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Économie

La Suisse au bord de la récession, prévient le BAK

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Le temps se gâte pour l'économie helvétique, avec à la clé une possible récession en cas de rationnement ou d'interruption de l'approvisionnement énergétique. (archives) (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Les prochains mois s'annoncent difficiles pour l'économie helvétique, après la robuste évolution observée en été. Nombre de facteurs risquent de plomber les investissements et le commerce extérieur, et une récession ne pourra être évitée que de justesse.

"Chez de nombreux partenaires commerciaux européens de la Suisse, le mélange toxique de la pénurie d'énergie et de la hausse massive des prix du gaz et de l'électricité a déjà des effets récessifs", fait remarquer jeudi dans une note Martin Eichler, économiste en chef de l'institut de recherches conjoncturelles BAK Economics.

Les experts bâlois ont revu à la baisse leurs projections de croissance du Produit intérieur brut (PIB) à 2,0%, contre +2,5% précédemment, pour l'année en cours, et à 0,5% (après +1,1% en août et +1,7% en juin) pour 2023.

"Le maintien des prix élevés de l'énergie réduit la marge de manoeuvre des ménages et des entreprises en matière de dépenses", poursuit le BAK. A cela s'ajoutent les mesures budgétaires et les changements dans l'approvisionnement énergétique européen, ainsi que le resserrement monétaire, dont les effets se feront de plus en plus sentir, et pas seulement en Europe.

Selon les économistes de l'institut bâlois, l'économie helvétique devrait stagner au quatrième trimestre 2022 et légèrement se contracter (-0,1%) au premier trimestre 2023 par rapport à la période précédente. Ce n'est qu'après l'hiver qu'on devrait assister à une détente progressive de la situation puis un redressement de l'activité économique.

Les projections du BAK se basent sur l'hypothèse qu'un rationnement, voire l'interruption de l'approvisionnement énergétique pourront être évitées. Mais si tel devait ne pas être le cas, l'économie helvétique ne pourrait pas échapper à la récession.

"Selon l'ampleur et la durée des restrictions, les conséquences pourraient même être plus dramatiques que lors de la pandémie de coronavirus, d'autant plus que dans ces circonstances, le travail à domicile ne peut offrir qu'un répit limité", prévient Martin Eichler, soulignant la nécessité de prendre dès à présent toutes les dispositions afin d'éviter que ce risque se concrétise.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Culture

Extension de la Collection de l'Art Brut: concours lancé à Lausanne

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Le bâtiment de la Collection de l'Art Brut à Lausanne va s'agrandir, avec des aménagements importants. (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La Collection de l'Art Brut à Lausanne va s'agrandir. La Ville de Lausanne lance à cet effet, l'année des 50 ans du musée, le concours d'architecture pour le réaménagement et l'extension de l'institution. La Municipalité a déposé vendredi son préavis pour une demande de crédit d'étude de 3,8 millions de francs au Conseil communal.

"Alors que la Collection de l'Art Brut célèbre ses 50 ans, le lancement de ce concours affirme l'attachement de la Ville de Lausanne à une institution culturelle unique au monde. L'art brut nous rappelle que la création naît hors des normes, des écoles et des cadres établis. Lui offrir de nouveaux espaces, c'est permettre à ces voix singulières de continuer à surprendre, émouvoir et interroger notre regard", explique le syndic Grégoire Junod.

Le lancement du concours d'architecture pour cette extension est rendu possible grâce au soutien de la Fondation Jean-Hippolyte Guignard, fondation suisse d'utilité publique à but non lucratif, précise un communiqué de la Ville. "Cette procédure a pour ambition de retenir une proposition architecturale à la fois audacieuse et respectueuse du site, tout en répondant aux besoins futurs de l'institution", souligne la Municipalité lausannoise.

Nouveaux espaces d'expo

Le projet prévoit notamment la création de nouveaux espaces d'exposition permettant de valoriser les collections et d'enrichir la programmation. Sur le plan architectural, l'agrandissement devra "incarner l'identité de cette institution publique et inclusive, au plus proche de ce lieu patrimonial d'exception constitué par le château de Beaulieu et son parc".

Les candidats seront également invités à proposer des solutions exemplaires en matière de durabilité environnementale, en cohérence avec les objectifs de construction responsable de la Ville, tient à préciser la Ville.

Le concours de projets, organisé en procédure ouverte, réunira un jury composé de représentants de la Ville de Lausanne, de la direction du musée ainsi que de spécialistes de la construction, du patrimoine et de la muséographie. Le projet lauréat sera désigné à l'issue des différentes phases d'évaluation prévues dans le calendrier du concours.

L'extension de la Collection de l'Art Brut vise à offrir à cette institution singulière les moyens de poursuivre sa mission de conservation, de recherche et de diffusion dans des conditions optimales, au bénéfice des publics d'aujourd’hui et de demain, concluent les autorités lausannoises.

Plus important musée au monde entièrement dévolu à l'étude, à la conservation et à la présentation d'oeuvres d'art brut, l'institution basée au Château de Beaulieu compte aujourd'hui plus de 70'000 pièces dans ses collections. Il attire près de 40'000 visiteurs chaque année.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

L'économie suisse reprend de l'élan en février

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La progression est portée notamment par une hausse de la demande du consommateur (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Après une baisse de tonus en début d'année, l'économie suisse semble reprendre de la vigueur. La demande intérieure comme étrangère ont progressé, renforçant l'optimisme pour les mois à venir.

En février, le baromètre économique de Centre d'études conjoncturelles (KOF) de l'EPF de Zurich publié vendredi s'est hissé à 104,2 points, gagnant 0,9 point par rapport au chiffre révisé du mois précédent (103,3 points).

Cette progression, supérieure aux attentes des économistes estimées entre 102,5 et 103,1 points, est essentiellement attribuée à une hausse de la demande du consommateur, y compris à l'étranger, écrit le KOF.

Du côté de la production, les indicateurs sont en revanche plus contrastés. Ceux de l'industrie manufacturière et de la construction affichent une baisse, avec une pression marquée notamment sur les stocks et les bien intermédiaires. Les perspectives positives quant à l'emploi et aux exportations viennent toutefois éclaircir quelque peu l'horizon.

Les secteurs de la métallurgie et de l'imprimerie sont en repli également, alors que le textile et l'électricité voient leurs perspectives améliorées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'économie suisse a légèrement rebondi en fin d'année dernière

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La hausse des exportations a été inférieure à la moyenne, freinant la croissance (archives). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

L'économie suisse a retrouvé un peu d'allant au quatrième trimestre de l'année dernière, le produit intérieur brut (PIB) augmentant de 0,2% par rapport aux trois mois précédents.

C'est ce qu'indique vendredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (Seco), confirmant sa première estimation. L'évolution selon les branches s'est révélée contrastée, la demande intérieure soutenant l'activité.

Interrogés mi-février par l'agence AWP, les économistes tablaient sur une évolution du PIB suisse de cet ordre, prévoyant une hausse au dernier trimestre comprise entre 0,1% et 0,4%. Au troisième partiel 2025, un fort recul de l'industrie chimique et pharmaceutique en raison des droits de douane avait pesé sur l'économie suisse, entraînant une contraction du PIB (corrigé des événements sportifs) de 0,4%, alors que le Seco avait précédemment estimé ce tassement à 0,5%. La croissance s'était inscrite à 0,2% au 2e trimestre.

Sur l'ensemble de l'année, l'économie du pays a néanmoins enregistré une croissance de 1,4%, après 1,2% l'année précédente et 1,3% en 2023. A l'image du dernier partiel, la demande intérieure a soutenu la croissance, grâce à la solide expansion de la consommation privée. Dans le même temps, le commerce extérieur a freiné la croissance du PIB, les exportations affichant une hausse inférieure à la moyenne, alors que les importations ont nettement crû.

Après un fléchissement marqué entre juillet et fin septembre, l'industrie chimique et pharmaceutique a renoué avec une croissance modérée (+1,9 %), dans un contexte de hausse de ses exportations. Sur fond de faible dynamique des ventes et des exportations, les autres branches de l'industrie manufacturière ont par contre essuyé un recul de la création de valeur (-1,3%).

Dans l'ensemble, la valeur ajoutée du secteur industriel a stagné, tandis que les exportations de marchandises ont présenté un léger rebond (+0,6 %), après deux trimestres consécutifs de baisse. La demande intérieure finale (+0,5 %) a joué un rôle stabilisateur. La consommation privée a de nouveau affiché une croissance solide (+0,4%), en particulier les achats de vêtements et de chaussures, ainsi que, principalement, les dépenses consacrées au logement, à l'énergie et à la santé.

De plus, les investissements dans la construction (+1,0 %) ont sensiblement progressé sous l'effet de l'expansion de l'activité de construction dans le bâtiment, poussant la création de valeur à la hausse dans le secteur de la construction (+0,6 %). Les dépenses en biens d'équipement ont également augmenté (+0,6%), avant tout à la faveur des investissements dans la recherche et développement. Profitant de la bonne tenue de la demande intérieure, les importations ont progressé dans l'ensemble (+2,7%).

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Changements prévus au conseil d'administration d'UBS

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Markus Ronner (à droite) succédera à Lukas Gähwiler à la vice-présidence d'UBS (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

Plusieurs administrateurs vont être remplacés au conseil d'administration de la banque UBS lors de l'assemblée générale du 15 avril. Markus Ronner devra ainsi succéder au vice-président Lukas Gähwiler qui ne se représentera pas pour un nouveau mandat.

Les administrateurs William Dudley et Jeanette Wong ne vont également pas briguer un nouveau siège au sein de l'organe de surveillance. Agustin Carstens et Luca Maestri ont été proposés pour leur succéder, a détaillé la banque aux trois clés vendredi dans un communiqué.

M. Carstens a été gouverneur de la Banque centrale du Mexique entre 2010 et 2017 et a oeuvré pour la Banque des règlements internationaux (BRI) entre 2017 et 2025. Il a également été ministre des Finances du Mexique et directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI).

Quant à M. Maestri, il a été le directeur financier du géant américain Apple et a occupé les mêmes fonctions auprès du fabricant américain d'imprimantes Xerox et de l'équipementier télécoms Nokia Siemens Networks.

Comme annoncé en octobre dernier, Lukas Gähwiler ne se représentera pas au conseil d'administration d'UBS, mettant ainsi un terme à sa longue carrière dans le secteur bancaire. Markus Ronner a été proposé pour lui succéder.

De nationalité suisse, M. Ronner a effectué toute sa carrière professionnelle chez UBS depuis 1981. Il est devenu membre du conseil d'administration du groupe en 2018, lorsqu'il a pris ses fonctions actuelles de responsable de la conformité et de la gouvernance d'UBS.

M. Gähwiler de son côté a occupé plusieurs postes de direction chez UBS depuis 2010. En 2022, il a été nommé vice-président du conseil d'administration d'UBS.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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