Rejoignez-nous

Suisse Romande

Adam Yates dompte la montée de Thyon et prend le jaune

Publié

,

le

Adam Yates a fait la différence dans les derniers kilomètres de cette étape-reine du Tour de Romandie 2023. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Adam Yates sera le probable futur vainqueur du Tour de Romandie, dimanche à Genève. Le Britannique s'est imposé de manière impériale à Thyon lors de la 4e étape.

Cinquième jour de course, cinquième vainqueur différent et cinquième leader différent. Mais cette fois-ci, Adam Yates (UAE Emirates) devrait inscrire le Tour de Romandie à son palmarès, lui qui compte déjà un Tour de Catalogne et un Tour des Emirats.

Ce Tour de Romandie de petite cuvée s'est donc joué dans la montée finale de 20 km entre Sion et le sommet de Thyon 2000. Une des routes les plus exigeantes du décor romand. Au début de l'ultime ascension, l'échappée matinale de dix coureurs où l'on retrouvait le Valaisan Antoine Debons et le Tchèque Josef Cerny, vainqueur du prologue, vivait ses dernières minutes, mise à mal par le train de l'équipe australienne Jayco. Une tactique d'autant plus étonnante que deux coureurs de cette équipe figurait dans le groupe de tête.

"Nous respectons le maillot jaune"

Les Jayco travaillaient visiblement pour l'Irlandais Edward Dunbar, qui a tenté a chance à 5 km de l'arrivée, mais sans parvenir à véritablement à se détacher, à l'image Romain Bardet deux fois à l'attaque ou de l'Australien Simon Carr, lui aussi repris après sa tentative. A ce moment de la course, le maillot jaune Juan Ayuso avait déjà lâché prise. L'Espagnol n'avait visiblement pas encore le coffre pour résister à un rythme élevé dans une telle difficulté.

"Quand j'ai su que Juan (Ayuso) n'allait pas bien, j'ai joué ma carte", souligne Adam Yates, qui n'a donc pas commis de crime de lèse-majesté face à son coéquipier. "Nous respectons le maillot jaune dans notre équipe", a souligné le vainqueur du jour.

A 4 km de la ligne, Yates s'est dressé sur les pédales. Au train, il a pris mètre après mètre à ses adversaires. Son plus sérieux opposant fut Thibaut Pinot. Le Français s'est rapproché à quelques secondes du Britannique peu avant la flamme rouge, mais ce dernier a pu trouver les forces pour contenir son adversaire.

Fort de 19'' d'avance sur l'Américain Matteo Jorgenson, arrivé 5e à 21'' à Thyon, Yates peut entrevoir avec un certain optimisme la victoire finale. "J'ai une équipe très forte autour de moi et je pense que nous avons les moyens de nous défendre", souligne le coureur de 30 ans.

Pas de Suisse sur le podium

Il n'y aura pas de Suisse sur le podium de l'édition 2023. Comme il l'avait annoncé la veille, Gino Mäder n'a pas encore atteint une forme suffisante pour rivaliser avec les meilleurs. Il se réserve pour le Tour d'Italie dont le départ a lieu samedi prochain. A 7 km de l'arrivée, le Bernois a dû laisser partir le groupe de Yates. Il a ensuite accompli une partie de la montée avec Egan Bernal. Mais le Colombien a connu une fin de course remarquable et est remonté au 8e rang à 54'' alors que Mäder concédait 2'27''. Le coureur de la Bahrain devra se contenter de l'honorifique place de meilleur Suisse (16e du général).

Le poids plume Yannis Voisard a lui complètement rempli sa mission. Le grimpeur jurassien de l'équipe Tudor a terminé 21e à 2'37'' de Yates, 10'' derrière Mäder. Il occupe désormais la 19e place au classement général.

La dernière étape mènera ce dimanche les coureurs de Vufflens-la-Ville à Genève sur 170 km avec un passage dans le Jura vaudois.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture
Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Suisse Romande

Incendie de Crans-Montana: place à l'audition de Jessica Moretti

Publié

le

Jessica Moretti est arrivée vers 8h30 au Ministère public, devant se frayer un chemin entre les journalistes et photographes présents. (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Comme annoncé, les propriétaires français du bar "Le Constellation", incendié le 1er janvier dernier, ont à nouveau été convoqués, mercredi, par le Ministère public du canton du Valais. C'est principalement Jessica Moretti qui doit être entendue cette fois.

Si Jacques Moretti est arrivé vers 08h05 en fourgon pénitentiaire, comme la veille, son épouse et ses deux avocats - Mes Yaël Hayat et Nicola Meier -, ont rejoint le ministère public à Sion, à pied, à 08h30, a constaté un photographe de Keystone-ATS. Aucun d'entre eux n'a lâché de déclarations.

Comme la veille alors qu'ils étaient une quarantaine, plusieurs dizaines d'avocats de victimes assistent à l'interrogatoire qui est mené par le pool de procureures en charge de l'affaire.

Interrogatoire sur les faits

Si, mardi, c'est Jacques Moretti qui a été interrogé jusqu'en début de soirée, c'est au tour de son épouse de se retrouver sous le feu des questions du MP et des avocats. En qualité de prévenue, Jessica Moretti doit répondre sur les faits qui se sont déroulés la nuit du drame.

Pour l'heure, les époux sont soupçonnés "d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence" après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés.

Jacques Moretti dans l'attente

Placé en détention provisoire depuis le 9 janvier dernier, Jacques Moretti espère, de son côté, quitter la prison des Iles à Sion, cette semaine. Une demande en ce sens a été formulée au Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais, en début de semaine. Sa décision sera connue rapidement. Le ressortissant corse souhaite bénéficier, comme son épouse, de mesures de substitution à la détention provisoire, moyennant le versement d'une caution d'un montant de 200'000 francs.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Continuer la lecture

Suisse Romande

Des dysfonctionnements étaient connus de la commune depuis 2018

Publié

le

Jacques Moretti a été longuement interrogé, ce mardi, par la justice valaisanne. Mercredi, ce sera au tour de son épouse, Jessica (photo d'archives). (© KEYSTONE/ALESSANDRO DELLA VALLE)

Quinze jours après la conférence de presse du 6 janvier de la commune de Crans-Montana, on en sait davantage sur les contrôles effectués par le préposé à la sécurité au "Constellation". Les autorités étaient au courant de manquements de la part du gérant, depuis 2018.

Le bar a bien été contrôlé à trois reprises, en 2016, 2018 et 2019. "Toutefois, seule la véranda a été vérifiée en 2016 (ndlr: par l'alors commune de Chermignon)", précise la RTS, mardi soir dans l'émission Forum, faisant référence à certains documents que Keystone-ATS a pu consulter.

En janvier 2018, le chargé de sécurité de la commune de Crans-Montana a demandé au gérant Jacques Moretti de limiter l’accueil dans son établissement à 100 personnes par étages. Le préposé a également donné un délai de trois mois pour indiquer où se trouvaient les extincteurs. Les plans d’évacuation et la formation du personnel en la matière faisaient également alors défaut.

Pas trace de la mousse

Lors du contrôle de mai 2019, toutes ces demandes ont été réitérées par le chargé de sécurité, le gérant n’ayant pas répondu aux attentes de l’administration communale. En 2019, il a à nouveau été donné un délai de trois mois pour se mettre en conformité. Depuis lors, le "Constellation" n’a plus été contrôlé. Quant à la question de la mousse antibruit, aucune référence ne figure dans les rapports précités.

Tant en 2016, 2018, qu’en 2019, Jacques Moretti n’était pas propriétaire des lieux mais uniquement gérant de l’établissement.

Une journée d'interrogatoire

Les propriétaires français du bar ont été de nouveau auditionnés mardi par le Ministère public du canton du Valais. Leur interrogatoire aura duré toute la journée.

Jacques et Jessica Moretti sont arrivés séparément, lui en fourgon pénitentiaire et elle aux côtés de ses deux avocats au siège du ministère public à Sion.

Arrivés à 8h30, les époux soupçonnés "d'homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d'incendie par négligence" après le drame qui a fait 40 morts et 116 blessés ont été entendus jusqu'en toute fin d'après-midi en présence de leurs mandants et d'une trentaine d'avocats des victimes.

Un jour chacun

Il s'est agi de leur deuxième audition depuis l'ouverture d'une instruction pénale à leur encontre, la première vécue en qualité de prévenus. Formellement, c'est Jacques Moretti qui a été interrogé, mardi, notamment par plusieurs des procureures en charge de l'affaire. Demain, mercredi, ce sera au tour de son épouse de se retrouver sous le feu des questions.

A contrario de son premier interrogatoire où il avait été interrogé sur sa situation personnelle, Jacques Moretti a dû, cette fois-ci, répondre à des questions liées à l'incendie du bar "Le Constellation."

Alors que Jessica Moretti reste libre sous mesures de contrainte, son mari a été placé en détention provisoire le 9 janvier. Il espère pouvoir bénéficier du même statut, moyennant le versement d'une caution d'un montant de 200'000 francs. Cette décision doit revenir au Tribunal des mesures de contrainte du canton du Valais qui n'a pas encore tranché la question.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Vaud

Le Grand Conseil vaudois tance Valérie Dittli

Publié

le

Valérie Dittli a été passée au grill par le Grand Conseil (archives). (© KEYSTONE/CYRIL ZINGARO)

Valérie Dittli a été fortement malmenée mardi par le Grand Conseil vaudois, une semaine après la publication d'un rapport épinglant de multiples dysfonctionnements. La ministre a exprimé ses regrets, mais l'absence de véritables réponses a irrité les députés.

Le sentiment général a été résumé par le député Jean-Daniel Carrard (PLR) dans la dernière prise de parole du jour: "On passe la journée à essayer de comprendre et on obtient des réponses qui n'en sont pas. On tourne autour du pot et on nous prend pour des ânes", a-t-il dit.

Plusieurs de ces questions ont porté sur des mandats externes octroyés par Valérie Dittli, potentiellement problématiques en matière de conflits d'intérêts. Ceux accordés à l'ancien président de la Commission foncière rurale 1, peu après le retrait d'une plainte envers la conseillère d'Etat, ont notamment occupé les discussions.

Quel accord a été conclu ? Ces mandats ont-ils été accordés en contrepartie du retrait de la plainte ? Valérie Dittli n'a pas répondu, affirmant qu'elle "réservait" ses réponses pour l'enquête de l'ancien président du tribunal cantonal Jean-François Meylan, mandaté par le Conseil d'Etat pour faire la lumière sur "cette affaire dans l'affaire."

Critiques tous azimuts

D'autres interrogations, nées à la suite du rapport la Délégation des commissions de surveillance, sont restées sans réponse précise. Les députés s'en sont agacés. Tout comme ils se sont indignés des éléments contenus dans ce rapport.

Le management "inadéquat" de Valérie Dittli, "la souffrance" qu'elle a engendrée parmi ses équipes, "l'illégalité" de certains choix ou encore sa gestion "déficiente" des conflits d'intérêts" ont, parmi d'autres reproches, été évoqués par les députés.

Les prises de parole se sont succédé pour dire à quel point les manquements de Valérie Dittli étaient "nombreux" et "inacceptables". Les plus modérés ont appelé à une "remise en question profonde", les plus virulents à une démission.

Certains élus ont ajouté que l'ensemble du Conseil d'Etat avait "une part de responsabilité". Et ce dès son entrée en fonction en 2022, lorsqu'il avait confié un département aussi "complexe" que celui des Finances à une novice en politique.

"Valérie Dittli doit démissionner"

Si la droite a soutenu les recommandations de la délégation pour rétablir la confiance envers les institutions, la gauche s’est montrée implacable. Le parti socialiste demande son retrait de l’exécutif jusqu’à la fin de l’enquête pénale et la mise en place des recommandations. La gauche de la gauche, elle, a demandé la démission de la conseillère d’Etat Valérie Dittli.

Joëlle Minacci Députée d’Ensemble à Gauche

Des regrets

Assaillie de toutes parts, Valérie Dittli a pris la parole pour exprimer ses "regrets" et dire qu'elle était "sincèrement désolée" d'avoir fait vivre "des situations difficiles" à certains collaborateurs. "Je n'ai jamais voulu blesser ou heurter qui que ce soit", a-t-elle déclaré.

Reconnaissant son manque d'expérience lors de son entrée en fonction, elle a admis "des choix qui n'étaient pas appropriés". A ses yeux toutefois, elle a su "tirer les enseignements" nécessaires.

"La conseillère d'Etat d'aujourd'hui n'est plus la même que celle que j'étais hier", a-t-elle affirmé, parlant notamment d'un climat "apaisé" dans son Département.

Elle a aussi promis "une transparence totale", ce qui n'a pas manqué de faire tiquer les députés dont les questions restaient sans réponse.

Confiance "écornée"

La présidente du Conseil d'Etat Christelle Luisier a évoqué "une période très difficile" pour le gouvernement. Sans nommer sa collègue, elle a relevé que "la confiance et la collégialité" avaient été "écornées".

Elle a aussi souligné que le Conseil d'Etat avait eu peu de marge de manoeuvre et qu'il avait déjà pris "la mesure la plus forte" possible en réorganisant les Départements, en l'occurrence en retirant les Finances à Valérie Dittli en mars dernier.

Christelle LuisierPrésidente du gouvernement vaudois

La conseillère d'Etat Nuria Gorrite, en charge des ressources humaines, est également intervenue. Elle a notamment annoncé des mesures RH, par exemple pour renforcer "l'accompagnement" des futurs nouveaux membres du Conseil d'Etat.

KEYSTONE ATS avec Sophie Vassutine

Continuer la lecture

Genève

Une initiative pour permettre la vente d'alcool en soirée à Genève

Publié

le

A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. L'interdiction est en vigueur depuis 2005 (illustration). (© KEYSTONE/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

A Genève, une initiative est lancée pour permettre à nouveau la vente d'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00. Entrée en vigueur en 2005, l'interdiction concerne les magasins, petites épiceries et stations-service, mais aussi les livraisons à domicile, déplorent les initiants.

Le lancement de l'initiative législative cantonale "Non à l'interdiction de vendre de l'alcool à l'emporter entre 21h00 et 07h00" a été annoncé dans la Feuille d'avis officielle de vendredi. Le comité ad hoc est essentiellement composé de propriétaires ou gérants de dépanneurs, a constaté lundi Keystone-ATS. Il a jusqu'au 18 mai pour récolter 4214 signatures valables.

L'initiative vise à supprimer l'interdiction de vendre de l'alcool la nuit. Dans le bref exposé des motifs, ses auteurs estiment que cette interdiction "constitue une atteinte considérable à la liberté du commerce et de l'industrie." Ils relèvent aussi qu'elle "est inadaptée à une ville internationale comme Genève", par ailleurs "terre viticole".

"Alcoolisation massive"

Les initiants dénoncent le fait que la loi genevoise sur la remise à titre gratuit et la vente à l'emporter de boissons alcooliques, de produits du tabac et de produits assimilés au tabac est la plus contraignante du pays. Ils considèrent qu'elle crée "des inégalités de traitement et une distorsion de la concurrence entre les débits de boissons et les épiceries et commerces de quartier."

Cette interdiction visant à répondre à un problème de santé publique n'empêche pas, selon les initiants, l'alcoolisation massive dans les parcs et lieux publics. Elle empêche en revanche au citoyen lambda de se faire livrer chez lui après 21h00 une bouteille de vin ou une canette de bière pour accompagner le repas qu'il s'est fait livrer par coursier, écrivent-ils.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Scorpion

Le Zodiaque favorise une évolution émotionnelle obligée, et cela vous sert à tirer définitivement un trait sur un passé encombrant…

Les Sujets à la Une