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Moscou dit progresser près de Bakhmout - Kiev dément

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Des secouristes ukrainiens aident un homme sur les lieux d'une attaque à la roquette russe contre un immeuble résidentiel dans la ville de Sloviansk (Donetsk), en Ukraine, le 14 avril 2023. Selon le gouverneur de la région, au moins 5 personnes sont mortes et 15 ont été blessées. (© KEYSTONE/EPA/YEVGEN HONCHARENKO)

Le bilan d'une frappe russe sur un immeuble de Sloviansk, dans l'est de l'Ukraine, s'est alourdi à 11 morts samedi au lendemain d'un tir de missile. Moscou revendique de son côté des gains territoriaux près de Bakhmout.

"Le nombre de victimes du bombardement de Sloviansk a grimpé à 11 personnes", a déclaré à la télévision la porte-parole du service ukrainien des Situations d'urgence de la région orientale de Donetsk, Veronika Bakhal.

Cette attaque sur Sloviansk, une ville située à 45 kilomètres au nord-ouest de Bakhmout, a également fait 23 blessés, selon la mairie.

D'après les autorités ukrainiennes, Sloviansk, qui comptait 22'000 habitants avant la guerre, a été visée vendredi par sept missiles antiaériens russes S-300, qui ont endommagé cinq immeubles, cinq maisons, une école et un bâtiment administratif.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a accusé Moscou de "bombarder brutalement" des bâtiments résidentiels et de "tuer des gens en plein jour".

Des journalistes de l'AFP ont vu vendredi des secouristes chercher des survivants au dernier étage d'un immeuble résidentiel et de la fumée noire s'échapper de maisons en feu de l'autre côté de la rue.

Ailleurs en Ukraine, une mère et sa fille ont été tuées samedi dans un bombardement russe sur Kherson, dans le Sud du pays, a annoncé sur Telegram le chef de l'administration présidentielle, Andriï Iermak.

Assaut sur Bakhmout

De son côté, l'armée russe a revendiqué des gains territoriaux à la périphérie nord et sud de Bakhmout, épicentre des combats depuis des mois et où les forces de Moscou ont lentement progressé jusqu'à en contrôler la majeure partie.

"Les unités d'assaut de Wagner ont progressé avec succès, capturant deux blocs à la périphérie Nord et Sud de la ville", a indiqué le ministère russe de la Défense sur Telegram, faisant état des "combats les plus violents" du front.

Le groupe paramilitaire russe Wagner, dirigé par le sulfureux homme d'affaires Evgueni Prigojine, est en première ligne dans cette bataille, épaulé par l'artillerie et les parachutistes de l'armée.

Selon le ministère russe, les troupes ukrainiennes "battent en retraite et détruisent délibérément les infrastructures et les bâtiments résidentiels de la ville afin de ralentir l'avancée" des forces russes.

"Les troupes aéroportées (russes) retiennent l'ennemi sur les flancs et soutiennent les actions des groupes d'assaut dans la prise de la ville", a-t-il ajouté.

Démenti

La Russie avait affirmé vendredi pousser dans l'ouest de Bakhmout pour s'emparer de la dernière partie de cette ville, en grande partie détruite, encore sous le contrôle de l'armée ukrainienne.

La veille, elle avait affirmé bloquer les forces ukrainiennes dans Bakhmout et empêcher tout renfort d'y entrer, laissant entendre que cette ville, où se déroule depuis l'été dernier la bataille la plus sanglante depuis le déclenchement de l'offensive russe, était sur le point de tomber.

Kiev a démenti ces affirmations, assurant continuer à ravitailler les soldats ukrainiens dans Bakhmout et à infliger des "pertes folles" aux Russes.

L'AFP n'a pas pu vérifier ces déclarations de source indépendante.

Cessez-le-feu

Sur le front diplomatique, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a appelé les Etats-Unis à cesser "d'encourager la guerre" en Ukraine et "commencer à parler de paix", au terme d'une visite en Chine où il s'est rapproché de son homologue chinois Xi Jinping.

Il a aussi exhorté l'Union européenne à "commencer à parler de paix".

M. Zelensky a lui annoncé avoir discuté au téléphone avec le président français Emmanuel Macron de la visite en Chine de ce dernier, dont les propos récents sur Taïwan ont suscité des critiques en Europe et aux Etats-Unis.

Sur le plan économique, la Pologne a décidé samedi d'interdire les importations de céréales et d'autres produits agricoles depuis l'Ukraine voisine pour protéger ses propres agriculteurs, une décision que l'Ukraine a dit "regretter".

Les pays occidentaux sont des soutiens cruciaux de l'effort de guerre ukrainien, ayant fourni de larges quantités d'armes et de munitions à Kiev, ainsi qu'un soutien logistique et financier.

Volodymyr Zelensky refuse de négocier avec Moscou tant que le président russe Vladimir Poutine est au pouvoir et insiste sur le retour de tous les territoires occupés par la Russie, y compris la Crimée annexée en 2014.

La Russie a récemment assuré de son côté que des négociations de paix en Ukraine ne sont possibles que si elles visent à l'établissement d'un "nouvel ordre mondial" sans domination américaine.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Pernod Ricard: bénéfice toujours plombé par les USA et la Chine

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Pernod Ricard peine aux Etats-Unis où les alcools européens sont soumis depuis août à 15% de droits de douane et où des stocks ont été constitués en amont (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHE KARABA)

Le géant des vins et spiritueux Pernod Ricard a annoncé jeudi un bénéfice net en baisse de 18% au premier semestre de son exercice décalé 2025-2026, toujours plombé par les ventes aux Etats-Unis et en Chine.

Le bénéfice sur ces six mois s'élève à 975 millions d'euros (888,6 millions de francs), pour un chiffre d'affaires de 5,25 milliards, en repli de 15%, a annoncé le groupe français pour ce "premier semestre en déclin dans un environnement contrasté, globalement stable hors États-Unis et Chine".

Aux Etats-Unis, son premier marché, "les conditions de marché des spiritueux demeurent modérées", constate-t-il. Alors que les alcools européens y sont soumis depuis août à 15% de droits de douane, le bilan pâtit en outre d'ajustements de stocks constitués en amont.

En Chine, le groupe relève une "faiblesse persistante de l'environnement macro-économique et de la confiance des consommateurs", et garde une "prudence commerciale élevée à l'approche du Nouvel An chinois".

Le numéro deux mondial du secteur pointe en revanche une trajectoire "en amélioration" au deuxième trimestre, notamment dans les duty-free et avec une accélération en Inde.

Son bilan souffre d'un impact défavorable des taux de change, des droits de douane et de l'inflation notamment sur les matières premières agricoles. Pour défendre sa marge, le groupe a lancé un programme de réduction de ses coûts d'un milliard d'euros allant jusqu'à son exercice 2028/29.

Pernod Ricard maintient ses objectifs. En l'occurrence il indique que l'exercice 2025/26 "sera une année de transition avec une amélioration des tendances en chiffre d'affaires organique, se matérialisant au deuxième semestre".

Dans un contexte "qui demeure volatil et incertain", il compte notamment sur des innovations de produits et maintient ses investissements publi-promotionnels.

Son directeur général Alexandre Ricard s'est dit, dans un communiqué, "confiant dans les fondamentaux attractifs de (son) industrie, dans la stratégie de Pernod Ricard, et dans la résilience de (son) modèle opérationnel", tablant aussi sur une "présence géographique équilibrée" et un "portefeuille diversifié".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Curling: bilan parfait dans le Round Robin pour les Suisses

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Les Suisses ont réussi un Round Robin parfait (© KEYSTONE/EPA/DANIEL DAL ZENNARO)

La Suisse du skip Yannick Schwaller a bouclé un Round Robin parfait aux JO 2026. Elle a signé un neuvième succès en autant de matches en battant l'Italie 9-5.

Les Helvètes sont prêts pour leur demi-finale. Ils seront en lice dès 19h05 contre la Grande-Bretagne. L'autre rencontre mettra aux prises le Canada et la Norvège.

Schwaller et ses coéquipiers Pablo Lachat-Couchepin, Sven Michel et Benoît Schwarz-van Berkel ont réussi un exploit rare en traversant le Round Robin sans la moindre défaite aux JO. Un seul précédent existe: il y a 16 ans à Vancouver, les Canadiens avaient fait de même.

Terminer en tête constitue un plus pour le CC Genève. Les Suisses sont ainsi assurés d'avoir le bénéfice de la dernière pierre lors du premier end tant en demi-finale que lors d'une éventuelle finale.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Envolée des bénéfices d'Air France-KLM grâce à sa montée en gamme

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Les compagnies Air France et KLM ont validé leur ambition de montée en gamme en attirant davantage de clients dans leurs classes première, affaires et premium bien plus rentables (archives). (© KEYSTONE/DPA-Zentralbild/SOEREN STACHE)

Davantage de clients haut de gamme et un pétrole meilleur marché ont permis à Air France-KLM de dégager un bénéfice net historique de 1,75 milliard d'euros (1,6 milliard de francs) en 2025, loin des années cauchemardesques du Covid-19 pour le transport aérien.

Le groupe franco-néerlandais a également réalisé un chiffre d'affaires record l'année dernière à 33 milliards d'euros, en hausse de 4,9% sur un an, et même de 6,2% hors variations de changes, a-t-il précisé jeudi dans un communiqué.

Supérieurs aux attentes des analystes, ces résultats ont été obtenus alors qu'Air France-KLM n'a toujours pas retrouvé son volume de passagers de 2019, soit 104,2 millions de personnes: ses compagnies Air France, KLM et Transavia en ont transporté 102,8 millions l'année dernière, une hausse de 5% sur un an.

Le bénéfice net a été multiplié par cinq par rapport à 2024, un résultat à mettre en perspective: l'exercice avait été marqué par des problèmes opérationnels et l'évitement de Paris par une partie de la clientèle pendant les Jeux olympiques. Le précédent record de bénéfice datait de 2023, à 934 millions d'euros.

L'année dernière, la société a gonflé sa marge d'un point, à 6,1%, avec un bénéfice opérationnel lui aussi sans précédent de 2 milliards d'euros.

"Cette performance s'explique par une augmentation de 284 millions d'euros de la recette unitaire et par une baisse du prix du carburant de 394 millions d'euros", a expliqué Air France-KLM dans son communiqué.

Côté recettes, les compagnies Air France et KLM ont validé leur ambition de montée en gamme en attirant davantage de clients dans leurs classes avant (première, affaires et premium), bien plus rentables.

Nouvelle politique bagages, payante

Les investissements liés à cette stratégie, ajoutés à des hausses de charges et redevances aéroportuaires, ont néanmoins pesé sur les coûts, qui ont augmenté à un rythme supérieur aux recettes et plombé le bénéfice d'exploitation de 322 millions d'euros.

Le groupe a aussi continué à tirer parti de ses "recettes annexes", des suppléments acquittés par les passagers pour leurs bagages ou le choix de leurs sièges: celles-ci ont représenté 2,1 milliards d'euros en 2025 (+23% sur un an).

Transavia, qui a modifié en 2024 sa politique tarifaire en faisant payer l'emport des valises de cabine, a doublé ces recettes entre 2023 et l'année dernière.

Cette orientation gagnante pour le groupe n'a toutefois pas permis à la compagnie low-cost de rester à l'équilibre: elle a subi une perte d'exploitation de 52 millions d'euros, contre 3 millions de bénéfice en 2024.

Le transporteur aux avions blancs et verts, qui poursuit le développement de sa flotte, a aussi souffert, selon sa maison mère, des effets de la transition en cours à Paris-Orly, où il prendra le relais d'Air France pour la desserte de liaisons intérieures d'ici à fin mars.

L'année dernière, "Air France-KLM a réalisé une performance solide dans un environnement difficile", a commenté son directeur général, Benjamin Smith, cité dans le communiqué: "nous avons progressé dans la mise en oeuvre de notre stratégie de montée en gamme".

Ces comptes largement dans le vert contrastent avec la situation au pire des années Covid, quand le groupe avait perdu 7,1 milliards d'euros en 2020 et 3,3 milliards en 2021. Soutenu par les États français et néerlandais, deux fois recapitalisé et après un plan de départs, il était sorti intrinsèquement plus rentable de la tourmente.

Le groupe a depuis manifesté son appétit pour la consolidation du secteur aérien européen, avec l'intégration en cours de la compagnie scandinave SAS et la volonté de disputer TAP Air Portugal à Lufthansa et IAG (British Airways, Iberia...).

Il reste néanmoins contraint par le poids de sa dette, qui atteignait 8,4 milliards d'euros fin 2025, une augmentation d'un milliard sur un an, mais dans la fourchette de ses objectifs.

Pour 2026, Air France-KLM prévoit une capacité en hausse de 3 à 5% par rapport à 2025, une augmentation des coûts unitaires inférieure à 2% et "des dépenses d'investissements nettes d'environ 3 milliards d'euros", en particulier dans le renouvellement des flottes. Pour 2028, il vise une marge opérationnelle "supérieure à 8%".

Malgré le bénéfice 2025 sans précédent, le communiqué de jeudi ne mentionne pas de versement de dividende aux actionnaires, qui en sont privés depuis 2008.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Airbus vise des livraisons record en 2026

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Les performances d'Airbus restent nettement meilleures que celles de son principal concurrent, l'américain Boeing, même si l'écart se resserre (archives). (© KEYSTONE/EPA/HOW HWEE YOUNG)

Porté par une demande soutenue, Airbus prévoit de livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, après avoir affiché l'an dernier des résultats financiers historiques dans un "environnement complexe et mouvant".

Le géant européen a vu son bénéfice net bondir de 23% en 2025 à 5,2 milliards d'euros (4,7 milliards de francs), dépassant de loin son meilleur résultat de 4,2 milliards en 2022, selon les comptes annuels publiés jeudi.

Encouragé par cette performance, Airbus vise un autre record: livrer 870 avions commerciaux, soit plus que sa meilleure année en 2019. Avant que la pandémie de Covid-19 ne désorganise la chaîne d'approvisionnement de l'aéronautique, Airbus avait livré 863 appareils.

"2025 a été une année charnière, marquée par une très forte demande pour nos produits et services dans l'ensemble de nos activités, par des résultats financiers record et par des étapes stratégiques majeures", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury, cité dans un communiqué.

Les ventes ont atteint 73,4 milliards d'euros, en hausse de 6% sur un an. Le chiffre d'affaires dans le domaine de la défense a augmenté de 15% à 14,2 milliards d'euros.

Pénurie de moteurs

Ces bonnes performances ont été engrangées "dans un environnement opérationnel complexe et mouvant", a souligné le patron d'Airbus Guillaume Faury en rappelant que les objectifs avaient été "révisés" au cours de l'année dernière.

En 2025, Airbus a livré 793 avions commerciaux, en hausse de 4% sur un an, mais nettement en deçà de son niveau de 2019.

Début décembre, l'avionneur s'est résigné à réviser à la baisse son objectif d'avions pour 2025, en conséquence d'un problème de qualité sur des panneaux de fuselage de son appareil vedette, l'A320. Après avoir promis au marché de livrer 820 appareils de tous les types en 2025, il a revu ses prévisions à 790 appareils.

Malgré certaines améliorations, les problèmes de la chaîne d'approvisionnement persistent, liés notamment à la pénurie de moteurs qui arrivent très tard sur les chaînes d'assemblage.

"La demande mondiale pour les avions commerciaux soutient la montée en cadence continue de notre production, que nous gérons tout en faisant face à des pénuries significatives de moteurs Pratt & Whitney", a fait valoir Guillaume Faury.

Pour la famille A320, le refus de Pratt & Whitney de s'engager sur le nombre de moteurs commandés par Airbus "a un impact négatif sur les prévisions de cette année et sur la trajectoire de montée en cadence".

En conséquence, Airbus prévoit désormais d'atteindre un rythme compris entre 70 et 75 appareils par mois d'ici fin 2027, pour se stabiliser ensuite à une cadence de 75.

Pour la production de l'A220, Airbus vise désormais une cadence de 13 appareils par mois pour le programme A220 en 2028 après avoir tablé sur 12 en 2027.

Les performances d'Airbus restent nettement meilleures que celles de son principal concurrent, l'américain Boeing, même si l'écart se resserre.

L'américain, qui a cumulé les difficultés depuis deux crashes du 737 MAX 8 en octobre 2018 et mars 2019 et une grève de plus de cinquante jours dans deux usines cruciales à l'automne 2024, est revenu aux bénéfices en 2025 pour la première fois en sept ans.

L'an dernier, Boeing a même vendu plus d'avions qu'Airbus, pour la première fois depuis 2018, soutenu par la politique agressive de Donald Trump.

Côté commandes, Airbus a engrangé en 2025 1.000 commandes brutes (889 nettes) derrière Boeing qui a reçu 1175 commandes brutes (1173 nettes).

Les branches défense et aérospatiale et celle d'hélicoptères d'Airbus se portent bien également. La valeur des prises de commandes d'Airbus "Defence and Space" a augmenté pour atteindre un niveau record de 17,7 milliards d'euros contre 16,7 milliards en 2024.

Airbus Helicopters a enregistré des commandes nettes totalisant 536 appareils contre 450 en 2024, reflétant une forte dynamique, en particulier sur les marchés militaires.

"Ces résultats 2025 et la confiance dans nos performances financières futures" ont amené l'entreprise à proposer une hausse du dividende à 3,2 euros par action, a conclu M. Faury.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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