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Culture

La villa "Le Lac" du Corbusier à Corseaux fête ses 100 ans en 2023

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Autant petit bijou d'ingéniosité et de fonctionnalisme que véritable laboratoire des idées modernes, la villa "Le Lac" du Corbusier à Corseaux (VD) compte parmi les réalisations les plus personnelles et les plus inventives de l'architecte franco-suisse (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Inscrite depuis juillet 2016 au patrimoine mondial de l'UNESCO, la villa "Le Lac" du Corbusier à Corseaux (VD) fête ses 100 ans en 2023. Plusieurs festivités et activités sont prévues jusqu'en octobre, dont une exposition à découvrir à partir de samedi.

Pour marquer ce centenaire, des conférences, projections de films, concerts et un concours canin, en hommage au fox-terrier de la mère de l'architecte et urbaniste franco-suisse, seront aussi au programme, selon le site internet de la villa, devenue musée en 2010.

Construite pour ses parents en 1923, la villa au bord du lac Léman est un manifeste architectural qui regroupe une bonne partie des idées maîtresses développées par Le Corbusier pour ses célèbres "villas blanches" dans les années 20. Après des travaux de restauration, elle a rouvert ses portes au public en avril dernier.

Autant petit bijou d'ingéniosité et de fonctionnalisme que véritable laboratoire des idées modernes, la maison de Corseaux compte parmi les réalisations les plus personnelles et les plus inventives de l'architecte né en 1887 à La Chaux-de-Fonds (NE) et mort en 1965 à Nice (F).

Villa racontée par des témoins

L'exposition "Il était une fois la Villa" raconte cette maison par celles et ceux qui l'ont côtoyée de près dans les années 50 et 60. Des architectes, historiens et grands spécialistes du Corbusier, de même que des voisins, des amis et des élèves musiciens prennent ainsi la parole.

Ces témoignages s'accompagnent de nombreux écrits des années 40, des documents des années 30 et même quelques rares photographies des années 1920, quand la route cantonale n'existait pas encore. Des contenus audio et vidéo provenant des archives de la RTS sont présentés dans l'exposition.

Conservateur des lieux, Patrick Moser soulignait auprès de Keystone-ATS, à l'époque de l'inscription onusienne, "le petit choc culturel" qu'avait représenté la construction de cette villa moderne en 1923. Pour Corseaux, "c'était de la science-fiction", avec son toit plat, ses fenêtres en bande frontale, avec une tôle d'aluminium sur la façade.

A l'intérieur, sur une surface modeste de 64 m2, sont organisés de manière fonctionnelle et minimale, vestibule, séjour et espace de travail, chambre à coucher, chambre d'amis modulable, penderie, cuisine, salle de bains, toilettes et chauffages.

Maison étroite à travée unique

La villa "Le Lac" est le fruit d'une recherche ergonomique et d'une analyse fonctionnaliste visant à la réalisation d'un standard typologique: la maison étroite à travée unique. Un standard repris, depuis, dans le monde entier, rappelle le site internet du musée.

"Prototype de la maison minimale offrant un maximum de confort et d'espace, la maison cristallise des idées qui auront une influence considérable au 20e siècle autour des questions fondamentales de l'habitat minimum et de l'habitat pour le plus grand nombre", est-il expliqué.

Elle rassemble déjà trois des futurs "cinq points d'une architecture nouvelle": le plan libre, le toit-jardin et la fenêtre en longueur - une des premières de l'histoire de l'architecture. Véritable expérimentation technique, cette fenêtre de onze mètres témoigne d'une nouvelle conception du cadrage du paysage et de la relation au site, souligne-t-on.

Pour rappel, en Suisse, hormis la villa "Le Lac", Le Corbusier a notamment signé la "Maison Blanche" et la "Villa Turque" à La Chaux-de-Fonds, ainsi que l'immeuble "Clarté" à Genève.

www.villalelac.ch/fr/event

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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2 Commentaires

1 commentaire

  1. Patrick Moser

    27 mai 2023 à 07:53

    Bonjour,

    Je reviens sur votre paragraphe qui me cite avec erreurs :

    Conservateur des lieux, Patrick Moser soulignait auprès de Keystone-ATS, à l'époque de l'inscription onusienne, "le petit choc culturel" qu'avait représenté la construction de cette villa moderne en 1923. Pour Corseaux, "c'était de la science-fiction", avec son toit plat, ses fenêtres en bande frontale, avec une tôle d'aluminium sur la façade.

    Non, je n'ai jamais eu de contact avec qui que ce soit de Keystone-ATS. Je n'ai donc pas pu "souligner" quoi que ce soit auprès d'eux.
    Non, ce n'est pas "à l'époque de l'inscription onusienne" qui était en 2016, c'était en 1923, lors de la construction. Les mentalités ont évolué depuis cent ans, voyons ! (Vous allez vexer les habitants de Corseaux !)

    Et on dit "de Le Corbusier" (et non du Corbusier).

    Merci !

  2. Patrick Moser

    27 mai 2023 à 08:07

    Mon commentaire précédent est parti avant relecture - et plus moyen de corriger. Vous pouvez l'annuler - le texte dit bien "1923" C'est exact.
    Merci et à lundi, 15h45 - je me réjouis de venir dans vos studios !
    Patrick Moser

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Culture

Des visites gratuites en maillot de bain à la Fondation Beyeler

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Des visiteurs en maillot de bain admirent un tableau de Paul Cézanne. Vendredi, ceux qui se sont présentés en maillot de bain, ont bénéficié d'une entrée gratuite à la Fondation Beyeler. (© Keystone/KEYSTONE/PETER SCHNEIDER)

Vendredi à la Fondation Beyeler près de Bâle, les amateurs d'art étaient vêtus de manière inhabituelle pour une visite de musée. En écho aux tableaux de Paul Cézanne, le public était autorisé à parcourir les salles d'exposition en maillot de bain.

Vendredi, à l'occasion de la "Journée des baigneurs", l'institution culturelle de Riehen a invité les visiteurs à entrer gratuitement à condition de se présenter en maillot de bain. Cette journée a été inspirée par Paul Cézanne, auteur d'½uvres emblématiques représentant des baigneurs. Une exposition lui est actuellement consacrée à la Fondation Beyeler.

Selon le musée, cette offre gratuite a été bien accueillie. "Ce cadre inhabituel rapproche l’art et les visiteurs", écrit la fondation sur son site web. Il était toutefois encore trop tôt à Bâle pour profiter pleinement d’une expérience alliant culture et baignade en plein air: les piscines ne sont pas encore ouvertes.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / dpa

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Culture

L'Oscar du réalisateur Pavel Talankine perdu dans un vol Lufthansa

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Pavel Talankine (au centre) a jugé "totalement incompréhensible que (les autorités américaines) considèrent un Oscar comme une arme" (archives). (© KEYSTONE/EPA/CHRIS TORRES)

La compagnie aérienne Lufthansa a annoncé vendredi qu'elle recherchait une statuette des Oscars égarée, appartenant au réalisateur russe Pavel Talankine. Les services de sécurité américains l'auraient empêché de l'emporter à bord d'un vol au départ de New York.

Pavel Talankine, qui a remporté un Oscar pour son documentaire 'Mr Nobody contre Poutine', n'a pas été autorisé à emporter la statuette en cabine lors d'un vol depuis l'aéroport JFK mercredi, a rapporté le site d'actualité cinématographique Deadline.

Les responsables de l'Agence de sécurité dans les transports (TSA) lui ont dit que la statuette pouvait être utilisée comme une arme et il a été contraint de l'enregistrer en soute dans une boîte en carton, selon Deadline. A son arrivée en Allemagne, la statuette dorée avait disparu.

"Nous regrettons profondément cette situation", a déclaré Lufthansa dans un communiqué. "Notre équipe traite cette affaire avec le plus grand soin et la plus grande urgence, et nous menons une recherche exhaustive afin de nous assurer que l'Oscar soit retrouvé et restitué aussi rapidement que possible".

"Jamais de problème"

Pavel Talankine, 35 ans, vidéaste dans une petite école russe de province, a créé la sensation lorsqu'il a remporté en mars l'Oscar du meilleur long métrage documentaire au côté du réalisateur américain David Borenstein.

Composé d'images que M. Talankine avait fait sortir clandestinement de Russie, "Mr Nobody contre Poutine" retrace l'introduction, dans les écoles russes, de cours patriotiques pro-guerre sous la présidence de Vladimir Poutine, dans le contexte de l'offensive de Moscou en Ukraine.

Le réalisateur a déclaré à Deadline qu'il avait pris l'avion au moins une douzaine de fois avec la statuette sans aucun problème. "C'est totalement incompréhensible qu'ils considèrent un Oscar comme une arme", a-t-il déclaré à son arrivée à Francfort jeudi matin, ajoutant que lors de ses précédents vols, il "l'avait emporté en cabine, et il n'y avait jamais eu le moindre problème".

Un agent de Lufthansa lui avait proposé de l'accompagner jusqu'à la porte d'embarquement et de garder la statuette pendant le vol, mais ce plan a été rejeté par un responsable de la TSA, selon Deadline.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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La Fête de la danse va faire vibrer la Suisse en mai

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Les Suisses vont danser dans de nombreuses villes dès le 6 mai, comme ici à Vevey. (© Keystone/hand out)

Du 6 au 10 mai 2026, la Fête de la danse fait bouger la Suisse avec des événements organisés dans plus de 40 villes et communes du pays. Spectacles, ateliers et performances sont proposés en plein air comme en salle.

La Fête de la danse revient ainsi pour cinq jours d’intense activité culturelle, avec une forte présence en Suisse romande où près d’une vingtaine de villes participent, indiquent les organisateurs dans un communiqué. L’événement met en avant la danse comme un espace de rencontre et de partage, où les styles et les générations se croisent.

Dans la région genevoise, la Fête de la danse investit plusieurs communes avec une programmation particulièrement dense, notamment à Genève, Carouge, Lancy et Vernier. Le festival propose "plus de 200 activités au fil de l’eau" avec des flashmobs, des soirées dansantes et des performances, ainsi qu’une grande rétrospective aux Bains des Pâquis.

Du côté de Lausanne, la programmation s’articule notamment autour de la Bibliothèque Jeunesse avec la performance "T·R·U·C" de la Compagnie En Cie d’Eux. Les organisateurs évoquent des formats qui "emmènent le jeune public dans une plongée ludique et parfois décalée, liée à l’univers des objets".

À Fribourg et Bulle, la Fête de la danse alterne entre création contemporaine et énergie festive. À Bulle, les Echos-Liés présentent "Positive Energy", tandis qu’à Fribourg, la chorégraphe Leïla Ka propose trois pièces à l’esthétique marquée.

Dans la région neuchâteloise, l’événement investit notamment le Théâtre de la Maison du Concert avec la performance "Ceci est une rencontre" du Collectif Detouteur. A Bienne, Rafael Smadja (Cie champloO) fait se rencontrer la danse et le basketball dans "Playground", une création chorégraphique inspirée du jeu.

Treize compagnies professionnelles

Toujours le cadre de la Fête de la danse, le programme "Dance on Tour" fait circuler la création chorégraphique contemporaine à travers toute la Suisse avec treize compagnies professionnelles. Cette tournée met en avant des artistes confirmés et émergents, dont plusieurs lauréats et lauréates des Prix suisses des arts de la scène décernés par l’Office fédéral de la culture.

Des créations circulent sur plusieurs territoires romands, comme "La Voie des 5 Roues" de Flèche à Neuchâtel, Fribourg et Bulle, ou "ouverture_[edited]" de Géraldine Chollet, également primée en 2025, présentée entre Bienne et Genève. Katharina Ludwig avec "NUMBER 52" et öff öff aerial dance avec "INSEKTEN oder der Tanz zwischen Himmel & Erde" complète la programmation dans plusieurs villes.

Enfin, le Théâtre de l’extrême propose "parade d'intimidation aigre-douce" à La Chaux-de-Fonds et Bienne, tandis que ZOO / Thomas Hauert, Grand Prix suisse des arts de la scène 2025, développe des ateliers pour seniors autour de la pièce "Ateliers pour seniors" à Neuchâtel, Morges, Yverdon-les-Bains et La Chaux-de-Fonds, inscrivant la danse dans une logique de transmission et de participation.

La fête de la danse est coordonnée au niveau national par Reso - Réseau Danse Suisse.

https://fetedeladanse.ch/

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Le projet Toxic s'interroge sur les pollutions environnementales

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Du musée à la rue, le projet Toxic sur les polluants investit Lausanne dès le printemps 2026 (archives). (© Keystone/LAURENT GILLIERON)

Les pollutions se rendent visibles: trois expositions et des balades sont organisées en plein coeur de Lausanne. Elles mettent en lumière l'omniprésence des polluants dans notre quotidien et invitent à s'interroger sur la manière dont les substances dangereuses sont réglementées.

C'est ce que propose le projet "Toxic. Les pollutions en questions". A l'exposition qui se tient depuis novembre dernier au Musée historique de Lausanne (MHL), s'ajoutent deux nouvelles expositions en plein air, gratuites, des balades sur des sites pollués (Toxic Tours) et une installation sonore immersive sur les dioxines du Vallon (Toxicorama): à voir et vivre du 4 mai au 5 juillet 2026.

"Cette démarche inédite croise science, mémoire urbaine et création artistique autour des pollutions environnementales, à savoir les dioxines, les PFAS, les microplastiques et les pesticides", indiquent les organisateurs dans un communiqué.

Histoire méconnue

Le MHL a, lui, enrichi son parcours permanent avec deux multimédias créés dans le cadre du projet "Toxic". Le public peut y découvrir l'histoire méconnue du Vallon et de la vallée du Flon, radicalement transformés dans les années 1950 par l'installation de la première usine d'incinération de Lausanne, responsable d'une importante pollution aux dioxines.

Les deux expositions temporaires en plein air prolongent cette réflexion. Dans la cour du gymnase de la Cité, l'exposition "Un bouquet de polluants" interroge les enjeux écologiques et sociaux liés à la production mondiale de fleurs coupées.

Dans le quartier du Vallon, l'exposition "L'incinérateur du Vallon" retrace, elle, l'histoire d'un quartier marqué par la pollution industrielle et questionne nos rapports aux injustices environnementales d'hier et d'aujourd’hui.

Les quatre balades, en partenariat avec L'éprouvette - UNIL, permettront d'explorer des sites touchés par des pollutions environnementales, là où la beauté des paysages tend à les rendre invisibles. Au fil des sorties, le public dialogue avec des scientifiques, des associations locales et des spécialistes de terrain autour de différents types de pollutions.

Orchestre de hauts-parleurs

Enfin, "Toxicorama" est une installation sonore conçue par l'artiste Louis Schild avec des scientifiques de l'UNIL et un collectif d'habitants, qui racontent leur enquête sur les traces des dioxines relâchées pendant des décennies par l'ancienne usine d'incinération du Vallon.

Le public est invité à s'immerger dans un acousmonium (orchestre de haut-parleurs) où témoignages et enregistrements de terrain donnent à entendre l'impact de ces polluants persistants sur les sols, le quotidien et la mémoire du quartier. L'installation sera d'abord présentée à La Grange de Dorigny, avant d'investir la friche du Vallon, du 3 au 5 juillet dans le cadre du festival de la Cité.

Le projet "Toxic" est un projet de médiation scientifique financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique. Il vise à faire dialoguer population et scientifiques autour des enjeux liés aux pollutions environnementales. Il est porté par des chercheurs travaillant sur les pollutions environnementales et venant de différentes disciplines, à la fois des sciences sociales et des sciences de la nature.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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