Vaud
Le forage de Vinzel débute (VD): objectif 2300 mètres sous terre
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Etape décisive pour le projet EnergeÔ Vinzel initié en 2006: la foreuse est entrée en activité lundi à midi. Le premier forage atteindra les 2300 mètres de profondeur dans une soixantaine de jours. Le succès de l'opération doit être confirmé en été 2023.
"Cela fait 20 ans que nous nous battons pour mener ce projet à bien. Aujourd'hui, nous quittons le monde du 'papier' pour le monde du terrain", a déclaré Daniel Clément, directeur d'EnergeÔ lundi à Keystone-ATS.
Des coups de marteau sur la foreuse ont marqué le début des travaux. D'après les calculs d'EnergeÔ, 63 jours seront nécessaires pour creuser un premier puits, celui de la production. Il doit atteindre l'aquifère du Dogger, une formation géologique datant d’environ 175 millions d’années.
"Le forage se fera en quatre sections. Un tubage sera installé dans le puits cimenté. C'est un ouvrage de génie civil que nous réalisons", a expliqué M. Clément, rappelant que c'est la première fois qu'un forage de moyenne profondeur est réalisé dans la région de la Côte.
Question de débit
Une fois arrivées à 2300 mètres, si l’eau est présente en suffisance et que les différents tests de débit et de température sont concluants, les équipes s’attelleront au forage d'un deuxième puits, à quelques mètres de distance. Il sera dédié à la réinjection de l'eau provenant des failles naturelles de la région.
Puis, le test final de circulation de l’eau entre les deux puits devra confirmer le succès des opérations. "La grande inconnue, c'est le débit: nous l'estimons entre 30 et 60 litres par seconde", relève M. Clément. La température devrait elle être comprise entre 80 à 85 degrés.
Durant l’intégralité des phases de forage, deux équipes (environ 25 personnes de jour et 15 personnes de nuit) se relaieront 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
1500 à 3000 ménages
L'ouvrage devrait permettre de chauffer l’équivalent de 1500 à 3000 ménages, durant un minimum de 40 ans. Le coût de l'opération se monte à 30 millions de francs, dont 14,4 millions proviennent de la Confédération.
"Il faut investir beaucoup de moyens au départ pour le forage, mais c'est un approvisionnement régional, non tributaire des conditions géopolitiques", a-t-il rappelé, espérant pouvoir "copier" ce modèle dans d'autres endroits, notamment à Nyon.
Pas 36 solutions
"La chaleur constitue environ la moitié de l'énergie consommée dans le canton. Pour chauffer renouvelable et décarboner, il n'existe pas 36 solutions: la géothermie profonde est l'une des grandes réponses. Elle pourrait couvrir jusqu'à un tiers des besoins de la population", a commenté Cornelis Neet, directeur général de l’environnement à l'Etat de Vaud.
"ll faut des pionniers qui prennent le risque de faire ces forages" a-t-il ajouté, soulignant l'importance du projet de Vinzel. Selon les objectifs du canton, les énergies renouvelables devront couvrir la moitié de la consommation énergétique du canton d’ici 2050.
"A cet horizon, nous espérons voir une vingtaine de centrales géothermiques en exploitation. Aujourd'hui, quatorze permis de neuf meneurs de projets ont été délivrés", a-t-il précisé.
En toute sécurité
EnergeÔ Vinzel s’inscrit dans la famille des projets de géothermie de moyenne profondeur, contrairement aux projets dits de géothermie profonde, similaires à ceux réalisés à Bâle et à St-Gall, rappellent ses promoteurs dans un communiqué. Dans la région de La Côte, la couche géologique calcaire (Dogger) est naturellement fracturée. Ce projet ne nécessite donc pas de méthodes de fracturation hydraulique artificielles du massif rocheux.
Le réseau de surveillance de la sismicité ainsi que celui qui examine les sources de la région sont opérationnels depuis plusieurs mois. Ils permettent d’encadrer les opérations en toute sécurité.
Pavillon d'information
Juste à côté du site de forage, EnergeÔ a mis en place son pavillon exposition. Ouvert au grand public tous les jours dès mardi, il vise à renseigner sur la géothermie ainsi que sur le fonctionnement du site de Vinzel. Des visites guidées de l’entier du site seront prochainement disponibles.
Le projet EnergeÔ La Côte réunit plusieurs partenaires: la Société électrique des forces de l'Aubonne (SEFA), la Société électrique intercommunale de La Côte (SEIC), les Services industriels de la Ville de Nyon (SIN), ainsi que Romande Energie.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Quatorze danseuses et danseurs primés au Prix de Lausanne
La 54e édition du Prix de Lausanne s'est achevée samedi, primant 14 jeunes danseuses et danseurs. Septante-neuf participants, soit 41 filles et 38 garçons, de 18 pays se sont côtoyés à Beaulieu Lausanne durant la semaine. Vingt-et-un ont accédé à la finale.
Parmi ces 21 finalistes provenant de huit pays, 14 lauréats ont reçu une bourse leur permettant d'intégrer l'une des écoles ou compagnies partenaires du concours, ont indiqué les organisateurs samedi soir dans un communiqué. Ils sont originaires de Corée du Sud (6), de Chine (3), des Etats-Unis (2), du Japon (1), de Belgique (1) et de Roumanie (1).
Pour l'édition 2026 du concours international de danse créé en 1973, les jeunes de 15 à 18 ans avaient été sélectionnés par un jury de neuf professionnels ayant visionné les vidéos de 444 danseurs (339 filles et 105 garçons) de 43 nationalités différentes, selon les organisateurs. Au total, 71 candidats avaient été retenus à la suite de cette épreuve vidéo tandis que huit autres avaient déjà été présélectionnés.
De lundi à jeudi dernier, les jeunes talents étaient encadrés par des professeurs de danse et des chorégraphes renommés. Ils ont bénéficié de cours collectifs et de coachings individuels pour leurs variations classique et contemporaine qu'ils ont ensuite présentées vendredi lors des sélections pour la finale.
Hommage à l'étoile Sylvie Guillem
Grâce à leur bourse, les trois lauréats âgés de 15 à 16 ans pourront étudier une année dans l'une des écoles partenaires de leur choix. Les onze autres âgés de 17 à 18 ans auront, eux, l'opportunité d'effectuer un stage d'une année auprès de la compagnie partenaire qu'ils auront choisie.
Le jury était composé de neuf membres, issus du gratin international de la danse. Il était présidé cette année par Kevin O'Hare, directeur du Royal Ballet de Londres. Il avait déjà été à la tête du jury du prix de Lausanne en 2017.
En marge de la finale de samedi, la danseuse étoile Sylvie Guillem, 60 ans, a reçu une distinction pour l'ensemble de sa carrière. Considérée comme l'une des plus grandes ballerines et figure essentielle dans l'évolution de la danse moderne, elle est étoile du ballet de l'Opéra de Paris et du Royall Ballet de Londres. C'est Rudolf Noureev qui l'a nommée étoile en 1984 à l'âge de 19 ans. Elle a mis un terme à sa carrière en 2015.
Le Prix de Lausanne 2026 devait prendre fin dimanche après-midi, avec le spectacle "Etoiles montantes" qui réunit les finalistes de cette 54e édition.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
A Lausanne, Pyxis interroge l'avenir des neiges éternelles
"Et si la neige ne revenait pas?" Pyxis, le lieu culturel et d'exploration numérique lausannois, s'interroge sur la mutation des territoires alpins sous l'effet du réchauffement climatique. Six artistes suisses sont exposés jusqu'au 28 mars prochain.
Les visiteurs pourront notamment découvrir une installation esthétique et acoustique symbolisant la fonte des glaciers, mais questionnant aussi l'empreinte écologique du numérique. Un autre poste propose de générer des cartes postales en se basant sur des moteurs de recherche, tandis qu'un duo d'artistes donne à entendre "une symphonie de glaciers" en train de fondre, grâce à des enregistrements récoltés sur le terrain, selon les responsables.
Les oeuvres "interactives, photographiques et immersives" traduisent le bouleversement du paysage alpin sous l'effet du réchauffement climatique, explique leur communiqué. Elles questionnent la relation de l'humain à la montagne, alors que ce territoire, "longtemps perçu comme immuable", dévoile toujours plus sa fragilité.
Plusieurs ateliers sont également proposés en lien avec l'exposition, comme une séance de méditation "sous les glaciers", plongée dans une oeuvre sonore. Une conférence suivie d'un débat sur l'avenir de ces fleuves figés est aussi agendée au 24 mars, en présence d'un photographe et d'une professeure d'histoire de l'art.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Lausanne
Une partie plaignante demande la récusation des procureurs
Une partie plaignante demande la récusation de l'ensemble des procureurs en charge du dossier du drame de Crans-Montana. La requête a été déposée par un avocat d'une des parties, a indiqué vendredi à Keystone-ATS un autre avocat, confirmant une information de la RTS.
"Cette demande de récusation ne pouvait pas ne pas advenir. La multiplication des interrogations et des improbations en est la source. Pour les victimes, nous ne pouvons qu'espérer des décisions rapides des instances judiciaires successives qui vont la traiter", écrit Me Sébastien Fanti, représentant différentes familles, dans un communiqué adressé à l'agence de presse. Il précise que la demande de récusation émane d'un autre "avocat d'une des parties".
Le Ministère public valaisan avait annoncé le 6 janvier dernier qu'il avait mis sur pied un dispositif exceptionnel pour enquêter sur l'incendie du bar "Le Constellation" la nuit du Nouvel An et qui a fait 41 morts et 115 blessés. Il s'agit d'un pool de procureurs composé de quatre femmes, dirigé par la procureure générale adjointe Catherine Seppey. Deux autres procureures de l'Office central complètent ce quatuor.
Selon la RTS, dans les grandes lignes, ladite partie plaignante reproche aux procureures de graves manquements et de graves erreurs dans la conduite de la procédure. Aux yeux du plaignant, ces manquements feraient douter de la volonté des magistrates de mener comme il se doit l'instruction pénale.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Vaud
Leysin-Les Mosses: le projet d'enneigement artificiel revoit sa copie
La Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosse-La Lécherette(TLML) soumet un nouveau projet à l'enquête publique. Il vise à installer 177 canons à neige dans le domaine skiable.Un an après l'abandon du projet initial, cette nouvelle mouture suscite à nouveau la controverse malgré des évolutions.
Le projet Leysin-Les Mosses pour faire face au manque d’enneigement continent de faire débat. Un an après l’abandon du premier projet qui avait suscité une centaine d'oppositions, la Société des remontées mécaniques Leysin-Les Mosses-La Lécherette revoit sa copie. La nouvelle version soumise à l'enquête publiques jusqu'au 8 février prévoit toujours l’installation de 177 nouveaux canons à neige sur son domaine skiable. Mais cette version révisée prévoit d’utiliser l’eau acheminée depuis le lac de l’Hogrin aussi en été pour alimenter les alpages. Pas suffisant pour Pro Natura. Pour son président Alberto Mocchi, le projet « appartient à une autre époque. »
“Pour fonctionner, le domaine doit ouvrir 100 jours par année”
Les opposants persistent : ils dénoncent « une absurdité climatique », estimant que le projet reste massif, trop énergivore en hiver, et qu’il aurait un impact trop important sur la faune et la flore, selon Pro Natura. De son côté, la société des remontées mécaniques affirme que la viabilité économique du domaine est compromise sans cet enneigement mécanique. Maxime Cottet, directeur des T L M L.
“Le tout au ski n’a plus d’avenir dans les Alpes”
Pour les opposants au projet, les Alpes ont autre chose à offrir. Pro Natura estime notamment que « le ski n’a pas d’avenir à moyenne altitude » et qu’il faut se tourner vers un tourisme quatre saisons.
Mais pour le porteur de projet, la société des remontées mécaniques n’a pas d’autre choix que de miser sur le ski en hiver pour faire vivre le col des Mosses.
Le projet d’un coût de 22 millions dont 11 financés par le Canton est soumis à l’enquête publique jusqu’au 8 février.
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