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Économie

BM et FMI, entre réflexions et craintes

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La patronne du FMI Kristalina Georgieva a exprimé ses craintes au sujet de la "fragmentation de l'économie mondiale".dc (© KEYSTONE/EPA/SHAWN THEW)

Le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ont ouvert officiellement jeudi leurs réunions conjointes de printemps. Ils sont partagés entre l'espoir de "convergences" concernant les réformes les concernant ou la crainte d'une "guerre froide".

L'optimisme est venu du président de la BM David Malpass, dont l'institution préside cette année les réunions de printemps, qui a estimé lors de la conférence de presse ouvrant officiellement l'événement, qu'il existait une "convergence sur la manière de renforcer la capacité financière" de l'institution.

Les principaux membres de la BM se sont en effet entendus pour donner une capacité de financement supplémentaire de 50 milliards de dollars, sur les dix prochaines années, à la banque et ses filiales.

"C'est une très bonne nouvelle", a estimé le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, lors d'une conférence de presse à Washington, "mais nous voulons aller plus loin et définir un nouveau cadre financier qui permette notamment de renforcer la coopération entre les différentes institutions".

Une position qui rejoint celle exprimée la veille par la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, qui s'était félicitée de ces financements supplémentaires, mais aussi estimé qu'il fallait "pousser pour des progrès supplémentaires".

Craintes de Mme Georgieva

Des progrès, il y en a eu dans les discussions concernant la restructuration de la dette des pays les plus endettés, pour laquelle "nous espérons arriver à un mémorandum rapidement", a déclaré M. Malpass.

La directrice générale du FMI Kristalina Georgieva a de son côté rappelé qu'il "restait des objectifs à atteindre en termes de calendrier". Elle a aussi assuré qu'un accord prochain devrait être trouvé concernant la Zambie et le Ghana, tous deux en situation difficile.

Mme Georgieva n'a en revanche pas caché sa crainte de voir le monde entrer dans une "Seconde Guerre froide".

"La question est de savoir si l'on peut en faire plus en termes de sécurisation des approvisionnements sans pousser trop loin au risque de nous retrouver dans une Seconde Guerre froide", a-t-elle insisté. "Je fais partie de ceux qui connaissent les conséquences d'une Guerre froide, c'est une perte de talents et de contributions pour le monde et je ne veux pas voir cela se répéter", a-t-elle ajouté.

"Garder la tête froide"

Originaire de Bulgarie, Mme Georgieva a grandi de l'autre côté du Rideau de fer avant de terminer ses études à Londres à la fin des années 1980.

Or les rapprochements en cours, qui se sont encore matérialisés jeudi par des discussions entre l'administration américaine et la Commission européenne à Washington sur les énergies propres, les matériaux critiques et les semi-conducteurs, renforcent le risque de fragmentation, c'est-à-dire de voir des pays privilégier le commerce à l'intérieur de régions du monde ou de blocs de pays alignés plutôt que le commerce mondial.

Pour la patronne du FMI, une "fragmentation du commerce mondial nous coûterait entre 0,2% et 7%" du PIB mondial sur le long terme, selon le degré de séparation des différents blocs.

"Nous pouvons rationnellement accepter un certain degré de fragmentation et les coûts qui vont avec pour l'économie mondiale, mais il importe de les contenir. Si nous ne parvenons pas à rester rationnels, les peuples un peu partout en payeront le prix, il faut donc garder la tête froide", a souligné Mme Georgieva.

Les pays du G7 se sont prononcés mercredi en faveur d'une approche favorisant le "friendshoring", qui consiste à privilégier les échanges entre pays proches ou alliés afin de moins dépendre de ceux considérés comme de potentiels rivaux systémiques.

Dépendance

Si la Chine n'est pas citée, elle est clairement visée: la pandémie de Covid-19 a mis en lumière la dépendance des pays industrialisés sur divers produits considérés comme essentiels, poussant ces derniers, en particulier les États-Unis et l'Union européenne, à chercher à ramener la production sur leur territoire.

Mercredi, le ministre japonais des Finances Shunichi Suzuki, dont le pays préside le G7 cette année, a cependant assuré que cette approche "n'était pas contre un pays en particulier, c'est une position purement liée à la sécurité des approvisionnements".

Quant à David Malpass, qui devrait quitter son poste au plus tard fin juin, il a donné quelques indications concernant son futur, expliquant "chercher de nouvelles opportunités". "J'ai intégré l'administration américaine en 1984 et j'ai toujours été impliqué dans les [institutions financières internationales"], a-t-il rappelé.

Son successeur, qui devrait être le candidat des États-Unis Ajay Banga, seul candidat en lice, sera connu normalement début mai.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Economiesuisse fixe ses priorités dans la situation actuelle tendue

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Le président d'economiesuisse Christoph Mäder a présenté pour la dernière fois mardi les priorités annuelles de la faîtière économique. Son mandat se termine en automne. (© KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Des accords commerciaux diversifiés, moins d'endettement public et moins de charges administratives: economiesuisse a fixé mardi ses priorités pour défendre la place économique helvétique en 2026, dans un contexte de tensions géopolitiques et économiques mondiales.

Les tensions persistantes à l'international pèsent sur l'économie nationale, indique economiesuisse dans un communiqué. Le pays a donc besoin d'une "politique économique fiable qui mise sur une large diversification des relations commerciales et des conditions-cadres attractives". L'accord avec les Etats-Unis, celui avec le Mercosur et le paquet avec l'UE sont importants et ne doivent pas être dressés les uns contre les autres.

La maîtrise de l'endettement public en Suisse est aussi une priorité de la faîtière économique. Celle-ci soutient le programme d'allègement budgétaire 2027 de la Confédération "dans son intégralité".

Economiesuisse souligne le poids de la dette, mais aussi celui de la réglementation. "L'année 2026 doit être placée sous le signe d'une réduction de la bureaucratie."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

France: l'inflation fortement ralentie en janvier, à 0,3% sur un an

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La hausse des prix a ralenti en janvier en France, en raison notamment d'une baisse prononcée des prix dans l'habillement et les chaussures. (archive) (© KEYSTONE/EPA/Teresa Suarez)

Les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,3% au mois de janvier sur un an, a annoncé mardi l'Insee dans une estimation provisoire, un net ralentissement après une inflation à 0,8% en décembre.

L'Insee l'explique par une baisse "prononcée des prix des produits manufacturés", notamment dans l'habillement et les chaussures, une baisse des prix de l'énergie, ainsi qu'un ralentissement de l'inflation sur les services.

Ainsi, les prix de l'énergie ont baissé de 7,8% par rapport à janvier 2025 et ceux des produits manufacturés de 1,2%.

L'inflation sur les services a ralenti à 1,8% en janvier sur un an, contre 2,1% en décembre.

Sur cet ensemble, la hausse des prix a été particulièrement limitée pour les services de santé, les hausses de tarifs des médecins étant plus limitées que l'an dernier, pointe l'Insee.

A l'inverse, l'inflation sur l'alimentation a accéléré, à 1,9% contre 1,7% en décembre.

En particulier, les prix des produits frais ont augmenté de 1,4% alors qu'ils avaient légèrement décru en décembre sur un an (-0,4%).

Sur un mois, les prix à la consommation ont baissé de 0,3% notamment du fait des soldes dans l'habillement et les chaussures.

L'inflation a largement décru en France depuis la forte hausse connue de 2021 à 2023 presque partout dans le monde.

Sur un an, l'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH, qui permet les comparaisons entre les différentes inflations de la zone euro) augmente de 0,4% en janvier, après +0,7% en décembre.

L'IPCH est l'indicateur regardé par la BCE pour fixer les taux directeurs européens.

Ces résultats définitifs seront annoncés par l'Insee le 18 février.

Depuis janvier et comme tous les dix ans, la France a changé d'année de base pour calculer ses indices de prix, passant de 2015 à 2025, ce qui ne modifie pas la mesure de l'inflation.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Économie

Nestlé fête les 125 ans de son site d'Orbe (VD)

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L'usine Nestlé d'Orbe (VD) est en activité depuis 1901. (Image d'archive, 1946) (© KEYSTONE/PHOTOPRESS-ARCHIV/WALTER STUDER)

Nestlé célèbre cette année les 125 ans de son site d'Orbe (VD). Son usine a d'abord préparé des tablettes de chocolat, avant de se spécialiser notamment dans le café avec le lancement de plusieurs marques emblématiques.

En 1901, Daniel Peter, l'inventeur du chocolat au lait et gendre de François-Louis Cailler, déplace sa chocolaterie de Vevey à Orbe. Les installations y resteront pendant une quarantaine d'années, avant de déménager progressivement à Broc (FR) pour centraliser la production, site où demeure l'entreprise Cailler aujourd'hui.

En 1938, Nestlé choisit Orbe pour produire son café soluble, le Nescafé, lancé au même moment. S'il n'est pas le premier café instantané qui ait été inventé, ce produit reste une "innovation mondiale", selon un porte-parole de Nestlé, contacté par Keystone-ATS.

"Personne jusqu'ici n'était parvenu à préserver le goût du café sans lui ajouter d'autres ingrédients", relève-t-il. Les autres produits sur le marché aromatisaient alors leur recette avec du sucre et du lait.

Le succès mondial de Nescafé ne s'est jamais démenti depuis. Et aujourd'hui, Nescafé demeure le café le plus consommé au monde avec plus de 6000 tasses par seconde, affirme le groupe veveysan.

Innovation

Le site d'Orbe continue ensuite de se spécialiser dans les produits caféinés. Nestlé y développe notamment ses nouvelles capsules Nespresso et y lance la production en 1986.

Parmi les autres marques connues, les palettes de poudre chocolatée Nesquik ont aussi franchi les portes de l'usine du Nord vaudois durant les 40 dernières années du 20e siècle, avant de partir pour Pontarlier (F).

Ces dernières années, en plus de nombreuses lignes de production, Nestlé a créé plusieurs divisions de recherche, actives dans la conception de machines à café et de capsules ou encore le développement de nouvelles recettes et arômes.

Le campus comprend également des laboratoires qualité et un nouveau centre de formation. "L'innovation fait depuis toujours partie de l'ADN du site d'Orbe", affirme le groupe.

Lien avec Orbe

Quelque 1150 personnes travaillent aujourd'hui pour Nestlé à Orbe. La production est exportée vers une cinquantaine de pays.

"Nestlé fait partie intégrante de la ville d'Orbe. Nous avons des collaboratrices et collaborateurs issus de familles qui vivent ici et travaillent pour Nestlé depuis plusieurs générations", relève le directeur de la fabrique Mathalai Sudharsan, cité dans un communiqué.

Ce lien est, selon lui, une raison importante du succès du site: "Environ un tiers de notre personnel a une fonction de formateur. Ils transmettent leur savoir et, avec lui, les valeurs de Nestlé", ajoute-t-il.

Nestlé célébrera ce 125e anniversaire uniquement à l'interne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Trump exhorte le Congrès à lever la paralysie budgétaire

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Donald Trump a exhorté le Congrès à mettre fin "sans délai" à la paralysie budgétaire (archives). (© KEYSTONE/AP/J. SCOTT APPLEWHITE)

Donald Trump a appelé lundi le Congrès américain à adopter dès que possible un texte budgétaire pour mettre fin à la paralysie d'une partie de l'administration fédérale, après trois jours de ce "shutdown" à l'issue encore incertaine.

"Nous devons rouvrir le gouvernement et j'espère que tous les républicains et les démocrates se joindront à moi pour soutenir cette loi", a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social, disant vouloir qu'elle atterrisse sur son bureau pour promulgation "SANS DELAI".

"AUCUN CHANGEMENT n'est possible à ce stade" sur ce texte budgétaire, a averti Donald Trump au moment où le mécontentement gronde jusque dans son camp, menaçant de prolonger la paralysie.

Des chefs républicains avaient pourtant affiché leur optimisme ce week-end quant à un "shutdown" de courte durée. "On va réussir à finir tout ça d'ici à mardi, j'en suis convaincu", prêchait dimanche le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson. Il est allé jusqu'à évoquer une "formalité" pour qualifier le vote attendu mardi dans l'hémicycle pour lever la paralysie budgétaire.

Mais avec l'arrivée lundi au Congrès d'un nouvel élu démocrate après une législative partielle au Texas, M. Johnson sait qu'il ne peut pas se permettre de perdre plus d'une voix dans son camp.

"Otage"

Or plusieurs élus de la frange ultraconservatrice ont menacé de s'opposer au texte car ils refusent catégoriquement de renégocier le budget du ministère de la Sécurité intérieure (DHS), une exigence des démocrates.

"Les démocrates se livrent à des jeux politiciens", a lancé samedi le député républicain Chip Roy, du Texas, accusant l'opposition de retenir le DHS "en otage".

La question du financement de cet important ministère est au coeur du blocage actuel au Congrès depuis les événements récents de Minneapolis.

Les démocrates s'indignent en effet de la mort fin janvier d'Alex Pretti, un infirmier américain de 37 ans tué par balles par des agents fédéraux en marge de manifestations contre la présence de la police de l'immigration (ICE), qui dépend du DHS, dans cette métropole du nord des Etats-Unis. Son décès est intervenu moins de trois semaines après celui de Renee Good, également tuée par balle par des agents fédéraux à Minneapolis.

Depuis, les démocrates martèlent leur refus de voter tout budget pour le DHS sans d'importantes réformes de la manière dont ses agents opèrent. Ils demandent notamment l'emploi systématique de caméras-piétons, l'interdiction du port de cagoule ou encore qu'un mandat judiciaire précède toute arrestation de migrants.

"Paroles"

Hakeem Jeffries, chef de la minorité démocrate à la Chambre, a affirmé dimanche que le gouvernement Trump ne pouvait pas "se contenter de paroles", et devait appliquer ces mesures dès aujourd'hui.

Face aux menaces de certains élus de son camp, Mike Johnson pourrait avoir besoin de voix venant de l'opposition. "Nous avons besoin de bonne foi des deux côtés", a-t-il exhorté dimanche.

Les Etats-Unis ne connaîtront toutefois sans doute pas une répétition du blocage d'octobre et novembre, lorsque républicains et démocrates avaient bataillé pendant 43 jours sur la question de subventions d'assurance santé.

Des centaines de milliers de fonctionnaires avaient été mis au chômage technique, tandis que d'autres, aux missions considérées comme essentielles, avaient dû continuer à travailler. Mais tous avaient dû attendre la fin de la paralysie budgétaire pour recevoir leur salaire.

Le blocage n'avait pris fin qu'avec la décision de quelques sénateurs démocrates de voter pour un texte budgétaire concocté par les républicains, en échange de promesses de concessions sur ces subventions d'assurance santé. Leur décision avait été fortement critiquée par de nombreux sympathisants démocrates, qui souhaitaient voir une opposition plus vigoureuse face à Donald Trump.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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