Culture
Aux Journées photographiques de Bienne, des images pour faire corps
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Les Journées Photographique de Bienne invitent le public à s'interroger "sur sa relation au monde physique, vivant, virtuel ou fantasmé" dès vendredi et jusqu'au 28 mai. Les visiteurs pourront découvrir 21 artistes au fil des 20 expos dans 12 lieux de la ville.
Edition après édition, les Journées Photographiques de Bienne tentent de décrypter les enjeux contemporains. Après le thème de la rupture en 2021 et celui de la réparation en 2022 (peu après le début de la guerre en Ukraine), Sarah Girard, la directrice des Journées photographiques a choisi cette année "Physicalities" ("Physiques").
Monde digital et monde vivant
Le monde se digitalise de manière très forte, a-t-elle expliqué à Keystone-ATS. Dans cet environnement de plus en plus fonctionnel, que se passe-t-il au niveau du corps? Comment la relation se développe-t-elle entre le digital et le vivant? Comment cohabitent-ils?
En fréquentant les festivals et les galeries, Sarah Girard a pu rassembler les travaux de photographes qui travaillent sur ces enjeux et en solliciter d'autres. La responsable a par exemple interpellé le photographe belge Bertrand Cavalier, occupé par le lien entre l'individu et l'architecture moderniste, pour l'inciter à aborder aussi le corps.
La curatrice à la tête du rendez-vous photographique biennois depuis 2018 propose aussi des travaux collaboratifs, réalisés avec d'autres institutions comme l'école d'arts visuels Berne-Bienne. C'est également le cas avec Photoforum ou espace libre, qui donnent carte blanche à des artistes en fonction de la thématique définie par Sarah Girard.
Une moitié de Suisses
La moitié des artistes retenus pour cette édition viennent de Suisse. Parmi eux le Biennois Lucas Dubuis dévoile un travail documentaire sur un paysan également croque-mort aux Breuleux (JU).
L'artiste genevois Florian Bach présente sa première installation photographique. Il a pour cela utilisé des négatifs qu'il gardait dans ses tiroirs depuis début 2003 sur un centre de migrants à Calais, en France, évacué du jour au lendemain.
Sarah Girard cite encore Olivier Suter, dont un autre travail avait été retenu au dernier Vevey Images. A Bienne on verra des enfants qui lisent des livres marquants pour la pensée occidentale, comme "Le 2e sexe" de Simone de Beauvoir. La Bibliothèque de Bienne en profite pour proposer des podcasts permettant d'écouter des fragments de ces ouvrages.
Présence dans la rue
La curatrice a encore retenu deux photographes bernois, Rebekka Friedli et Beat Schweizer, ainsi qu'une Zurichoise, Sabina Boesch. Cette dernière s'est concentrée sur les combats de lutte sportive entre femmes, autorisés depuis le début des années 80.
Les autres photographes exposés viennent d'Europe comme la Polonaise Marta Zgierska, qui collabore avec la galerie Gowen Contemporary de Genève. Pas d'artistes tessinois en revanche pour cette édition, mais deux photographes italiens: Pierfrancesco Celada et Salvatore Vitale, invité par le Photoforum.
Le Festival a encore une présence dans la rue, sur les façades des bâtiments, dans la cour de la Maison Farel ou dans le jardin du Nouveau Musée. Depuis 2019, Sarah Girard a renforcé la visibilité de l'image dans l'espace public, de manière à toucher un public différent de celui qui fréquente les galeries.
Photographie émergente
"Cela permet aussi de faire une expérience physique de l'image loin de celles que l'on scrolle sur nos téléphones portables ou nos écrans, ce qui rejoint le thème de cette édition." A l'omniprésence de l'image dans la vie quotidienne, elle oppose le travail des artistes photographes, qui utilisent l'image et le médium photographique comme un moyen de recherche. Pierfrancesco Celada revient par exemple sur les images sur Instagram et les "mèmes".
Bienne se distingue des nombreux autres festivals consacrés à l'image, comme Vevey Images ou Arles, en mettant l'accent sur la photographie émergente: la ville bilingue, qui attire autant un public romand qu'alémanique, privilégie les photographes qui sortent des écoles d'art ou qui présentent des travaux inédits.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Vaud: seize plaintes pénales pour de nombreux tags
Un Veveysan de 22 ans, suspecté d'avoir commis de nombreux graffitis et tags dans les localités d'Oron-la-Ville et de Vevey (VD) entre août 2025 et février 2026, a été interpellé avec un comparse. Ils ont été dénoncés au Ministère public de l'Est vaudois. Au total, pas moins de seize plaintes pénales pour dommages à la propriété ont été déposées durant cette période.
Des biens privés, des bâtiments publics ainsi que du mobilier urbain ont été endommagés. Le montant total des dégâts est estimé à plusieurs dizaines de milliers de francs, a indiqué mercredi la police cantonale vaudoise dans un communiqué. Sa cellule "graffitis" mène une enquête portant sur une série de graffitis et de tags à Oron-la-Ville et à Vevey depuis le mois d'août 2025.
En janvier 2026, deux jeunes hommes âgés de 19 et 22 ans ont été interpellés en flagrant délit par des gendarmes, alors que l'un d'eux effectuait des tags sous un pont de l'autoroute A9, au Mont-sur-Lausanne. Des bonbonnes de peinture ainsi que plusieurs marqueurs ont été saisis, précise la police.
Les deux suspects, de nationalité suisse et domiciliés dans le canton, ont été entendus par la police quelques jours plus tard. Le prévenu de 22 ans serait également l'auteur de plusieurs dizaines de graffitis et tags commis dans les communes d'Oron-la-Ville et de Vevey. A l'issue des auditions, les deux prévenus ont été relaxés par la police et restent à disposition des autorités pénales.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Le Grand Théâtre de Genève explorera de nouveaux mondes en 2026-27
Le Grand Théâtre de Genève (GTG) invite à explorer de nouveaux mondes. Sa saison 2026-2027, la première sous la direction d'Alain Perroux, conjuguera grands classiques du répertoire lyrique, créations contemporaines et présences inédites.
La programmation se déploiera autour d'une thématique fédératrice, "le voyage", les nouveaux mondes ", a déclaré mercredi le nouveau directeur général Alain Perroux lors d'une présentation aux Bâtiments des Forces Motrices (BFM) où se dérouleront les spectacles 2026-2027 en raison de travaux aux GTG.
Les spectateurs seront conviés à découvrir des microcosmes, à traverser des contrées aussi variées que l'île enchantée de Prospero dans "La Tempête", l'Eldorado de "Candide" ou le New York des couples de "Company". L'Ouest américain sera également à l'honneur avec La Fanciulla del West de Puccini.
Car l'un des maîtres mots du nouveau directeur, c'est la "diversité des propositions", un moyen qui permet de toucher tous les publics et qui constitue l'un des grands objectifs de l'institution.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Culture
Mondial 2026: Les diffuseurs se font attendre en Asie
Les diffuseurs dans les pays asiatiques, dont la Chine et l'Inde, n'ont toujours pas signé d'accord avec la FIFA. Une frilosité qui s'explique en partie par les horaires des matches, peu attractifs.
Si ces deux nations ne sont pas qualifiées pour le Mondial organisé aux Etats-Unis, au Canada et au Mexique (11 juin-19 juillet), l'intérêt est vif pour le tournoi, en particulier chez les Chinois. Et, en Chine comme en Inde, soit près de trois milliards d'habitants à elles deux, les fans de football craignent de ne pouvoir suivre les matches de l'édition américaine.
Des matches en pleine nuit
Interrogée par l'AFP pour savoir si elle s'inquiétait aussi de la question des droits à l'approche du Mondial, la FIFA a de son côté relevé avoir conclu des accords avec des diffuseurs dans plus de 175 pays. "Les discussions en cours sur les quelques marchés restants (...) doivent rester confidentielles à ce stade", a argué l'instance.
L'attentisme des diffuseurs asiatiques est notamment dû aux horaires des rencontres. Pour les spectateurs de Pékin et de Shanghai, le match d'ouverture débutera ainsi à 3h00 du matin, tout comme la finale. À New Delhi, ce sera à 0h30.
Selon l'homme d'affaires indien Sandeep Goyal, président de l'agence de publicité Rediffusion, interrogé par l'AFP, "à l'exception des fans inconditionnels de football, l'audience des matches risque d'être faible en Inde. Par conséquent, les opportunités de monétisation pour les chaînes diminuent considérablement."
Une offre chinoise cinq fois inférieure aux attentes de la FIFA
Selon lui, JioStar, le plus grand conglomérat médiatique indien, a proposé 20 millions de dollars, alors que la FIFA souhaitait initialement 100 millions pour les droits des Coupes du monde 2026 et 2030. En Chine, l'accord avec le géant national CCTV se fait aussi attendre.
Pas d'accord non plus en Thaïlande. Mardi, le Premier ministre Anutin Charnvirakul a toutefois voulu rassurer les spectateurs en affirmant qu'ils ne manqueraient pas le tournoi. En Malaisie, le ministère des Communications a en revanche annoncé mercredi que la chaîne publique Radio Televisyen Malaysia et Unifi TV diffuseraient la compétition.
Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp
Culture
Biennale Venise: le Pavillon suisse interroge le vivre ensemble
Le Pavillon suisse à la 61e Biennale Arte de Venise place au c½ur de son exposition "The Unfinished Business of Living Together" la question de la coexistence dans une société traversée par les différences. Il sera ouvert au public samedi.
"The Unfinished Business of Living Together", projet des commissaires Gianmaria Andreetta et Luca Beeler avec l’artiste britannique Nina Wakeford, part d’une question volontairement ouverte: "Que signifie vivre ensemble lorsque la différence devient quelque chose qu’une société doit organiser, admettre, contenir, exposer?", explique le curateur Gianmaria Andreetta à Keystone-ATS, en amont de la conférence de presse tenue mercredi par Pro Helvetia à Venise.
Le projet s’inspire de deux émissions de télévision suisses, "Telearena" (1978) de la télévision alémanique SRF et "Agora" (1984) de la RTS, consacrées à ce que l’on appelait alors le "problème de l’homosexualité". L’enjeu est de comprendre "comment une société construit un problème public à partir d’un médium, la télévision", à un moment-clé pour la visibilité de l’histoire queer en Suisse.
Interroger le présent
L’exposition ne délivre pas de message univoque. "Je me méfie des expositions qui en ont un", affirme le curateur. Elle vise plutôt à rendre visibles les tensions qui traversent la coexistence: "Pour nous, vivre ensemble n’a jamais été un slogan ou un mot harmonieux. Au contraire, cela implique des frictions, une dépendance réciproque, des compromis".
Le public est ainsi invité non pas à juger le passé avec supériorité, mais à interroger le présent: "La question est de savoir quel type de public nous sommes capables d’être aujourd’hui".
"Telearena" et "Agora" étaient des talk-shows en direct construits autour de saynètes théâtrales, explique Gianmaria Andreetta. "Ces scènes jouées servaient à introduire le thème - en l’occurrence l’homosexualité - et à susciter, voire provoquer, le débat parmi le public en studio".
Une archive toujours vivante
"Le projet est pleinement collectif: les ½uvres de Miriam Laura Leonardi, Lithic Alliance et Yul Tomatala, aux côtés de celles de Nina Wakeford, n’accompagnent pas simplement l’archive, elles introduisent d’autres rythmes, d’autres formes de langage et de mémoire", souligne Gianmaria Andreetta.
Les artistes travaillent à partir de procédés similaires: reconstitutions, déplacements temporels, images imbriquées. "Revenir sur ces images du passé, c’est écouter à nouveau ce qu’elles produisent encore aujourd’hui, où elles vibrent, où elles dérangent", précise-t-il.
Les matériaux télévisuels sont ainsi retravaillés plutôt que simplement reproduits. Des extraits reviennent à plusieurs reprises avec des significations différentes, révélant les mécanismes idéologiques des programmes d’origine.
Une construction partagée
Le processus curatorial lui-même reflète le thème de la coexistence. L’exposition n’est pas une simple présentation collective, mais une construction partagée et mouvante: "Nous cherchions une grammaire commune", explique Gianmaria Andreetta, soulignant que les différences entre artistes ont été constitutives du projet.
Parmi les inspirations, il cite la pianiste de jazz Irène Schweizer (1941-2024), qui a suggéré la possibilité "d’apparaître sans devoir immédiatement se traduire dans un discours ordonné".
Le projet du Pavillon suisse entre en résonance avec le thème général de la Biennale, "In Minor Keys", imaginé par la curatrice Koyo Kouoh (1967-2025). Gianmaria Andreetta évoque la "tonalité mineure", faite "d’apparitions partielles, d’hésitations, de récits interrompus", qui caractérise les archives queer.
Une portée critique
Dans le contexte suisse contemporain, le projet revêt une dimension critique. "La Suisse aime se penser à travers des images de consensus, de neutralité et de stabilité", observe Gianmaria Andreetta, mais ces récits masquent une réalité plus complexe. La coexistence peut se comprendre comme "un outil politique", oscillant "entre reconnaissance et contrôle, inclusion et normalisation".
La dimension linguistique joue également un rôle central: "Dans une exposition qui parle de visibilité et d’espace public, la langue est politique", souligne-t-il.
Enfin, le parcours personnel de Gianmaria Andreetta, né à Lugano et installé à Berlin, influence son regard. Il décrit le Tessin comme "une position de seuil", propice à une perspective critique. "Ce qui m’intéresse, c’est ce qui se situe entre les centres, entre les langues".
Comme l’indique le titre, l’exposition ne propose pas de réponse définitive. "Vivre ensemble est inachevé, et peut-être doit-il le rester pour être pris au sérieux", conclut Gianmaria Andreetta.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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