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Culture

La Mostra couronne un Frankenstein au féminin avec Emma Stone

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Avec "Pauvres créatures", le cinéaste grec Yorgos Lanthimos, habitué des festivals, arrive enfin à la consécration. (© KEYSTONE/AP/Gian Mattia D'Alberto)

La Mostra de Venise a couronné un Frankenstein au féminin avec Emma Stone, au terme d'un festival marqué par la grève à Hollywood et l'invitation de cinéastes visés par le mouvement #MeToo.

Avec "Pauvres créatures", le cinéaste grec Yorgos Lanthimos ("The Lobster", "La Favorite"), habitué des festivals, arrive enfin à la consécration.

Le film est une sorte de Frankenstein au féminin, fantastique et baroque, en grande partie en noir et blanc. Parfois cru, "Pauvres créatures" est tout à la fois un divertissement et un message sur la façon dont les normes pèsent sur les femmes.

La star américaine Emma Stone, qui produit aussi le film, y incarne une créature candide qui fait son éducation sentimentale et sexuelle. Elle n'a pas pu faire le déplacement à la Mostra en raison de la grève qui paralyse Hollywood.

Le film et Bella Baxter, son personnage principal, "une créature incroyable, n'existeraient pas sans Emma Stone, une autre créature incroyable", a déclaré Yorgos Lanthimos en recevant son prix.

Dans une Italie dirigée par l'extrême droite, le jury présidé par Damien Chazelle ("La-la-land", "First Man") a également envoyé un message politique en décernant plusieurs prix à des films dénonçant le sort réservé aux migrants par l'Europe.

Grande voix du cinéma polonais, Agnieszka Holland a reçu le prix spécial du jury pour "Green Border", qui montre le sort tragique de migrants originaires de Syrie, d'Afghanistan et d'Afrique, ballottés entre la Pologne et le Bélarus en 2021, prisonniers d'un jeu diplomatique qui les dépasse.

Un jeune acteur sénégalais, Seydou Sarr, a reçu le prix du meilleur espoir pour son rôle de jeune migrant qui traverse au péril de sa vie l'Afrique et la Méditerranée pour rejoindre l'Italie, dans "Moi, Capitaine" de Matteo Garrone, film qui remporte aussi le Lion d'argent de la meilleure réalisation.

Intelligence artificielle

Côté interprètes, la Mostra a distingué deux Américains : Cailee Spaeny, 25 ans, pour son premier grand rôle, celui de l'épouse du "King", Priscilla Presley, dans le biopic "Priscilla" de Sofia Coppola, et Peter Sarsgaard, qui donne la réplique à Jessica Chastain, en homme souffrant de démence, dans "Memory" de Michel Franco.

Contrairement à de nombreuses stars jouant dans des films de grands studios, et qui n'ont pas pu faire le déplacement à Venise en pleine grève, les deux lauréats sont montés sur scène pour recevoir leur trophée.

Peter Sarsgaard en a profité pour dire son soutien à la grève et lancer une diatribe contre l'intelligence artificielle, dont scénaristes et acteurs demandent l'encadrement.

"Si on perd cette bataille, notre industrie ne sera que la première de nombreuses autres à tomber", a-t-il prophétisé : la médecine ou la conduite de la guerre pourraient à leur tour être confiées à l'intelligence artificielle, ce qui "ouvre la voie à des atrocités".

La Mostra a été le premier festival international frappé de plein fouet par le bras de fer historique avec les studios, même si quelques stars comme Adam Driver, Mads Mikkelsen ou Jessica Chastain sont venues, prenant soin d'apporter chacun leur soutien aux grévistes.

Les revendications syndicales n'ont pas été les seules à tenter de se faire entendre à Venise.

Les mouvements féministes ont également cherché à donner de la voix, notamment via des collages dans la ville pour dénoncer les honneurs accordés par le plus ancien festival du monde à des artistes visés par le mouvement #MeToo, qui dénonce les violences sexistes et sexuelles envers les femmes.

Luc Besson, contre lequel des accusations de viol ont été portées avant d'être définitivement écartées par la justice française cette année, était en compétition avec "Dogman".

Woody Allen, mis au ban de l'industrie américaine du cinéma et qui n'est pas poursuivi par la justice, a présenté son 50e film "Coup de Chance", le premier tourné en français, hors compétition.

Roman Polanski, qui fuit depuis plus de 40 ans la justice américaine après une condamnation pour des relations sexuelles avec une mineure, ne s'est pas déplacé à Venise, où son dernier film "The Palace", lui aussi hors compétition, a reçu un accueil glacial.

Le directeur de la Mostra, Alberto Barbera, a justifié l'invitation de ces trois cinéastes en appelant à distinguer l'homme de l'artiste.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

Culture

26 concerts gratuits à l'affiche de la Scène Ella Fitzgerald

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A Genève, la Scène Ella Fitzgerald programme, jusqu'au 21 août, 26 concerts gratuits trois soirs par semaine. Parmi les têtes d'affiche figure le groupe britannique HENGE (archives). (© KEYSTONE/PETER KLAUNZER)

A Genève, la Scène Ella Fitzgerald programme, jusqu'au 21 août, 26 concerts gratuits trois soirs par semaine. Installée depuis 30 ans au parc La Grange, elle propose une programmation sans frontières, avec un mélange de musiques traditionnelles et de formes contemporaines.

Le coup d'envoi a été donné vendredi, à l'occasion de la Fête de la musique, avec une soirée aux couleurs afro-caribéennes et latino-américaines. Le rythme de trois concerts par semaine, les lundis, mercredis et vendredis, débute le 26 juin, avec Thee Sacred Souls, de la "cumbia psychedelic". Le lundi suivant, place au jazz alternatif de la chanteuse et compositrice pakistano-américaine Arooj Aftab.

D'autres grands noms sont à l'affiche, comme le pianiste de jazz sud-africain Nduduzo Makhathini, la chanteuse brésilienne Bia Ferreira, le groupe américain de reggae Groundation et le groupe de rock britannique HENGE. Tout au long de l'été se succéderont du rap, de la pop italienne, de l'afro grunge ou encore de la musique traditionnelle du Proche-Orient.

Les formations locales seront de la partie, avec notamment l'Orchestre de la Suisse romande et un programme mêlant musique classique, pop et rock. L'ensemble de percussions EKLEKTO et l'Ensemble Contrechamps interpréteront "Music for 18 Musicians", de Steve Reich, tandis que l'Orchestre de Chambre de Genève viendra avec des airs d'opéra lors de la soirée de clôture.

www.scene-ellafitzgerald.com

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

La Ville de Prilly lance sa première programmation culturelle

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La Ville de Prilly, dans l'Ouest lausannois, lance cette année sa première programmation culturelle, concoctée par sa Commission culturelle (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

La Ville de Prilly, dans l'Ouest lausannois, lance cette année sa première programmation culturelle. "Votre été culturel à Prilly" propose du 24 juin au 29 août dix événements mêlant théâtre, musique, balades insolites et cinéma. Les rendez-vous prévus mettent en lumière les artistes de Prilly et de la région.

Ce programme a été concocté par la Commission culturelle de la commune, indique-t-elle dans un communiqué. La saison estivale débutera le 24 juin au soir avec une pièce de théâtre, "On ne badine pas avec l'amour dans la rue", par le Collectif Bâclé. Du Musset revisité entre théâtre, musique et acrobaties, est-il précisé.

Un mini festival de courts-métrages, "Prilly Courts Mixages", se tiendra les 21 et 22 août. Deux balades urbaines, dont une "déjantée", sont aussi agendées, ainsi que plusieurs concerts et performances musicales ou de danse (jazz, opéra, music-hall, classique et folk celtique).

L'entrée est libre et gratuite pour l'ensemble des événements, indique encore la Ville.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les carnets d'esquisses de Martial Leiter exposés à Lausanne

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Martial Leiter, illustrateur et dessinateur de presse, actuellement exposé à la BCUL au palais Rumine, à Lausanne (archives). (© Keystone/CYRIL ZINGARO)

La Bibliothèque cantonale universitaire de Lausanne (BCUL), au palais de Rumine à la Riponne, propose une exposition à grands traits. Elle met en valeur les carnets d'esquisses de l'illustrateur et dessinateur de presse romand Martial Leiter. C'est à découvrir jusqu'au 27 septembre. L'entrée est libre.

Intitulée "A grands traits", l'exposition temporaire invite le public à s'imprégner du parcours créatif et artistique que raconte un carnet, de l'esquisse au dessin. Il révèle des étapes et approfondit une pensée jusqu'à son aboutissement ou son abandon, soulignent les responsables de la BCUL.

En 2021, grâce au soutien des Amis de la BCUL, l'institution a fait l'acquisition d'environ 90 carnets de Martial Leiter concernant en grande partie son travail de dessinateur dans la presse, mais parfois aussi la partie plus "libre" de son activité. "Le geste artistique se dévoile à travers ces documents uniques qui montrent comment Martial Leiter, d'une prise de notes rapide, arrive à un dessin fini".

Né en 1952 à Fleurier, dans le Val-de-Travers (NE), Martial Leiter s'est formé en dessin industriel à l'Ecole technique de Couvet (NE). Dessinateur virulent, au trait précis et fouillé, à la manière des gravures anciennes, Martial Leiter livre un portrait impitoyable de la société contemporaine, est-il rappelé.

Il a publié dans des journaux satiriques, des quotidiens et des revues suisses romandes comme La Tuile, La Pomme, La Tribune, 24 heures, Le Matin, L'Hebdo, L'Illustré, Le Nouveau Quotidien, Le Temps et aussi en France dans Le Monde ou Le Monde diplomatique. Ses dessins ont également trouvé un écho du côté suisse alémanique, ainsi qu'en Allemagne.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Yverdon: quelque 40 spectacles au menu du Théâtre Benno Besson

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Le Théâtre Benno Besson à Yverdon-les-Bains a dévoilé vendredi sa nouvelle saison (archives). (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Théâtre Benno Besson (TBB) à Yverdon-les-Bains (VD) propose une saison 2026-2027 marquée par le thème des grandes espérances. Son programme, dévoilé vendredi, compte une quarantaine de spectacles de théâtre, danse, musique ou encore jeune public, à découvrir jusqu'en mai 2027.

"Le monde tourne parfois à l'envers. Combien sommes-nous à avoir le sentiment que la planète prend souvent le mauvais virage? Plus que jamais, il faut revoir nos a priori, nos habitudes, porter notre attention aux espèces qui disparaissent sous nos yeux, il faut penser à préserver la fragilité de nos valeurs démocratiques si souvent attaquées, sans nous laisser aveugler par les éclats du tout-numérique", relève Georges Grbic, directeur du TBB.

"De grandes espérances sont tapies dans l'ombre de l'art, des oeuvres attendent déjà de nous livrer leur plus précieux secret: qu'un futur est toujours à inventer", ajoute-t-il, cité dans la programmation de cette nouvelle saison.

"Chaplin My Father"

Celle-ci fait la part belle au théâtre, avec plusieurs pièces comme par exemple "Un air de famille" (d'après Jaoui et Bacri), "Chaplin my Father" (dialogue narratif d'Eugene Chalpin), "Henry IV", "Cosimo" (inspiré d'Italo Calvino), "Cendrillon" ou encore "Se dire oui" de Denis Maillefer.

L'humour sera aussi au rendez-vous avec notamment Marc Donnet-Monay, Yann Marguet ou encore le spectacle "de droite" de Vincent Kucholl, "Le monde selon Reto Zenhäusern". Les amateurs de musique ne sont pas oubliés avec le groupe Aliose qui chante Maxime Le Forestier, Gaëtan, du jazz, du tango et même de la musique sacrée.

A l'issue de cette saison 2026-2027, dès l'été prochain, le TBB fermera ses portes pour presque deux ans de travaux. Le hall d'accueil, le gradin, le plateau et ses dessous de scène, les bureaux et les combles du théâtre vont subir une rénovation complète, indiquent encore les responsables des lieux.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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