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Zaporijjia: nouvelles frappes sur la centrale, l'ONU inquiète

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Fragment de roquette près de la centrale. (© KEYSTONE/AP)

Le site de la centrale nucléaire ukrainienne de Zaporijjia a à nouveau été bombardé jeudi, Kiev et Moscou s'en accusant mutuellement. Le patron de l'AIEA a demandé de pouvoir y accéder "aussi vite que possible" au cours d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité.

"La situation s'aggrave, des substances radioactives sont situées à proximité et plusieurs capteurs de radiation ont été endommagés", a relevé à la suite de ces attaques la compagnie d'Etat ukrainienne Energoatom, selon laquelle des frappes se sont produites près d'un réacteur et "à proximité directe d'un dépôt de substances radioactives".

"A l'heure actuelle, aucune contamination n'a été relevée à la station et le niveau de radioactivité est normal", a toutefois affirmé Evguéni Balitski, le chef de l'administration mise en place dans cette région du sud-est de l'Ukraine occupée par les Russes, soulignant que "plusieurs tonnes" de déchets radioactifs sont stockés sur place.

"Cinq nouvelles frappes ont été signalées à proximité directe d'un dépôt de substances radioactives", a déclaré Energoatom, pointant du doigt les forces russes, qui se sont emparées de la centrale de Zaporijjia le 4 mars, quelques jours seulement après le début - le 24 février- de leur offensive en Ukraine.

Un responsable prorusse, Vladimir Rogov a pour sa part mis en cause "les combattants (du président ukrainien Volodymyr) Zelensky", évoquant cinq tirs de lance-roquettes multiples et de pièces d'artillerie lourde de la rive droite du Dniepr, le grand fleuve qui traverse la région.

Précédents

Plusieurs bombardements dont les deux parties se rejettent également la responsabilité, sans qu'il soit possible de vérifier ces déclarations de source indépendante, s'étaient déjà produits sur le territoire de la centrale à la fin de la semaine dernière.

Les frappes avaient en outre continué dans la nuit de mercredi à jeudi sur la ligne de front, y compris dans les environs de ces installations hautement sensibles.

Risque de "conséquences catastrophiques"

"Malheureusement, au lieu d'une désescalade, des incidents encore plus inquiétants ont été rapportés ces derniers jours, incidents qui s'ils se poursuivent pourraient conduire à une catastrophe", a déclaré le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, se disant "gravement préoccupé par la situation dans et autour de la centrale".

"Il faut être clair, tout dommage subi par Zaporijjia ou tout autre site nucléaire en Ukraine, ou n'importe où ailleurs, pourrait provoquer des conséquences catastrophiques non seulement aux alentours mais pour la région et au-delà. C'est totalement inacceptable", a-t-il insisté.

"J'ai demandé à tous de faire preuve de bon sens et de raison", a ajouté M. Guterres, exhortant à "cesser immédiatement" toute activité militaire près de la centrale et se prononçant en faveur de la création d'un "périmètre démilitarisé pour assurer la sécurité de la zone".

Une proposition avec laquelle Washington est manifestement en total accord : "les Etats-Unis continuent d'appeler la Russie à cesser toutes ses opérations militaires dans et autour des centrales nucléaires et à en rendre le plein contrôle à l'Ukraine". Ils "soutiennent aussi les appels des Ukrainiens à créer une zone démilitarisée dans et autour de la centrale".

Réunion d'urgence prévue

Et ce, juste avant une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU prévue pour discuter de ce dossier brûlant, à la demande de la Russie.

"L'heure est grave et l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) doit être autorisée à mener sa mission à Zaporijjia aussi vite que possible", a déclaré devant cette instance Rafael Grossi, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, pour qui "le temps presse".

"Le monde entier doit réagir immédiatement pour chasser les occupants de la centrale de Zaporijjia", a de son côté martelé le président ukrainien dans son message vidéo quotidien.

"Seuls le retrait total des Russes et la reprise du contrôle total de l'Ukraine sur la centrale garantiraient la sécurité nucléaire pour toute l'Europe", a-t-il poursuivi, dénonçant le "chantage nucléaire russe".

Pilonnages russes

A Nikopol, dans le sud-est de l'Ukraine, à une centaine de kilomètres de Zaporijjia, de l'autre côté du Dniepr, le gouverneur Valentyn Reznichenko a fait état de trois morts et de neuf blessés dans des tirs nocturnes de lance-roquettes multiples russes Grad.

Dans l'est, dans le bassin minier du Donbass, le chef de l'administration militaire de la région de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, a annoncé dans la matinée que 11 civils avaient été tués ces dernières 24 heures.

Et les Russes pilonnent sans répit Soledar, une cité industrielle de 11'000 habitants avant la guerre, tentant ainsi d'en chasser l'armée ukrainienne afin d'avancer vers la ville voisine, plus grande, de Bakhmout.

Duels d'artillerie

Depuis que les troupes russes ont mis fin à leur opération sur Kiev fin mars et se sont retirées des abords de la capitale, le Kremlin a fait du Donbass, en partie contrôlé depuis 2014 par des séparatistes prorusses, son principal objectif.

L'avancée russe, réelle, est très lente et la guerre s'est transformée en duels d'artillerie entre deux armées retranchées autour de quelques localités.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

International

Australie: un phoque endormi sur la chaussée, la circulation déviée

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Un phoque endormi a dévié la circulation routière d'une ville dans le sud de l'Australie (image d'illustration). (© KEYSTONE/AP/GODOFREDO A. VÁSQUEZ)

Une ville balnéaire australienne a brièvement dévié sa circulation routière vendredi lorsqu'un phoque a décidé de faire une sieste sur la chaussée. Il est connu localement sous le nom de Sammy.

Le pinnipède somnolent a été aperçu en train de roupiller sur une route de Dromana, une ville de l'État de Victoria, dans le sud du pays.

La police locale a placé des cônes autour du phoque, connu de certains habitants sous le nom de Sammy, et qui avait décidé de prendre le soleil sans se soucier des voitures.

"On ne sait pas où on va l'apercevoir la prochaine fois", s'amuse Laura Ellen, une habitante qui a repéré l'animal endormi. "Il dort toute la journée en général", a-t-elle ajouté. "Ça m'a fait rire de le voir sur la route. Je ne l'avais encore jamais vu faire ça".

Le phoque a ensuite été raccompagné vers la plage par des sauveteurs animaliers et la voie a été rouverte.

Les phoques sont un spectacle courant le long de la côte du Victoria et il est interdit de les toucher ou de les nourrir, rappelle le gouvernement de l'État.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Rory McIlroy lance parfaitement sa quête de doublé au Masters

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Rory McIlroy est bien parti dans le Masters d'Augusta. (© KEYSTONE/AP/Gerald Herbert)

Après son succès historique en 2025, Rory McIlroy a parfaitement débuté le Masters 2026. Il a pris la tête du tournoi dès le premier tour disputé jeudi à Augusta (Géorgie, Etats-Unis).

Le Nord-Irlandais, no 2 mondial, a rendu une carte de 67, cinq coups sous le par, et pointe au sommet du classement à égalité avec l'Américain Sam Burns. Le no 1 mondial Scottie Scheffler est sixième à trois coups. Trois birdies consécutifs entre les trous 13 et 15 ont propulsé McIlroy, auteur au total de six birdies et un bogey.

Le golfeur de 36 ans vise un rare doublé: seuls Jack Nicklaus (1965 et 1966), Nick Faldo (1989 et 1990) et Tiger Woods (2001 et 2002) ont remporté deux fois d'affilée le tournoi le plus prestigieux du monde.

Après l'US Open (2011), le PGA Championship (2012 et 2014) et le British Open (2014), McIlroy avait fini par enfiler l'an passé la célèbre veste verte afin de compléter sa collection de tournois majeurs, suivant une décennie de désillusions, qui avaient fini par former une malédiction.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Pourparlers au Pakistan: incertitudes sur la venue des Iraniens

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Le vice-président américain JD Vance fera-t-il des interlocuteurs iraniens au Pakistan? Les attaques israéliennes sur le Liban laissent planer le doute. (© KEYSTONE/EPA/Robert Hegedus)

Le Pakistan se prépare vendredi à accueillir les délégations iranienne et américaine pour des pourparlers. La participation des Iraniens est encore incertaine après les frappes israéliennes qui ont fait plus de 300 morts au Liban mercredi et mis la trêve en péril.

Ces frappes israéliennes, les plus meurtrières au Liban depuis le début de la guerre fin février, rendent "les négociations dénuées de sens", a jugé le président iranien Massoud Pezeshkian jeudi.

"La tenue de pourparlers visant à mettre fin à la guerre dépend du respect par les Etats-Unis de leurs engagements en matière de cessez-le-feu sur tous les fronts, en particulier au Liban", a abondé Esmaeil Baqaei, porte-parole de la diplomatie iranienne, dont les propos sont rapportés par l'agence Isna.

Au moment de l'annonce du cessez-le-feu entre "l'Iran, les Etats-Unis et leurs alliés" - qui entre dans son troisième jour vendredi - le Pakistan, pays médiateur dans ce conflit qui a fait des milliers de mort au Moyen-Orient, avait assuré que la trêve s'appliquait "partout, y compris au Liban". Ce qu'ont démenti par la suite Israéliens et Américains.

Sous haute sécurité, Islamabad s'est transformée en ville fantôme, jeudi et vendredi ont été décrétés fériés. L'hôtel de luxe qui doit accueillir les délégations a été vidé de sa clientèle habituelle.

Trump optimiste

Le vice-président JD Vance doit mener la délégation américaine au Pakistan pour des discussions samedi sur l'Iran, aux côtés de l'émissaire spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, gendre de Donald Trump, a annoncé la Maison Blanche. Auprès de NBC News, le président américain s'est dit "très optimiste" sur la possibilité de conclure un accord de paix, malgré l'écart entre les positions des deux pays.

Moins de certitudes côté iranien: peu après avoir annoncé sur le réseau X l'arrivée d'une délégation iranienne au Pakistan jeudi soir pour les pourparlers, l'ambassadeur d'Iran à Islamabad a supprimé son message. Il avait été envoyé prématurément, selon les explications d'un fonctionnaire de l'ambassade à l'AFP, qui n'a pas précisé si la délégation iranienne était alors toujours attendue.

Obstacle supplémentaire, le ministre pakistanais de la défense, Khawaja Asif, a qualifié jeudi soir sur X Israël de "diabolique" et de "malédiction sur l'humanité", l'accusant de commettre un génocide au Liban. Un message "honteux", ont rétorqué les services du premier ministre israélien.

Ce message faisait suite aux frappes israéliennes mercredi qui ont fait plus de 300 morts et un millier de blessés au Liban, pays entraîné dans le conflit par le mouvement libanais pro-iranien Hezbollah défiant Israël après l'assassinat du guide suprême iranien Ali Khamenei. L'ONU s'est vivement inquiétée de la poursuite de la campagne israélienne, quand Paris, Londres et Ankara ont plaidé pour l'intégration du Liban dans la trêve.

Nouvelles frappes

Tôt vendredi, les sirènes d'alerte ont retenti à travers Israël, y compris à Tel-Aviv, a indiqué l'armée israélienne, après le tir de roquettes en provenance du Liban. Le Hezbollah a revendiqué après minuit plusieurs frappes de roquettes et drones, notamment deux contre des "regroupements de soldats" de chaque côté de la frontière entre le Liban et Israël et une autre sur une ville frontalière en Israël.

Quelques heures auparavant, dans la soirée de jeudi, le Koweït a fait état d'attaques de drones "visant plusieurs installations vitales", une première dans le Golfe depuis l'annonce de la trêve entre Iran et Etats-Unis. Les Gardiens de la Révolution iraniens ont assuré vendredi n'avoir tiré aucun missile depuis le cessez-le-feu.

Des pourparlers doivent aussi avoir lieu la semaine prochaine entre Liban et Israël à Washington, a dit jeudi à l'AFP un responsable américain. Le Hezbollah a rejeté cette initiative.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé juste avant avoir ordonné à son cabinet d'engager des "négociations directes" avec le Liban. Mais le Liban insiste sur "un cessez-le-feu avant tout début de négociations", a déclaré à l'AFP un responsable libanais requérant l'anonymat.

Revendications opposées

Si la venue des Iraniens au Pakistan voisin demeure floue, les contours d'un accord de paix pérenne le sont également car les deux belligérants ont des positions opposées sur des points majeurs.

Ainsi, le chef de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique a exclu toute restriction du programme d'enrichissement d'uranium, une des demandes fondamentales des Etats-Unis et d'Israël, dans un entretien avec l'agence Isna.

Dans le détroit d'Ormuz, dont la réouverture était pourtant l'une des conditions du cessez-le-feu, le trafic est toujours nettement grippé et Donald Trump a accusé jeudi l'Iran de faire du "mauvais boulot" sur ce dossier.

Un pétrolier non-iranien, le premier depuis le cessez-le-feu, a ainsi franchi jeudi ce passage maritime essentiel au commerce mondial. Après l'intense mais bref soulagement apporté par la trêve, la prudence règne sur les marchés, où le prix du pétrole restait jeudi matin sous les 100 dollars le baril.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La Banque asiatique de développement attend une croissance ralentie

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Les prix du riz restent relativement bas, mais la situation pourrait changer avec la hausse des coûts de production agricole (archives). (© KEYSTONE/EPA/ROLEX DELA PENA)

La guerre au Moyen-Orient devrait peser sur les économies asiatiques en 2026 et 2027, a averti vendredi la Banque asiatique de développement (BAD), qui table désormais sur un ralentissement de la croissance à 5,1% pour la région.

Cette prévision pourrait même s'avérer optimiste si de nouveaux éléments laissant entrevoir "un conflit plus long et des perturbations plus persistantes" se confirmaient, a-t-elle précisé.

L'institution souligne que la croissance pourrait chuter à 4,7% en 2026 et 4,8% en 2027 si la guerre au Moyen-Orient devait s'enliser au-delà du troisième trimestre.

"Les perspectives de croissance de la plupart des économies d'Asie en développement et du Pacifique vont se dégrader cette année et en 2027", a tranché la banque dans un constat sans appel.

En tant qu'importatrice nette d'énergie, la région est particulièrement vulnérable aux retombées de la guerre, a expliqué l'économiste en chef de la BAD, Albert Park, aux journalistes lors d'un point presse sous embargo jeudi.

"La hausse des prix de l'énergie peut entraîner des pertes de revenus significatives", a déclaré M. Park.

"Même après la normalisation des prix de l'énergie, les perturbations de la chaîne d'approvisionnement, la hausse des prix à la production et le resserrement des conditions financières prolongeraient les pressions stagflationnistes", a-t-il ajouté.

Un conflit plus long au Moyen-Orient pourrait également faire bondir l'inflation jusqu'à 5,6%, selon la BAD.

Achevé en mars, le rapport de la banque avait prévu des hausses de prix de 3,6 % en 2026 et de 3,4 % en 2027 dans le cadre de ce qu'elle a qualifié de "scénario de stabilisation précoce".

M. Park a souligné que les restrictions imposées par l'Iran au trafic maritime dans le détroit d'Ormuz avaient des répercussions bien au-delà du secteur énergétique.

"Même si les prix du riz restent relativement bas (...) les coûts élevés des engrais et du diesel font grimper les coûts de production agricole" ce qui pourrait contribuer à l'insécurité alimentaire, s'inquiète M. Park.

Vendredi, à Manille, des files d'attente s'étendaient sur plusieurs pâtés de maisons dans certains quartiers, les habitants se pressant pour profiter d'un programme soutenu par le gouvernement proposant du riz à seulement 20 pesos (29 centimes d'euros) le kilo.

Le nouveau rapport de la BAD indique également que la persistance des incertitudes commerciales face au régime tarifaire du président américain Donald Trump devrait peser sur les investissements régionaux.

La Chine devrait voir sa croissance reculer à 4,6% cette année et à 4,5% l'année prochaine, contre 5% auparavant, en raison de la faiblesse persistante de son marché immobilier et du ralentissement de la croissance des exportations, selon le rapport.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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