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Économie

Société Générale boucle 2022, année marquée par le départ de Russie

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Le plan de distribution aux actionnaires de Société Générale à 1,8 milliard d'euros correspond à 90% du résultat net publié par la banque au titre de l'an dernier (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHEL EULER)

Société Générale a signé en 2022 une année atypique, marquée par son départ en catastrophe de Russie et un bénéfice net quasiment divisé par trois, à 2,02 milliards d'euros (environ 2 milliards de francs).

"2022 marque une étape décisive pour le groupe", a commenté dans un communiqué le directeur général Frédéric Oudéa, qui laissera sa place en mai à Slawomir Krupa, actuel patron des activités de financement et d'investissement.

Le produit net bancaire (PNB), équivalent du chiffre d'affaires, a fait mieux que résister puisqu'il s'est établi l'an dernier à 28,06 milliards d'euros, en hausse de 8,8% sur un an.

Le bénéfice net dépasse les attentes des analystes interrogés par le fournisseur d'informations financières Factset, qui tablaient sur un peu moins de 1,5 milliard d'euros.

Il reste très loin du record réalisé en 2021, à 5,6 milliards d'euros, mais Société Générale souligne que ce record aurait été égalé en 2022 s'il n'y avait pas eu l'impact négatif de la cession de sa filiale russe Rosbank.

Dans le détail, le PNB des activités de banque de détail en France a progressé de 4,1% l'an dernier, à 8,84 milliards d'euros, pour un bénéfice net en retrait de 6,8%, à 1,45 milliard d'euros.

La banque est engagée dans un plan de transformation massif de ses réseaux d'agences: elle a réuni depuis le 1er janvier Société Générale et Crédit du Nord sous une même bannière rouge et noire, SG.

Les réseaux de banque de détail à l'international, groupés avec l'assurance et des services spécialisés, ont fait aussi bonne figure, progressant tant en chiffre d'affaires (+12,4% à 9,12 milliards d'euros) qu'en bénéfice net l'an dernier (+14,1% à 2,38 milliards d'euros).

Les métiers de banque de financement et d'investissement sont également en croissance, de 14,3% en chiffre d'affaires (10,08 milliards d'euros) et de 20,3% en bénéfice net (2,43 milliards d'euros).

Le coût du risque, ces sommes provisionnées pour faire face aux éventuels impayés sur les crédits consentis, a été multiplié par près de 2,4 l'an dernier pour atteindre 1,65 milliard d'euros.

Enfin, le ratio de fonds propres durs, indicateur clé de solidité des acteurs bancaires, s'élève à 13,5%, au-dessus des exigences réglementaires.

Des actionnaires gâtés

Société Générale tourne la page d'une année particulière.

Frappée de plein fouet par la guerre en Ukraine, la banque a dû se séparer en milieu d'année de sa filiale de banque de détail en Russie, Rosbank. Le départ du pays s'est traduit par une charge de plus de 3 milliards d'euros, passée au deuxième trimestre.

Sur une note plus positive, la banque aura également avancé sur le rachat de Leaseplan par sa filiale de crédit-bail automobile ALD. La finalisation de l'opération devrait intervenir en ce début d'année.

Côté banque en ligne, Boursorama s'est étoffé l'an dernier de 1,4 million de clients, parvenant à un total de 4,7 millions, porté par un accord avec la banque néerlandaise ING, qui a choisi de se recentrer en France sur les métiers de financement et d'investissement.

La banque compte octroyer à ses actionnaires au titre de l'exercice 2022 un dividende en numéraire de 1,70 euro par action, assorti d'un programme de rachat d'actions d'environ 440 millions d'euros, équivalent à environ 0,55 euro par action.

Ce plan de distribution est particulièrement généreux pour les actionnaires. Totalisant 1,8 milliard d'euros, il est donc équivalent à 90% du résultat net publié par l'entreprise au titre de l'an dernier.

Le cours de Bourse est un des chantiers phares pour Société Générale. La valorisation du groupe oscille entre 20 et 25 milliards d'euros, trois fois moins que sa concurrente de toujours BNP Paribas.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Partners Group injecte 220 millions dans une tour Breitling à Miami

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La tour devrait voir le jour dans un quartier huppé du centre économique de la Floride (archives). (© KEYSTONE/AP/DANIEL KOZIN)

Partners Group va bâtir une tour à Miami, en Floride, au nom de la marque horlogère Breitling. Le groupe zougois investira pour le compte de ses clients une somme de 220 millions de dollars dans ce projet immobilier, soit 178 millions de francs au cours du jour.

Cette tour de 70 étages baptisée "B Residences" proposera près de 300 logements de luxe à acquérir. Elle sera construite dans le quartier huppé de Brickwell, qui abrite de nombreuses familles fortunées et des hôtels cinq étoiles, indique vendredi le spécialiste du capital-investissement, actionnaire principal de la marque soleuroise Breitling depuis trois et demi.

Le chantier de construction sera lancé en 2028, pour une fin attendue en 2031. Le projet sera développé par la société d'investissement allemande Empira, précise le communiqué du gestionnaire d'actifs publié vendredi.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

La start-up H55 se réoriente et se restructure: 54 licenciements

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De gauche à droite: Gregory Blatt, cofondateur de H55, André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55, ainsi que Christophe Darbellay, président du Conseil d'Etat valaisan, lors de la conférence de presse jeudi sur l'avenir de la start-up sédunoise. (© Keystone/MARTIAL TREZZINI)

L'entreprise sédunoise H55, leader mondial des systèmes certifiés de propulsion électrique et de gestion des batteries pour l'aviation durable, change de stratégie. La start-up va désormais miser sur la défense et se restructure. Cinquante-quatre emplois sur 110 passent à la trappe, a indiqué jeudi le groupe dans un communiqué.

L'entreprise, âgée d'à peine huit ans et issue du projet Solar Impulse (tour du monde réussi à l'énergie solaire), explique en substance étendre l'application de ses technologies aux marchés de l'aviation hybride, des drones ainsi que celui de la défense. "Ces marchés requièrent de nouvelles compétences et expertises, conduisant l'entreprise à faire évoluer son organisation en conséquence", explique-t-elle.

S'agissant des licenciements, le processus de consultation "a donné lieu à plusieurs propositions constructives formulées par les collaborateurs, dont un certain nombre ont été intégrées dans le plan organisationnel final". "Cela a permis de limiter la réduction à 54 postes, au lieu des 80 initialement estimés", souligne-t-on.

"Les décisions annoncées aujourd'hui sont difficiles, car elles concernent des collègues qui ont largement contribué à faire de H55 un acteur reconnu de l'aviation électrique (...) Le défi de notre industrie n'est plus de démontrer que la propulsion électrique fonctionne, mais d'accompagner nos clients dans leur transition du développement vers le déploiement commercial", relève André Borschberg, cofondateur et président exécutif de H55.

Sur deux sites à Sion

"La Suisse continuera d'occuper une place centrale dans le développement de H55", est-il assuré. "Les activités de recherche et développement, l'architecture des systèmes, la direction stratégique des programmes ainsi que les opérations industrielles européennes resteront basées dans le pays", ajoute le communiqué.

Afin d'accompagner cette nouvelle phase de développement, H55 regroupera désormais ses activités suisses sur deux sites à Sion. A l'aéroport pour le centre de direction, de certification, de relations clients, de gestion des programmes et de partenariats stratégiques. Et sur le site industriel de Chandoline pour le centre de recherche et développement, d'essais, d'industrialisation et de fabrication, détaille la start-up.

H55 renforcera parallèlement progressivement sa présence au Canada, est-il aussi annoncé. "La Suisse demeurera le centre d'innovation et de leadership stratégique, tandis que le Canada soutiendra la croissance industrielle et la proximité avec les clients nord-américains", résume la société.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

La Poste se retire du dossier électronique du patient

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La Poste abandonne le dossier électronique du patient actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé. (Archives) (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Poste abandonne le dossier électronique du patient (DEP) actuel pour se concentrer sur le futur dossier électronique de santé (DES). Sa plateforme sera exploitée jusqu'à fin 2026. Cette décision concerne principalement les cantons alémaniques.

Le changement de cap annoncé par le Conseil fédéral dans la numérisation des données de santé a profondément modifié le marché, indique jeudi la Poste. Depuis l'annonce du futur dossier électronique de santé (DES), appelé à remplacer le dossier électronique du patient (DEP), hôpitaux, cabinets médicaux et particuliers hésitent de plus en plus à adopter la solution actuelle.

Les actionnaires de Post Sanela Health AG ont donc décidé de dissoudre la communauté de référence Sanela fin 2026. La Poste entend désormais mettre son expérience au service du futur DES, dont le projet de loi est en discussion au Parlement.

Cette réorientation entraînerait la suppression d'environ 37 équivalents plein temps à la Poste et chez Sanela. Les utilisateurs pourront migrer leurs données d'ici à fin 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Le nombre de ressortissants de l'UE a baissé en Suisse en 2025

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En 2025, la moitié des employés dans la pharma étaient des ressortissants de l'UE ou de l'AELE, frontaliers inclus, selon le rapport (Image d'illustration) (© KEYSTONE/DPA/FELIX KÄSTLE)

La Suisse comptait moins de ressortissants européens en 2025. Le solde migratoire UE/AELE s'est élevé à 50'900 personnes, indique le Seco, un résultat en baisse par rapport aux trois dernières années. Le nombre de frontaliers a lui augmenté.

Ce résultat en baisse demeure toutefois supérieur à la moyenne historique, indique le Secrétariat d'Etat à l'économie jeudi. Le Seco présentait le 22e rapport de l'Observatoire sur la libre circulation des personnes entre la Suisse et l'UE.

Le maintien d'une immigration aussi proche que possible du marché du travail est primordial au vu du recul démographique en Suisse, lit-on dans le rapport. La main-d’½uvre étrangère a généré une progression annuelle moyenne du volume de travail d’environ 0,8 % ces 15 dernières années.

Le rapport sort une dizaine de jours après le refus dans les urnes de l'initiative "Pas de Suisse à 10 millions", qui avait fortement thématisé l'immigration. Elle exigeait la dénonciation de l'accord de libre circulation si la population devenait trop grande en Suisse.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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