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Servette - Genk: un match capital

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Dereck Kutesa et Servette veulent y croire contre Genk (© KEYSTONE/SALVATORE DI NOLFI)

24 ans après une élimination face au Sturm Graz, le Servette FC retrouve le parfum enivrant de la Ligue des Champions. Il accueille Racing Genk à la Praille en match aller du 2e tour préliminaire.

Promise à un succès populaire presque inattendu avec la barre des 20'000 spectateurs qui pourrait être approchée, cette rencontre revêt une importance capitale tant pour le club que pour son nouvel entraîneur René Weiler. Elle peut marquer le début d'une belle aventure qui matérialisera en quelque sorte le retour du grand Servette après avoir traversé bien des crises lors du début de ce siècle.

Un objectif clairement défini

L'objectif de la direction du club est clairement défini: une qualification pour une phase de poules de l'une des trois compétitions européennes. L'idéal serait bien sûr de disputer la Ligue des Champions. Pour y parvenir, le chemin commande d'éliminer le Racing Genk, puis les Glasgow Rangers au troisième tour préliminaire et, enfin, un dernier adversaire encore plus huppé lors du barrage.

En cas d'élimination devant le Racing Genk, le Servette FC bénéficiera d'un premier repêchage avec un duel contre l'Olympiakos dans le cadre du tour préliminaire de l'Europa League. S'ils ne passent pas ce cap, les Grenat auront une dernière chance pour coller aux ambitions de leurs dirigeants avec un barrage en Conférence League. Contrairement à Lugano, troisième du dernier championnat mais assuré de jouer dans le pire des cas la phase de poules de la Conference League, les dauphins des Young Boys se retrouvent devant une voie bien tortueuse. Mais exaltante.

A René Weiler de relever ce défi. Le Zurichois se doit de frapper un grand coup d'entrée de jeu pour sortir de l'ombre d'Alain Geiger. Son prédécesseur laisse un souvenir lumineux avec cette qualification pour le tour préliminaire de la Ligue des Champions et un style de jeu qui a ravi les puristes. Celui de René Weiler tend vers une plus grande verticalité pour miser pleinement sur la puissance physique de Chris Bedia qui aura attendu plus d'une année pour s'affirmer enfin à la pointe de l'attaque.

Une absence de taille

Mardi soir, René Weiler devra toutefois composer sans Miroslav Stevanovic, suspendu. Sans son meilleur passeur, le Servette FC devra se "réinventer" en attaque pour battre le vice-champion de Belgique. "Le championnat de Belgique est plus relevé que la Super League et le Racing Genk est, depuis des années, l'un de ses meilleurs représentants", souffle René Weiler. "C'est un autre niveau", poursuit l'entraîneur pour souligner combien la tâche qui attend son équipe sera ardue.

"Le Racing Genk tire sa force d'une politique de formation remarquable, souligne le coach servettien. Et sa puissance financière est supérieure à la nôtre." Il peut, ainsi, laisser complètement sur la touche l'ancien capitaine de l'équipe de Suisse M21 Bastien Toma, recruté pourtant pour plus de 3 millions de francs à l'été 2020.

Prêté par Reims au Zulte-Waregem lors de la saison 2021/2022, Dereck Kutesa parle d'une équipe de Genk "qui s'efforce de repartir par l'arrière et qui prend beaucoup de risques" pour l'avoir affronté à deux reprises. "Mais il y a quelque chose à jouer pour nous", lâche le demi servettien pour convaincre le public genevois que l'exploit sera possible.

L'équipe dirigée depuis juillet 2022 par Wouter Vrancker a perdu sur le fil le duel qui l'opposait à Anvers pour le titre de Champion de Belgique. Joueur le plus "bankable" de l'équipe, le demi international belge Mike Tresor pourrait être relégué sur le banc mardi. Il serait sur le point de rejoindre Brentford.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mondial 2026: Le Brésil se sort du piège japonais

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Gabriel Martinelli a délivré le Brésil à la 95e. (© KEYSTONE/AP/Ashley Landis)

Le Brésil s'est qualifié dans la douleur pour les 8es de finale du Mondial lundi à Houston. Il s'est imposé 2-1 face au Japon, qui a pu croire à l'exploit.

La Seleção, qui a atteint les quarts de finale lors de ses huit dernières participations, a eu chaud. Menée 1-0 à la mi-temps, Elle a ensuite renversé la rencontre grâce à des réussites de Casemiro et de Gabriel Martinelli dans le temps additionnel.

Dès l'entame du match, la défense des Samouraïs bleus a asphyxié les offensives des Auriverde. Inoffensifs ballon au pied, les hommes de Carlo Ancelotti ont fini par encaisser l'ouverture du score à la 29e.

Après une relance manquée de Danilo au milieu du terrain, Kaishu Sano a pris toute la défense brésilienne de vitesse pour aller affronter Alisson, impuissant sur la frappe croisée du Japonais. Ce dernier s'est offert un prestigieux premier but en sélection.

Le Brésil est revenu en deuxième période avec bien plus d'intentions. A la 52e, le portier japonais Zion Suzuki a eu la main ferme sur une tête de Bruno Guimarães. Quatre minutes plus tard, le milieu défensif d'Arsenal Gabriel a délivré un superbe centre, permettant à Casemiro d'égaliser de la tête.

La Seleção a ensuite monopolisé le ballon (69% de possession sur la partie), mais s'est encore laissé endormir sur un faux rythme, ne parvenant pas à déstabiliser les protégés d'Hajime Moriyasu. Il a fallu un éclair de Martinelli dans le temps additionnel (90e+5) sur une passe décisive de Guimarães pour que les Brésiliens ne se sauvent au bout du suspense.

Les Samouraïs bleus ont donc échoué pour la 5e fois de remporter un match de phase finale de Coupe du monde, et même une troisième fois d'affilée après deux échecs en 8es de finale en 2018 et 2022. Au prochain tour, le Brésil affrontera le vainqueur entre la Norvège et la Côte d'Ivoire dimanche à New York (22h en Suisse).

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Noah Okafor l'assure, il n'est pas une "bombe à retardement"

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Noah Okafor n'a toujours pas disputé la moindre minute de jeu dans ce Mondial. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

La gestion de Noah Okafor par Murat Yakin fait jaser en Suisse alémanique. Privé de temps de jeu au Mondial, le Bâlois a toutefois assuré dimanche qu'il n'était pas une "bombe à retardement".

L'expression a été utilisée par un journaliste alémanique après la victoire de l'équipe de Suisse contre le Canada (2-1), un match qu'Okafor a intégralement suivi du banc. Même Christian Fassnacht et Cédric Itten lui ont été préférés, Yakin expliquant après coup avoir voulu privilégier "l'expérience" pour assurer la victoire.

Beaucoup ont alors craint que le joueur formé au FC Bâle puisse afficher la même frustration qu'à l'Euro 2024, lorsqu'il n'avait déjà pas disputé la moindre minute. L'épisode avait largement détérioré sa relation avec Yakin, le poussant même à prendre publiquement la parole en novembre dernier pour se plaindre du manque de considération de l'ASF.

Les deux parties se sont depuis réconciliées et Okafor a fait son retour en sélection en mars, sur la lancée de sa bonne saison à Leeds, en Angleterre. Ce printemps, juste avant le Mondial, il a marqué six buts en sept matches, dont un doublé sur la pelouse d'Old Trafford. Gêné par une blessure au mollet, il a toutefois dû se contenter d'un court caméo en préparation, contre l'Australie.

"J'ai fait un grand pas en avant"

Mais le Noah Okafor de 2026 n'est plus celui de 2024. "J'ai fait un grand pas en avant, que ce soit sur le plan humain ou footballistique, a-t-il assuré dimanche lors d'une conférence de presse à San Diego. Evidemment, je suis un peu agacé de ne pas jouer, mais je reste positif et prêt à saisir ma chance."

L'ailier de 26 ans a donc balayé l'idée qu'il pourrait être une "bombe à retardement" au sein de l'équipe de Suisse: "Ce n'est pas du tout le cas. Je suis heureux d'être ici, sur le terrain ou en dehors. Je suis de très bonne humeur, ça devrait se voir à mon sourire."

Il s'est également dit très fier de son pote Ruben Vargas, qui a fait trembler les filets contre la Bosnie et le Canada, et avec lequel il est en concurrence directe. "Ça me procure une énergie positive, parce que c'est l'un de mes meilleurs amis", a-t-il glissé.

Okafor a également dit comprendre les choix du sélectionneur. "On en a parlé ce matin (réd: dimanche). Il m'a expliqué pourquoi je n'étais pas entré en jeu contre le Canada. C'était prévu que j'entre, mais les plans ont changé en raison du scénario du match", a-t-il dit. Avant de conclure, optimiste et visiblement sans rancune: "C'est le football. Les choses peuvent changer à tout moment. Il faut simplement que je continue à travailler."

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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L'irrésistible ascension de Johan Manzambi en huit dates

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Tout sourit à Johan Manzambi depuis un an et demi. (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

En un an et demi, Johan Manzambi est passé de la quatrième division allemande aux pelouses de la Coupe du monde. Retour, en huit dates, sur l'ascension éclair du phénomène de l'équipe de Suisse.

12 avril 2025

Début 2025, Johan Manzambi est intégré à la première équipe du SC Fribourg après avoir passé l'automne avec la réserve, en quatrième division allemande. Son premier but tombe dès sa sixième entrée en jeu, à Mönchengladbach. Alors âgé de 19 ans, le Genevois offre la victoire à son équipe en marquant de la tête à la 90e minute (2-1). Son entraîneur Julian Schuster ne le renverra presque plus jamais sur le banc.

4 mai 2025

Pour sa deuxième titularisation, Johan Manzambi affronte le Bayer Leverkusen de Granit Xhaka sous les yeux de Murat Yakin, venu superviser les deux Suisses. L'international espoir impressionne et provoque un but contre son camp pour le 2-0. Leverkusen arrache finalement le match nul (2-2), mais Manzambi a séduit "Muri". Le 22 mai, il est appelé par le sélectionneur pour participer à la tournée américaine de l'équipe de Suisse.

10 juin 2025

Après avoir fêté sa première cape en entrant contre le Mexique à Salt Lake City, le Genevois est titulaire avec la Suisse pour affronter les Etats-Unis à Nashville. Placé dans un rôle d'ailier inédit pour lui, il illumine une première mi-temps à sens unique (4-0, score final). Il délivre un caviar pour Michel Aebischer puis, entre trois Américains, trouve la lucarne avec son mauvais pied. "Je reviendrai avec plaisir si le sélectionneur fait à nouveau appel à moi", dira-t-il, modeste, à la fin du match.

15 novembre 2025

Devenu un titulaire indiscutable en Bundesliga, Johan Manzambi doit se contenter d'un statut de remplaçant avec la Suisse lors des qualifications pour la Coupe du monde. Il parvient toutefois à s'illustrer en marquant deux fois contre la Suède, d'abord à Stockholm puis chez lui, à Genève, devant ses amis et sa famille. Entré en jeu à la 85e, il scelle une victoire (4-1) qui qualifie pratiquement la Suisse pour l'Amérique du Nord. Il ne fait déjà aucun doute que le gamin de la Servette sera du voyage.

7 février 2026

Le mois de février est celui des premières turbulences. Déjà expulsé pour un pied trop haut en septembre, Manzambi fait à nouveau preuve d'un excès d'engagement contre le Werder Brême, laissant traîner sa semelle sur le tibia d'un adversaire. Jugé "récidiviste", il écope d'une sévère suspension de trois matches en Bundesliga. Trois jours plus tard, en quart de finale de la Coupe d'Allemagne, il se rate lors de la séance de tirs au but. Mais Fribourg gagne malgré tout les deux matches, comme si une bonne étoile veillait sur le Genevois.

4 avril 2026

Après une période moins flamboyante, Manzambi frappe fort lors de la venue du Bayern Munich dans la Forêt-Noire. Face au leader incontestable du championnat allemand, le numéro 44 ouvre le score d'une frappe lointaine à 25 mètres du but de Manuel Neuer. Le gardien du Bayern, idole de jeunesse du Genevois, reste scotché à sa ligne. Malgré ce "Wundertor", Fribourg s'effondre après la sortie du jeune Suisse et s'incline 3-2. Une illustration de l'influence qu'il exerce déjà sur son équipe.

7 mai 2026

Johan Manzambi brille également en Europa League, où le SC Fribourg réalise un excellent parcours. Il réussit l'un de ses meilleurs matches lors de la demi-finale retour contre Braga (3-1, défaite 2-1 à l'aller), marquant un nouveau but splendide depuis l'extérieur de la surface. En finale, à Istanbul, les Allemands sont surclassés par Aston Villa (défaite 3-0), mais Manzambi surnage. Il se console en étant désigné "révélation" de la compétition européenne.

18 juin 2026

A la Coupe du monde, le Genevois ambitionne une place de titulaire, mais Murat Yakin le considère toujours comme un joker. Il achève de convaincre le sélectionneur avec sa deuxième entrée en jeu, celle de tous les superlatifs. Une reprise de volée, un plat du pied: Johan Manzambi libère une Suisse bien empruntée contre la Bosnie (4-1). Homme du match en vingt minutes, il est ensuite titularisé au Canada et récidive avec un but et une passe décisive (2-1). "Je n'ai pas les mots", lâche-t-il devant la presse. Pas grave, le reste du monde les a.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Mondial 2026: Choc attendu entre les Pays-Bas et le Maroc

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Porté par son buteur Ismael Saibari, le Maroc peut-il rééditer son coup de 2022? (© KEYSTONE/AP/Erik S. Lesser)

Maroc et Pays-Bas s'affrontent en 16es de finale du Mondial, une affiche qui s'annonce alléchante. Vainqueurs de leurs groupes respectifs, le Brésil et l'Allemagne sont également en lice lundi.

Le choc entre les Marocains (7es) et les Néerlandais (8es) verra l'une des dix meilleures nations au monde selon le classement FIFA prendre la porte dès l'entame de la phase à élimination directe à Monterrey (mardi 03h en Suisse). Triples finalistes en Coupe du monde (1974, 1978 et 2010) mais jamais vainqueurs, les Pays-Bas veulent jouer les premiers rôles. Quart de finalistes en 2022, ils sont sortis premiers du groupe E grâce à une attaque performante - en témoignent leurs dix buts inscrits.

En face, les demi-finalistes de l'édition précédente ont démontré depuis que leur performance d'il y a quatre ans n'avait rien d'un hasard. Vainqueurs sur tapis vert de la Coupe d'Afrique des nations 2025, les Lions de l'Atlas n'ont manqué la première place du groupe C qu'à la différence de buts face au Brésil. L'équipe qui remportera ce duel fera face à une équipe de moindre calibre en 8es de finale, à savoir l'Afrique du Sud ou le Canada.

Neymar et Cie face au Japon

Face à une sélection japonaise n'ayant jamais remporté une rencontre à élimination directe en Coupe du monde, les Auriverde, quintuples champions du monde, s'avancent en favoris naturels à Houston (19h). En amont de ce match, les hommes de Carlo Ancelotti ont concédé le nul face aux champions d'Afrique marocains pour leur entrée en lice (1-1), avant de largement surclasser Haïti et l'Ecosse (deux victoires 3-0). Avec le retour de leur star Neymar, les Brésiliens ont les cartes en main pour se hisser en huitièmes de finale, où ils affronteraient soit la Côte d'Ivoire soit la Norvège.

Deuxièmes du groupe F derrière les Pays-Bas, le Japon ne s'est pas incliné en phase de poules (une victoire, deux nuls) et a contraint la Suède à la troisième place. Après quatre échecs d'affilée en 8es de finale (2002, 2010, 2018 et 2022), les Samouraïs bleus espèrent briser leur plafond de verre. Les protégés d'Hajime Moriyasu sont avec l'Australie les deux seules équipes de la Confédération asiatique (AFC) encore en lice après la phase de groupes, alors que l'AFC abordait ce Mondial avec neuf nations.

L'Allemagne et Neuer doivent rassurer

A Houston face au Paraguay (22h30), l'Allemagne aborde son premier match à élimination directe depuis 2014 avec moins de certitudes que la Seleção. Les hommes de Julian Nagelsmann ont certes remporté le groupe E, mais ils se sont fait accrocher par la Côte d'Ivoire (succès 2-1 grâce à un but de Deniz Undav dans le temps additionnel) avant de s'incliner face à l'Equateur (2-1).

Critiqué après sa performance contre "La Tri", le gardien de la Mannschaft Manuel Neuer doit rassurer, lui qui a déjà encaissé quatre buts en trois rencontres. Absent de la Coupe du monde depuis 2010 et une épopée qui l'a vu rallier les quarts de finale, le Paraguay n'a rien à perdre, lui qui n'a remporté qu'un seul de ses trois matches de poule face à la Turquie (1-0). Le vainqueur de ce 16e de finale affrontera le vainqueur du duel entre la France, finaliste de la précédente édition et vainqueure du groupe I, et la Suède.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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