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Économie

Début du forage pour le projet de géothermie à Lavey-les-Bains

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La foreuse va commencer dès lundi à creuser un puits pouvant aller jusqu'à 3000 mètres de profondeur pour le projet de géothermie hydrothermale à Lavey-les-Bains (VD). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Le projet de géothermie à Lavey-les-Bains entre dans sa phase cruciale. Dès lundi, la foreuse va commencer à creuser un puits pouvant aller jusqu'à 3000 mètres de profondeur. L'installation produira de la chaleur et de l'électricité pour quelque 900 ménages.

"Il s'agit d'un projet emblématique qui illustre le potentiel des énergies renouvelables et locales. La géothermie permet une production continue, quelles que soient la période de l'année et les conditions météorologiques, ce qui en fait l'un des piliers des objectifs climatiques et énergétiques vaudois", a déclaré jeudi la conseillère d'Etat Béatrice Métraux lors de la visite de presse du chantier du projet.

"Le site de Lavey est particulièrement bien adapté à la réalisation d'un tel projet car son sous-sol renferme les eaux les plus chaudes connues en Suisse", a expliqué pour sa part Philippe Durr, président du conseil d'administration d'Alpine Geothermal Power Production (AGEPP), société issue d'un partenariat public-privé. La plateforme de forage se situe d'ailleurs près d'un des trois puits déjà existants qui alimentent les Bains de Lavey.

Risque sismique faible

La roche y est naturellement fissurée, ce qui évite d'avoir recours à la technique de fracturation hydraulique, a précisé M. Durr. Les conditions techniques et géologiques sont ainsi radicalement différentes des projets de géothermie à Bâle et à St-Gall, qui avaient provoqué une secousse sismique.

Il n'empêche, le tout sera sous haute surveillance. Le Service Sismologique Suisse (SED) a mis en place un réseau de monitoring de la sismicité en 2018 déjà. Un réseau complémentaire permettra par ailleurs de différencier la sismicité naturelle de celle induite par le forage.

En plusieurs étapes

Le forage se déroulera en plusieurs étapes, ont expliqué les responsables. La première, qui démarre lundi, consistera à creuser une section verticale de 1000 mètres de profondeur. Le forage continuera ensuite, toujours verticalement, sur 800 mètres.

A l'issue d'une nouvelle analyse géologique qui déterminera dans quelle direction il doit se poursuivre, il continuera de manière oblique et atteindra une profondeur de 2500 mètres. Si cela ne suffit pas pour obtenir les débits et la température attendus - trouver de l'eau à 110 degrés avec un débit de 40 litres/seconde -, il pourra se poursuivre jusqu'à 3000 mètres.

La fin des travaux est prévue au plus tôt dans la deuxième moitié de 2023. Elle comprend aussi la construction de la centrale qui fonctionnera en circuit fermé et transformera la chaleur en électricité.

Budget de 40 millions de francs

Le budget se monte à quelque 40 millions de francs. La Confédération, via l'Office fédéral de l'énergie (OFEN), soutient le projet par une contribution de 17 millions. Tout comme l'Etat de Vaud qui a accordé une subvention de quelque 1,5 million.

L'objectif visé est de produire chaque année 4,2 Gigawattheures (GWh) d'électricité, de quoi couvrir les besoins annuels de quelque 900 ménages, ainsi que 15,5 GWh thermiques qui alimenteront les Bains de Lavey en eaux thermales.

La chaleur résiduelle pourra être utilisée par les communes de Lavey-Morcles et de Saint-Maurice (VS) et, à terme, permettre par exemple le chauffage de serres ou le maintien de la température de piscicultures.

Soucieux des relations avec les riverains pendant la durée du chantier, la direction de projet leur a ouvert ses portes, proposant une visite des lieux en novembre dernier. "Nous avons pu ainsi expliquer le projet en détail à plus d'une soixantaine de personnes", relève Jean-François Pilet, directeur d'AGEPP.

La mise à l'enquête n'avait suscité aucune opposition. Le permis de construire a été, lui, accordé en 2019 par les cantons de Vaud et du Valais. Les travaux d'aménagement de la plateforme de forage ont ensuite démarré le 9 avril 2021 pour s'achever à la fin du mois d'octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Les cadres misent sur un salaire plus gros et un nouveau travail

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Les spécialistes en cybersécurité figurent parmi les profils les plus recherchés et peuvent tabler sur des hausses de salaire significatives. (archives) (© KEYSTONE/DPA/MARIJAN MURAT)

Un cadre sur deux envisage de changer d'emploi en Suisse cette année, selon la nouvelle étude sur les rémunérations du cabinet Robert Walters. Et ils se montrent plus attentifs à leur fiche de paie.

Certaines professions très recherchées, notamment dans la technologie, pourront facilement faire jouer la concurrence.

Si la culture d'entreprise et des conditions de travail flexibles restent les principaux critères de satisfaction des cadres, ces derniers sont plus exigeants en termes de salaire. La rémunération est désormais le 3ème point de satisfaction au travail pour les cadres suisses, contre le 6ème auparavant, selon la nouvelle étude du cabinet Robert Walters publiée lundi.

Ainsi 36% des cadres s'attendent à une augmentation significative en 2022, soit 13 points de plus qu'en 2021, quand 56% d'entre eux pensent obtenir un bonus. Dans "ce contexte d'inflation et de guerre des talents", "les entreprises devront trouver un juste équilibre entre les prétentions salariales des cadres et la prudence dont elles doivent faire preuve dans un contexte encore incertain", a commenté Christian Atkinson, directeur de Robert Walters Suisse.

Plus de 70% des cadres se disent confiants quant aux opportunités du marché de l'emploi dans leur domaine d'activité. Un sur deux envisage même de changer d'emploi cette année. Une immense majorité d'entreprises se disent "préoccupées quant à la rétention de leurs collaborateurs" et s'inquiètent de la pénurie de compétences et de talents.

Cybersécurité recherchée

Dans ce contexte, certains métiers peuvent rêver de fiches de paie plus conséquentes, en particulier dans le secteur technologique. Les spécialistes en cybersécurité peuvent tabler sur les hausses de salaire les plus significatives (+17%), alors que les attaques informatiques se multiplient dans le pays.

Les connaisseurs de l'informatique en nuage "pourront prétendre à des augmentations jusqu'à +8%" et jusqu'à 7% pour ceux spécialisés en données (data engineer, data analytics consultant,...). Dans le domaine de la finance, les spécialistes des taxes pourront aspirer à une revalorisation jusqu'à +6%.

L'enquête a été réalisée auprès de près de 400 cadres et entreprises interrogés en ligne en septembre et octobre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

L'OIT revoit à la baisse ses prévisions sur la relance de l'emploi

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L'Organisation internationale du travail (OIT) est "inquiète" des inégalités grandissantes dans les différents pays en raison de la pandémie (archives). (© KEYSTONE/EPA/ABEDIN TAHERKENAREH)

L'Organisation internationale du travail (OIT) revoit à la baisse ses prévisions sur la relance du marché du travail dans le monde pour cette année. Lundi à Genève, elle a affirmé anticiper un impact de la pandémie, en équivalents plein temps, à 52 millions d'emplois.

La relance "s'avère lente et incertaine", affirme le directeur général de l'OIT Guy Ryder. En mai 2021, l'estimation précédente pour l'ensemble de l'année prévoyait un déficit à 26 millions d'emplois.

Le réajustement "est plutôt considérable", admet M. Ryder. Selon lui, la pandémie a réduit "la demande et l'approvisionnement" en emplois et la situation restera la même tant qu'elle se poursuivra. La nouvelle évaluation reste 1,8% inférieure au nombre d'heures travaillées avant la pandémie, affirme l'organisation dans son rapport sur l'emploi et les questions sociales dans le monde.

Conformément à ce que l'institution affirmait en juin dernier, le chômage devrait rester supérieur à celui observé avant le coronavirus jusqu'en 2023 au moins. Le nombre de personnes affectées cette année devrait s'établir à 207 millions, contre 186 millions il y a trois ans, ou près de 6% des travailleurs actifs contre 5,4% avant la pandémie. Le taux d'activité devrait lui rester 1,2 point de pourcentage inférieur sur la même période.

En raison des nouveaux variants, la situation reste très incertaine. La pandémie étend les inégalités au sein des pays et entre pays, ajoute M. Ryder qui se dit "préoccupé".

Pas de position sur l'exigence vaccinale

Autre question, les personnes non vaccinées font face à des approches "différenciées", dit encore le directeur général qui refuse toutefois de parler de "discriminations". Celles-ci sont inégales selon les pays. Si elle recommande la vaccination, l'OIT n'a pas encore établi de position sur l'exigence par les entreprises d'une immunisation pour les travailleurs.

De même, M. Ryder ne pense pas que des vaccinations obligatoires peuvent expliquer le mouvement important de démissions observé dans plusieurs régions. Mais la pandémie a poussé de nombreuses personnes à reconsidérer leurs conditions de travail et pose la question des salaires et de la sécurité des activités, dit-il encore.

Il faudra plusieurs années pour contrer les dégâts sociaux et financiers, et les conséquences sur le taux d'activité ou encore les revenus des ménages pourraient continuer à long terme. Pour une reprise durable du marché d'emploi, les efforts doivent porter sur le travail décent "y compris en matière de santé et de sécurité, d’égalité, de protection sociale et de dialogue social", répète M. Ryder.

Relance très différente selon les régions

Par région, le nord du continent américain et l'Europe peuvent s'appuyer sur des indications de relance plus prometteuses. Une partie de l'Asie et l'Amérique latine sont confrontées elles à l'impact le plus négatif.

Les femmes devraient continuer à subir davantage les effets ces prochaines années. Au total, 90% de celles affectées par la pandémie dans leur travail ont quitté leur emploi. Et elles retrouvent une activité moins rapidement que les hommes. L'impact pour les travailleurs jeunes a aussi été important.

Selon le rapport, des emplois alternatifs ont été lancés pour ceux ayant perdu leur activité. En moyenne, l'incidence du travail temporaire reste notamment inchangée. En juin dernier, une relance centrée sur l'être humain avait été demandée par les pays membres de l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le président de Credit Suisse António Horta-Osório démissionne

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António Horta-Osório avait été recruté pour remettre de l'ordre au sein du numéro deux bancaire helvétique, secoué par les scandales à répétition (archives). (© KEYSTONE/EPA/FACUNDO ARRIZABALAGA)

Le président de Credit Suisse, António Horta-Osório, qui a contrevenu aux règles de quarantaines mises en place par la Suisse pour lutter contre le coronavirus, démissionne. Il est remplacé avec effet immédiat par Axel Lehmann, a indiqué la banque lundi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

USA: un responsable de la Fed voit l'inflation reculer à 2,5%

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Le président de la Fed de New York n'est pas le seul responsable de la banque centrale américaine à prévoir un ralentissement de l'inflation. Les économistes semblent moins optimistes. (archives) (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

La hausse des prix devrait ralentir aux États-Unis en 2022, après avoir atteint l'an passé son plus haut niveau depuis 1982, pour retomber aux alentours de 2,5%, a indiqué vendredi John Williams, président de la Fed de New York.

"Avec le ralentissement de la croissance et la résolution progressive des contraintes d'approvisionnement, je m'attends à ce que l'inflation chute à environ 2,5% cette année," a-t-il indiqué lors d'un discours devant le Council of Foreign Relations.

Il anticipe ensuite une inflation qui "se rapproche de 2% en 2023", soit l'objectif à long terme de la banque centrale américaine.

L'inflation a atteint 7% en 2021, un record depuis près de 40 ans, selon l'indice CPI du département du Travail. La Fed privilégie cependant une autre mesure de l'inflation, l'indice PCE, dont le chiffre pour 2021 sera publié le 28 janvier.

Un autre responsable de la Fed avait lui aussi anticipé, jeudi, un ralentissement de l'inflation à 2,5% en 2022.

Mais d'autres économistes sont moins optimistes: "je m'attends à ce que l'inflation reste élevée cette année, peut-être même plus qu'en 2021", avait ainsi alerté jeudi Jason Furman, ancien conseiller économique du président Barack Obama et professeur à Harvard.

"Bien que la vague Omicron pose de nouvelles difficultés, certains problèmes d'approvisionnement commencent à se résoudre à mesure que l'économie s'adapte", a souligné John Williams.

Il dit ainsi s'attendre "à ce que la vague Omicron prolonge et intensifie temporairement les problèmes d'offre de main-d'oeuvre et les goulets d'étranglement de la chaîne d'approvisionnement que nous connaissons".

Pour tenter d'enrayer l'inflation, la Fed devrait, dès mars, commencer à relever ses taux directeurs, qui avaient été abaissés dans une fourchette de 0 à 0,25% en mars 2020, face à la pandémie de Covid-19.

"Nous approchons d'une décision pour lancer ce processus", a-t-il précisé.

Le président de l'antenne new-yorkaise de la banque centrale américaine évalue, en outre, à 5,5% la croissance du Produit intérieur brut (PIB) en 2021, qui sera publiée le 27 janvier. Il s'agirait de la plus forte croissance "en plus de 35 ans", a-t-il souligné.

Pour 2022, "en prenant en compte les effets d'Omicron sur l'économie dans la première partie de l'année", il table plutôt sur 3,5% de croissance.

"Je m'attends à ce que la vague actuelle d'Omicron ralentisse la croissance au cours des prochains mois, les gens s'éloignant une fois de plus des activités avec beaucoup de contact", a-t-il détaillé.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Les actifs de BlackRock au plus haut à 10'000 milliards de dollars

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Blackrock, l'un des fonds les plus importants au monde, a généré la croissance organique la plus solide de son histoire. (Archives) (© KEYSTONE/EPA/JUSTIN LANE)

Le montant des actifs gérés par BlackRock a atteint un record fin 2021 à plus de 10'000 milliards de dollars (environ 9116 milliards de francs), selon les résultats trimestriels et annuels publiés vendredi par l'entreprise américaine.

Il s'agit d'une hausse de 15% par rapport au chiffre de décembre 2020.

"BlackRock a généré la croissance organique la plus solide de son histoire bien que les actifs que nous gérons aient atteint de nouveaux sommets", s'est félicité le patron du premier gestionnaire d'actifs au monde, Larry Fink, dans un communiqué.

Le bénéfice net du groupe s'est élevé à 1,6 milliard de dollars au quatrième trimestre 2021 et à 6 milliards sur l'ensemble de l'année.

Rapporté par actions et hors éléments exceptionnels, la référence à Wall Street, le bénéfice est de 10,42 dollars sur le trimestre et de 39,18 dollars sur l'année, mieux que les attentes du marché.

BlackRock a pu profiter de la bonne santé des Bourses mondiales entre octobre et décembre ainsi que de sa présence dans de nombreux secteurs des marchés financiers.

"Notre entreprise est plus diversifiée que jamais", s'est réjoui M. Fink.

Le chiffre d'affaires du groupe s'est pour sa part affiché à un niveau proche des estimations des analystes. Il a atteint 5,1 milliards de dollars au dernier trimestre 2021 et 19,4 milliards sur l'ensemble de l'année.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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