Rejoignez-nous

International

La dépendance aux énergies fossiles compromet la santé des humains

Publié

,

le

La montée des températures et les phénomènes météorologiques extrêmes influent considérablement le nombre de décès liés à la chaleur et de personnes en situation d'insécurité alimentaire grave. (© KEYSTONE/AP/Michael Sohn)

"La crise climatique nous tue": des experts médicaux internationaux dénoncent mercredi la trop grande dépendance mondiale aux énergies fossiles. Celles-ci sont à l'origine du dérèglement climatique, qui entraine des effets délétères sur la santé.

"Le monde se situe à un tournant. (...) Nous devons changer. Sinon nos enfants seront confrontés à une accélération du changement climatique qui menacerait leur survie", alerte Anthony Costello, professeur et co-président du Lancet Countdown, étude annuelle menée par 99 experts issus de 51 institutions, notamment de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), l'Organisation météorologique mondiale (OMM), sous la supervision de l'University College de Londres.

Alors que les pays et les systèmes de santé doivent faire face aux retombées de la pandémie de Covid-19, l'analyse, publiée à quelques jours de l'ouverture de la réunion onusienne sur le climat COP27 à Charm el-Cheikh, souligne que la grande majorité des pays allouent encore des centaines de milliards de dollars en subventions aux combustibles fossiles, des sommes comparables ou même supérieures à leurs budgets de santé.

Décès liés à la chaleur

Or, "la dépendance excessive et persistante vis-à-vis des combustibles fossiles aggrave rapidement le changement climatique" et "engendre des répercussions dangereuses pour la santé", souligne l'étude.

La montée des températures et les phénomènes météorologiques extrêmes - rendus plus probables par le changement climatique - laissent aujourd'hui près de 100 millions de personnes supplémentaires en situation d'insécurité alimentaire grave, par rapport à la période 1981-2010, note Elizabeth Robinson, directrice du Grantham Research Institute à la London School of Economics, l'une des principales contributrices au rapport.

Par ailleurs, les décès liés à la chaleur ont augmenté de 68% entre 2017 et 2021 par rapport à 2000-2004, et l'exposition humaine aux jours à haut risque d'incendie a augmenté de 61% sur des périodes similaires.

"La crise nous tue"

Le changement climatique affecte également la propagation des maladies infectieuses, montre le rapport. La période propice à la transmission du paludisme a augmenté de près d'un tiers (32,1%) dans certaines régions des Amériques et de 14% en Afrique au cours de la dernière décennie, par rapport à la période 1951-1960. Au niveau mondial, le risque de transmission de la dengue s'est accru de 12% sur la période.

"La crise climatique nous tue. Elle nuit non seulement à la santé de notre planète, mais aussi à celle de tous ses habitants (...) tandis que l'addiction aux combustibles fossiles devient hors de contrôle", a réagi le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres, réclamant des investissements dans les énergies renouvelables et la résilience climatique. Il y a un an, l'OMS avait estimé qu'entre 2030 et 2050, près de 250'000 décès supplémentaires par an seraient imputables au changement climatique.

"150 ans" pour décarboner l'énergie

Selon l'étude, les pays contribuent eux-mêmes à ces crises sanitaires en subventionnant les énergies fossiles: 69 des 86 gouvernements analysés subventionnent la production et la consommation de combustibles fossiles, pour un total net de 400 milliards de dollars en 2019.

Résultat: "l'intensité en carbone du système énergétique mondial (secteur qui contribue le plus aux émissions de gaz à effet de serre) a diminué de moins de 1% par rapport à 1992" et "au rythme actuel, une décarbonation complète de notre système énergétique prendrait 150 ans", est-il souligné.

"Les stratégies actuelles de nombreux gouvernements et entreprises enfermeront le monde dans un avenir fatalement plus chaud, nous liant à l'utilisation de combustibles fossiles qui nous ferment rapidement les perspectives d'un monde vivable", souligne Paul Ekins, professeur de ressources et de politiques à la Bartlett School de l'University College London.

Pour faire face, les auteurs appellent à une "réponse centrée sur la santé". Ainsi, l'amélioration de la qualité de l'air permettrait d'éviter les décès résultant de l'exposition aux combustibles fossiles, dont le nombre s'élève à 1,3 million pour la seule année 2020. Et l'accélération de l'évolution vers des régimes alimentaires végétaux permettrait de réduire 55% des émissions agricoles et d'éviter jusqu'à 11,5 millions de décès annuels liés à l'alimentation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

International

Venezuela: manifestation contre les "salaires de la faim"

Publié

le

Les manifestants ont exigé une hausse de leurs rentes. (© KEYSTONE/EPA/MIGUEL GUTIERREZ)

Des centaines de salariés et de retraités ont manifesté lundi à Caracas pour exiger une augmentation des salaires "de la faim" et des pensions "de la mort", gelés depuis quatre ans alors que l'inflation a très fortement réduit le pouvoir d'achat.

Le salaire minimum - sans les primes - avoisine actuellement les 28 centimes de dollar par mois et la hausse des prix annuelle dépasse les 600%. La dernière augmentation date de 2022.

"Ce n'est plus un salaire !", a déclaré à l'AFP Pilar Navarro, une retraitée de 72 ans. "Qu'est-ce qu'on va faire avec cette pension qui ne suffit à rien ? Sans mon fils qui m'aide, je ne pourrais pas acheter mes médicaments", explique-t-elle.

Bien que le revenu puisse atteindre 150 dollars grâce à des primes de l'Etat, il reste insuffisant face aux 645 dollars que coûte, selon des estimations privées, le panier de base alimentaire pour une famille.

"Free the salario", pouvait-on lire sur une pancarte pendant la manifestation, une allusion ironique au slogan officiel "Free Maduro", utilisé par le pouvoir pour demander la libération du président Nicolas Maduro, capturé par l'armée américaine le 3 janvier et incarcéré à New York.

Les manifestants prévoyaient de protester devant le ministère du Travail mais ils ont été bloqués par un groupe de motards partisans du pouvoir et par des policiers antiémeutes.

Les syndicats demandent un salaire minimum de 200 dollars et que les ressources pétrolières générées depuis l'intervention américaine soient utilisées à cette fin.

"Si de l'argent du pétrole est entré (...) il doit être utilisé pour augmenter les salaires", a réclamé la syndicaliste Griselda Sanchez.

De nombreux économistes, toutefois, s'accordent à dire que le Venezuela n'est pas en mesure de porter les salaires au niveau réclamé par les travailleurs.

En parallèle, des partisans du pouvoir ont manifesté pour demander la levée totale des sanctions internationales, accusées d'être à l'origine de tous les problèmes économiques du Venezuela.

Washington a partiellement assoupli ces mesures après la chute de Nicolas Maduro. Sans sanctions, "nous pouvons mieux traiter la question des salaires", a déclaré Diosdado Cabello, le puissant ministre de l'Intérieur.

La crise économique et politique a conduit presque huit millions de Vénézuéliens à quitter leur pays depuis 2013.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Colombie: le crash d'un avion militaire fait au moins 66 morts

Publié

le

L'accident d'avion a fait 83 blessés, dont certains ont été évacués grâce à un autre appareil. (© KEYSTONE/AP)

Au moins 33 personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées dans le crash au décollage, dans le sud de la Colombie, d'un avion militaire avec 125 personnes à bord, ont indiqué les autorités locales.

La chute de l'appareil, un Hercules C-130, est survenue vers 10h00 heure locale (16h00 en Suisse) peu après son décollage de Puerto Leguizamo (sud), dans le département de Putumayo, près de la frontière avec l'Equateur, pour des raisons encore inconnues.

Le crash a causé la mort de 58 soldats, six membres de l'armée de l'air et deux policiers, selon un nouveau bilan communiqué par une source militaire.

Nous faisons "tout notre possible" pour évacuer les soldats blessés. "Nous avons pris en charge 81 blessés", avait déclaré plus tôt Carlos Claros, secrétaire du gouvernement de Puerto Leguízamo, à la chaîne RCN.

Le chef de la force aérospatiale colombienne, le général Carlos Fernando Silva Rueda, a auparavant évoqué en conférence de presse la présence de 114 militaires et 11 membres d'équipage à bord de l'avion.

Jhon Gabriel Molina, le gouverneur du Putumayo, a fait état dans une vidéo partagée sur Facebook "de grandes difficultés pour évacuer les victimes" à partir du petit aéroport.

Sur des images de l'AFP, on peut voir les débris de l'avion rongé par les flammes, entouré d'une épaisse fumée noire et de végétation.

"Aucun indice d'une attaque"

Le président colombien Gustavo Petro a déploré un "accident affreux qui n'aurait jamais dû se produire" et évoqué la nécessité de moderniser la flotte militaire, sans préciser si cela avait un lien particulier avec l'accident.

Il a également partagé une vidéo dans laquelle on voit un appareil tenter de prendre de l'altitude avant de s'écraser au sol.

"J'ai entendu une explosion dans les airs et, quand j'ai regardé, l'avion arrivait près de la maison de ma parcelle", a raconté à l'AFP Noé Mota, un habitant de la région.

La Colombie et l'Equateur combattent de puissants groupes liés au trafic de drogue qui opèrent dans la zone frontalière, où une forte activité militaire et des bombardements ont été enregistrés ces dernières semaines.

Plus tôt dans la journée, le ministre de la Défense Pedro Sanchez avait annoncé le crash. Les causes ne sont pas encore identifiées mais, selon le ministre, "il n'y a aucun indice d'une attaque de la part d'acteurs illégaux".

Il a précisé sur X qu'"en conséquence de l'incendie de l'aéronef, une partie des munitions transportées par la troupe a explosé".

Cela "correspond à ce que l'on entend dans certaines vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux", a-t-il expliqué.

Cette catastrophe aérienne est la deuxième en moins d'un mois impliquant un C-130 Hercules en Amérique du Sud.

Le 27 février, près de La Paz, un C-130 bolivien transportant des billets de banque s'était écrasé à l'atterrissage. Bilan : 24 morts.

Le Hercules C-130 est un avion quadrimoteur à turbopropulseurs construit par l'américain Lockheed Martin. Connu pour sa capacité à opérer à partir de pistes de fortune, il est largement utilisé par les armées du monde entier et peut transporter aussi bien des troupes que des véhicules.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Décharges sauvages: le procès Nestlé suspendu jusqu'à mardi

Publié

le

Nestlé Waters est notamment poursuivie pour avoir, autour de quatre décharges, laissé s'écouler des particules de microplastiques dans les eaux superficielles et souterraines (archives). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le procès de Nestlé Waters, poursuivi pour des infractions en lien avec des décharges sauvages dans les Vosges, a été suspendu lundi quelques heures après son ouverture devant le tribunal de Nancy. Une partie des pièces versées à l'accusation a été annulée.

L'audience reprendra mardi à 13h30.

Le tribunal a fait droit aux demandes de la défense d'annuler une grande partie des pièces du dossier, notamment toutes les analyses de taux de microplastiques et rapports d'ingénieurs commandées par le parquet durant l'enquête préliminaire.

"Il ne reste pas grand chose" dans la procédure, a souligné le président du tribunal, Didier Gastaldi. Le tribunal a dû tirer "des conséquences des lacunes de la procédure", a-t-il poursuivi. Elle comportait des "irrégularités" et des "biais méthodologiques importants", a souligné Michèle Anahory, l'un des quatre avocats de Nestlé.

La société Nestlé Waters Supply Est est notamment poursuivie pour avoir, autour de quatre décharges, "laissé s'écouler dans les eaux superficielles et souterraines" des "particules de microplastiques" à des concentrations "rendant toute vie aquatique impossible et ayant des effets nuisibles sur la santé, la flore et la faune".

Recensées dans quatre communes proches de Vittel, les substances controversées représentent l'équivalent de 126 piscines olympiques. Elles sont parfois enfouies sous 10 à 15 mètres de hauteur, selon l'enquête.

Le fond pas abordé

Le fond du dossier n'a pas été abordé lundi à l'audience, où une question de nullités était posée au tribunal: "Nestlé a contredit les analyses (commandées) par le parquet", qui mettaient en avant d'immenses quantités de microplastiques autour des décharges, et a apporté "ses propres analyses, que nous contestons aussi avec nos experts", a résumé François Zind, avocat de plusieurs associations.

Selon Christophe Michaud, un des quatre avocats du géant suisse de l'agroalimentaire, la pollution des nappes phréatiques est une "illusion" et les analyses qui mettaient en lumière des proportions "incommensurables" de microplastiques sont "erronées". Les conserver "serait débattre sur un terrain miné par des vices de procédure", a-t-il avancé.

Par ailleurs, "trois laboratoires, tous reconnus, démontrent l'absence de pollution des eaux", a-t-il poursuivi.

"Nestlé cherche surtout à contester les analyses qui fondent les poursuites pénales", a estimé Florence Dole, avocate des parties civiles. Ces dernières ont demandé un complément d'information, sous la forme d'une nouvelle expertise indépendante.

Le procureur Amaury Lacôte s'est joint à cette demande, estimant qu'il apparaissait "nécessaire d'ordonner une nouvelle analyse contradictoire" à celles de Nestlé Waters, sans quoi il ne serait "pas possible de prendre une décision équilibrée".

Le tribunal ne s'est toutefois pas prononcé sur ce point.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

Airbus acquiert Ultra Cyber pour renforcer sa cybersécurité

Publié

le

Cet investissement constitue une pierre angulaire de la stratégie d'Airbus visant à devenir un pilier d'un bouclier numérique européen. L'opération fait suite à l'acquisition en 2024 de l'allemand Infondas, spécialisé dans la cybersécurité et la protection des systèmes informatiques sensibles. (© KEYSTONE/EPA/ALI HAIDER)

L'avionneur européen Airbus a annoncé lundi avoir conclu un accord définitif sur l'acquisition du groupe Ultra Cyber, basé au Royaume-Uni et spécialisé dans la cybersécurité pour la défense, détenu par le fonds américain Advent.

Ultra Cyber, qui emploie plus de 200 personnes principalement à Maidenhead, viendra compléter les activités cyber d'Airbus déjà implantées à Newport, au pays de Galles.

Cette acquisition viendra s'intègrera dans les activités cyber en pleine croissance au sein de l'unité Connected Intelligence d'Airbus Defence and Space et contribuera à créer "un champion de la cybersécurité" à l'échelle du Royaume-Uni, a souligné Airbus dans un communiqué.

Cet investissement constitue une pierre angulaire de la stratégie d'Airbus visant à devenir un pilier d'un bouclier numérique européen. L'opération fait suite à l'acquisition réussie en 2024 d'Infondas, entreprise allemande spécialisée dans la cybersécurité et la protection des systèmes informatiques sensibles.

Les spécialistes en cybersécurité d'Airbus sont aujourd'hui présents au Royaume-Uni, en France, en Allemagne, en Espagne et en Finlande.

"Nous construisons une infrastructure souveraine résiliente pour maintenir le Royaume-Uni et ses alliés en avance dans le cyber", a déclaré Mike Schoellhorn, patron d'Airbus Defence and Space cité dans le communiqué.

"Dans un contexte marqué par de fortes tensions géopolitiques et une grande incertitude, nous sommes fiers que les investissements réalisés dans Ultra Cyber aient contribué aux efforts visant à protéger le pays et ses alliés contre la guerre électronique", a pour sa part déclaré Shonnel Malani, associé gérant chez Advent cité dans le communiqué.

La cybersécurité est devenue un enjeu central de la défense, car les systèmes militaires reposent désormais largement sur des données, des réseaux et des logiciels interconnectés.

Protéger ces infrastructures contre les cyberattaques est essentiel pour garantir la continuité des opérations, la supériorité stratégique et la souveraineté des États.

La finalisation de la transaction est attendue au second semestre 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Lion

Dans votre travail, vous allez apprendre quelque chose de nouveau, approfondir un sujet et lancer une évolution qui va se remarquer.

Les Sujets à la Une