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International

Crash du vol MHJ17 en 2014: trois suspects condamnés, un acquitté

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Les avocats de victimes du crash du vol MH17 arrivent à l'aéroport d'Amsterdam Schiphol jeudi. (© KEYSTONE/AP/Patrick Post)

Un tribunal néerlandais a condamné jeudi trois hommes et acquitté un autre pour la destruction du vol MH17 de Malaysia Airlines au-dessus de l'Ukraine en 2014. Les 298 passagers et membres de l'équipage ont été tués dans le crash.

Les Russes Igor Guirkine et Sergueï Doubinski et l'Ukrainien Leonid Khartchenko ont été "reconnus coupables" de meurtre et d'avoir joué un rôle dans la destruction d'un avion. Le Russe Oleg Poulatov a été acquitté, a déclaré le juge président Hendrik Steenhuis.

Les trois premiers ont été condamnés par contumace car les quatre hommes ont refusé d'assister au procès, qui a duré deux ans et demi.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a de son côté salué cette "décision importante". "La punition pour toutes les atrocités russes - à la fois d'hier et d'aujourd'hui - sera inévitable", a-t-il ajouté.

La Russie a quant à elle dénoncé une décision "politique". "Le déroulement et le résultat de la procédure judiciaire indiquent que (la décision) se base sur un ordre politique", a réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué. "Le procès aux Pays-Bas a toutes les chances de devenir l'un des plus scandaleux dans l'histoire des procédures judiciaires", a-t-il ajouté.

En présence de proches des victimes

De nombreux proches des victimes du monde entier ont fait le déplacement pour assister à l'énoncé de ce verdict très attendu devant un tribunal hautement sécurisé près de l'aéroport d'Amsterdam-Schiphol, d'où le Boeing 777 avait décollé le 17 juillet 2014. Le procès peut encore faire l'objet d'une procédure en appel.

Les 298 passagers et membres d'équipage ont été tués lorsque l'avion reliant Amsterdam à Kuala Lumpur a été touché au-dessus de l'est de l'Ukraine tenue par les séparatistes pro-russes, par ce que le parquet dit être un missile fourni par Moscou.

Les juges ont estimé que les trois accusés pouvaient tous être tenus pour responsables du transport du missile BUK depuis une base militaire en Russie et de son déploiement sur le site de lancement, même s'ils n'ont pas appuyé eux-mêmes sur la gâchette.

Il n'y avait pas suffisamment de preuves pour montrer que le quatrième, le seul suspect à avoir été représenté par un avocat pendant le procès, était impliqué, ont-ils déclaré.

"Abondance de preuves"

"Le tribunal est d'avis que le crash du vol MH17 a été provoqué par le tir d'un missile BUK depuis un champ agricole près de Pervomaïskyi (dans l'est de l'Ukraine), tuant tous les passagers", a déclaré le juge président Hendrik Steenhuis.

"Il existe une abondance de preuves à l'appui de cette conclusion", telle qu'un "fragment en forme de papillon du missile trouvé dans le corps d'un membre d'équipage" dans le cockpit, a-t-il expliqué.

La cour a ainsi rejeté un scénario alternatif avancé par la défense qui évoquait l'éventualité de l'implication d'un avion de chasse ukrainien.

Par ailleurs, les magistrats ont conclu que la République populaire de Donetsk était "sous le contrôle de la Fédération de Russie" au moment de la destruction du MH17.

Ceci signifie que les accusés n'ont pas le droit de revendiquer l'immunité en tant que combattants dans un conflit international, car la Russie "nie encore à ce jour" avoir contrôlé la région à l'époque.

Longue quête

Le procès représente la fin d'une longue quête de justice pour les proches des victimes, qui venaient de 10 pays, dont 196 Néerlandais, 43 Malaisiens et 38 Australiens.

Le drame avait suscité l'indignation mondiale et entraîné des sanctions contre Moscou.

Les célèbres champs de tournesols ukrainiens avaient été jonchés de corps et de débris, et certaines victimes, dont des enfants, étaient encore attachées à leur siège.

Ouvert en mars 2020 avec une triste lecture des noms des victimes, le procès dit du MH17 est devenu entretemps un test pour les efforts visant à traduire en justice les auteurs de crimes de guerre en Ukraine depuis 2014.

Trois des suspects étaient officiellement jugés par contumace. Le quatrième, a nié toute culpabilité dans une déclaration vidéo. Igor Guirkine, 51 ans, ancien espion russe devenu le soi-disant ministre de la Défense de la République populaire séparatiste de Donetsk, était en contact avec Moscou pour obtenir le système de missiles, selon le parquet. Il a nié toute implication des séparatistes dans la destruction du MH17.

Sergueï Doubinski, 60 ans, également lié aux services de renseignement russes, aurait été le chef du renseignement militaire des séparatistes, et aurait donné des ordres concernant le missile.

Leurs subordonnés, Oleg Poulatov, un ancien soldat des forces spéciales russes, et Leonid Khartchenko, 50 ans, qui aurait dirigé une unité séparatiste, ont joué un rôle plus direct dans l'acheminement du missile vers le site de lancement, selon le parquet.

Moscou a nié toute implication dans le drame et a refusé d'extrader tout suspect, affirmant que ceci était illégal en vertu de la loi russe.

Affaire pas close

Malgré le verdict, l'affaire n'est pas close, observe l'enquêteur de la police néerlandaise Andy Kraag. "Nous cherchons plus haut dans la chaîne de commandement", a-t-il déclaré.

Des propos similaires du côté de Washington qui a salué jeudi le verdict, considérant cette décision comme une "étape importante" pour que justice soit rendue.

a déclaré le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Le pape Léon XIV se rendra en Afrique, en Espagne et à Monaco

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Du 13 au 23 avril, le pape Léon XIV effectuera une grande tournée africaine (archives). (© KEYSTONE/AP/Riccardo De Luca)

De Monaco à l'Algérie, en passant par le Cameroun, l'Angola, la Guinée équatoriale et l'Espagne, le Vatican a dévoilé mercredi les prochains voyages de Léon XIV. Ces destinations variées illustre la volonté du pape américain de s'adresser à un large public.

Après une année dominée par le Jubilé, "Année sainte" de l'Eglise catholique à Rome, le pape de 70 ans élu en mai 2025 entame une année particulièrement dense en voyages, tant en Italie qu'à l'étranger.

Sa grande tournée africaine (13 au 23 avril), très attendue, s'ouvrira par une étape hautement symbolique en Algérie, la première d'un pape dans ce pays où l'islam est religion d'Etat.

En amont, le 28 mars, Léon XIV effectuera une visite inédite dans la principauté de Monaco, où il a été invité par le prince Albert II. Début juin, il se rendra en Espagne, avec une halte dans les îles Canaries et une visite à Barcelone pour l'inauguration de la plus haute tour de la Sagrada Familia.

Ces destinations variées toucheront à des thématiques plurielles: dialogue inter-religieux, appels à la paix, attention aux démunis, sécularisation en Europe, migrations, environnement, autant de sujets chers à Léon XIV qui imprime un style plus discret et équilibré que son prédécesseur argentin François.

Après l'Algérie (Alger et Annaba) du 13 au 15 avril, il se rendra au Cameroun (Yaoundé, Bamenda et Douala) du 15 au 18 avril, puis en Angola du 18 au 21 avril et en Guinée équatoriale du 21 au 23 avril. En Angola et au Cameroun, marqués par des crises politiques majeures et une importante contestation populaire, le souverain pontife entendra lancer des appels à la paix.

L'islam est religion d'Etat en Algérie, pays de 47 millions d'habitants dominé par la doctrine malékite sunnite, mais la Constitution garantit la liberté de culte, sous réserve d'un agrément des autorités pour le lieu de culte et le prédicateur.

Cette visite interviendra quelques jours après le 30e anniversaire de l'assassinat des moines cisterciens de Tibhirine (80 km au sud d'Alger), enlevés en mars 1996 dans leur monastère de Notre-Dame de l'Atlas en pleine guerre civile. Leur mort avait été annoncée le 23 mai suivant par le Groupe islamique armé (GIA), et les conditions exactes de leur assassinat restent entourées de zones d'ombre. Ils ont été béatifiés en 2018.

En décembre, Léon avait confié vouloir se rendre en Algérie notamment "pour visiter les lieux de vie de Saint-Augustin" (354-430), grand penseur de la chrétienté, qui a été l'évêque d'Hippone, actuelle ville d'Annaba, dans le nord-est du pays.

Monaco, une première

Aux antipodes de la tournée en Afrique, la visite à Monaco, dont le programme n'a pas été annoncé, sera la première d'un pape à l'époque contemporaine, aucun souverain pontife ne s'y étant rendu depuis le début des voyages apostoliques dans les années 1960.

Deuxième plus petit Etat du monde derrière le Vatican, la principauté, qui compte 2 km2 et quelque 39'000 habitants, dont seulement un quart de nationaux, dans le sud de la France, sur les bords de la mer Méditerranée, allie climat méditerranéen, luxe, casinos et restaurants étoilés.

Elle est un des rares pays où la religion catholique est religion d'Etat, et Albert II, qui avait été reçu au Vatican en janvier, partage l'engagement du Saint-Siège pour la protection de l'environnement.

Léon XIV se rendra également en Espagne du 6 au 12 juin, avec des étapes à Madrid, Barcelone et aux îles Canaries, archipel situé au large des côtes d'Afrique de l'Ouest et point clé de la route migratoire vers l'Europe.

Il devrait célébrer une messe à Barcelone le 10 juin, date de l'inauguration de la plus haute tour de la Sagrada Familia, coïncidant avec le centenaire de la mort de son architecte, Antoni Gaudi.L'artisan catalan a été déclaré "vénérable" par l'Eglise en 2025, la première étape sur la voie de la sanctification.

En plus de ces déplacements, Léon XIV effectuera également une série de visites en Italie, notamment à Naples et Pompéi en mai et sur l'île de Lampedusa en juillet.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

HSBC voit son bénéfice net céder près de 8% en 2025

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HSBC avait publié fin octobre un bénéfice net en chute au troisième trimestre, plombé notamment par un revers judiciaire liée à l'affaire Bernard Madoff, mais son chiffre d'affaires a augmenté de 5% sur la période, soutenu par une hausse de l'activité de ses clients. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

HSBC a annoncé mercredi une chute de son bénéfice net d'environ 1,8 milliard de dollars en 2025, reflet notamment de pertes liées à une participation dans une banque chinoise. La chute intervient alors que la banque rationalise sa structure et réduit ses coûts.

Le bénéfice net de HSBC s'est élevé à 21,1 milliards de dollars (16,31 milliards de francs) en 2025, contre 22,9 milliards l'année précédente, a indiqué la banque dans un communiqué à la Bourse de Hong Kong. Le directeur général du groupe, Georges Elhedery, a déclaré que l'établissement "relevait ses ambitions et visait un rendement des capitaux propres tangibles de 17% ou plus, hors éléments exceptionnels, pour chaque année de 2026 à 2028".

"Nous visons également une croissance annuelle du chiffre d'affaires sur la même période et sur la même base, qui devrait atteindre 5% en 2028", a-t-il ajouté. HSBC a également essuyé une chute de son bénéfice avant impôts de 2,4 milliards, à 29,9 milliards de dollars. Cette chute est liée, selon la banque, à des éléments exceptionnels, notamment des pertes liées à sa participation dans la chinoise Bank of Communications.

HSBC avait publié fin octobre un bénéfice net en chute au troisième trimestre, plombé notamment par un revers judiciaire liée à l'affaire Bernard Madoff, mais son chiffre d'affaires a augmenté de 5% sur la période, soutenu par une hausse de l'activité de ses clients. Par ailleurs, plus tôt en octobre, le géant britannique a fait une offre de 14 milliards de dollars (12 milliards d'euros) pour sortir de la cote hongkongaise la Hang Seng Bank.

L'opération, qui ferait de Hang Seng une filiale entièrement contrôlée par HSBC, valoriserait l'établissement à 37 milliards de dollars américains.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

Infantino serein malgré les violences au Mexique

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Gianni Infantino se dit serein malgré les violences au Mexique (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Gianni Infantino s'est dit mardi serein au sujet de l'accueil par le Mexique de certains matches de la Coupe du monde 2026.

Le président de la FIFA s'est exprimé après une vague de violence dans le pays liée à la mort d'un puissant baron de la drogue.

Le Valaisan s'est dit "très tranquille" et a assuré que "tout va très bien, tout sera fantastique", interrogé par l'AFP dans la ville colombienne de Barranquilla à l'occasion d'un événement de la Fédération colombienne.

Il s'agit de ses premières déclarations après les violences qui ont éclaté dimanche dans une grande partie du Mexique, dont Guadalajara qui doit accueillir quatre rencontres du Mondial 2026. Le Mexique est, avec les Etats-Unis et le Canada, l'un des trois pays hôtes de la Coupe du monde qui se tiendra du 11 juin au 19 juillet.

Le territoire mexicain, et en particulier la ville de Guadalajara dans l'Etat de Jalisco, a été marqué par une flambée de violence après la mort dimanche du puissant chef du cartel de Jalisco Nueva Generacion (CJNG), Nemesio Oseguera, dans une opération militaire.

Des membres présumés du cartel ont bloqué des routes, incendié des véhicules, attaqué des stations-service, des commerces et des banques, et affronté les autorités dans 20 des 32 Etats mexicains. Quelque 10'000 soldats ont été déployés pour rétablir l'ordre.

La présidente mexicaine, Claudia Sheinbaum, a écarté mardi tout risque pour les supporters se rendant à Guadalajara. En plus des quatre rencontres du Mondial, dont un match Uruguay-Espagne en phase de poule, Guadalajara accueillera en mars, conjointement avec Monterrey, les barrages qui désigneront les deux dernières des 48 sélections qualifiées.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Hockey

Les hockeyeurs américains accueillis en héros

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Les champions olympiques de hockey ont été accueillis au Congrès et à la Maison Blanche mardi (© KEYSTONE/AP/Kenny Holston)

Les champions olympiques américains de hockey sur glace ont été accueillis mardi en héros au Congrès lors du traditionnel discours sur l'état de l'Union prononcé par Donald Trump.

L'équipe féminine, également sacrée aux JO 2026, avait décliné l'invitation.

Les hockeyeurs ont fait leur apparition dans le Capitole de Washington au début du discours du président américain sous les applaudissements nourris des élus. "C'est bien la première fois que je les vois se lever", a plaisanté Donald Trump au sujet des membres de l'opposition démocrate.

Le républicain a déclaré qu'il allait remettre à Connor Hellebuyck, le gardien de l'équipe, qui s'est brillamment illustré lors de la finale des JO, la plus haute distinction civile américaine, la médaille présidentielle de la Liberté. Il a également affirmé qu'il accueillerait prochainement à la Maison Blanche l'équipe féminine, qui avait choisi de ne pas assister à son discours mardi.

"Nous sommes sincèrement reconnaissants pour l'invitation adressée à notre équipe féminine (...) et apprécions profondément cette reconnaissance de leur performance exceptionnelle", a déclaré dans un communiqué un porte-parole de la Fédération américaine de hockey.

Mais, a-t-il ajouté, "en raison du calendrier et des engagements scolaires et professionnels déjà prévus après les Jeux, les athlètes ne pourront pas y participer".

En grande pompe

Avant de se rendre au Capitole, siège du Congrès, l'équipe masculine a d'abord été reçue en grande pompe par Donald Trump à la Maison Blanche. Au moins cinq membres de l'équipe n'étaient toutefois pas présents lors de cette réception et ont rejoint directement leurs équipes de NHL.

Dimanche peu après la finale olympique, lors d'un appel téléphonique avec les joueurs retransmis sur les réseaux sociaux, Donald Trump avait déclaré: "Je dois vous dire qu'il va falloir faire venir l'équipe féminine, vous le savez bien". Il a ajouté qu'il serait "probablement destitué" s'il ne le faisait pas.

Ces remarques avaient provoqué des rires parmi ses auditeurs. Comme les hommes, les hockeyeuses américaines sont devenues championnes olympiques en battant le Canada en finale.

Le président américain a célébré la victoire de l'équipe masculine en publiant lundi sur son réseau Truth Social une vidéo générée par l'IA où on le voit, en costume bleu marine et cravate rouge sur la patinoire, ridiculiser l'équipe canadienne de hockey et marquer au passage le but gagnant.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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