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Culture

Après 70 ans sur les écrans, Michael Caine annonce sa retraite

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A 90 ans, l'acteur britannique Sir Michael Caine annonce quitter les écrans. Photo: il reçoit le prix de l'acteur européen lors des European Film Awards à Berlin en 2015. (© Keystone/EPA DPA/CLEMENS BILAN)

L'acteur Michael Caine, icône du cinéma britannique, a annoncé samedi prendre sa retraite à l'âge de 90 ans. Sa performance saluée dans un dernier film, "The Great Escaper", conclut sept décennies sur les écrans.

Du personnage manipulateur du "Limier" au scientifique menteur d'"Interstellar" en passant par le majordome de "Batman", il a joué dans plus de 160 films.

Il a reçu au total six nominations aux oscars, et a décroché une statuette pour "Hannah et ses soeurs" de Woody Allen en 1986 puis en 2000 pour "L'oeuvre de Dieu, la part du diable".

"Je n'arrête pas de dire que je vais prendre ma retraite. Et bien c'est le cas maintenant", a-t-il déclaré à la BBC Radio 4.

"Je me suis dit que je venais de faire un film dans lequel j'ai joué le rôle principal et pour lequel j'ai reçu des critiques incroyables... Qu'est-ce que je vais faire qui va battre ça ?" a-t-il expliqué.

Un dernier rôle

"The Great Escaper", sorti le 6 octobre au Royaume-Uni, raconte l'histoire vraie de l'ancien combattant de la Seconde guerre mondiale Bernie Jordan, qui s'était échappé de sa maison de retraite pour assister aux cérémonies des 70 ans du Débarquement de 1944 en France.

Sa performance a été saluée dans ce film, où il partage l'affiche avec Glenda Jackson qui est décédée en juin à l'âge de 87 ans.

"Les seuls rôles qu'on peut me donner maintenant sont ceux d'hommes de 90 ans. Ou peut-être 85 ans", a-t-il confié. "Ce ne seront pas des premiers rôles. Il n'y a pas d'acteurs principaux à 90 ans, il y a des jeunes garçons et des jeunes filles séduisants. Je me suis donc dit qu'il valait mieux que je parte".

Maurice Joseph Micklewhite est né le 14 mars 1933 dans le sud de Londres, dans un milieu pauvre.

Cherchant un nom de scène, il avait découvert l'affiche du film "Ouragan sur le Caine" et adopté le nom du bateau comme pseudonyme en 1954.

Cet acteur infatigable, connu pour son accent "cockney" des classes populaires de Londres mais collectionneur de Rolls Royce, a été l'une des premières personnalités du monde de la culture à se prononcer en faveur du Brexit en 2016.

"Sir Michael" a été anobli par Elizabeth II en 2000.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp

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Culture

Voix clonées par IA: 25 doubleurs obtiennent le retrait de contenus

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Des modèles d'intelligence artificielle générative reproduisaient les voix des comédiens sans consentement (image d'illustration). (© KEYSTONE/GAETAN BALLY)

Vingt-cinq doubleurs français ont obtenu le retrait par la plateforme américaine Fish Audio de 47 modèles d'intelligence artificielle (IA) générative qui reproduisaient leurs voix sans consentement ni rémunération, a indiqué jeudi à l'AFP leur avocat Jonathan Elkaim.

Début février, des mises en demeure dénonçant des "actes parasitaires" avaient été adressées à Fish Audio et une autre plateforme américaine, VoiceDub, par huit comédiens français. Depuis, le nombre de requérants associés à cette action inédite est passé à 25, selon Me Elkaim qui a exprimé "sa grande satisfaction" après avoir été informé du retrait des contenus litigieux.

"Ça envoie un message clair: ce n'est pas parce qu'une société est à l'étranger qu'elle n'est pas sensibilisée à l'application du droit européen et français", explicite l'avocat, qui avait déjà obtenu le retrait des contenus par VoiceDub.

Il dit toutefois rester "méfiant" et sur la réserve. Certaines revendications des doubleurs, notamment le versement de 20'000 euros de dommages et intérêts, n'ont pas été satisfaites et le risque perdure que de nouveaux contenus violant les droits des doubleurs soient à nouveau postés sur ces plateformes.

"Le contentieux n'est pas refermé et il est évident qu'on est encore aujourd'hui en quête d'une décision de justice qui ferait jurisprudence", indique Me Elkaim, qui dit travailler, avec d'autres avocats, à une nouvelle procédure dont la finalité serait d'interdire ces plateformes sur le territoire français.

Ces actions font écho à l'inquiétude soulevée en France et dans le monde de la création par l'essor de l'IA générative. Fin février, 4000 acteurs, actrices et cinéastes avaient dénoncé un "pillage en règle" en mettant notamment en avant "le clonage de voix sans autorisation" qui devient "légion".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Culture

Les rêves terrestres et colorés d'Otobong Nkanga exposés au MCBA

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L'installation "The Weight of Scars, 2015" de l'artiste nigérianne Otobong Nkanga au MCBA à Lausanne. (© Keystone/JEAN-CHRISTOPHE BOTT)

Le Musée cantonal des Beaux-Arts (MCBA) à Lausanne présente le travail de l'artiste plasticienne Otobong Nkanga. Faisant corps avec la Terre, la Nigériane tisse un lien viscéral avec la nature et l'environnement dans des oeuvres oniriques et colorées.

"Je pense la Terre comme un être, comme notre corps: l'eau, l'air, l'arbre, la pierre, la plante sont des êtres comme notre corps", aime à dire Otobong Nkanga, née à Kano au Nigeria en 1974. Dans cette intense connexion, la part de rêve jouit d'un espace prépondérant. D'où le titre de son exposition monographique: "I dreamt of you in colors".

Cette phrase - "J'ai rêvé de toi en couleurs" -, elle la doit à sa mère. "Je me souviens, quand j'étais plus jeune et que je pensais à ce que je voulais faire dans le futur, j'avais peur d'être artiste, je ne voyais pas le futur. Ma mère m'a dit: 'j'ai rêvé de toi en couleurs quand je t'ai portée'", confie-elle volontiers aux médias. Et d'ajouter: "Je suis parfois tellement dans le monde des rêves que le réel m'échappe".

Avec le MAM de Paris

L'exposition a été conçue avec l'artiste plasticienne et performeuse, tout à la fois peintre, dessinatrice, photographe et vidéaste, et en collaboration avec le Musée d'Art Moderne de Paris. Elle se tient du 3 avril au 23 août à Lausanne, après son passage dans la capitale française du 10 octobre 2025 au 22 février dernier.

"I dreamt of you in colors" réunit des installations emblématiques de la Nigériane, qui vit et travaille à Anvers en Belgique, des séries de photographies, des peintures, des tapisseries et de très nombreux dessins. Certains datent des premières années de création et n'ont encore jamais été exposés à ce jour.

Otobong Nkanga a fait ses études à l'Université Obafemi Awolowo d'Ile-Ife au Nigeria puis à l'Ecole nationale supérieure des Beaux-arts de Paris et à la Rijksakademie d'Amsterdam. Depuis la fin des années 1990, elle aborde dans son travail des thèmes liés à la nature, l'environnement et l'écologie, aux relations entre le corps et le territoire, "créant des oeuvres d'une grande force et d'une grande plasticité", notent les responsables du MCBA.

Pluridisciplinarité

L'artiste "creuse le sillon de questions en lien avec l'extraction minière, l'utilisation des richesses du sol mais aussi le corps dans son rapport à l’espace et la terre". Elle en examine les relations sociales, politiques et matérielles complexes et produit dans une pratique pluridisciplinaire des dessins, peintures, installations, tapisseries, photographies, vidéos, sculptures, céramiques, performances, sons et poésies.

"A partir de son histoire personnelle et de ses recherches témoignant de multiples influences transhistoriques et multiculturelles, elle crée des réseaux et des constellations entre êtres humains et paysages tout en abordant la capacité réparatrice des systèmes naturels et relationnels", explique le musée lausannois.

Otobong Nkanga explore autant la notion de circulation des ressources (matériaux et biens), des gens et de leurs histoires entremêlées, que celle de leur exploitation, marquées par les résidus d'histoires coloniales violentes. "Tout en questionnant la mémoire, elle offre la vision d'un avenir possible".

Le temps d'une visite, le public explore une Terre personnifiée, multicolore, entre réel et onirisme, dont il faut prendre soin comme un être cher. Un voyage organique, chatoyant et poétique.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Les soins infirmiers mis à l'honneur au Palais de Rumine à Lausanne

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L'exposition "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?" au Palais Rumine à Lausanne est à voir jusqu'au 31 mai (photo symbolique). (© Keystone/CHRISTIAN BEUTLER)

Le Palais de Rumine à Lausanne met à l'honneur les soins infirmiers dans une exposition. Intitulée "Soins infirmiers: passé, présent... et futur?", elle évoque la contribution des soins infirmiers à la santé de la population tout en examinant les stéréotypes qui lui sont souvent associés. C'est à découvrir dès jeudi et jusqu'au 31 mai.

L'exposition est le fruit d'une collaboration entre l'Institut des humanités en médecine CHUV-UNIL et l'Institut et Haute école de santé La Source. Elle a été financée par le Fonds national suisse de la recherche, ont indiqué mercredi ses organisateurs.

"Avant d'être une science ou une profession, le soin est un geste profondément humain. Il traverse nos vies, du premier souffle jusqu'au dernier, dans des gestes simples: écouter, veiller, protéger. Mais derrière ces gestes se cache une histoire passionnante, faite d'innovations, de luttes et d'humanité", écrivent-ils en préambule.

Au Palais Rumine, l'exposition invite le public à vivre une expérience immersive: images, sons et témoignages viennent rappeler que prendre soin n'est jamais anodin. "C'est un acte fondateur de toute société", est-il souligné.

Deux pionnières

Aux origines du soin moderne, c'est tout d'abord une vision humaniste des soins qui est dévoilée avec les pionnières du 19e siècle, Florence Nightingale, en Angleterre, et Valérie de Gasparin, en Suisse (fondatrice de l'école de La Source à Lausanne). Elles ont transformé le soin en savoir et en profession. Leurs écrits et combats ont ouvert la voie à une vision nouvelle: former, observer, comprendre, reconnaître la valeur du travail infirmier.

Dans la tourmente des crises, le visiteur plonge ensuite dans le 20e siècle marqué par les guerres mondiales, les épidémies et les urgences sanitaires. Lettres, photographies et objets racontent l'engagement des infirmières et infirmiers, "souvent invisibles, parfois héroïques, toujours essentiels".

Le public découvre ensuite une profession en mutation: l'évolution du rôle infirmier, des progrès techniques à la santé publique, en passant par la prévention et l'accompagnement en fin de vie.

Animations théâtrales

Une frise chronologique retrace aussi les conquêtes et résistances: formations, diplômes universitaires, associations professionnelles, grèves. "Derrière ces jalons, il y a une réalité genrée, à savoir des femmes longtemps invisibilisées malgré des responsabilités immenses", expliquent les organisateurs.

Avec le vieillissement, les maladies chroniques, la santé mentale, la crise environnementale et l'intelligence artificielle, les défis sont immenses. Ils posent des questions centrales qui traversent l'exposition: quel soin voulons-nous pour demain? Et quelle place accorder aux infirmières et infirmiers dans notre société?

Outre des visites guidées, l'exposition propose également des animations théâtrales reproduisant les enjeux du soin où un dialogue pourra s'instaurer entre les différents protagonistes. Le public est en outre invité à déposer ses idées sur un livre blanc, qui recueille les paroles citoyennes, "rappelant que le soin est aussi un enjeu politique et collectif".

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Culture

Le Swiss Press Photo Actualité pour des images de Blatten

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Dans la photo prise par Laurent Gilliéron à Blatten, "la gravité de l'événement ne se manifeste pleinement qu'à travers l'observation attentive de ces fragments émergés, témoins silencieux de la catastrophe", selon le jury du Swiss Press Photo (archives). (© LAURENT GILLIERON/Swiss Press Photo)

Sept photographes romands ou travaillant pour des publications romandes ont été récompensés par les "Swiss Press Photo" 2026. Le Vaudois Laurent Gilliéron, de Keystone-ATS, s'impose notamment dans la catégorie Actualité pour un cliché de Blatten (VS).

Sa photo, prise trois mois et demi après la catastrophe du 28 mai, montre deux maisons dont seuls les toits émergent du lac formé par l'éboulement. La Tessinoise Flavia Leuenberger Ceppi se classe 2e avec sa série sur les féminicides publiée dans Le Temps, écrit mercredi la Fondation Reinhardt von Graffenried.

En Sport, Gabriel Monnet est primé pour son traitement de la fête fédérale de gymnastique à Lausanne pour L'Illustré. Il devance Adrien Perrittaz qui a suivi le combattant fribourgeois Volkan Oezdemir au Qatar pour l’Ultimate Fighting Championship (L'Illustré) et Sabine Papilloud pour les passionnés d'ultra-trail dans le Nouvelliste.

Dans la catégorie Histoires suisses, Odile Meylan décroche la palme pour son travail sur le parc du Jorat, plus grande forêt périurbaine du pays.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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