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Économie

Le FMI abaisse sa prévision de croissance mondiale pour 2023

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La réouverture en Chine et l'accélération de la croissance indienne contribueront pour moitié à la croissance mondiale en 2023, selon le FMI. (© KEYSTONE/AP/Jose Luis Magana)

Le Fonds monétaire international (FMI) a légèrement révisé à la baisse sa prévision de croissance mondiale pour 2023 mais s'attend à ce que les principales régions économiques évitent la récession.

L'institution anticipe désormais une croissance mondiale de 2,8% en 2023, en léger recul par rapport à son estimation précédente en janvier (-0,1 point de pourcentage), selon les données publiées mardi à l'occasion de ses réunions de printemps.

"Nous sommes face à une économie qui continue de récupérer des différents chocs de ces dernières années, en particulier bien entendu la pandémie mais également l'invasion russe de l'Ukraine. Et nous observons une reprise graduelle", a expliqué le chef-économiste du FMI, Pierre-Olivier Gourinchas, lors d'une conférence de presse.

La situation aurait toutefois pu être plus sombre sans les effets de la réouverture en Chine et l'accélération de la croissance indienne qui "contribueront pour moitié à la croissance mondiale en 2023", avait souligné jeudi la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, lors d'un entretien avec l'AFP.

Pour la plupart des pays, un retour à la normale n'est pas encore en vue. En cause notamment, l'inflation devrait rester importante en 2023, autour de 7% au niveau mondial. Surtout l'inflation sous-jacente - hors prix des aliments et de l'énergie, par nature plus fluctuants - reste mal orientée.

A cela viennent s'ajouter les soubresauts récents du secteur financier, en particulier aux Etats-Unis, après la faillite de trois banques régionales, et le rachat précipité de Credit Suisse par son concurrent UBS, sur fond de hausse des taux par les banques centrales, précisément pour lutter contre l'inflation.

"Les risques ont, de nouveau, pesé lourdement à la baisse sur la croissance et en grande partie du fait des turbulences financières des dernières semaines", a souligné M. Gourinchas.

Malgré tout, le FMI révise à la hausse ses prévisions de croissance pour les Etats-Unis en 2023, à 1,6% (+0,2 point), ainsi que pour 2024, à 1,1% (+0,1 point).

Cette prévision reste inchangée pour la France concernant 2023, à 0,7%, mais est en léger recul pour 2024, à 1,3% (-0,3 point).

La zone euro pourrait faire mieux qu'initialement anticipé (+0,1 point) en 2023, à 0,8%, sous l'effet d'une croissance qui s'annonce plus élevée en Espagne et en Italie.

Les prévisions s'améliorent aussi au Royaume-Uni, qui devrait cependant terminer l'année en récession, comme attendu depuis octobre dernier, mais à -0,3% alors que le FMI prévoyait encore -0,6% en janvier.

Signes de faiblesse en Chine

L'Allemagne flirte toujours avec la récession: envisagée en légère croissance sur l'année en cours en janvier dernier (+0,1%), la première économie européenne est désormais attendue en léger repli (-0,1%).

Pourtant, l'industrie allemande devrait notamment profiter de la reprise économique de son principal client, la Chine, depuis la réouverture de son économie, après l'abandon de sa politique stricte zéro-Covid en début d'année.

Le gouvernement allemand et les instituts estiment d'ailleurs que le pays devrait éviter la récession, avec une croissance attendue à 0,2% pour le gouvernement, 0,3% pour les principaux instituts allemands.

La croissance chinoise va de nouveau jouer un rôle de moteur pour la croissance mondiale pour 2023, à 5,2%, mais ralentir dès 2024, à 4,5%, une de ses croissances les plus faibles des 30 dernières années, en dehors de 2020 avec la pandémie, et 2022 avec la politique zéro-Covid.

Là encore, les signes de faiblesse sont présents et incitent le FMI à faire preuve de prudence dans ses prévisions.

"Il y a des inquiétudes concernant le marché local de l'immobilier par exemple. Mais il y a aussi des risques plus globaux, en particulier que la guerre vienne de nouveau pousser à la hausse le prix des matières premières", a ainsi expliqué Pierre-Olivier Gourinchas.

La Russie, notamment, profite de ce marché des matières premières, et, alors qu'il y a six mois, une récession sévère y était annoncée, l'économie devrait selon le FMI progresser de 0,7% cette année et 1,3% en 2024, malgré les sanctions prises par les puissances économiques occidentales.

Cela s'explique par "la tendance observée sur le second semestre l'année dernière. Mais un durcissement des conditions commerciales pourrait entraîner un déclin significatif des revenus fiscaux et du compte courant" et causer un ralentissement de l'économie, a expliqué à l'AFP un porte-parole du Fonds.

Pour 2024, le FMI ne modifie pas sa prévision de croissance mondiale, à 3,0%.

Mais sans triomphalisme, comme l'a rappelé Kristalina Georgieva: "nous nous attendons à une croissance autour de 3% durant les cinq prochaines années, notre plus faible perspective à moyen terme depuis 1990".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Zone euro: l'inflation revient dans les clous de la BCE en décembre

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L'inflation en zone euro fini l'année écoulée tout juste dans le couloir fixé par l'institut d'émission européen. (archive) (© KEYSTONE/DPA/ARNE DEDERT)

L'inflation dans la zone euro est redescendue à 2% en décembre, terminant ainsi l'année 2025 juste au niveau de l'objectif de la Banque centrale européenne.

Le taux d'inflation s'est établi à 2,0% sur un an, contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par Eurostat, conformément aux attentes des économistes sondés par FactSet et Bloomberg.

La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l'objectif que s'est fixé la BCE, qui cherche à la contenir à 2% à moyen terme.

L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et l'alimentation, et fait référence pour les experts, a également légèrement décéléré, retombant à 2,3% sur un an contre 2,4% en novembre, a précisé l'institut de statistiques européen.

Ces données ont de quoi conforter les attentes d'une stabilité des taux directeurs de la BCE, lors de sa prochaine réunion prévue début février.

En décembre, la BCE avait maintenu son principal taux directeur à 2%, niveau auquel il est resté fixé depuis juin dernier.

Si la BCE a assuré que "toutes les options sont sur la table" pour ses prochaines décisions, les économistes ne s'attendent pas pour le moment à de forts mouvements de ses taux directeurs en 2026.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le commerce de détail résilient dans une conjoncture difficile

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Les vendeurs d'habillement ont connu une année 2025 difficile. (arhcive) (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

Le commerce de détail suisse a fait preuve de résilience l'année dernière, les chiffres d'affaires du secteur ont notamment été portés par la hausse des salaires réels.

La branche devrait poursuivre sur cette voie en 2026, selon les projections des économistes d'UBS.

Le chiffre d'affaires nominaux du commerce de détail suisse ont augmenté de 1% en 2025, selon l'étude UBS Retail Outlook, réalisée en collaboration avec le cabinet de conseil Fuhrer & Hotz et dévoilée mercredi. En termes réels, soit ajustée de l'inflation, la croissance s'est établie à 1,8%. La baisse des prix est évaluée à environ 0,8% en moyenne.

La progression des salaires réels, portée par les augmentations des rémunérations et la baisse de l'inflation, a représenté un soutien important pour le secteur, de même que la situation toujours solide sur le marché du travail.

Dans le commerce de détail non alimentaire, la croissance s'est inscrite à 2,6% en termes réels l'année dernière et les chiffres d'affaires devraient continuer à progresser en 2026, quoiqu'à un rythme plus lent que lors de l'année écoulée. La situation reste toutefois tendue dans certains secteurs particulièrement exposés à la concurrence étrangère, à l'instar de l'habillement et les chaussures.

Dans le segment alimentaire, la croissance a été plus modérée, aux alentours de 1% en termes réels, en ligne avec la moyenne à long terme.

En 2026, le commerce de détail devrait inscrire une croissance plus faible que l'année précédente (+0,8%). Compte tenu de la hausse attendue des prix de 0,5%, cela devrait se traduire par une croissance nominale de 1,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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Économie

Zone euro: l'inflation ralentit en décembre, à 2% sur un an

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La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l'objectif que s'est fixé la Banque centrale européenne (BCE) (archives). (© KEYSTONE/AP/MICHAEL PROBST)

L'inflation a légèrement ralenti en décembre au sein de la zone euro. Elle s'est établie à 2,0% sur un an contre 2,1% le mois précédent, selon une estimation préliminaire publiée mercredi par Eurostat.

La hausse des prix à la consommation est ainsi revenue juste au niveau de l'objectif que s'est fixé la BCE. L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et l'alimentation, et fait référence pour les experts, a également légèrement décéléré. Elle est retombée à 2,3% sur un an contre 2,4% en novembre.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Le commerce de détail résilient dans une conjoncture difficile

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Dans le segment alimentaire, la croissance a été modérée, aux alentours de 1% en termes réels, contre 2,6% dans le secteur non-alimentaire (image d'illustration). (© KEYSTONE/ANDREAS BECKER)

Le commerce de détail suisse a fait preuve de résilience l'année dernière, les chiffres d'affaires du secteur ont notamment été portés par la hausse des salaires réels. La branche devrait poursuivre sur cette voie en 2026, selon les projections des économistes d'UBS.

Le chiffre d'affaires nominaux du commerce de détail suisse ont augmenté de 1% en 2025, selon l'étude UBS Retail Outlook, réalisée en collaboration avec le cabinet de conseil Fuhrer & Hotz et dévoilée mercredi. En termes réels, soit ajustée de l'inflation, la croissance s'est établie à 1,8%. La baisse des prix est évaluée à environ 0,8% en moyenne.

La progression des salaires réels, portée par les augmentations des rémunérations et la baisse de l'inflation, a représenté un soutien important pour le secteur, de même que la situation toujours solide sur le marché du travail.

Dans le commerce de détail non alimentaire, la croissance s'est inscrite à 2,6% en termes réels l'année dernière et les chiffres d'affaires devraient continuer à progresser en 2026, quoiqu'à un rythme plus lent que lors de l'année écoulée. La situation reste toutefois tendue dans certains secteurs particulièrement exposés à la concurrence étrangère, à l'instar de l'habillement et les chaussures.

Dans le segment alimentaire, la croissance a été plus modérée, aux alentours de 1% en termes réels, en ligne avec la moyenne à long terme.

En 2026, le commerce de détail devrait inscrire une croissance plus faible que l'année précédente (+0,8%). Compte tenu de la hausse attendue des prix de 0,5%, cela devrait se traduire par une croissance nominale de 1,3%.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

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