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Vaud

L'activité judiciaire repart à la hausse et les retards rattrapés

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Eric Kaltenrieder, président du Tribunal cantonal vaudois, a présenté mercredi le bilan 2021 de l'activité de l'Ordre judiciaire (archives). (© Keystone/VALENTIN FLAURAUD)

Plus de 56'000 dossiers ont été introduits en 2021 devant les tribunaux et les justices de paix vaudois, soit une augmentation de 4% par rapport à 2020. Dans son bilan annuel, l'Ordre judiciaire vaudois (OJV) observe notamment une hausse des affaires graves de violence chez les mineurs.

L'activité de l'OJV a été moins affectée par la pandémie l'an dernier qu'en 2020. Les autorités et offices judiciaires ont assuré leur mission sans discontinuer et délivré l'ensemble de leurs prestations aux justiciables, a résumé mercredi devant la presse le président du Tribunal cantonal Eric Kaltenrieder.

"L'activité a été intense et le renvoi d'auditions faible en 2021, a-t-il souligné. En 2020, les restrictions liées au Covid-19 avaient provoqué l'annulation de 3500 audiences devant les tribunaux et justices de paix du canton, dont environ 90% avaient été refixées la même année et le reste, quelque 200, en 2021. Tous les retards de 2020 ont donc été rattrapés.

Délais efficaces

Sur le plan juridictionnel, l'activité est repartie à la hausse, avec 56'011 nouveaux dossiers enregistrés par les tribunaux et les justices de paix, soit une augmentation de 4% par rapport à 2021 (53'934), mais toujours moins qu'en 2019 (58'096) avant le coronavirus.

Un nombre presque équivalent d'affaires a été traité pendant la même période (55'819), permettant de maintenir une stabilité au niveau du nombre global de dossiers pendants en fin d'année. Les délais de traitement sont aussi constants par rapport à 2020: 79% des dossiers sont traités en moins de six mois et 93% en moins d'une année.

"C'est un bilan positif pour l'activité judiciaire durant la pandémie dont je suis très satisfait. L'impact de la crise a été maîtrisé. Je suis aussi très fier du gros travail accompli par les quelque 1600 collaborateurs de l'OJV", a dit M. Kaltenrieder.

Mineurs: explications multifactorielles

Sur le plan pénal, le nombre de nouveaux dossiers a connu une hausse, parfois marquée, devant les chambres pénales des tribunaux d'arrondissement (+5%), le Tribunal des mesures de contrainte (+1%) et le juge d'application des peines (+7%), ainsi que devant la Cour d'appel pénale (+10%) et la Chambre des recours pénale (+9%) du Tribunal cantonal. Seul le Tribunal des mineurs fait exception, avec une baisse de 10% des dossiers reçus.

Une statistique à prendre avec des pincettes, selon Marie-Pierre Bernel, juge cantonale. "S'il y a effectivement une baisse des affaires auprès du Tribunal des mineurs, on constate en revanche une hausse des infractions graves liées à la violence chez les jeunes", explique-t-elle. Les infractions contre la vie et l'intégrité corporelle augmentent de 33%, celles contre l'intégrité sexuelle de 24% et les crimes ou délits de liberté de 21%, cite-t-elle.

Mme Bernel avance des hypothèses multifactorielles pour expliquer cette recrudescence de cas graves: la souffrance des jeunes et la précarité amplifiée pour certains durant la pandémie, les activités sportives pour se dépenser voire se défouler freinées voire stoppées, le manque de cadre familial, la reprise subite de la vie sociale et nocturne ou encore le manque de structures pour les jeunes délinquants, ce qui augmente les risques de récidive.

Craintes sur les faillites

Sur le plan civil, les justices de paix dans les domaines du contentieux (+10%) et de la protection de l'adulte et de l'enfant (+7%) ont également connu une hausse sensible des nouvelles affaires. Une hausse, plus importante que les années précédentes, qui s'explique probablement par la pandémie. La crise sanitaire a sans doute impacté et péjoré plus fortement encore les situations personnelles, financières et familiales déjà précaires auparavant.

S'agissant des Offices des poursuites et des faillites, une hausse des nouvelles réquisitions (+4%) et des prononcés de faillites (+12%) est à relever, soit près de 413'164 poursuites introduites et 2085 faillites déclarées. Dans ce domaine, la situation pourrait encore "notablement" augmenter à l'avenir, avec la fin des diverses mesures d'aide Covid-19, craint l'OJV.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Une motion s'oppose à la hausse de la taxe des véhicules polluants

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Dans le canton de Vaud, une motion UDC veut freiner les taux de majoration de la taxe automobile pour les véhicules polluants (photo d'illustration). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

La nouvelle hausse de la taxe automobile annuelle et les malus des véhicules les plus polluants passent mal à droite au Grand Conseil vaudois. Elle a réussi à faire adopter, de justesse, une motion UDC demandant un retour en arrière, la renvoyant même directement au Conseil d'Etat.

La motion portée par le député Yann Glayre - cosignée par 18 élus de son parti et onze élus PLR - a passé la rampe à deux voix près, 72 oui (PLR et UDC) contre 70 non (PS, Vert-e-s, Vert'libéraux et gauche radicale). Quelques absents dans les rangs à gauche de l'hémicycle ont fait basculer le vote en faveur de ce texte, qui demande de porter au maximum à 25% les majorations en fonction des émissions de grammes de CO2 par kilomètre au lieu de 50%.

Le texte demande aussi au gouvernement de revenir en arrière sur l'entrée en vigueur des nouveaux barèmes au 1er janvier 2026, annoncés la veille. Le Conseil d'Etat a, en effet, indiqué lundi, avoir adapté le règlement d'application de la loi sur la taxe des véhicules automobiles et des bateaux (LTVB).

Amendement écologiste

Cette décision met concrètement en oeuvre l'amendement déposé par le député David Raedler et adopté par le Grand Conseil dans le cadre du débat budgétaire. Il permettra d'augmenter de 10 millions de francs les recettes de cette taxe. Plus d'un tiers des véhicules légers sont concernés par la hausse (39%).

Dans un premier temps, le Conseil d’Etat avait décidé, le 19 novembre 2025, de relever la majoration de la taxe pour les véhicules les plus polluants de 25% à 40%. Cette mesure était intégrée au projet de budget 2026.

Lors des débats budgétaires de décembre dernier, le Grand Conseil a toutefois adopté un amendement allant plus loin. Il a exigé que la majoration soit portée à 50%, soit le maximum prévu par la loi, et que les autres paliers de majoration soient adaptés de manière proportionnelle afin d'éviter des effets de seuil.

Afin de permettre la mise en oeuvre de cette décision parlementaire et d’assurer la perception de la taxe dès le début de l'exercice 2026, le Conseil d’Etat a adopté, à la majorité, la révision du règlement avant le 31 décembre 2025.

Plus d'une heure de débat

En fonction des émissions de CO2, le taux de majoration maximal est ainsi porté à 50% pour les véhicules les plus polluants. Les autres paliers sont ajustés proportionnellement (15% au lieu de 10% pour les moins polluants et 25% au lieu de 15% pour les moyennement polluants).

La motion demande désormais de revenir en arrière et de fixer dans la LTVB un maximum de 25% de hausse. "Nous constatons que le barème est dorénavant très déséquilibré puisqu'un véhicule émettant 199g de CO2 par km aura une majoration de 25% alors qu'un véhicule émettant 200g de co2 par km verra sa taxe majorée de 50%", note M. Glaire. L'élu UDC a défendu "l'esprit de compromis" de sa motion qui propose le statu quo. Il a appelé le plénum à "revenir à la raison".

Le débat a duré plus d'une heure. Il a montré une nette fracture sur le sujet toujours très passionnel de la voiture entre la droite et la gauche, elle-même soutenue par les Vert'libéraux.

Principe du pollueur-payeur

La droite a dénoncé une "hausse scandaleuse" sur le dos des familles, des jeunes et des entreprises. Certains ont regreté que "l'automobiliste devienne une sorte de vache à lait pour renflouer les caisses de l'Etat".

La gauche a, elle, plaidé pour le principe de pollueur-payeur, estimant par ailleurs que seuls les détenteurs de voitures luxueuses, puissantes et polluantes auraient une forte hausse de la taxe, du style 250 francs, contre 20 à 60 francs pour les autres.

La ministre en charge du dossier, Nuria Gorrite, a rappelé que les modifications de barèmes apportées étaient conformes à la loi tout comme le nouveau règlement d'application lié à l'amendement accepté en décembre. Elle aurait souhaité que cette motion soit renvoyée en commission pour approfondir la réflexion autour de ces bonus/malus. Le Conseil d'Etat a désormais une année pour revoir la copie.

Sur un parc total d’environ 480'000 véhicules automobiles légers, près de 186'600 véhicules sont actuellement soumis à une majoration de la taxe: 86'000 véhicules au palier de majoration le plus faible, 55'000 à l'intermédiaire et 45'000 pour le plus élevé.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Des travaux impacteront le trafic régional entre Lausanne et Romont

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Les travaux de renouvellement des voies se déroulent sur un tronçon de 6,5 kilomètres entre Grandvaux et Puidoux (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Des travaux de renouvellement des voies de chemin de fer entre Grandvaux et Puidoux (VD) occasionneront des suppressions de trains et des modifications d'horaires du trafic régional entre Lausanne, Palézieux et Romont, du 19 janvier au 13 juin prochain. Les trains grandes lignes ne sont toutefois pas impactés.

"Le chantier a lieu sur une voie (l'autre est maintenue en service pour la circulation des trains), ce qui limite la capacité de la ligne. Le trafic régional est donc réorganisé", expliquent les CFF mardi dans un communiqué. Les travaux portent sur un tronçon de 6,5 kilomètres et sont devisés à environ 45 millions de francs.

Des itinéraires alternatifs sont proposés pour le trajet Lausanne - Palézieux, Lausanne - Moudon - Lucens, Lausanne - Payerne et Châtel-St-Denis - Lausanne. Les CFF recommandent de consulter l'horaire en ligne sur cff.ch ou l'app CFF avant chaque voyage. Ils précisent que les titres de transport valables pour les itinéraires directs sont reconnus sur les itinéraires alternatifs recommandés.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Pétition contre un projet de décharge à Chavornay (VD)

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La délégation a remis sa pétition au Grand Conseil vaudois mardi en début d'après-midi (illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les habitants de Chavornay (VD) se mobilisent contre un projet de décharge sur leur commune. Un groupe de citoyens, accompagnés d'une délégation municipale, ont remis mardi après-midi une pétition en ce sens, munie de 1600 signatures, au Grand Conseil vaudois.

"Ce chiffre illustre l'ampleur des inquiétudes de la population face à un projet aux impacts majeurs sur le cadre de vie, la santé, l'environnement et la mobilité locale", souligne le comité d'opposition à la décharge dans un communiqué. "Nous demandons une prise en compte réelle de la voix de la population, davantage de transparence et un véritable débat politique sur ce projet".

Les pétitionnaires craignent une atteinte à leur qualité de vie et à leur sécurité en raison des poussières et du trafic accru des camions que cette décharge générerait. Ils s'inquiètent également pour la biodiversité et la faune locale ainsi pour les surfaces agricoles menacées par le projet.

Prévue sur le lieu-dit de "La Verne", la décharge doit accueillir des matériaux de type A et B. Il s'agit respectivement de matériaux d'excavation non pollués (A) ainsi que de matériaux inertes, c'est-à-dire des matériaux d'excavation faiblement pollués et des déchets de chantier tels que béton, briques, tuiles ou verre (B).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Bouclier fiscal: le Ministère public vaudois ouvre une enquête

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Le rapport de François Paychère, présenté en août dernier, a montré que la pratique du bouclier fiscal avait été non-conforme à la loi entre 2009 et 2021 dans le canton de Vaud (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le Ministère public vaudois a décidé d'enquêter sur le bouclier fiscal. Le procureur général Eric Kaltenrieder s'est autosaisi du dossier à la suite du rapport Paychère, qui a révélé que la pratique du bouclier fiscal avait été non-conforme à la loi entre 2009 et 2021.

L'enquête visera à élucider les circonstances ayant mené à cette application illégale, mais aussi à la modification de décisions de taxation à la suite de réclamations de certains contribuables, indique mardi le Ministère public dans un communiqué.

L'instruction pénale a été ouverte le 8 janvier et le procureur général a adressé une demande au Conseil d'Etat afin d'obtenir une copie de l'ensemble du dossier (rapport, complément, procès-verbaux d'audition).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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