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International

L'OMC prévoit un net ralentissement du commerce mondial en 2023

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La directrice générale de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) Ngozi Okonjo-Iweala alerte sur les effets des politiques des banques centrales et met en garde contre toute restriction au commerce dans les différents pays. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Le volume du commerce mondial devrait largement ralentir en 2023, avec une augmentation limitée à 1%. Les prévisions pour cette année sont toutefois meilleures qu'en avril, avec une croissance de 3,5%, a dit mercredi l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève.

Il y a quelques mois, l'institution n'anticipait qu'une croissance de 3%, alors que la fourchette s'établit désormais entre 2 et 4,9% en fonction des scénarios. Mais la guerre en Ukraine a rendu difficile cette évaluation il y a quelques mois, a admis l'économiste de l'OMC, Coleman Nee.

Autre indication, l'organisation estimait aussi en avril que la progression devait s'accélérer l'année prochaine, à 3,4%. Mais le commerce mondial devrait diminuer jusqu'à 2,8% en cas de dégradation mais augmenter de 4,6% en cas de bonne surprise.

En cause, l'économie fait face à d'importantes turbulences provoquées par la guerre en Ukraine, les effets sur les prix énergétiques et alimentaires, l'inflation et les politiques des banques centrales. La situation reste très incertaine, dit l'organisation. Elle s'attend notamment à une réduction des importations en Europe et Amérique latine et des exportations de pays en développement où la marge de manoeuvre financière n'est pas très importante.

La directrice générale de l'OMC Ngozi Okonjo-Iweala a relevé mercredi devant la presse que le commerce a montré qu'il pouvait maintenir l'économie, même si la pandémie a eu des effets avant même la guerre en Ukraine. Elle avait alerté la semaine dernière sur une "récession mondiale".

Inquiétudes sur des restrictions

Après le succès de la ministérielle de l'organisation en juin dernier, "l'enthousiasme n'est pas entièrement retombé", estime Dr Ngozi. Et d'affirmer que les 164 membres ont montré qu'ils peuvent se rassembler même dans une période difficile pour l'économie et la communauté internationale. "Nous voulons faire partie de la solution" face aux problèmes, ajoute-t-elle.

Mercredi, elle a admis que les responsables politiques sont confrontés à des choix "très difficiles" face à de "multiples crises". Elle met en garde aussi contre toute restriction commerciale qui "ne ferait qu'aggraver les tensions inflationnistes". Et de se dire notamment inquiète des récents dispositifs sur les engrais.

Après l'engagement des Etats membres d'éviter de recourir à des restrictions, celles-ci avaient diminué. Mais elles ont remonté récemment, a déploré la directrice générale.

En 2023, la demande d'importations devrait diminuer en raison d'un ralentissement économique dans les grands pays. L'augmentation des prix de l'énergie va provoquer une réduction des dépenses des ménages, ajoute l'organisation.

Aux Etats-Unis, les décisions sur les taux d'intérêt auront un impact sur le logement, l'automobile et l'investissement en capital fixe. De son côté, la Chine reste exposée aux effets du coronavirus et aux perturbations liées à la petite demande extérieure.

Exportations russes largement en diminution

Et comme d'autres institutions, l'OMC alerte elle sur l'insécurité alimentaire et le surendettement à attendre dans les pays en développement. Elle appelle à une diversification de la production entre les différents pays.

Au deuxième trimestre, la valeur du commerce mondial a progressé de 17% par rapport à la même période l'année dernière. Les exportations depuis la Russie et la région qui l'entoure ont chuté de plus de 10% sur un an et les importations ont reculé de plus de 21%, mais une relance est attendue pour 2023. "Il est difficile de savoir" quelle est la part des sanctions contre la Russie dans ce recul, fait remarquer M. Nee. A l'inverse, le Moyen-Orient est la région où le commerce mondial devrait avancer le plus cette année.

L'OMC revoit aussi à la baisse ses prévisions pour le Produit intérieur brut (PIB) mondial, à moins de 3% pour cette année et 2,3% en 2023, soit 0,9 point de pourcentage en moins. En août, les tarifs mondiaux des céréales ont augmenté de 15% sur un an. Les prix du gaz ont notamment progressé en Europe de 350%, avant de diminuer récemment, a aussi dit l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Réunion de la Fed, partie pour rester sur pause

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La Fed, dirigée par Jerome Powell, devrait se contenter du statu quo (archives). (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

La Réserve fédérale américaine (Fed) a débuté mardi une réunion de deux jours sur les taux d'intérêt à l'issue de laquelle un statu quo semble acquis, nombre de responsables s'inquiétant de la trajectoire de l'inflation.

Les investisseurs s'attendaient à ce que la Réserve fédérale laisse ses taux inchangés pour la deuxième fois de suite. La guerre au Moyen-Orient - et l'envolée des cours de l'énergie qu'elle a provoquée - n'ont fait que renforcer cette conviction.

Ils commencent même à s'interroger sur l'éventualité que ce gel dure au moins jusqu'en fin d'année, tant la Fed aura du mal à fermer les yeux sur l'impact du conflit sur les prix.

L'institution vise une inflation limitée à 2%, un objectif qu'elle n'a plus atteint depuis cinq ans en raison d'une succession de chocs (pandémie de Covid-19, guerre en Ukraine).

L'indice PCE d'inflation progressait encore de 2,8% en janvier.

Or son rebond relève quasiment de la fatalité, les prix à la pompe ayant déjà significativement augmenté aux Etats-Unis.

Le gallon (3,78 litres) d'essence basique coûte désormais 3,79 dollars en moyenne, contre moins de 3 dollars un mois plus tôt, selon l'association automobile américaine (AAA), qui publie des données de référence.

En fin d'année dernière, la Fed avait entamé une détente en réduisant, en trois fois, ses taux directeurs de 0,75 point de pourcentage.

Ses responsables estimaient, devant des embauches atones, qu'il fallait redonner du souffle à l'économie.

Depuis, une majorité d'entre eux plaident pour patienter avant de décider du prochain mouvement.

Les taux au jour le jour sont dans une fourchette comprise entre 3,50% et 3,75%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

American Airlines, affecté par le pétrole, relève ses prévisions

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American Airlines indique que, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût (archives). (© KEYSTONE/AP/RAMON ESPINOSA)

American Airlines a relevé mardi ses prévisions pour le premier trimestre, évoquant une "forte dynamique" des ventes malgré la guerre au Moyen-Orient qui a entraîné un surcoût d'environ 400 millions de dollars pour le kérosène du groupe.

"Les prix du carburant ont augmenté rapidement ces dernières semaines", a commenté Robert Isom, patron de la compagnie aérienne américaine, lors d'une conférence financière, signalant une facture trimestrielle de carburant supérieure d'environ 400 millions de dollars.

Sans ce surcoût, "nous aurions eu un premier trimestre avec un résultat positif", a-t-il indiqué, ajoutant s'attendre à un impact "probable" des cours pétroliers, non quantifié, sur la rentabilité du deuxième trimestre.

Israël et les États-Unis ont lancé le 28 février des frappes contre l'Iran, qui a répliqué en ciblant des alliés de Washington dans la région. Israël mène également des frappes au Liban.

L'une des conséquences a été une flambée des cours du pétrole, liée au blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran.

Selon M. Isom, si ce conflit se prolonge, des "actions appropriées seront mises en oeuvre pour s'assurer de générer des revenus pour compenser" ce surcoût.

Il a évoqué en particulier une adaptation "parcimonieuse" des capacités, pour "assurer un équilibre entre l'offre et la demande".

Malgré ce contexte, la "demande est forte" et la hausse du chiffre d'affaires "est plus rapide qu'initialement anticipé, a relevé M. Isom, annonçant 1,3 milliard de dollars de plus par rapport au premier trimestre 2025.

C'est-à-dire une croissance supérieure à 10% alors que le groupe avait anticipé une hausse comprise entre 7% et 10%.

Il s'attend aussi désormais à ce que sa perte nette par action à données comparables, qui avait été anticipée entre 10 et 50 cents au premier trimestre, se situe dans le bas de cette fourchette.

Le prix moyen du gallon (3,78 litres) de kérosène est attendu autour de 2,75 dollars, contre 2,42 dollars au quatrième trimestre 2025.

Concernant les réservations, la compagnie aérienne a enregistré au cours du trimestre huit de ses dix meilleures journées de vente de toute son histoire.

"Nous anticipons cette [même] solidité en avril et en mai", a relevé M. Isom. "Les conditions du )marché sont favorables".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Iran: Trump dit n'avoir plus besoin d'aide de la part de ses alliés

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Donald Trump affirme que les Etats-Unis n'ont "plus besoin et (ne veulent) plus de l'aide des pays de l'Otan". (© KEYSTONE/AP/Julia Demaree Nikhinson)

Donald Trump a assuré mardi n'avoir "plus besoin d'aide", après que sa demande d'assistance pour rouvrir le détroit d'Ormuz a été rejetée par la majorité des alliés des Etats-Unis.

"Les Etats-Unis ont été informés par la plupart de nos 'alliés' de l'Otan qu'ils ne voulaient pas être impliqués dans notre opération militaire contre le régime terroriste iranien", a-t-il écrit sur son réseau Truth Social.

"Nous n'avons plus besoin et nous ne voulons plus de l'aide des pays de l'Otan. Nous n'en avons jamais eu besoin", a assuré le président américain.

"Je ne suis pas surpris par leurs actions toutefois, parce que j'ai toujours considéré l'Otan, qui nous coûte des centaines de milliards de dollars par an pour protéger ces pays, comme un système à sens unique", a jugé Donald Trump, sans brandir néanmoins de menaces de représailles. Il a cité également le Japon, l'Australie et la Corée du Sud, autres alliés ayant rejeté ses demandes d'assistance.

Le président français Emmanuel Macron a martelé mardi qu'il était hors de question pour la France de s'engager dans des "opérations" de sécurisation du détroit d'Ormuz "dans le contexte actuel" de "bombardements" mais qu'une fois la situation redevenue "plus calme", elle pourrait participer à des "escortes" de navires dans ce passage stratégique pour l'économie mondiale.

Le Royaume-Uni a également rejeté la demande d'aide du président américain. Ce dernier avait toutefois laissé entendre lundi que Paris et Londres prêteraient main-forte aux Etats-Unis. Il a assuré que plusieurs autres pays avaient répondu favorablement à son appel, mais sans dire lesquels.

Donald Trump avait aussi appelé la Chine à l'aide, mais Pékin s'est gardé jusqu'ici de répondre directement. Le président américain a demandé aux autorités chinoises de repousser d'un mois environ sa visite d'Etat, prévue fin mars, tout en assurant que la relation entre les Etats-Unis et la Chine était "excellente".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Keir Starmer appelle à "maintenir l'attention sur l'Ukraine"

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Le premier ministre britannique Keir Starmer a chaleureusement reçu le président ukrainien Volodymyr Zelensky au 10 Downing Street à Londres. (© KEYSTONE/EPA/DAVID CLIFF)

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a appelé mardi à "maintenir l'attention sur l'Ukraine", malgré la guerre au Moyen-Orient. Il s'exprimait au début d'une rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Downing Street.

"Il y a évidemment un conflit en Iran et au Moyen-Orient, mais nous ne pouvons pas perdre de vue ce qui se passe en Ukraine et la nécessité de notre soutien là-bas", déclaré M. Starmer. "Il faut maintenir l'attention sur l'Ukraine", a-t-il insisté.

Volodymyr Zelensky est arrivé mardi à Londres, où il a été reçu par le roi Charles III au palais de Buckingham, avant des discussions avec Keir Starmer et le secrétaire général de l'Otan Mark Rutte.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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