Rejoignez-nous

Économie

Dette américaine: la chambre des représentants adopte la loi

Publié

,

le

Le speaker de la chambre des représentants, le républicain Kevin McCarthy, a reconnu qu'il ne ferait pas le plein de voix dans son camp, tout en affichant son optimisme. (© KEYSTONE/EPA/JIM LO SCALZO)

Les élus de la chambre américaine des représentants ont voté mercredi à une très large majorité en faveur d'une loi visant à relever le plafond de la dette. Ils ont ainsi éloigné un peu plus le risque d'un possible défaut des Etats-Unis sur sa dette dès le 5 juin.

Le texte doit désormais être adopté par le Sénat, qui devrait se prononcer rapidement. Le chef de la majorité démocrate, Chuck Schumer, a assuré qu'il le soumettrait "aussi vite que possible" afin que "nous évitions le défaut de paiement".

Dans un communiqué, le président américain Joe Biden a qualifié le vote de "pas en avant essentiel afin de prévenir pour la toute première fois un défaut". Selon le démocrate, ce résultat a été obtenu grâce à un "compromis des deux partis".

De son côté, le chef républicain de la chambre, Kevin McCarthy, a estimé que ce vote "plaçait le citoyen américain en priorité", en réalisant ce "qu'aucune mandature précédente n'avait réussi jusqu'ici": réduire les dépenses fédérales. "Le vote de ce soir a permis d'adopter les plus importantes coupes budgétaires de l'histoire américaine", a-t-il insisté.

Optimisme

Fruit de négociations marathon et arraché au forceps pendant le week-end prolongé de Memorial Day, le texte doit avant tout permettre d'éviter le pire: que les caisses du pays se retrouvent à sec lundi prochain, risquant alors d'amener les Etats-Unis d'Amérique au défaut de paiement.

C'est pour éviter ce scénario aux répercussions potentiellement catastrophiques pour l'économie que MM. Biden et McCarthy ont conclu un accord, qui, comme tout compromis, n'a pleinement satisfait personne. "Aucun camp n'a obtenu tout ce qu'il voulait", a ainsi résumé Joe Biden après l'adoption du texte.

Kevin McCarthy avait reconnu avant le vote qu'il ne ferait pas le plein de voix dans son camp, tout en affichant son optimisme. Et pour cause, les chefs démocrates, bien qu'ils aient été contraints de retoucher au budget fédéral, s'étaient engagés à apporter les voix qui manqueraient à ce texte.

Promesse tenue puisque le projet de loi a reçu 314 voix en faveur, 165 démocrates et 149 républicains, alors que 117 élus s'y sont opposés, 71 républicains et 46 démocrates.

"Mauvais accord"

Dans les deux camps, cependant, de nombreuses voix avaient fait savoir qu'elles ne voteraient pas le texte. Chez les républicains, les principales critiques émanent de l'aile "trumpiste", qui réclamait davantage de coupes dans les dépenses. L'élu du Texas Chip Roy a ainsi fustigé un "mauvais accord", pour lequel "aucun républicain ne devrait voter".

Certains membres de leur groupe envisagent même une motion de censure pour obliger Kevin McCarthy à quitter le perchoir. La proposition peut être déposée par un seul élu.

Des voix plus modérées, comme celle de l'élue de Caroline du Sud, Nancy Mace, ont aussi manqué à l'appel. "Cet 'accord' formalise le niveau record atteint par les dépenses fédérales durant la pandémie et en fait la base de référence des dépenses à venir", avait-elle critiqué en amont du vote.

Côté démocrate, des élues de l'aile gauche comme Pramila Jayapal et Alexandria Ocasio-Cortez, refusaient de soutenir un texte "imposé" selon elles par les républicains.

Plafond suspendu jusqu'en 2025

Le projet de loi suspend le plafond de la dette jusqu'en 2025, soit après les élections présidentielles, à la fin 2024. En échange, certaines dépenses se verront limitées afin de les maintenir stables, hors dépenses militaires, en 2024 et en hausse de 1%, hors inflation, en 2025.

Il prévoit par ailleurs une baisse de 10 milliards de dollars des fonds alloués aux services fiscaux pour se moderniser et renforcer les contrôles.

Le bureau de M. McCarthy a déclaré que l'accord prévoit le recouvrement "de milliards de dollars de fonds Covid non dépensés" pendant la pandémie, sans autre précision.

Gros point de contentieux, le compromis inclut des modifications aux conditions imposées pour bénéficier de certaines aides sociales: il augmente de 49 à 54 ans l'âge jusqu'auquel les adultes sans enfants doivent travailler pour recevoir une assistance alimentaire, mais il élimine cette obligation de travailler pour les anciens combattants et les sans-abris.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Économie

Suisse-UE: des alternatives d'autonomiesuisse au paquet d'accords

Publié

le

Le président de la Confédération Guy Parmelin et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont signé, le 2 mars dernier à Bruxelles, le paquet d'accords Suisse-UE (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

L'association autonomiesuisse met en doute la nécessité pour la Suisse d'adopter le nouveau paquet d'accords avec l'UE. Jugeant en outre les informations du Conseil fédéral incomplètes, elle a diligenté une étude et propose des alternatives.

L'expertise de Swiss Economics, présentée mardi à Berne, met en perspective les études publiées par le Conseil fédéral lors de la consultation. L'analyse des effets macroéconomiques du rapprochement institutionnel prévu avec l'UE conclut que les effets positifs sont largement surestimés et que leurs coûts sont nettement sous-estimés.

L'argument central du gouvernement en faveur de l'adoption du paquet d'accords repose sur les dommages économiques potentiels en cas de disparition des Bilatérales I, selon autonomiesuisse. Ce mouvement juge cependant "très improbable" un effondrement des Bilatérales I et II en cas de rejet des nouveaux accords.

Et à moyen terme le statu quo avec l'UE est possible de manière pragmatique, par exemple en élargissant l'accord de libre-échange de 1972.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Soutien à la construction de logements abordables

Publié

le

Le National soutient deux mesures pour encourager la construction de logements d'utilité publique (photo d'illustration). (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Conseil national soutient l'encouragement à la construction de logements abordables. Il a accepté mardi deux propositions du Conseil fédéral. La gauche a dénoncé des moyens insuffisants face à la pénurie actuelle. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

Les deux projets visent à favoriser l'offre de logements abordables dans notre pays, a indiqué pour la commission Olivier Feller (PLR/VD). L'UDC opposée aux deux objets n'a pas convaincu au-delà de son camp.

Le gouvernement propose d'une part d’augmenter de 150 millions de francs le fonds roulement pour les années 2030 à 2034. Ce fonds permet d'octroyer des prêts à des taux d'intérêt avantageux pour les projets de construction et de rénovation des maîtres d'ouvrage d'utilité publique.

Il prévoit d'autre part de renouveler le crédit d’engagement destiné à cautionner les emprunts de la Centrale d'émission pour la construction de logements (CCL) dans la construction de logements d’utilité publique. Le Conseil fédéral demande 1,92 milliard de francs pour 2027-2033.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

Continuer la lecture

Économie

Partners Group avec une performance robuste en 2025

Publié

le

Le bénéfice net de Partners Group a bondi l'an dernier de 12% à 1,26 milliard de francs (archives). (© KEYSTONE/MICHAEL BUHOLZER)

Partners Group a vu ses recettes et sa rentabilité bondir l'an dernier. Les actionnaires de la société spécialisée dans les investissements sur les marchés privés se verront gratifiés d'un dividende relevé de 4 francs, à 46 francs par action.

Au cours de l'exercice sous revue, le chiffre d'affaires a bondi de 20% à 2,56 milliards de francs, a annoncé mardi le gestionnaire d'actifs zougois dans un communiqué.

Les revenus liés à la gestion ont progressé de 7% à 1,74 milliard de francs, freinés par des effets de change négatifs. Ceux provenant de la performance se sont envolés de 60% à 819 millions, grâce à des sorties réussies, représentant désormais 32% des recettes, contre près d'un quart en 2024. Dans le même temps, les coûts opérationnels ont enflé de 22% à 953 millions.

En termes de rentabilité, l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) s'est ainsi enrobé de 19% à 1,61 milliard, tandis que la marge afférente a été ramenée de 63,6% à 62,8%. Le bénéfice net est ressorti en hausse de 12% à 1,26 milliard de francs.

Le conseil d'administration proposera un dividende de 46 francs par action, contre 42 francs au titre de 2024.

Les analystes consultés par AWP tablaient sur des recettes et un bénéfice net quelque peu supérieures, respectivement à 2,59 milliards de francs et 1,31 milliard. L'Ebitda est ressorti conforme aux prévisions, tandis que le dividende est nettement meilleur que prévu.

Partners Group confirme ses objectifs pour 2026, soit une demande brute de nouveaux clients comprise entre 26 et 32 milliards de dollars.

Partners Group, qui tient sa journée des investisseurs ce jour également fournit également quelques indications à plus long terme. Les actifs sous gestion devraient ainsi dépasser 450 milliards de dollars d'ici 2033. Les revenus liés à la performance devraient eux représenter entre 25 à 40% des recettes.

En 2026, ces revenus devraient toutefois se situer dans le bas de cette fourchette.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp

Continuer la lecture

Économie

"Pas de Suisse à 10 millions!": les opposants craignent le chaos

Publié

le

Une large alliance politique et économique a mis en garde lundi à Berne contre les conséquences désastreuses de l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!" (photo d'illustration". (© KEYSTONE/CHRISTIAN BEUTLER)

L'alliance interpartis "Non à l'initiative du chaos" a alerté sur les menaces qui risquent de peser sur le pays si la population accepte le 14 juin l'initiative de l'UDC "Pas de Suisse à 10 millions!". Elle dénonce un texte aux conséquences "très concrètes" sur la vie quotidienne des Suisses dès 2031, notamment au niveau de la santé.

L'initiative "Pas de Suisse à 10 millions ! (initiative pour la durabilité)" demande que la population résidante permanente de la Suisse ne dépasse pas dix millions de personnes d'ici 2050. Le Conseil fédéral et le Parlement devraient prendre des mesures dès que la population dépasse les 9,5 millions.

Un plafond rigide qui inquiète une alliance, qui regroupe le PLR, le Centre, le PVL, le PEV ainsi que des acteurs économiques. Les opposants se sont montrés unanimes lundi devant la presse: le texte de l'UDC conduirait la Suisse au "chaos d'ici trois à quatre ans".

Rappelant les droits de douane américains, la guerre au Moyen-Orient ou encore la situation tendue à Taïwan, le coprésident du PLR Suisse Benjamin Mühlemann estime que les Suisses ne peuvent pas se permettre un "chaos dont nous serions nous-mêmes responsables".

Pénurie de main-d'oeuvre

Pour les opposants, le marché du travail helvétique serait l'un des grands perdants si le texte de l'UDC venait à être accepté. Selon eux, la Suisse a besoin d'immigration pour pallier la pénurie de mains-d'oeuvre qualifiée, notamment dans le domaine de la santé, des services ou de l'hôtellerie-restauration.

Le conseiller national Patrick Hässig (PVL/ZH) craint que l'initiative ne crée de nouveaux obstacles lors du recrutement des employés. "Dès que le plafond démographique fixé sera atteint, il faudra décider quels secteurs auront le droit d'engager des travailleurs étrangers qualifiés. Cela risque d'entraîner une concurrence entre les domaines."

Infirmier diplômé, Patrick Hässig souhaite éviter à la Suisse une évolution similaire à celle du Royaume-Uni. "En Angleterre, la diminution du nombre d'infirmiers qualifiés issus de l'UE après le Brexit a entraîné près de 1500 décès supplémentaires par an."

Outre la main-d'oeuvre, les opposants craignent aussi que les PME helvétiques ne prennent du retard au niveau de l'innovation et de la recherche. Patron d'une entreprise valaisanne qui exporte des machines textiles hautement spécialisées, Pierre-Yves Bonvin a expliqué que son entreprise menait actuellement des projets de coopération avec plusieurs universités en Europe.

"Ilot à visas"

Si l'initiative venait à être acceptée, elle mettrait en danger les accords de libre-échange conclut par la Suisse. Les opposants citent principalement les Bilatérales I et II, qui remettraient en question les accords de Schengen/Dublin.

Sur le plan sécuritaire, la Suisse perdrait donc accès au système d'information Schengen. "Sans lui, la police suisse ne pourra plus lutter efficacement contre les cambrioleurs, les clans et les trafiquants d'êtres humains", explique Alexander Ott, ancien chef de la police des étrangers à Berne. "La police et les services de renseignements deviendraient sourds et aveugles", abonde la conseillère nationale Jacqueline de Quattro (PLR/VD).

Sur le plan du tourisme, la Vaudoise craint que la Suisse ne devienne un "îlot à visas" si les accords de Schengen/Dublin sont rompus. "Nous perdrons en attractivités, notamment pour la clientèle internationale. Les Américains ou les Asiatiques préféreront séjourner chez nos voisins, Megève plutôt que Verbier."

AVS en danger

L'alliance met aussi en exergue les risques qui pèsent sur l'AVS si le texte de l'UDC vient à passer l'épreuve des urnes. Pour elle, l'initiative fait fi de la réalité démographique du pays, d'autant que chaque année, plus de 20'000 personnes quittent le marché du travail sans être remplacés.

Directeur d'un EMS, Lukas Kurmann estime que "les régions périphériques seront les grandes perdantes" . "Les coûts augmenteront et ce sera aux contribuables et aux assurés d'en payer le prix", conclut-il.

Interrogés sur l'absence de la gauche, aussi opposée au texte, à leurs côtés lundi, les opposants ont d'abord semblé empruntés par la question. "Ce n'est pas une réunion de partis, mais plutôt des représentants de secteurs qui s'inquiètent des conséquences de cette initiative", a déclaré Jacqueline de Quattro. "La gauche donnera ses arguments quand elle communiquera", a conclu Patrick Hässig.

Continuer la lecture

Derniers titres

Les 2 derniers titres

Votre Horoscope

Taureau

Mercure rétrograde dans la zone de vos espoirs, vous oblige à revoir tout un projet, que des confusions ont compromis !

Les Sujets à la Une