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L'armée ukrainienne entre dans Kherson après le retrait russe

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Des secouristes transportent le corps sans vie d'une victime trouvée sous les ruines après un bombardement nocturne à Mykolaïv. (© KEYSTONE/AP/Efrem Lukatsky)

L'armée ukrainienne a annoncé vendredi être entrée dans Kherson (sud) après le retrait des forces russes. Il s'agit d'un nouveau revers cinglant pour Moscou après bientôt neuf mois de campagne militaire en Ukraine.

"Aujourd'hui est un jour historique. Nous reprenons le sud du pays, nous reprenons Kherson", s'est félicité le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son allocution quotidienne publiée sur les réseaux sociaux.

"Les forces spéciales sont déjà dans la ville", a-t-il ajouté, précisant que leur premier travail allait être de neutraliser les nombreuses mines laissées par l'armée russe, qui occupait Kherson depuis la mi-mars.

Une vidéo postée sur Telegram par Volodymyr Zelensky, présentée comme venant de Kherson, montrait des militaires ukrainiens se disant de la "28e brigade" acclamés dans la nuit par une foule scandant "V-C-U", l'acronyme des forces armées ukrainiennes. Le ministère ukrainien de la Défense a appelé sur Facebook les militaires russes restés sur place à "se rendre immédiatement".

Ce repli est le troisième d'ampleur depuis le début de l'invasion le 24 février, la Russie ayant renoncé au printemps à prendre Kiev, avant d'être défaite dans le nord-est en septembre, abandonnant la quasi-totalité de la région de Kharkiv.

Poster arraché

Une vidéo diffusée cette fois par le ministre des Affaires étrangères Dmytro Kouleba montrait des résidents de la localité de Bilozerka, à quelques kilomètres de Kherson, en train d'arracher une gigantesque affiche qui proclamait "La Russie est là pour toujours".

A Kiev, Sergueï, 26 ans et employé du secteur informatique, a dit à l'AFP avoir eu "des larmes" de joie. "C'est un coup dur pour Poutine", se réjouissait pour sa part Isak Danilotvich, mathématicien.

Dans la soirée, sur l'emblématique place Maïdan de Kiev, des habitants de Kherson réfugiés depuis des mois dans la capitale se sont retrouvés dans la liesse. "Nos soldats sont des dieux (...) Ca fait neuf mois qu'on attendait ce moment, Kherson appartient à l'Ukraine et cela pour toujours !", s'enthousiasmait Artem Lukiv, 41 ans, alors que sautaient les bouchons de champagne et qu'était entonné l'hymne national.

Le président français Emmanuel Macron a salué sur Twitter "le retour de Kherson à l'Ukraine, un pas important vers le plein rétablissement de ses droits souverains".

"Redéploiement" achevé

Plus tôt vendredi, le ministère russe de la Défense avait annoncé avoir achevé à 05h00 heure de Moscou (03h00 en Suisse) "le redéploiement" de ses unités de la rive droite (occidentale) du fleuve Dniepr, où se trouve la ville de Kherson, vers la rive gauche, assurant n'avoir subi aucune perte, ni abandonné de matériel militaire. Selon Moscou, "plus de 30'000" soldats russes et "près de 5000 unités d'armements et de véhicules militaires ont été retirés" de la rive occidentale du Dniepr.

Ce repli a toutefois tout du camouflet, le président russe Vladimir Poutine ayant revendiqué fin septembre l'annexion de quatre régions ukrainiennes, dont celle de Kherson. En dépit de cette retraite, la zone reste "un sujet de la Fédération de Russie", a affirmé vendredi le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Il ne peut y avoir aucun changement", a-t-il ajouté, dans le premier commentaire de la présidence russe sur ce repli.

Le camouflet est d'autant plus fort que Vladimir Poutine avait ordonné le 21 septembre la mobilisation de quelque 300'000 réservistes pour consolider justement les lignes russes en difficulté.

Viaduc détruit

L'agence de presse d'Etat Ria Novosti a diffusé des images filmées de nuit de véhicules militaires russes quittant Kherson, indiquant qu'ils empruntaient le pont Antonivsky enjambant le Dniepr.

Plusieurs correspondants russes ont indiqué ensuite, images à l'appui, qu'une partie du viaduc avait été dynamitée par l'armée russe après son retrait pour entraver la progression des troupes ukrainiennes. Celles-ci avaient pilonné des semaines durant ce pont, pour couper les lignes d'approvisionnements russes et forcer Moscou au repli.

Infrastructure énergétique visée

La Russie a cependant continué de mener des frappes à travers l'Ukraine, dont une partie de l'infrastructure énergétique a été détruite ces dernières semaines.

Une frappe a encore visé, dans la nuit de jeudi à vendredi, Mykolaïv, cité du sud ukrainien à une centaine de kilomètres de Kherson.

Un immeuble d'habitation de cinq étages y a été entièrement détruit, faisant au moins sept morts, selon le chef de l'administration régionale, Vitaliï Kim, qui a dénoncé sur Telegram "une réponse cynique de l'Etat terroriste à nos succès sur le front".

Sur le front de l'est, les combats continuent aussi de faire rage, en particulier à Bakhmout, une ville que Moscou tente de conquérir depuis l'été et principal champ de bataille où l'armée russe, appuyée par les hommes du groupe paramilitaire Wagner, reste à l'offensive.

Possibilité d'un dialogue au G20

A l'approche du G20, sommet des puissances économiques mondiales prévu la semaine prochaine en Indonésie et où Vladimir Poutine a renoncé à se rendre, la présidence française a voulu voir la possibilité d'un dialogue.

"Il y a un espace très clair au G20 pour porter un message de paix et demander à la Russie d'entrer dans la logique de désescalade", a affirmé un conseiller du président Emmanuel Macron. "Une très grande majorité au sein du club (du G20) considère que cette guerre est énorme et insupportable pour le reste du monde".

Le président ukrainien a cependant répété cette semaine que la première condition pour une négociation était le retrait complet des troupes russes, entrées le 24 février en Ukraine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Trump sabre des restrictions sur de puissants gaz à effet de serre

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Lee Zeldin s'est félicité de la décision de Donald Trump decrevenir sur les réglementations de l’ère Biden concernant les réfrigérants utilisés dans les systèmes de climatisation et de réfrigération. (© KEYSTONE/EPA/AL DRAGO / POOL)

Donald Trump a annoncé jeudi la levée de restrictions imposées par l'ancien président Joe Biden sur de puissants gaz à effet de serre responsables du changement climatique et utilisés dans la réfrigération et la climatisation, promettant une baisse du coût de la vie.

"Cela n'aura aucun impact sur l'environnement", a dit le président républicain, climatosceptique revendiqué, en faisant cette annonce dans le Bureau ovale.

Les gaz à effet de serre fluorés ont un très fort pouvoir de réchauffement.

Donald Trump a également qualifié les régulations décidées par son prédécesseur démocrate de "ridicules".

Il a assuré que sa décision permettrait de faire baisser le coût de l'alimentation pour les Américains, au cours d'un point presse auquel participaient aussi le chef de l'Agence de protection de l'environnement (EPA) Lee Zeldin et des patrons de supermarchés.

Au moment où les Etats-Unis font face à une accélération de l'inflation, qui pourrait plomber les candidats républicains lors d'élections législatives cruciales en novembre, l'EPA a promis que les deux décisions annoncées jeudi allaient permettre aux ménages et aux entreprises d'économiser "2,4 milliards de dollars."

La première décision permet à divers secteurs d'activité de garder des équipements utilisant des gaz à effet de serre fluorés HFC, qui devaient être progressivement mis hors service.

La seconde décision exempte les transporteurs américains d'exigences relatives à la réparation de fuites de ces gaz.

Lee Zeldin a déclaré que ces mesures mettaient un frein à une "course accélérée, frénétique et irresponsable" des administrations précédentes pour éliminer les gaz réfrigérants.

Mauvais pour le consommateur et le climat

Mais cela "nuira aux consommateurs et au climat, et réduira la compétitivité américaine sur les marchés mondiaux émergents des réfrigérants et des technologies plus respectueux de l'environnement", a dénoncé David Doniger, du Natural Resources Defense Council.

Les HFC ont été introduits dans les années 1990 pour remplacer des produits chimiques qui appauvrissaient la couche d'ozone, mais ils se sont avérés catastrophiques pour le réchauffement climatique.

L'Institut américain du chauffage, de la climatisation et de la réfrigération (Ahri) a déclaré dans un communiqué que cette mesure risquait, en réalité, de faire grimper les prix.

"Cette règle va à l'encontre des principes fondamentaux de l'offre et de la demande", déclare Stephen Yurek, directeur du groupe. "En repoussant la date limite de mise en conformité, l'EPA maintient, voire accroît, la demande sur le marché des fluides frigorigènes existants".

"Augmenter plutôt que baisser"

"Au lieu de baisser, les prix des réfrigérants risquent d'augmenter, ce qui se traduira par une hausse des coûts de maintenance et des coûts pour les consommateurs", ajoute-t-il.

Pour David Ortega, spécialiste en économie alimentaire à l'Université du Michigan,"il y a très peu de mesures là-dedans qui contribueraient réellement à faire baisser les prix des produits alimentaires".

Et les phénomènes météorologiques extrêmes dus au changement climatique affectent la production agricole, ce qui "renforcera l'inflation alimentaire à long terme", selon lui.

En mai 2025, Lee Zeldin avait promis de "poignarder au coeur la religion du climat"

L'administration Trump a pris de nombreuses décisions en faveur des énergies fossiles, tout en bloquant le développement de l'énergie éolienne et en multipliant les mesures de dérégulation en matière d'environnement.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Vingt joueurs écourteront leurs obligations médiatiques vendredi

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Belinda Bencic fait partie des joueuses et joueurs qui écourteront leurs obligations médiatiques vendredi à Paris (© KEYSTONE/EPA/CHEMA MOYA)

Au moins vingt joueurs, dont les nos 1 mondiaux Aryna Sabalenka et Jannik Sinner, ont prévu d'écourter leurs obligations médiatiques vendredi à Roland-Garros

Ils souhaitent ainsi protester contre la part selon eux trop faible des revenus qu'ils perçoivent en Grand Chelem, a appris jeudi l'AFP de source proche des joueurs.

Parmi eux, sept membres du top 10 masculin et sept membres du top 10 féminin, qui réclament depuis plus d'un an de percevoir 22% des revenus des quatre tournois phares du tennis mondial contre environ 15% actuellement, ont prévu de limiter à 15 minutes le temps accordé aux médias, selon cette source proche des joueurs engagés dans cette contestation.

Il s'agit de Jannik Sinner, Alexander Zverev, Felix Auger-Aliassime, Ben Shelton, Daniil Medvedev, Taylor Fritz et Alex De Minaur du côté des messieurs, auxquels s'ajouteront le Russe Andrey Rublev, le Norvégien Casper Ruud et le Tchèque Jakub Mensik.

Du côté des joueuses, Aryna Sabalenka sera rejointe par Elena Rybakina, Iga Swiatek, la tenante du titre à Paris Coco Gauff, Jessica Pegula, Elina Svitolina et Mirra Andreeva. La St-Galloise Belinda Bencic (WTA 11) a aussi prévu de s'associer au mouvement.

Les 20 joueurs impliqués donneront leur traditionnelle conférence de presse d'avant-tournoi, un exercice qui dure souvent moins de 15 minutes, avant d'écourter ou de renoncer aux interviews habituellement accordées dans la foulée aux détenteurs de droits du tournoi.

Ils espèrent ainsi faire pression sur les organisateurs de Roland-Garros avant une réunion prévue entre des représentants des joueurs et des cadres de la Fédération française (FFT), organisatrice du tournoi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Segaert, tranchant dans le final, remporte la 12e étape

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Alec Segaert a surpris les sprinters jeudi à Novi Ligure (© KEYSTONE/AP/Massimo Paolone)

Alec Segaert (Bahrain Victorious) a remporté la 12e étape du Tour d'Italie jeudi à Novi Ligure. Le rouleur belge a surpris tout le monde en réussissant à s'extraire du peloton à trois km de l'arrivée.

Cette étape longue de 175 km aurait pu sourire aux sprinteurs, avec seulement deux côtes de 3e catégorie au programme, assez éloignées de l'arrivée. Mais sous l'impulsion notamment de l'équipe Movistar, à l'ouvrage dans les montées, les costauds du peloton ont tous été distancés et n'ont pas réussi à revenir sur la tête dans les 50 derniers kilomètres.

Sur les terres de la légende Fausto Coppi, Segaert (23 ans), vainqueur du Grand Prix de Denain en mars, a placé une attaque tranchante à un peu moins de trois kilomètres de l'arrivée. Il a réussi à conserver quelques longueurs d'avance pour s'imposer devant son compatriote Toon Aerts (2e à 3''), qui a réglé le peloton.

La journée a été parfaite pour la formation Bahrain Victorious puisque le coéquipier de Segaert, Afonso Eulalio, a conservé la tête du classement général. Le Portugais a même grappillé six secondes de bonification au dernier sprint intermédiaire: il compte dorénavant 33'' d'avance sur le Danois Jonas Vingegaard, deuxième.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Les arnaques financières pullulent sur les réseaux sociaux

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Les arnaques financières pullulent sur les réseaux sociaux. (archive) (© KEYSTONE/DPA/ULI DECK)

Les réseaux sociaux ne modèrent pas suffisamment les publicités pour des prêts ou des placements financiers visiblement frauduleux, ont affirmé jeudi des associations européennes de consommateurs après une enquête menée dans treize pays.

Entre décembre 2025 et mars 2026, le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC) et 13 associations nationales, dont Que Choisir Ensemble (ex-UFC-Que Choisir) en France, affirment avoir signalé 893 publicités suspectes à Facebook, Instagram, TikTok et Google, par exemple pour des prêts rapides sans vérifications ou des placements promettant des rendements garantis irréalistes.

Selon les associations, parmi ces signalements, 297 ont été rejetés par les plateformes, 168 seraient restés sans réponse et seulement 243 ont abouti à la suppression des publicités par la modération.

185 publicités ont été directement retirées par les annonceurs avant examen par les plateformes.

Depuis 2023, un règlement européen, le DSA, impose aux plateformes une transparence sur les publicités qu'elles hébergent et le traitement rapide des signalements des contenus illicites, rappellent les associations.

Pour ces dernières, Meta, TikTok et Google ont failli à ces obligations, notamment en ne donnant, selon elles, que des informations lacunaires sur les annonceurs ou sur les décisions de modération.

Contacté par l'AFP, Google a assuré bloquer plus de 99% des annonces publicitaires en infraction avant leur diffusion.

"Nos équipes mettent constamment à jour ces systèmes de défense pour garder une longueur d'avance sur les acteurs malveillants et protéger les utilisateurs", a poursuivi le groupe.

"Nous respectons nos obligations liées au DSA et continuons à développer nos méthodes de vérification des publicités", avec notamment des outils de reconnaissance faciale et de détection à l'aide de l'IA, a réagi de son côté un porte-parole de Meta.

Le réseau social américain a précisé avoir repéré et supprimé plus de 159 millions de publicités frauduleuses en 2025, dont 92% avant qu'elles soient signalées.

Pour sa part, TikTok a assuré "(interdire) les publicités frauduleuses et (investir) dans des outils de détection, de modération, de signalement".

Le réseau social a ajouté analyser les allégations mises en évidence par l'enquête et "collaborer de manière constructive avec les régulateurs et les parties prenantes concernées".

Les associations ont affirmé avoir saisi des autorités nationales de régulation, dont l'Arcom en France, ainsi que la Commission européenne.

Parmi les associations de consommateurs figurent également celles d'Allemagne, d'Espagne ou encore des Pays-Bas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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