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Économie

BAT: la balle dans le camp de la direction, affirment les syndicats

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"La direction de BAT doit tout mettre en ½uvre pour sauvegarder les emplois et l’activité industrielle à Boncourt (JU)", estiment les syndicats Unia et Synia. (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le personnel de British American Tobacco (BAT), à Boncourt (JU), a présenté ses propositions pour éviter des licenciements collectifs dans le cadre de la fermeture annoncée de l'usine par le cigarettier. La direction devrait donner sa réponse la semaine prochaine.

L'annonce de fermeture du site et de transfert de sa production, tombée le 27 octobre, menace de laisser 220 employés sur le carreau. "La balle est dans le camp du groupe britannique", ont indiqué mercredi les syndicats Unia et Syna. Les représentants du personnel demandent à la direction de prendre en compte leurs propositions.

La délégation de consultation, composée de la commission du personnel ainsi que d'Unia et de Syna, a présenté mardi ses propositions à la direction pour éviter la fermeture. Pendant trois semaines, 36 personnes ont travaillé presque quotidiennement avec les syndicats pour élaborer des pistes comportant deux priorités.

Semaine prochaine

Ces dernières visent à maintenir l’existence de l'usine et à préserver la totalité des emplois. Une partie des axes explore les possibilités de réorganisation, l'autre propose des pistes de réindustrialisation pour assurer la pérennité du site. La direction va les évaluer et devrait rendre sa réponse la semaine prochaine.

Dans le détail, les conditions étaient réunies pour que les groupes de travail et la délégation de consultation puissent fournir un travail de qualité, relèvent les syndicats dans leurs explications. "La procédure a pu se dérouler dans de bonnes conditions". La délégation a reçu par ailleurs toutes les informations utiles.

La prolongation du délai de consultation a permis de finaliser le rapport dans les délais impartis, constatent encore Syna et Unia. A noter que la direction locale de l’entreprise BAT et des représentants de la direction européenne, basée à Londres, ont assisté à la présentation du rapport.

"Une lourde perte"

Avec le personnel, Unia et Syna demandent que la direction de BAT prenne les alternatives en considération de manière "positive". Ils espèrent que celle-ci "mesure l’importance de ce site industriel historique, qui est doté d’un savoir-faire qui sera indiscutablement encore utile au groupe britannique."

"Une fermeture serait une perte lourde", conclut le communiqué. Au-delà, c'est toute une région qui se mobilise pour sauver le fleuron. Les syndicats qualifient d'impressionnant le soutien témoigné au personnel. Le Parlement jurassien a voté le 23 novembre une résolution exhortant le Gouvernement d'agir.

Outre l'action des autorités cantonales, le Conseil communal a également apporté son "total soutien" aux employés lors de la phase de consultation qui vient de s'achever. A Boncourt, une commune de 1200 habitants sise en Ajoie, une éventuelle délocalisation du site de production impacte déjà la vie du village.

Essor lié à Burrus

La commune a ainsi reporté l'examen du budget 2023 prévu initialement début décembre. Un départ de BAT, de loin le plus important des contribuables, aurait d'importantes conséquences sur les finances. "Les bases de notre commune reposent sur des fondations saines et solides", a toutefois rassuré l'exécutif.

Le développement du village est étroitement lié à l'évolution de l'usine Burrus et maintenant BAT. Fondée en 1814 par la famille Burrus, qui a longtemps joué un rôle de mécène, l'usine est passée aux mains du groupe Rothmans International en 1996. Un cigarettier qui a fusionné en 1999 avec un autre géant du secteur, le groupe BAT.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Économie

Un car postal a pris feu à Chiètres (FR): des morts et des blessés

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Les secours ont tendu des bâches blanches devant le car postal qui a brûlé mardi, faisant plusieurs victimes. (© KEYSTONE/LAURENT MERLET)

Au moins six personnes sont mortes dans l'incendie d'un car postal mardi en début de soirée à Chiètres (FR). Quatre autres passagers sont blessés, a indiqué la police fribourgeoise lors d'une conférence de presse.

La police a fait part d'un cinquième blessé, un secouriste. Parmi les blessés, trois sont dans un état grave, un axant été héliporté à l'hôpital. A l'heure actuelle, la police privilégie une cause humaine à l'origine de l'incendie, "et même un acte volontaire", a-t-elle précisé.

Les deux porte-paroles présents devant les médias ne savaient pas combien de personnes se trouvaient dans le véhicule au moment de l'incendie. Ils ont, en outre, annoncé l'ouverture d'une hotline (0800 261 700) destinée aux personnes ayant été témoin de l'incident ou à d'éventuels autres blessés impliqués.

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Économie

Prix de l'essence: "On est dans une spirale infernale"

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À la station-service Friderici à Tolochenaz, le prix à la pompe est monté de 17 centimes depuis le début de la guerre en Iran. (photo d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Malgré une accalmie sur les marchés mondiaux ce mardi, le prix du carburant reste une préoccupation majeure pour les Vaudois. Le président de Friderici Spécial à Tolochenaz, explique sa stratégie pour contenir l'impact à la pompe tout en pointant du doigt la fragilité du marché international.

La situation au Moyen-Orient continue de dicter sa loi aux stations-service romandes. Après un lundi noir où le baril de pétrole a frôlé les 120 dollars, les marchés ont amorcé un repli ce mardi 10 mars 2026. En cause : les récentes déclarations de Donald Trump sur une « fin proche » du conflit avec l'Iran, qui ont fait retomber le prix de l'or noir autour de 92 dollars. Pourtant, sur le terrain, la tension reste palpable.

Jean-Paul FridericiPrésident de la société Friderici Spécial

Une gestion de proximité

Pour Jean-Paul Friderici, dont la société gère deux stations dans le canton de Vaud (Tolochenaz et Orbe) et deux à Genève (Vernier et Satigny), l'heure est à la vigilance. Alors que le prix de l'essence s'affiche à 1.638 CHF ce mardi, l'indépendant mise sur une politique de transparence totale envers ses clients locaux.

« On a une politique extrêmement claire et simple : on achète en relativement grosses quantités et, maintenant, c'est tout le monde le même prix. Que le client achète pour un million ou pour 100 francs, c'est le même prix. »

Cette approche simplifiée permet de limiter les coûts administratifs et de répercuter le plus justement possible les fluctuations du marché. L'entrepreneur concède toutefois que sa marge de manœuvre reste « extrêmement comprimée » de manière à ce que l'activité reste viable tout en servant au mieux les usagers.

Ruée sur les pompes et changements d’habitudes

L’escalade des tensions a provoqué un phénomène de « ruée » ces derniers jours. Inquiets d’une possible envolée durable, de nombreux automobilistes ont anticipé leur passage à la pompe. Jean-Paul Friderici a lui-même constaté ce changement de comportement durant le week-end, notant des achats parfois « précipités » de sa clientèle.

Jean-Paul FridericiPrésident de la société Friderici Spécial

Malgré cette nervosité, l'entrepreneur ne constate pas encore de restriction massive des déplacements. Selon lui, il faudrait un impact bien plus sévère et durable pour modifier en profondeur les habitudes des Vaudois : « Il faut qu'il y ait un très fort impact pour que les habitudes viennent vraiment à changer ».

La Suisse protégée par ses « réserves de guerre »

Si la situation internationale inquiète, la Suisse dispose d'un filet de sécurité solide. Conformément aux directives de la Confédération, le pays maintient des stocks stratégiques permettant de couvrir plusieurs mois de consommation. Ces réserves, souvent qualifiées de « réserves de guerre », sont supervisées par l'Office fédéral pour l'approvisionnement économique du pays (OFAE).

Jean-Paul Friderici se veut d'ailleurs rassurant sur ce point : « On a ces réserves de crise qui peuvent nous permettre d'attendre un peu. C'est une affaire de mois, ce n'est pas trois ans. Ce qui a été mis en place est parfaitement contrôlé et complètement suffisant ».

Jean-Paul FridericiPrésident de la société Friderici Spécial

Une lueur d'espoir à court terme ?

L'accalmie enregistrée ce mardi, avec un baril repassant sous les 100 dollars, est accueillie avec un soulagement prudent. Si les propos du président américain ont rassuré les investisseurs, l'impact sur les stations indépendantes reste lié à la durée de la crise.

« J'espère vraiment que Trump dit la vérité, sans quoi je pense qu'on va vers des jours relativement sombres au niveau de nos business et de l'équilibre mondial. C'est triste de voir des peuples qui souffrent en 2026. »

Pour l'heure, les automobilistes vaudois scrutent les totems, espérant que la désescalade promise se traduise par une stabilisation durable des prix à la pompe.

Interview réalisée par Sophie Vassutine

Adaptation web avec IA

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Économie

Suisse-UE: des alternatives d'autonomiesuisse au paquet d'accords

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Le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont signé, le 2 mars dernier à Bruxelles, le paquet d'accords Suisse-UE (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'association autonomiesuisse met en doute la nécessité pour la Suisse d'adopter le nouveau paquet d'accords avec l'UE. Jugeant en outre les informations du Conseil fédéral incomplètes, elle a diligenté une étude et propose des alternatives.

L'expertise de Swiss Economics, présentée mardi à Berne, met en perspective les études publiées par le Conseil fédéral lors de la consultation. L'analyse des effets macroéconomiques du rapprochement institutionnel prévu avec l'UE conclut que les effets positifs sont largement surestimés et que leurs coûts sont nettement sous-estimés.

L'argument central du gouvernement en faveur de l'adoption du paquet d'accords repose sur les dommages économiques potentiels en cas de disparition des Bilatérales I, selon autonomiesuisse. Ce mouvement juge cependant "très improbable" un effondrement des Bilatérales I et II en cas de rejet des nouveaux accords.

Et à moyen terme le statu quo avec l'UE est possible de manière pragmatique, par exemple en élargissant l'accord de libre-échange de 1972.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Soutien à la construction de logements abordables

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Le National soutient deux mesures pour encourager la construction de logements d'utilité publique (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Conseil national soutient l'encouragement à la construction de logements abordables. Il a accepté mardi deux propositions du Conseil fédéral. La gauche a dénoncé des moyens insuffisants face à la pénurie actuelle. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Les deux projets visent à favoriser l'offre de logements abordables dans notre pays, a indiqué pour la commission Olivier Feller (PLR/VD). L'UDC opposée aux deux objets n'a pas convaincu au-delà de son camp.

Le gouvernement propose d'une part d’augmenter de 150 millions de francs le fonds roulement pour les années 2030 à 2034. Ce fonds permet d'octroyer des prêts à des taux d'intérêt avantageux pour les projets de construction et de rénovation des maîtres d'ouvrage d'utilité publique.

Il prévoit d'autre part de renouveler le crédit d’engagement destiné à cautionner les emprunts de la Centrale d'émission pour la construction de logements (CCL) dans la construction de logements d’utilité publique. Le Conseil fédéral demande 1,92 milliard de francs pour 2027-2033.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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