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A Jackson Hole, le patron de la Fed reste ferme face à l'inflation

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"Nous sommes prêts à encore augmenter les taux d'intérêt si nécessaire et avons l'intention de maintenir une politique monétaire restrictive jusqu'à ce que nous ayons la certitude que l'inflation s'oriente durablement vers notre objectif", a déclaré le patron de la Fed, Jerome Powell. (© KEYSTONE/AP/Andrew Harnik)

Stop ou encore? Le président de la Fed, Jerome Powell, a donné un premier élément de réponse à l'occasion de son discours d'ouverture des rencontres de Jackson Hole (Wyoming), qui laisse la porte ouverte à de nouvelles hausses des taux d'ici la fin de l'année.

Point d'orgue de cette grand-messe des banquiers centraux, forcément très attendue par les marchés, le discours du patron de la Réserve fédérale (Fed) n'a pas laissé beaucoup de place au doute quant à la détermination de l'institution à juguler l'inflation, à un mois de la prochaine réunion du comité de politique monétaire (FOMC).

"Certes, l'inflation a ralenti depuis son pic, mais elle reste trop élevée. Nous sommes prêts à encore augmenter les taux d'intérêt si nécessaire et avons l'intention de maintenir une politique monétaire restrictive jusqu'à ce que nous ayons la certitude que l'inflation s'oriente durablement vers notre objectif", a déclaré Jerome Powell.

Mais y parvenir pourrait exiger "une période de croissance inférieure à la croissance potentielle, ainsi qu'une détente des conditions du marché de l'emploi", a insisté M. Powell qui prévient que "tout indice d'une croissance supérieure à la tendance pourrait bloquer de futurs progrès sur l'inflation et demander un resserrement monétaire".

Depuis 18 mois, la Fed est restée concentrée sur son objectif: augmenter ses taux rapidement afin d'empêcher que les anticipations d'une inflation durablement élevée ne s'enracinent, avec d'importants risques pour l'économie à la clé.

Résultat, depuis mars 2022, l'institution a augmenté onze fois ses taux, pour les faire passer d'un niveau proche de zéro à une fourchette comprise entre 5,25% et 5,50%.

Conséquence ou non, l'inflation a, elle, pris le chemin inverse, avec d'abord un pic en juin 2022, autour de 9% puis une décrue constante depuis, pour revenir à 3% en juin, selon l'indice PCE, celui qui est privilégié par la Fed.

La cible des 2% d'inflation est désormais en vue mais l'ensemble des analystes s'accordent à dire que cette dernière étape pourrait être la plus difficile.

Pas de consensus sur une pause

Du côté de la Banque centrale européenne (BCE) dont la présidente Christine Lagarde interviendra également à Jackson Hole vendredi en début d'après-midi, la question est sensiblement la même.

Partie un peu plus tard, la BCE a augmenté ses taux pour la première fois mi-juillet 2022, pour enchaîner huit hausses depuis et les porter à 3,75%, un record depuis le printemps 2001.

Mais la situation dans la zone euro reste plus compliquée, avec une inflation qui ralentit lentement, située à encore 5,3% en juillet et surtout une importante disparité entre les pays. La hausse des prix est repassée sous la cible des 2% en Espagne ou en Belgique mais encore bien supérieure en Allemagne ou France, et même au-delà des 10% en Slovaquie.

Des deux côtés de l'Atlantique, la possibilité d'une pause est envisagée sérieusement. Côté Fed, Jerome Powell insiste sur la nécessité de se baser sur les données économiques à mesure que la cible se rapproche.

Et les opinions sont variées parmi les membres du Comité monétaire de la Fed (FOMC). Certains, à l'image d'Austan Goolsbee de l'antenne de la Fed de Chicago, considèrent que l'essentiel est fait. D'autres, comme Michelle Bowman, une des gouverneurs, appellent au contraire à la poursuite de la hausse.

Mais les données macro-économiques incitent plutôt les banques centrales à poursuivre leur politique monétaire actuelle: malgré une remontée forte et rapide des taux, les économies restent résilientes, en particulier aux Etats-Unis, et le chômage faible.

Suffisant pour envisager une nouvelle hausse des taux en septembre du côté de la Fed? Pas nécessairement pour les marchés, qui anticipent toujours à 86% (au lieu de 80% avant le discours de vendredi) une nouvelle pause lors de la réunion du 20 septembre, selon les données de CME Group.

En pratique, le symposium économique doit s'intéresser aux "Changements structurels dans l'économie mondiale", selon son thème affiché.

Mais pour les marchés, la moindre indication sur les futures décision de la Fed importe, alors que l'inflation se rapproche de sa cible.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Football

Avant Liverpool, le PSG bat Toulouse 3-1 et reste leader

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Ousmane Dembélé (de face) a brillé vendredi en L1 (© KEYSTONE/AP/Emma Da Silva)

Le Paris SG a battu Toulouse 3-1 vendredi soir au Parc des Princes en ouverture de la 28e journée. Ce succès lui assure de rester leader de la Ligue 1, à cinq jours du choc européen contre Liverpool.

Un doublé d'Ousmane Dembélé (23e, 33e) et une réalisation de Gonçalo Ramos dans le temps additionnel (92e), contre un but de Rasmus Nicolaisen (27e), permettent aux Parisiens (63 points) de compter quatre longueurs d'avance sur leur dauphin Lens. Les Lensois joueront à Lille samedi soir.

Les joueurs de Luis Enrique accueilleront mercredi au Parc les Reds de Liverpool en quart de finale aller de la Ligue des champions (retour le 14 avril). La trêve internationale n'a visiblement pas perturbé leur dynamique.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

Bencic sortie en quart de finale à Charleston

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Belinda Bencic s'est inclinée en quart de finale à Charleston (© KEYSTONE/EPA/CRISTOBAL HERRERA-ULASHKEVICH)

Belinda Bencic (WTA 12) devra patienter avant de disputer sa première demi-finale de l'année sur le circuit.

La St-Galloise s'est inclinée en quart de finale du WTA 500 Charleston, comme à Miami il y a moins de deux semaines.

Tête de série no 3 du tableau sur la terre battue américaine, Belinda Bencic a été battue 4-6 6-3 6-2 en 2h23 par la lauréate de l'Open d'Australie Madison Keys (WTA 18) vendredi en Caroline du Sud. Elle est désormais menée 4-2 dans son face-à-face avec l'Américaine.

La championne olympique 2021, qui avait cueilli le titre en 2022 et atteint la finale en 2023 à Charleston, a pourtant bien entamé ce quart de finale. Elle a ainsi empoché le premier set en s'emparant une deuxième fois du service de Madison Keys dans le dernier jeu.

Mais Belinda Bencic a été largement dominée par la suite, son adversaire se montrant bien plus solide sur son engagement. Elle n'a converti qu'une seule des six balles de break qu'elle s'est procurées dans les deux dernières manches, pour revenir à 4-1 dans le dernier set. Mais il n'y a pas eu de folle "remontada".

La St-Galloise, qui aurait réintégré le top 10 du classement mondial en cas de victoire vendredi, va désormais mettre le cap sur Bienne. Elle sera en effet la leader de l'équipe de Suisse qui accueillera la République tchèque samedi et dimanche prochains en qualification de la Billie Jean King Cup.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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International

Italie: Netflix pourrait devoir rembourser des hausses d'abonnements

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Si Netflix ne rembourse pas ses clients, l'organisation Movimento Consumatori pourrait lancer une action collective "afin de garantir à tous les utilisateurs la restitution de ce qu'ils ont indûment payé" (archives). (© KEYSTONE/AP/RICHARD DREW)

Un tribunal italien a jugé "nulles" les conditions de certains abonnements à Netflix. Le géant américain pourrait être tenu de rembourser des centaines de millions d'euros à ses clients dans le pays, selon une condamnation publiée par une association de consommateurs.

Le tribunal de Rome a notamment considéré que le géant de la vidéo à la demande par abonnement aurait dû préciser qu'il justifierait chaque hausse du tarif de l'abonnement, ce qui n'était pas le cas dans les contrats en vigueur entre 2017 et janvier 2024.

La clause citée étant nulle, Netflix va devoir informer ses clients passés et présents, rétablir les tarifs initiaux pour lesquels ils avaient signé, et surtout leur rembourser la différence.

Triplement des abonnés

Ce jugement, qui rend aussi caduques d'autres clauses, pourrait faire la joie de millions de clients: Netflix est passé de 1,9 million de clients en Italie en 2019 à environ 5,4 millions en octobre 2025, indique vendredi l'association Movimento Consumatori, qui était à l'origine de l'action en justice.

Un fidèle client Premium qui aurait payé son abonnement depuis 2017 aurait ainsi droit à 500 euros de remboursement et un client de l'offre Standard à 250 euros, pour un total qui pourrait atteindre plusieurs centaines de millions d'euros.

Appel annoncé

Netflix va faire appel de la décision, a indiqué une porte-parole à l'AFP. Cela pourrait suspendre les remboursements. La porte-parole a souligné que Netflix prenait "très au sérieux les droits des consommateurs" et que les clauses des contrats avaient "toujours été conformes à la réglementation et aux pratiques en vigueur en Italie".

Mais si Netflix ne rembourse pas, le président de Movimento Consumatori, Alessandro Mostaccio, l'a menacé d'une action collective "afin de garantir à tous les utilisateurs la restitution de ce qu'ils ont indûment payé".

Le géant américain s'est imposé à travers le monde avec une large offre de programmes proposés via un abonnement à prix cassé, avant d'augmenter régulièrement ses tarifs. Le tarif standard est par exemple passé en Italie de 9,99 euros en 2017 à 13,99 euros désormais.

Une offre d'entrée de gamme a aussi été lancée mais avec de la publicité, qui lui a rapporté 1,5 milliard de dollars en 2025. Le groupe a plus largement enregistré un chiffre d'affaires record de 45,2 milliards de dollars l'année dernière et 325 millions d'abonnés à travers le monde.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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International

La Suisse échoue en quart du Mondial messieurs

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Marco Hösli et le CC Glaris ont été sortis en quart de finale du Mondial (© KEYSTONE/GEORGIOS KEFALAS)

Le CC Glaris n'imitera pas les femmes du CC Grasshopper Club Zurich, qui ont cueilli l'or à Calgary pour leur premier Mondial il y a deux semaines.

L'équipe de Suisse masculine a en effet échoué en quart de finale du championnat du monde d'Ogden vendredi. Elle ne remportera donc pas de médaille.

Le skip Marco Hösli et ses coéquipiers Justin Hausheer, Simon Gloor et Philipp Hösli se sont inclinés 9-8 devant les Etats-Unis, après un end supplémentaire. Ils avaient pourtant dominé ce même adversaire 9-5 moins de 24 heures plus tôt pour leur dernier match du Round Robin.

La formation helvétique, qui disputait son premier Mondial après avoir vaincu les médaillés de bronze olympique du CC3C Genève aux championnats de Suisse à la fin février, avait pourtant tout pour bien faire. Le CC Glaris menait ainsi 6-3 après six ends, et avait l'avantage de la dernière pierre dans la manche supplémentaire.

Mais le bras du benjamin de l'équipe, Philipp Hösli (24 ans), a tremblé dans le "money time". Remarquable jusque-là, le no 4 glaronnais a tout d'abord manqué son ultime pierre dans le huitième end, permettant aux Etasuniens de "voler" deux points pour mener 7-6.

Philipp Hösli n'a pas non plus tenu le choc lors de l'end supplémentaire, offrant une ouverture aux Américains en manquant son avant-dernière pierre. La Team USA, emmenée par le champion olympique 2018 John Schuster (43 ans), a en revanche maîtrisé son sujet pour "voler" un point décisif et filer en demi-finales.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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