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Suisse

La visite de Cassis à New York marquée par la Russie

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Le président de la Confédération participe à l'Assemblée générale de l'ONU à New York. (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

La visite du président de la Confédération Ignazio Cassis à New York pour la semaine d'ouverture de la 77e Assemblée générale de l'ONU à New York a été marquée par la guerre en Ukraine. Il a rencontré mercredi le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov.

"Lors de ma rencontre avec le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, j'ai demandé à la Russie de s'abstenir d'organiser de soi-disant référendums dans les territoires occupés de l'Ukraine", a fait savoir M. Cassis après l'entretien.

Le président de la Confédération a également fait part à M. Lavrov de la profonde inquiétude que suscite en Suisse la menace d'utilisation d'armes nucléaires dans la guerre en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine a à nouveau menacé mercredi matin de recourir à une frappe nucléaire.

Dans son discours mardi devant l'Assemblée générale, M. Cassis avait déjà fermement condamné l'agression militaire russe en Ukraine et exigé un retrait immédiat des troupes russes.

Mandat de protection discuté

La Suisse est toujours prête à offrir ses bons services entre l'Ukraine et la Russie, a rappelé le Tessinois. A la demande de l'Ukraine, la Suisse a déjà élaboré un mandat de puissance protectrice pour les citoyens ukrainiens en Russie et l'a remis aux Russes.

M. Cassis s'est enquis de l'état de la situation auprès de son homologue russe. Aucune nouvelle annonce à ce sujet n'a toutefois été faite après la rencontre. Le conseiller fédéral a simplement souligné que la neutralité et les bons offices restent les instruments de la Suisse pour le dialogue.

Le président de la Confédération a également évoqué la guerre et ses conséquences lors de la trentaine d'entretiens bilatéraux qu'il a menés à New York. Il a notamment rencontré la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, le chancelier allemand Olaf Scholz et le Premier ministre italien Mario Draghi.

M. Cassis s'est montré impressionné par le discours du président français Emmanuel Macron. Ce dernier a parfaitement su donner du poids à ses propos contre la guerre en Ukraine, avec la "grandeur" propre à la France, a relevé le ministre des affaires étrangères.

Entretien avec le président iranien

Lors d'une rencontre avec le président iranien Ebrahim Raïssi, Ignazio Cassis a par ailleurs évoqué la préoccupation de la Suisse quant aux circonstances qui ont conduit à la mort de Masha Amini, a-t-il encore dit devant les médias à New York. La jeune femme est morte sous les coups de la police, ce qui a suscité des critiques dans le monde entier sur la situation des droits de l'homme en Iran et entraîné de vives protestations à Téhéran.

Le Tessinois a déclaré que la Suisse ne cessait d'exhorter l'Iran à respecter les droits des femmes et les droits de l'homme en général.

M. Raïssi a pris position à ce sujet et a déclaré qu'il était dans l'intérêt de l'Iran de protéger les droits individuels de tous ses citoyens et citoyennes. C'est pourquoi la justice va enquêter sur cette affaire, a précisé M. Cassis.

Préparation pour le Conseil de sécurité

Le président de la Confédération a indiqué avoir eu un bon échange avec le président équatorien Guillermo Lasso. Comme la Suisse, l'Équateur siégera au Conseil de sécurité de l'ONU en tant que membre non permanent pour deux ans à partir de janvier 2023.

A partir de début octobre, la Suisse participera quotidiennement à toutes les réunions des organes du Conseil de sécurité, dans un premier temps en tant qu'observatrice. Les nouveaux pays membres sont d'ores et déjà associés à certaines discussions et s'investissent ainsi dans les tâches du Conseil, a expliqué Pascale Baeriswyl, l'ambassadrice de la Suisse auprès de l'ONU à New York. Elle représentera la Suisse au sein du Conseil.

Invité par Joe Biden

Avant de rentrer en Suisse dans la nuit de mercredi à jeudi, Ignazio Cassis participera à une réception organisée par le président américain Joe Biden au nom du pays hôte.

Les deux hommes se serreront à nouveau la main, deux jours après les funérailles de la reine Elizabeth II à Londres, lors desquelles M. Cassis était assis à côté du couple Biden.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Culture

John M Armleder, invité de la 6e carte blanche du MAH

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Inaugurée jeudi, la sixième carte blanche du Musée d'art et d'histoire voit dialoguer les oeuvres de l'institution avec celles du plasticien genevois John M Armleder (archives). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le Musée d'art et d'histoire de Genève (MAH) accueille l'artiste genevois John M Armleder pour sa sixième Carte Blanche. Jusqu'au 25 octobre, l'exposition "Observatoires" propose une relecture audacieuse de la collection du musée à travers une traversée thématique où chaque salle explore un univers différent: des animaux à la peinture abstraite, en passant par les instruments de musique et les luminaires.

Avec plus de 500 de ses ½uvres conservées au MAH, dont les célèbres "Furniture Sculptures" et ½uvres graphiques, John M Armleder apparaît comme le "curateur idéal pour poursuivre le dialogue entre patrimoine et création contemporaine", initié par le directeur Marc-Olivier Wahler depuis 2021, écrit le MAH jeudi dans un communiqué.

L'artiste a conçu un dispositif architectural inédit inspiré de sespropres dessins conservés au musée. Ces structures temporaires transforment les salles en un réseau de "salles dans les salles". Et l'exposition se déploie comme une promenade libre où l'objet ordinaire côtoie l'objet esthétique.

Univers variés

Le parcours traverse des univers variés: peinture abstraite avec des ½uvres d'Olivier Mosset et Christian Floquet, compositions florales artificielles plantées dans des pneus dialoguant avec des natures mortes de Jan van Os ou Jan Brueghel l'Ancien. Ou encore un espace musical réunissant instruments historiques et un piano miroir de Christian Marclay.

Les salles "Animaux" accueillent des prêts taxidermiques du Muséum d'histoire naturelle – iguane, chamois, cigogne – qui dialoguent avec des tableaux de Jacques-Laurent Agasse. Une installation de néons répond à des luminaires historiques, tandis que la salle ovale présente portraits et autoportraits de Ferdinand Hodler, Cuno Amiet ou Giovanni Giacometti.

L'artiste explore aussi le thème du vide: la salle des Armures est métamorphosée par des films miroitants et des drapés métalliques argentés, avec des cadres volontairement laissés vides. D'autres sections présentent tampons, livres d'artistes (Ed Ruscha, Marcel Duchamp, Andy Warhol).

Collection évolutive

Certaines sections adoptent une dimension temporaire: ½uvres sur papier, éditions et livres d'artistes seront renouvelés tous les trois mois pour offrir au public de nouvelles facettes de la collection au fil du temps.

Né à Genève en 1948, John M Armleder est un plasticien majeur dont la carrière de cinq décennies synthétise de nombreux courants de l'art contemporain. Co-fondateur du Groupe Ecart, son travail est marqué par l'influence du mouvement Fluxus et de l'approche de John Cage. Il y injecte humour et provocation conceptuelle en puisant dans des héritages variés comme Dada et l'expressionnisme abstrait, abordant chaque exposition comme une ½uvre imprévisible en elle-même.

Au-delà de la relecture de la collection du MAH par l'artiste, cette Carte Blanche érige le visiteur en véritable acteur de l'expérience. Le projet s'inscrit dans le concept curatorial "Vers un musée des contingences" que le MAH met en ½uvre dès 2026 et qui vise à habiter le musée autrement.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats ont repris le dialogue

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Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue à Lausanne. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs de la fonction publique vaudoise (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

Le Conseil d'Etat vaudois et les syndicats de la fonction publique se sont rencontrés mercredi pour une première séance de discussions. Le gouvernement va proposer un calendrier de rencontres bimestrielles aux syndicats ainsi que des séances techniques. Six dossiers à négocier ou à traiter ont déjà pu être fixés, ont indiqué jeudi les syndicats.

Il s'agit du litige entre le Conseil d'Etat et les syndicats sur la licéité de la grève, du plan 2027-2030 de retour à l'équilibre, du dossier "égalité", du règlement sur les lanceurs d'alerte, des décharges dans l'enseignement ainsi que de la Caisse de pensions de l'Etat de Vaud (CPEV), est-il détaillé dans un communiqué.

"Cet échange a porté sur la manière dont le gouvernement comptait organiser les négociations pour le semestre à venir et a permis aux syndicats d'exposer leurs positions", écrivent les trois syndicats SSP-Vaud, FSF et SUD.

"Sur la question de la licéité et du droit de grève, des désaccords fondamentaux se sont confirmés entre les syndicats et le Conseil d'Etat. Un seul autre point concret a été abordé, celui du dispositif que le Conseil d'Etat compte mettre en place pour gérer les délais de carence dans le renouvellement des postes à l'Etat, mesure compensatoire au retrait du décret sur la contribution de crise", poursuivent-ils dans leur communiqué commun.

Grosse colère dans la rue

Les syndicats de la fonction publique vaudoise ont, eux, prévu une nouvelle assemblée générale unitaire le 10 février afin de discuter de la suite à donner à leurs revendications.

La colère de la fonction publique a fait suite aux coupes budgétaires proposées par le Conseil d'Etat dans le budget 2026 du canton. Le gouvernement prévoyait notamment une baisse de 0,7% du salaire des employés de l'Etat et la suppression des décharges de fin de carrière pour les enseignants.

Depuis le 2 octobre 2025, cinq manifestations ont rassemblé au total plusieurs dizaines de milliers de personnes dans la rue. Jusqu'à treize journées de grève ont été effectuées selon les secteurs.

Sous pression de la rue, le Conseil d'Etat avait alors biffé ces deux mesures du budget. Très contesté, ce dernier avait finalement été accepté par le Grand Conseil juste avant Noël.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Suisse

La rente-pont est moins utilisée que prévu par les chômeurs âgés

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La rente-pont est une réponse à l'initiative dite de limitation de l'UDC, rejetée par le peuple en septembre 2020 (archives). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Depuis 2021, les chômeurs de plus de 60 ans en fin de droit et en difficulté financière sont en droit d'obtenir une rente-pont. Cet instrument pour contrer la pauvreté est cependant moins utilisé que prévu. Une évaluation sera faite par la Confédération.

Cette nouvelle prestation permet d'éviter que des chômeurs âgés n'épuisent leur épargne et 3e pilier et soient contraints de recourir à l'aide sociale.

Selon les estimations de l'Office fédéral des assurances sociales (OFAS) présentées lors des débats au Parlement, 2000 personnes auraient dû en bénéficier en 2022. Le montant par personne avait été évalué à 3600 francs par mois pour un coût total de 70 millions.

Dans les faits, les bénéficiaires sont nettement moins nombreux. Fin 2022, 694 chômeurs touchaient une rente pont de 2600 francs par mois. En 2024, les chiffres provisoires font état de 822 bénéficiaires et de 2650 francs par mois, selon l'OFAS.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Des projets artistiques éphémères XXL au coeur de Lausanne

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La Ville de Lausanne prévoit un nouveau dispositif d'exposition artistique XXL au coeur de la capitale vaudoise (archives). (© Keystone/LEANDRE DUGGAN)

La Ville de Lausanne lance un nouveau dispositif dédié à l'art éphémère sur une façade bien connue du centre-ville, celle du magasin Manor, visible depuis de nombreux points de vue. Ce projet inaugure une série d'interventions artistiques temporaires dans l'espace public. C'est l'artiste lausannoise Maya Rochat qui signera le premier projet-pilote.

En réponse à un postulat intitulé "Faisons le mur", la Ville a opté pour "un dispositif de valorisation culturelle". Conçu pour accueillir des projets artistiques éphémères, il repose sur la présentation d'oeuvres imprimées sur des bâches, adaptées aux contraintes techniques du bâtiment, indique jeudi la Municipalitré lausannoise dans un communiqué.

Le projet-pilote, confié à Maya Rochat, sera inauguré en mai, à l'occasion de la prochaine exposition du Musée historique Lausanne consacrée à la Collection d'art de la Ville. Par la suite, les projets présentés feront l'objet d’un concours.

Le premier appel à projets pour l'occupation artistique de cette façade sera lancé lors du vernissage du projet-pilote. L'oeuvre lauréate devrait être dévoilée d'ici à la fin de l'année 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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