976.

Ce travail publié très rapidement n'a pas été revu par d'autres chercheurs extérieurs comme c'est normalement le cas pour les publications scientifiques. Mais la méthodologie utilisée a déjà été validée par la communauté scientifique, soulignent les auteurs.

En termes de probabilités, les nuits chaudes ont été rendues environ 100 fois plus probables aujourd'hui que lors de la canicule historique de 2003. Les pics de chaleur pendant la journée sont devenus environ 10 fois plus probables, ont calculé les chercheurs.

"Désagréable et dangereuse"

Ils ont aussi écarté toute responsabilité du phénomène naturel El Niño, qui réchauffe les températures de surface dans le centre et l'est de l'océan Pacifique équatorial, entraînant des épisodes de sécheresses, inondations et températures records dans le monde. Il n'a joué "aucun rôle" dans la vague de chaleur.

Le "stress thermique", qui regroupe températures élevées et niveau d'humidité, rend aussi cette canicule "particulièrement désagréable et dangereuse", remarque Friederike Otto.

Selon l'étude, près de 45% des 854 villes analysées dans 30 pays européens ont déjà battu, ou sont sur le point de battre, leur record historique de stress thermique.

Cette conclusion se réfère à un indice de température (dit "au thermomètre-globe mouillé" ou WBGT) qui prend en compte la température mais aussi l'humidité, l'ensoleillement ou la couverture nuageuse. Il est notamment très utilisé dans le monde sportif.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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