Rejoignez-nous

International

Jeûne mortel dans une secte au Kenya: le bilan atteint 90 morts

Publié

,

le

Les enquêteurs recherchent des dizaines de fosses communes dans une vaste zone forestière de 325 hectares, située non loin de la ville côtière de Malindi. Face à l'afflux de corps, la morgue de l'hôpital du sous-comté de Malindi est pleine, a indiqué à l'AFP l'administrateur de l'hôpital, Said Ali. (© KEYSTONE/EPA/STR)

Le macabre décompte des membres d'une secte décédés au Kenya après avoir suivi un jeûne extrême pour rencontrer Dieu a atteint mardi 90 morts, dont une majorité d'enfants. Les autorités ont suspendu les recherches pour désengorger les morgues.

Un nouveau corps a été exhumé mardi après-midi, a constaté un journaliste de l'AFP, venant s'ajouter aux 16 découverts plus tôt dans la journée.

Ce bilan est encore provisoire et les enquêteurs s'attendent au pire dans ce qui est désormais appelé le "massacre de la forêt de Shakahola", du nom du lieu dans le sud-est du Kenya où ont été retrouvés les corps de membres de l'Eglise Internationale de Bonne Nouvelle (Good News International Church).

"Nous ne savons pas combien de fosses communes, combien de corps nous allons découvrir", a déclaré mardi le ministre de l'Intérieur Kithure Kindiki, venu sur les lieux.

Selon trois sources interrogées par l'AFP, les cadavres d'enfants figurent en plus grand nombre.

"La majorité des corps exhumés sont des enfants", a déclaré un médecin légiste sur place, sous couvert d'anonymat. "Nous avons exhumé en majorité des enfants, puis viennent les femmes", a confirmé un officier du Directoire des enquêtes criminelles (DCI).

Selon Hussein Khalid, directeur exécutif de l'ONG Haki qui avait alerté sur les agissements de cette secte, "50 à 60% (des corps) sont des enfants, puis des femmes et enfin des hommes".

"L'horreur que nous avons vue ces quatre derniers jours est traumatisante. Rien ne vous prépare à des fosses peu profondes contenant des enfants posés tête-bêche et enveloppés dans un simple leso (tissu de coton, ndlr), a-t-il ajouté.

Recherches suspendues

L'ampleur du "massacre" oblige à une pause dans les opérations de recherche de fosses communes.

"Nous ne creuserons pas dans les deux prochains jours pour avoir le temps de mener les autopsies car les morgues sont pleines", a déclaré à l'AFP l'officier de la DCI.

L'administrateur de l'hôpital de Malindi avait indiqué à l'AFP mardi matin que la morgue de l'établissement était pleine.

Depuis plusieurs jours, des enquêteurs retournent la terre rouge d'une vaste zone de "bush" de 325 hectares où pourraient se trouver des dizaines de fosses communes.

Un enquêteur a affirmé lundi à l'AFP que jusqu'à six personnes avaient été enterrées dans une même tombe, tandis que d'autres corps ont été retrouvés à même le sol.

Poursuites pour "terrorisme"

Trente-quatre personnes ont par ailleurs été retrouvées vivantes, a indiqué M. Kindiki, soulignant "le choc et la douleur" du pays face à cette "acte de barbarie".

Le ministre a évoqué la possibilité de poursuites pour "terrorisme" contre Paul Mackenzie Nthenge, le "pasteur" autoproclamé de ce groupe appelé Eglise Internationale de Bonne Nouvelle (Good News International Church) qui prônait de jeûner pour rencontrer Dieu.

"Ceux qui appelaient à jeûner et mourir mangeaient et buvaient, et prétendaient qu'ils les préparaient à rencontrer leur Créateur", a-t-il fustigé.

Lundi, le président William Ruto avait qualifié Paul Mackenzie Nthenge de "terroriste" et promis des mesures sévères contre ceux "qui veulent utiliser la religion pour faire avancer une idéologie louche et inacceptable".

Failles

Cette affaire suscite de nombreuses interrogations sur des failles des autorités policières et judiciaires, qui connaissaient le "pasteur" mis en cause depuis plusieurs années.

Chauffeur de taxi dans les années 1990 avant de créer son "église", Paul Mackenzie Nthenge avait été arrêté en 2017, accusé de "radicalisation" car il prônait de ne pas mettre les enfants à l'école, affirmant que l'éducation n'est pas reconnue dans la Bible.

Il avait à nouveau été arrêté en mars après que deux enfants étaient morts de faim sous la garde de leurs parents, qui les avaient ensuite enterrés. Il avait été libéré contre une caution de 100'000 shillings kényans (environ 670 euros).

Il est en détention après s'être rendu à la police le 14 avril, quand les opérations policières ont débuté dans la forêt. Il doit comparaître devant un tribunal le 2 mai.

Ce scandale a également ravivé le débat sur le contrôle des cultes au Kenya, pays majoritairement chrétien où des "pasteurs", "Eglises" et autres mouvements religieux marginaux défraient la chronique.

Kithure Kindiki a affirmé que ce massacre constitue "un tournant dans la façon dont le Kenya gère les graves menaces à la sécurité posées par les extrémistes religieux".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

International

L'AfD ne peut pas être classé parti "extrémiste" de droite

Publié

le

Avec la décision du tribunal de Cologne, le renseignement intérieur allemand ne peut pas intensifier la surveillance policière du parti AfD (archives). (© KEYSTONE/AP/Michael Sohn)

Le renseignement intérieur allemand ne peut pas "pour l'instant" classer l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) comme "extrémiste avérée" de droite, malgré un "fort soupçon", selon le tribunal administratif de Cologne. La justice donne raison au parti anti-immigration.

Première force d'opposition à la coalition du chancelier conservateur Friedrich Merz, l'AfD n'est pas marquée pour l'heure "dans son ensemble" par "une tendance de fond hostile à la Constitution", affirme le tribunal dans sa décision publiée jeudi. Il désavoue le classement décidé début 2025 par l'Office de protection de la Constitution.

Il aurait permis au service de renseignement lié au ministère de l'Intérieur - mais agissant de manière autonome selon la loi - d'intensifier la surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.

L'Office avait ensuite suspendu la classification dans l'attente d'une décision de justice en référé. Il ne s'agit pas encore d'un jugement au fond.

"Fort soupçon"

Si le tribunal de Cologne se dit "convaincu qu'il subsiste un fort soupçon" que le parti "développe des tendances anticonstitutionnelles", il "n'est toutefois pas possible, à l'heure actuelle, de constater" que cette orientation "domine" son "image globale", peut-on lire dans le communiqué.

Alice Weidel, la codirigeante de l'AfD, a salué sur X une "grande victoire" pour le parti, "la démocratie et l'état de droit". La décision judiciaire "a aussi indirectement mis un frein aux fanatiques de l'interdiction" de la formation anti-immigration, réclamée par certains responsables politiques, estime-t-elle.

Interdiction?

Les avis sur l'opportunité d'une procédure en interdiction divergent alors que le parti, deuxième des législatives début 2025, est en plein essor.

Juridiquement, les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés, et politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.

Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIe Reich.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Économie

La BCE réduit sa perte en 2025, vise l'équilibre cette année

Publié

le

La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet. (© KEYSTONE/EPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'une perte nette de 1,25 milliard d'euros pour 2025, bien inférieure à celle de 2024 grâce à la baisse des charges d'intérêts. Elle vise un retour à l'équilibre au plus tôt cette année.

La perte de 2025, considérablement réduite par rapport aux 7,9 milliards (7,2 milliards de francs) un an plus tôt, "restera inscrite au bilan de la BCE pour être compensée par les profits futurs", explique l'institution dans un communiqué.

La politique monétaire menée pour ramener l'inflation à 2%, après le pic à plus de 10% en 2022 dans la lignée de la guerre d'invasion russe en Ukraine, a eu comme conséquence de creuser les comptes de la BCE, comme ceux de la Banque de France et d'autres banques centrales de la zone euro.

La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet.

Le taux d'intérêt de référence, payé par la BCE, a culminé à 4% en 2023, avant d'être ramené depuis l'an dernier à 2%.

Hausse des effectifs

Parallèlement, elle perçoit des revenus d'intérêts de plus en plus faibles sur les obligations souveraines acquises dans le cadre de programmes de sauvetage - pandémie de Covid 19, crise de la dette - qui, arrivées à échéance, ne sont plus renouvelées.

La situation s'est améliorée en 2025, principalement grâce à une baisse des charges d'intérêt, relève la BCE.

L'institution comptait en 2025 près de 4400 emplois (équivalents en temps plein), en hausse de 2%.

La présidente Christine Lagarde a perçu une rémunération de 492'204 euros, soit une hausse de 5,5% sur un an, détaille le rapport annuel de l'institution.

La Française a reçu en supplément 130'457 francs de la Banque des règlements internationaux (BRI), à Bâle, en tant que membre de son conseil d'administration.

Suite à des articles de presse pointant ce cumul de rémunérations, Mme Lagarde a expliqué jeudi au Parlement européen que le versement de la BRI avait été communiqué de "manière transparente", dans une lettre adressée le vendredi précédent à l'eurodéputé Fabio de Masi et publiée sur le site de l'institution.

Les 21 banques centrales nationales de la zone euro, actionnaires de la BCE, ne percevront quant à elles aucun dividende au titre de l'année 2025.

La BCE prévoit un retour à la rentabilité en 2026 ou 2027, en fonction de la trajectoire des taux directeurs, des variation de changes et de la composition de son bilan.

Le retour au versement de dividendes prendra plusieurs années, le temps de compenser plus de 10 milliards de pertes accumulées depuis 2022 et de reconstituer les provisions pour risques financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

Continuer la lecture

International

Américains et Ukrainiens dialoguent à Genève

Publié

le

Le chef négociateur ukrainien Roustem Oumerov veut avancer sur la question des prisonniers de guerre ukrainiens. (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff et la délégation ukrainienne emmenée par Roustem Oumerov ont entamé leur rencontre informelle à Genève. La réunion a démarré jeudi vers 13h30 dans un grand hôtel genevois.

"Une rencontre bilatérale" a commencé, a affirmé sur les réseaux sociaux M. Oumerov. "Nous continuons notre travail dans le cadre du processus de négociation", a-t-il ajouté.

Au centre des discussions, le volet économique pour le soutien et la reconstruction de l'Ukraine, les investissements et la collaboration à long terme. Mais cette discussion doit aussi permettre de préparer la troisième série de pourparlers entre Washington, Kiev et Moscou début mars, avait annoncé mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Des questions humanitaires et les prisonniers de guerre seront aussi abordés à Genève. "Nous attendons des résultats concrets pour le retour de nos citoyens", explique le chef négociateur ukrainien.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Merz appelle la Chine à surmonter "ensemble" les défis commerciaux

Publié

le

La Chine est le premier partenaire commercial de l'Allemagne. (© KEYSTONE/EPA/ANDRES MARTINEZ CASARES / POOL)

Le chancelier Friedrich Merz a achevé jeudi une visite de deux jours en Chine, premier partenaire commercial de l'Allemagne. Il a vanté la "bonne relation" bilatérale, tout en soulignant son désir de relever avec Pékin les "défis" posés par la concurrence chinoise.

Ce déplacement de M. Merz dans le pays asiatique, le premier depuis son arrivée au pouvoir en 2025, illustre la volonté commune de Berlin et Pékin de faire front face aux droits de douane et revirements diplomatiques du président américain, Donald Trump.

Mais M. Merz doit trouver le bon équilibre, car la Chine, débouché historique majeur pour le "Made in Germany", est également pour le monde industriel allemand de plus en plus une rivale, de l'automobile aux nouvelles technologies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Balance

Chercher à maintenir un équilibre entre obligations professionnelles et besoin d’harmonie intérieure est une excellente initiative !

Les Sujets à la Une