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Vaud

Le travail au noir touche aussi le canton de Vaud

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1’500 contrôles ont été effectués auprès d’entreprises vaudoises en 2021 selon des chiffres communiqués par le Canton. Crédit : Pixabay

Activités non déclarées, heures supplémentaires, dumping salarial… Le travail au noir est aussi présent dans le canton. Trois secteurs sont plus particulièrement concernés : la construction, la restauration et le monde du nettoyage. Difficile de chiffrer le nombre de personnes travaillant au noir mais de plus en plus de contrôles sont fait pour lutter contre. Avec des résultats mitigés.

1’500 contrôles ont été effectués auprès d’entreprises vaudoises en 2021 selon des chiffres communiqués par le Canton. Le but : passer au peigne fin les sociétés qui feraient potentiellement appel au travail au noir. Pour accompagner ces inspections, d’autres mesures ont été mises en place notamment l’introduction d’une carte professionnelle. Elle a pour objectif de faciliter le travail des contrôleurs de chantiers. Elle a vu le jour en 2019 et environ 12’000 employés du domaine de la construction sur sol vaudois, soit 40% de la main d'oeuvre, disposent de cette carte. Un bilan relativement positif avec tout de même un bémol. Nicolas Tripet, chef de la communication à la Fédération vaudoise des entrepreneurs

Nicolas TripetChef de la communication à la Fédération vaudoise des entrepreneurs

60'000 employés au noir

Le monde du nettoyage est lui aussi souvent décrié pour ces activités salariées illégales. On estime entre 55 et 65’000 le nombre de personnes qui travaillent au noir dans ce secteur en Suisse. Berthe Ayik est professionnelle d’entretien. Elle travaillait d’abord sans être déclarée, et a rejoint l’entreprise Batmaid en 2019.

Berthe AyikEmployée à Batmaid

L’entreprise de nettoyage Batmaid emploie 4’500 personnes. Elle est passée d’un système d’ubérisation à un système où elle salarie ses employés, c'est-à-dire notamment qu’elle prend en charge leurs prestations sociales. L’Etat aurait apporté des améliorations pour lutter contre le travail au noir dans ce domaine : en mettant en place des déclarations simplifiées pour les privées et en effectuant plus de contrôles. Mais pour Andreas Schollin-Borg, directeur général de Batmaid, il est nécessaire d’agir plus globalement.

Andreas Schollin-Borgdirecteur général de Batmaid

Le monde du nettoyage et celui du bâtiment font face à la même problématique mais touchent des acteurs différents. Le premier concerne en majorité des privés, alors que le second touche plutôt des entreprises. Pourtant le constat est le même : il faut serrer la vis pour limiter les abus. Nicolas Tripet.

Nicolas TripetChef de la communication à la Fédération vaudoise des entrepreneurs

D'un point de vue financier, la facturation des contrôles est passée de 100 à 150 francs de l’heure en cas de constat de travail au noir dans le canton de Vaud. Résultat en 2021 : le Canton a encaissé plus de 184’000 francs d’amendes et d’émoluments après les contrôles.

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1 commentaire

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  1. Andrey

    26 août 2023 à 20:38

    Bulle y’a beaucoup de monde qui travaille au noir

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Lausanne

Vaud: refus de couper la rente à vie en cas de condamnation

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La motion, visant à supprimer les rentes à vie des conseillers d'Etat vaudois condamnés pénalement, s'inscrivait dans le contexte d'enquêtes pénales du Ministère public vaudois contre la ministre centriste Valérie Dittli (tout à droite) et sur le système controversé du bouclier fiscal (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Une motion demandant de supprimer les rentes à vie des conseillers d'Etat vaudois condamnés pénalement a été refusée mardi au Grand Conseil. Porté par les Vert-e-s et cosigné par quelque 40 députés, le texte visait autant les ministres passés que présents.

Le motionnaire écologiste David Raedler avait demandé une prise en considération immédiate avec renvoi au Conseil d'Etat, sans passer par une commission. Au vote, serré, 73 élus ont dit non, 68 ont voté oui et une personne s'est abstenue. Le texte est désormais classé.

Intitulée "La tolérance zéro débute par soi-même: pour une suppression du droit à la pension du conseiller d'Etat en cas de condamnation pénale liée à la fonction", la motion s'inscrivait dans le contexte d'enquêtes pénales du Ministère public vaudois contre la ministre centriste Valérie Dittli et sur le système controversé du bouclier fiscal.

Simple privilège?

C'est d'ailleurs justement ce qui a été reproché du côté du PLR et de l'UDC: un texte "à portée politique" et "électoraliste" qui s'inscrit dans "un contexte actuel tendu". A droite, certains ont jugé la motion inapplicable, car qui déciderait de la suppression de la rente, sans compter les possibilités de recours.

Les courts échanges ont aussi opposé la question d'"un privilège" versus "un système de capitalisation". La droite a défendu le fait que l'on ne pouvait pas lier une condamnation au versement d'une rente. A gauche, on a estimé qu'un tel privilège exige au contraire "une probité absolue".

La présidente du gouvernement Christelle Luisier a indiqué que le Conseil d'Etat était opposé à cette motion. Cette rente est le seul système de prévoyance pour les ministres, a-t-elle rappelé. Elle a aussi estimé qu'il existait déjà un système de sanctions (amendes, peine privative, inéligibilité, etc) et qu'il y aurait donc un problème de double peine.

Une Vaudoiserie

Concrètement, la motion demandait au gouvernement de modifier la Loi sur la rémunération et la prévoyance professionnelle des membres du Conseil d'Etat (Lr-CE) afin "de prévoir la déchéance du droit à la pension du conseiller d'Etat en cas de condamnation pénale définitive pour un crime ou un délit commis dans l'exercice de ses fonctions".

Le texte stipulait une interdiction étendue aux ministres cantonaux actuels et anciens, une fois la modification entrée en vigueur. En clair: la suppression de la rente à vie aurait concerné aussi bien un ministre en place et condamné durant son mandat qu'un ancien ministre, mais dont la condamnation serait tombée durant sa retraite. En revanche, il n'y aurait pas eu d'effet rétroactif pour un ministre condamné dans le passé, donc avant la nouvelle disposition légale.

Déjà abolie dans la plupart des cantons, notamment partout en Suisse romande, la fin des rentes à vie est discutée de longue date en terre vaudoise. En septembre dernier, le Conseil d'Etat a présenté un projet de révision partielle de la Lr-CE, souhaitant abolir le principe des rentes à vie, mais uniquement pour les prochaines législatures, donc les futurs ministres dès 2027 et pas ceux actuellement en fonction.

Le Grand Conseil doit encore débattre et voter ce projet de loi.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Vaud

Un conducteur décède à Château-d'Oex (VD)

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Un automobiliste s'est tué mardi matin au volant de sa voiture à Château-d'Oex (image symbolique). (© KEYSTONE/LAURENT GILLIERON)

Un automobiliste nonagénaire a perdu la vie mardi peu avant midi dans un accident de la route à Château-d'Oex (VD). Seul en cause, il a percuté un muret et est décédé sur les lieux de l'accident.

La victime, âgée de 91 ans, habitait la commune. L'accident s'est produit sur la Grand-Rue où, pour une raison que l'enquête devra déterminer, le conducteur a dévié de sa trajectoire sur sa droite et percuté un muret, indique la police vaudoise dans un communiqué.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Lausanne

Plus de 40 évènements contre le racisme dans l'espace public

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Dans l'espace public, le racisme s'exprime au grand jour, dans la rue, les transports publics, lors d’événements culturels ou sportifs, mais aussi au travail. Ici, une affiche de la 20e Semaine d'actions contre le racisme, à Lausanne. (© LFM)

La Semaine d'actions contre le racisme s'est ouverte hier à Lausanne. Cette 20e édition se penche sur le racisme dans l'espace public, un lieu qui ressort régulièrement dans les statistiques liées aux discriminations raciales. La Ville mise sur le dialogue, notamment entre la population et sa police, pour briser les préjugés qui empoisonnent le quotidien. Plus de 40 évènements sont au programme jusqu'au 25 mars.

Lausanne organise une semaine d'action contre le racisme avec plus de 40 événements au programme : tables rondes, expositions, performances, films et ateliers. Pour cette 20ᵉ édition, la Ville a choisi de mettre l’accent sur l’espace public, un lieu qui ressort régulièrement dans les statistiques liées aux discriminations raciales.
Ces comportements peuvent se manifester dans la rue, les espaces publics, lors d’événements culturels ou sportifs, mais aussi au travail. Ils prennent la forme de messages ouvertement hostiles, mais aussi d’un racisme plus discret, « non assumé », comme l’explique Bashkim (bachkim) Iseni (izéni), délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne et responsable du Bureau lausannois pour les immigrés.

Bashkim Iseni Délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne et responsable du Bureau lausannois pour les immigrés

Des chiffres en forte progression

Lausanne n'échappe pas à la tendance nationale. Selon les statistiques du Bureau lausannois pour les immigrés, les cas signalés sont en hausse : 90 en 2025, contre 56 l’année précédente. À titre de comparaison, seuls 10 signalements avaient été enregistrés il y a dix ans. Comment interpréter cette augmentation ?

Bashkim Iseni Délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne et responsable du Bureau lausannois pour les immigrés

La police et la population autour d'une table

Hier soir, la soirée de lancement a réuni des membres de la police, des associations et des citoyens. L’Objectif : renouer le dialogue après plusieurs épisodes qui ont fragilisé la confiance, comme l’affaire des groupes WhatsApp au sein de la police lausannoise, comme l'explique le délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne.

Bashkim Iseni Délégué à l’intégration à la Ville de Lausanne et responsable du Bureau lausannois pour les immigrés

« La police de Lausanne n’est pas restée bras croisés face au phénomène du racisme »

Plusieurs ateliers thématiques sont prévus, notamment sur le délit de faciès, la diversification du corps de police ou encore le sentiment d’insécurité dans l’espace public. Le but : formuler des recommandations qui pourront être prises en compte dans le cadre des réformes menées à Lausanne.

En cas d’incident, les victimes peuvent se tourner vers des acteurs de première ligne comme la permanence Info Racisme à Lausanne ou le Bureau cantonal d’intégration.

Tout le programme est à retrouver sur le site de la Ville de Lausanne.

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Lausanne

Transition durable: près de 500 entreprises passent à l'action

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La conseillère d'Etat vaudoise Isabelle Moret, en charge de l'économie, estime que la durabilité n'est plus un choix réservé aux grandes entreprises ou aux secteurs high tech, mais qu'elle traverse désormais l'ensemble du tissu économique vaudois (archives). (© Keystone/GABRIEL MONNET)

En trois ans, le Fonds de soutien à l'économie durable (FSED) a accompagné 473 entreprises vaudoises, soit 6,5% des emplois privés du canton. Les projets soutenus ont déjà mobilisé plus de 58 millions d'investissements dans l'économie du canton. Chaque franc d'argent public a engendré plus du triple d'investissements privés.

La transition vers une économie plus durable et plus résiliente s'impose désormais à tous les secteurs, poussée notamment par la hausse des coûts énergétiques, une pression croissante des chaînes d'approvisionnement sur les critères environnementaux, une évolution des attentes des clients et des marchés, indique le Canton de Vaud mardi dans un communiqué.

C'est dans ce contexte que le FSED a été conçu comme un outil opérationnel pour aider les entreprises vaudoises à passer de l'intention à l'action. Il a été créé par décret du Grand Conseil en septembre 2020 et dispose d'une enveloppe de 25 millions de francs pour la période 2022-2027.

Pas juste un idéal

Le Service de la promotion de l'économie et de l'innovation (SPEI) a publié les résultats à mi-parcours de ce dispositif. Au 31 décembre 2025, le fonds a engagé 54% de son enveloppe, conformément à la montée en charge progressive des appels à projets. Il a déployé 317 aides directes couvrant quatorze secteurs d'activité, de l'agro-alimentaire à l'industrie, en passant par la construction et les services.

"Au-delà des aides financières, ce qui est encourageant, c'est de voir naître un réseau d'entreprises vaudoises, qui se retrouvent autour des mêmes défis et construisent des solutions ensemble, faisant de Vaud un canton pionnier en matière d'économie durable", explique Raphaël Conz, chef du SPEI, cité dans le communiqué.

"La durabilité n'est plus un choix réservé aux grandes entreprises ou aux secteurs high-tech: elle traverse aujourd'hui l'ensemble du tissu économique vaudois. Ce bilan confirme que les entreprises vaudoises ont compris que la durabilité n'est pas un idéal: c'est un avantage concurrentiel à long terme", affirme pour sa part Isabelle Moret, ministre vaudoise de l'économie.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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