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Suisse Romande

Le rôle de Boudry dans les infractions neuchâteloises

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Selon les autorités neuchâteloises, "nous avons affaire à un très petit nombre d'auteurs extrêmement prolifiques" au centre de Boudry (image d'illustration). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Le canton de Neuchâtel a enregistré une hausse de 4% des infractions en 2022. Une minorité de requérants "extrêmement prolifiques" hébergés au centre fédéral d'accueil (CFA) de Boudry contribue à une large part des infractions.

Dans le contexte de la publication des chiffres annuels de la criminalité, les autorités neuchâteloises ont fait le choix de consacrer une conférence de presse à la thématique sécuritaire du centre d'accueil fédéral de Boudry.

"Cette problématique touche de très près la population et a été fortement débattue ces derniers temps. Il est donc important pour nous de parler des chiffres sans tabou et de mettre en lumière l'activité de la police en lien avec ces phénomènes", a expliqué le conseiller d'Etat Alain Ribaux, chef du Département de l'économie, de la sécurité et de la culture, lundi devant les médias.

Pour rappel, les nombreuses incivilités d'une minorité de requérants créent un climat anxiogène dont se plaignent les habitants des environs du centre de Boudry et de la ville de Neuchâtel. Les députés ont demandé dans une recommandation urgente d'engager les ressources et mesures nécessaires en termes d'accompagnement et de sécurité, en collaboration avec les autorités communales et fédérales.

Une minorité, mais prolifique

Commandant de la police neuchâteloise, Pascal Lüthi confirme : "Ce sentiment d'insécurité est objectif, car on a bien un phénomène à traiter, et un phénomène croissant".

Sur les 13'600 infractions commises en 2022 sur l'ensemble du canton, 2931 ont été commises sur le Littoral. Parmi elles, la part des infractions avec auteur connu imputées à des auteurs de type requérants d'asile s'élève à 48%, dont 38% des auteurs provenant du centre de Boudry.

"Mais les chiffres ne disent pas tout du message que l'on peut tirer des statistiques. Je tiens à préciser que si ces chiffres sont effectivement élevés, nous avons en fait affaire à un très petit nombre d'auteurs extrêmement prolifiques", souligne Pascal Lüthi.

Et de relever que "97% des requérants hébergés à Boudry n'ont rien à voir avec le moindre aspect de criminalité". Pour le procureur général Pierre Aubert, "3% des requérants déséquilibrent l'image que l'on se fait de l'asile".

Des mesures "à tous les étages"

Pour améliorer la situation sécuritaire aux abords du centre de Boudry, les autorités prennent des mesures "à tous les étages". Le ministère public engage des procédures accélérées tandis que le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) veille à diminuer la capacité d'accueil et à renforcer l'offre d'activités à l'intérieur du centre.

De son côté, le canton a dernièrement octroyé cinq équivalents plein temps supplémentaires à la police neuchâteloise. Cette dernière annonce quant à elle renforcer la coordination avec les partenaires et la visibilité sur les zones concernées.

Moins de violences domestiques

Outre les infractions commises par les délinquants de rue non-résidents, la statistique policière de la criminalité 2022 pour le canton de Neuchâtel fait état d'une augmentation de la cybercriminalité.

Escroqueries aux petites annonces, arnaques au faux support technique et autres "sextorsions" sont en hausse de 22% dans le canton alors que cette augmentation est plus modeste en Suisse (10%). La Police neuchâteloise annonce la mise en place prochaine d'une brigade dédiée aux cyberenquêtes.

Enfin, Neuchâtel enregistre un recul de 33% de l'ensemble des violences domestiques observées sur les cinq dernières années. Une baisse qui s'élève à 5% entre 2021 et 2022 alors que ces violences sont pourtant en augmentation de 3% en Suisse sur la même période. Une conférence de presse dédiée à cette thématique se tiendra fin avril.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

BDFIL annonce son programme et lance des états généraux de la BD

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Le festival de bande dessinée lausannois BDFIL célèbrera sa 20e édition du 27 avril au 10 mai 2026. (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

A Lausanne, le festival de bande dessinée BDFIL a présenté mardi le programme de sa 20e édition. Elle aura lieu du 27 avril au 10 mai, mais certains événements s'étaleront jusqu'à la fin 2026. Face aux difficultés des artistes, BDFIL lance des états généraux de la BD.

"La bande dessinée est un art très peu soutenu au niveau institutionnel. Ses acteurs ont beaucoup de difficultés à joindre les deux bouts", a défendu Léonore Porchet, codirectrice de BDFIL.

Face aux difficultés financières du secteur, BDFIL se propose de recueillir le témoignage de ses acteurs, afin de produire "un rapport et des revendications de politique culturelle", annonce-t-elle. L'annulation du Festival d’Angoulême a notamment laissé des traces cette année.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

Côté programme, 16 expositions, au total, rythment cette édition. BDFIL accueillera le Québec comme "pays invité". La codirectrice Gaëlle Kovaliv a relevé la créativité et la singularité de l'humour d'outre-Atlantique.

Le festival mettra à l'honneur la BD jeunesse "Le Loup en slip", qui rend accessibles des thèmes politiques comme la propriété privée ou les stéréotypes. Enfin, une plongée patrimoniale dans les planches originales de la collection du Centre BD de la Ville de Lausanne est également prévue.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

Pour cette édition anniversaire, l’invitée d’honneur est l’autrice française Mirion Malle, figure emblématique de la bande dessinée engagée.

Léonore PorchetCodirectrice de BDFIL

L'eau sera le thème annuel de BDFIL, décliné en plusieurs expositions jusqu'en octobre.

Avec Yann Rossier

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Vaud

Un syndicat exige un CTT pour les remontées mécaniques vaudoises

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Le syndicat SCIV exige la mise en place urgente d'un CTT pour les remontées mécaniques vaudoises (image d'illustration). (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les salaires vaudois du personnel d'exploitation des remontées mécaniques sont inférieurs à ceux d'autres cantons, selon les observations du syndicat SCIV. Il demande la mise en place "urgente" d'un Contrat-Type de Travail (CTT) pour le secteur, alertant sur la précarité qui touche ses employés.

"En ce début d'année 2026, nous constatons que les salaires vaudois pour le personnel d'exploitation sont 20% inférieurs aux salaires pratiqués dans le canton du Valais, et 13% inférieurs aux salaires pratiqués dans le canton de Berne", écrit le SCIV dans son communiqué mardi. "Les professions liées à la sécurité des pistes sont également touchées."

Pour le syndicat, il est "indispensable et urgent" de déterminer des salaires minimums dans la branche dans le canton de Vaud, tenant compte des normes existantes. Il invite à dire "STOP à la sous-enchère salariale."

Précarité importante

L'organisation a en outre constaté plusieurs problèmes qui minent le secteur et les conditions de travail du personnel, dont le fait que "pas moins de 87% des employés sont payés à l'heure", ce qui ne leur permet pas de déterminer leur revenu à l'avance.

Les heures de travail ne sont, en outre, pas garanties, déplore le syndicat. Cette précarité est accentuée par le fait qu'une installation peut être fermée en raison du mauvais temps ou du manque temporaire de neige, explique le SCIV.

De plus, le syndicat a constaté "l'engagement en masse de main d'oeuvre étrangère" qui "contribue à maintenir un niveau de salaire précaire dans la branche et prive la population indigène de ces emplois, dans la mesure où ils ne permettent pas de vivre correctement dans la région".

Le SCIV demande donc à la Commission tripartite vaudoise, en charge de l'observation du marché du travail, de "déterminer les salaires d'usage dans la branche en tenant compte des CTT et CCT existants." Des salaires minimums pour les différentes fonctions doivent également être fixés par le Conseil d'Etat, estime l'organisation.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Montreux: un concert gratuit pour tester le 2M2C rénové

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Les travaux de modernisation du Centre de congrès et d'expositions de Montreux (2M2C) ont débuté en août 2023 (archives). (© KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD)

Les travaux de modernisation du Montreux Music & Convention Center (2M2C) sont à bout touchant. Un concert gratuit du groupe The Two XL aura lieu le 28 mai à l'Auditorium Stravinski pour tester les dispositifs de sécurité du bâtiment en conditions réelles.

"Cet exercice vise à valider les dispositifs de sécurité incendie, notamment le plan d’évacuation, les systèmes sonores d’alerte, l’évacuation de fumée et la communication avec la centrale d’alarme", indique la commune de Montreux, mardi dans un communiqué. Il a été recommandé par l'Etablissement cantonal d’assurance contre l’incendie et les éléments naturels (ECA) avant la réouverture officielle du bâtiment, prévue début juillet.

L'événement est principalement destiné aux personnes ayant contribué à la réalisation du chantier, ainsi qu'aux actrices et acteurs culturels, touristiques et économiques de la région. La population montreusienne est également invitée, moyennant une réservation. Au total, 1600 personnes pourront y assister. "Le concert sera précédé d’un verre de bienvenue et se terminera par une évacuation en conditions réelles", précise la commune.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Genève

Le parascolaire a voté un préavis de grève pour le 5 mai

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Le personnel du parascolaire genevois demande notamment une revalorisation salariale (archives). (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le personnel du Groupe intercommunal pour l'animation parascolaire (GIAP) a voté lundi à Genève un préavis de grève pour le 5 mai prochain. Il demande notamment une revalorisation de la classe salariale, une augmentation du taux de travail des animateurs et des avancées sur leur formation, ont affirmé mardi le Syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) et le Syndat des services publics (SSP).

Vendredi dernier environ 150 personnes avaient manifesté sous les fenêtres de la direction. Une délégation syndicale a rencontré le comité du GIAP.

Les syndicats déplorent l'absence de réponse sur des revendications de 2019 et 2021. Le GIAP a annoncé être prêt à négocier la question du taux d'encadrement et que des formations obligatoires auraient lieu pour le personnel remplaçant et suppléant, sans préciser le nombre d'heures, ni la rémunération.

Les revendications restent valides, ajoutent les deux syndicats. Ils regrettent également le refus du GIAP de déposer une demande de revalorisation auprès de l'Office du personnel de l'Etat (OPE). Or, ils disent avoir appris que le Conseil d'Etat n'ajoutera pas le groupe dans le projet de réforme du système d'évaluation de fonctions et de rémunération du personnel de l'Etat de Genève.

Le personnel demande que les communes votent une revalorisation dès début 2027 pour augmenter d'une classe salariale les animateurs et les référents socio-éducatifs. Il souhaite que les non-permanents soient rattachés au statut des permanents pour qu'ils obtiennent les mêmes avantages.

Les communes doivent aussi faire un inventaire des locaux et du mobilier pour les activités parascolaires pour vérifier leur conformité en termes de normes de sécurité, selon le personnel. Il souhaite encore que deux animateurs soient toujours au minimum aux côtés d'un groupe d'enfants.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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