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Stellantis sauve son 3e trimestre malgré les grèves aux Etats-Unis

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Entre juillet et fin septembre, le groupe franco-italo-américain a dégagé un chiffre d'affaires bien supérieur au consensus des analystes interrogés par Bloomberg, qui tablaient sur 43,3 milliards d'euros (archives). (© KEYSTONE/AP/Paul Sancya)

Mieux que prévu. Malgré les grèves qui ont touché ses usines aux Etats-Unis et lui ont coûté 3 milliards d'euros, le constructeur automobile Stellantis a surpassé les attentes des analystes, affichant des ventes en hausse de 7% au 3e trimestre à 45,1 milliards.

"Je suis fière de dire que nous avons réalisé une solide performance au troisième trimestre", a indiqué lors d'un entretien avec des journalistes la directrice financière du groupe, Natalie Knight.

Entre juillet et fin septembre, le groupe franco-italo-américain a dégagé un chiffre d'affaires bien supérieur au consensus des analystes interrogés par Bloomberg, qui tablaient sur 43,3 milliards d'euros (41,3 milliards de francs).

En Bourse, les investisseurs se montraient manifestement contents de ces résultats: vers 10H30, le titre de Stellantis prenait 1,98% à 17,38 euros, dans un marché en hausse de 0,52%.

L'augmentation du chiffre d'affaires du constructeur né en 2021 de la fusion de PSA et Fiat-Chrysler est "principalement liée à une augmentation des volumes de ventes et à des prix stables, en partie compensés par des effets de change défavorables", précise Stellantis.

Au 3e trimestre, le groupe a en effet vendu 1,4 million de voitures, en hausse de 11% par rapport au même trimestre de 2022, avec une progression sur toutes ses zones géographiques sauf l'Asie ("Chine, Inde et Asie Pacifique"), où les ventes en volume ont diminué de 33% "en raison de la baisse des livraisons de Jeep et de Peugeot", est-il précisé.

"Impact négatif" de la grève

En Amérique du Nord - deuxième marché de Stellantis en volume mais premier en termes de chiffre d'affaires -, les ventes en volumes ont augmenté de 7%, principalement "tirées par Chrysler". Le chiffre d'affaires a lui augmenté mais très légèrement, de 2%, à 21,5 milliards d'euros.

Cette hausse a été limitée par la grève débutée le 15 septembre à l'appel du syndicat United Auto Workers (UAW) pour revendiquer de meilleures conditions salariales: le mouvement a mobilisé aux Etats-Unis près de 45.000 employés de trois gros constructeurs (Ford, General Motors et Stellantis).

Stellantis a conclu samedi un accord de principe avec l'UAW, qui prévoit une augmentation de 25% des salaires de base d'ici à 2028, mais les 44 jours de grève ont affecté ses ventes.

"Les arrêts de travail ont eu un impact négatif sur le chiffre d'affaires net d'environ 3 milliards d'euros par rapport à la production prévue jusqu'en octobre", assure le groupe dans son communiqué.

Cela n'empêche cependant pas le constructeur, qui détient les marques Peugeot, Citroën, Fiat, Opel, Dodge, Jeep, Lancia, Maserati, Alfa Romeo, Chrysler, de confirmer ses objectifs pour 2023: il prévoit toujours une marge opérationnelle ajustée à deux chiffres et des flux de trésorerie disponible issus de l'activité industrielle "positifs".

Devant Tesla en Europe

Concernant sa transition verte, Stellantis s'est vanté d'avoir vu ses "ventes mondiales de véhicules à batterie électrique (BEV) augmenter de 37% par rapport au troisième trimestre 2022, principalement grâce à la Jeep Avenger", mais aussi grâce à "la Citroën Ami, la Peugeot E-208, la nouvelle Fiat 500e et la Citroën ëBerlingo".

L'électrification constitue un enjeu stratégique pour que Stellantis atteigne les objectifs qu'il s'est fixé, à savoir que les voitures électriques constituent 100% des ventes de voitures particulières en Europe et 50% des ventes de voitures particulières et pick-up aux Etats-Unis d'ici 2030.

"Nous sommes devenus le numéro deux en Europe, devant Tesla", a affirmé Mme Knight lors d'un entretien avec des journalistes. Stellantis a lancé au cours du trimestre "de nouveaux produits passionnants", a-t-elle ajouté, comme la Citroën C3, qui sera vendue dès 2024 au prix très concurrentiel sur le marché européen de 23.300 euros.

La directrice financière a par ailleurs rappelé que Stellantis avait annoncé la semaine dernière acquérir 20% du constructeur chinois de voitures électriques Leapmotor et fonder avec lui une coentreprise, ce qui lui "permettra de tirer parti de la vague croissante d'exportations de véhicules électriques chinois".

Enfin, le groupe "prévoit d'achever le programme de rachat d'actions 2023 de 1,5 milliard d'euros au cours du quatrième trimestre 2023", après avoir racheté pour 1,2 milliard euros sur les neufs premiers mois.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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Disneyland Paris ouvre son extension, un projet de 2 milliards

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La montagne enneigée du monde de la Reine des Neiges culmine à 36 mètres, surplombant le village scandinave fictif d'Arandelle. (© KEYSTONE/EPA/Thibault Camus / POOL)

De nouvelles attractions, un lac artificiel et surtout le village de la "Reine des Neiges": au terme de plusieurs années de travaux, Disneyland Paris, en Seine-et-Marne, ouvre dimanche au grand public sa nouvelle expansion, un projet de 2 milliards d'euros.

Le président Emmanuel Macron s'est rendu vendredi sur le site, où il a été accueilli par le PDG de Disney Josh d'Amaro. Il a remercié le "collectif qui rend tout ça possible", à savoir l'entreprise, les élus et les services de l'État.

Au c½ur de cette nouvelle zone, un lac de trois hectares conçu pour un spectacle nocturne, avec jets d'eau, effets pyrotechniques et des centaines de drones aériens et aquatiques.

Tout au fond, la montagne enneigée du monde de la Reine des Neiges culmine à 36 mètres de hauteur, surplombant le village scandinave fictif d'Arandelle et ses maisons pointues distribuées autour d'une fontaine givrée, qui semblent tout droit sortis du film de 2013.

"Frozen ever after", l'attraction phare, emmène les visiteurs dans le monde glacé d'Anna et d'Elsa, un périple en barque et en musique, avec descentes de rivière et rencontres des personnages principaux du classique.

Renforcer l'attrait

La zone thématique de la Reine des Neiges doit venir renforcer l'attrait du parc Walt Disney Studios, le 2e parc de Disneyland Paris - qui sera rebaptisé pour l'occasion Disney Adventure World. Ouvert en 2002, l'espace n'avait pas réussi à atteindre la popularité du parc classique fondé en 1992.

Mais l'extension propose aussi un accès à d'autres univers de Disney: le film "Raiponce" a notamment inspiré une attraction de barques tournoyantes. Et les travaux ne sont pas encore achevés: le parc accueillera dans les années à venir une attraction aux couleurs d'un autre grand succès de la compagnie, "Le Roi Lion".

L'extension avait été annoncée en 2018 par the Walt Disney Company sur le site de Marne-la-Vallée, avec à la clef un plan de développement pluriannuel doté de 2 milliards d'euros.

Disneyland Paris, qui emploie environ 19'000 salariés, reste très discrète sur ses chiffres de fréquentation ou les revenus générés. Mais ses nouvelles attractions devraient drainer davantage de clients, et aussi les faire rester un peu plus, avec davantage de nuitées dans la région.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / blg / afp / belga

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OMC: le facilitateur sur la réforme "raisonnablement optimiste"

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Ngozi Okonjo-Iweala, directrice générale de l'OMC. (archives) (© KEYSTONE/EPA/MARTIAL TREZZINI)

Le facilitateur des discussions préparatoires sur la réforme de l'OMC se dit "raisonnablement optimiste" pour une feuille de route sur cette question au terme de la ministérielle de Yaoundé. D'autres sources font état de peu d'avancées.

"Les discussions depuis hier sont plutôt bonnes" dans les petits groupes restreints, a affirmé vendredi à Keystone-ATS et à l'AFP l'ambassadeur norvégien auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à Genève Peter Ollberg. Mais certains pays ont déjà entamé le traditionnel jeu du marchandage qui permet d'aboutir à des accords dans les ministérielles.

D'autres sources déplorent le manque d'interactions. De nombreuses délégations lisent des déclarations plutôt que de dialoguer, à la grande frustration des Etats-Unis. Jeudi soir, une source diplomatique avait affirmé à Keystone-ATS ne pas avoir observé d'avancée, ni de changement de position.

L'UE, la Chine ou une coalition d'une dizaine d'Etats, dont la Suisse, souhaitent une feuille de route ambitieuse pour aboutir à des réformes concrètes d'ici 2028. Les Etats-Unis avaient affirmé avant la ministérielle ne pas pouvoir accepter le texte sur la table. Et l'Inde ne veut pas de davantage de flexibilité pour davantage de plurilatérales dans les accords de l'OMC.

Les Etats se divisent aussi sur les critères et les avantages pour s'autoproclamer comme pays en développement. Les Etats-Unis ciblent la Chine qui a pourtant elle annoncé il y a quelques mois qu'elle n'appliquerait plus les bienfaits de ce statut.

Pékin est également attaqué sur la question de l'équité. Les Etats-Unis et l'UE, dont le marché est inondé d'exportations chinoises, lui reprochent un manque de "réciprocité". Le marché chinois reste largement fermé.

Mais les discussions n'empêchent pas également des moments moins tendus à la ministérielle. "Cela cabotine dans les négociations", explique une source au courant des discussions. Des chansons d'anniversaires ont été entendues dans une salle. Une première réunion plénière sur la réforme était prévue pour vendredi soir, avant que les délégations ne discutent d'autres questions dès samedi entre elles.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Volkswagen "en contact" avec le secteur de la défense

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Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires. (archives) (© KEYSTONE/EPA/CHRISTOPHER NEUNDORF)

Le géant allemand de l'automobile Volkswagen est "en contact" avec des entreprises de la défense pour reconvertir une de ses usines allemandes dans la production d'équipements de transport militaires, a annoncé son patron vendredi.

Dans la défense, "nous n'avons pas été actifs pendant des décennies et nous avons un important retard à rattraper, c'est pourquoi cela pourrait constituer une solution pour Osnabrück (ouest)", a estimé Oliver Blume, président du directoire du groupe, lors d'un congrès à Francfort.

Le groupe de Wolfsburg discute avec des entreprises "par exemple dans la défense antimissile", a ajouté M. Blume, sans préciser lesquelles.

Fin 2024, Volkswagen avait annoncé que le site situé en Basse-Saxe, qui emploie 2.300 personnes, ne devrait plus produire de véhicules après mi-2027 en vue d'un autre usage de l'usine, dans le cadre d'un plan massif d'économies en milliards d'euros pour restaurer la rentabilité de la marque.

Pas de décision définitive

"La situation géopolitique a changé" et "il faut agir", a estimé M. Blume, raison pour laquelle le groupe est en contact avec "avec diverses entreprises de l'armement".

L'usine d'Osnabrück ne produirait toutefois "pas de systèmes d'armes", a précisé le patron de Volkswagen, mais plutôt des équipements de "transport militaire" car "c'est là que se trouve notre compétence clé".

"Ce genre d'activités pourrait être en adéquation avec nos valeurs", a-t-il souligné.

Selon un article du Financial Times publié mardi, Volkswagen serait en discussion avec la société Rafael Advanced Defence Systems, qui a conçu le Dôme de fer israélien, pour produire divers composants, comme les camions qui transportent les missiles du système ou des générateurs électriques.

Interrogé mercredi par l'AFP sur ces éventuelles discussions, un porte-parole s'est borné à affirmer "qu'à ce jour, aucune décision ni conclusion définitive n'avait été prise concernant l'avenir du site".

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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L'UE et les pays du PTPGP inquiets de la Chine et des Etats-Unis

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Le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine (archives). (© KEYSTONE/AP/Rick Rycroft)

L'UE et les pays du Partenariat transpacifique (PTPGP) se sont réunis en marge de la ministérielle de l'OMC à Yaoundé. Dans une déclaration commune vendredi, ils s'en sont pris sans les nommer aux Etats-Unis et à la Chine.

Les deux parties se sont rapprochées il y a quelques mois. Si elles venaient à aboutir à un accord à l'avenir, elles pèseraient ensemble plus de 40% du commerce mondial. La rencontre de vendredi était la première depuis le discours remarqué à Davos (GR) du Premier ministre canadien Mark Carney sur l'importance des puissances moyennes face à Washington, Moscou et Pékin.

Un rapport d'étape sur la collaboration possible entre les Vingt-Sept et les Etats du PTPGP, dont l'Australie, le Canada et le Japon, sera rendu à leur prochain dialogue.

L'UE est à l'offensive ces derniers mois. Elle vient de conclure un accord commercial avec l'Australie. Et le commissaire européen Maros Sefcovic souhaite une réforme de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qui réponde aux subventions industrielles de la Chine dont les exportations inondent les pays européens. Alors même que le marché chinois reste largement fermé.

Certains observateurs font remarquer que l'UE souhaite mettre la pression sur Pékin en se rapprochant du PTPGP. Dans leur déclaration de vendredi, ces acteurs se disent "inquiets des pratiques de distorsion des marchés qui perturbent les flux du commerce et de l'investissement" et provoquent "une surcapacité". Un message clair pour la Chine contre laquelle le PTPGP avait été pensé.

Trump ciblé sans être nommé

De même, l'UE et le PTPGP "sont préoccupés par la coercition économique qui cherche à exploiter les vulnérabilités économiques et les dépendances", une réprobation à peine voilée de la politique de l'administration de Donald Trump.

Plus largement, ils sont favorables à des recommandations concrètes pour la réforme de l'OMC d'ici la ministérielle de 2028. Jeudi, au premier jour de la réunion camerounaise, les discussions en petits groupes secrets n'avaient pas permis de faire changer les fronts, a affirmé à Keystone-ATS une source diplomatique.

Le représentant américain au commerce Jamieson Greer a lui menacé d'avancer avec d'autres pays en dehors du cadre de l'OMC sur des formats facilités de plurilatérales. Et il considère déjà que l'organisation n'est pas capable de répondre à la surproduction chinoise. "Ce travail sera mené ailleurs", avait-il ajouté dans son message vidéo, diffusé comme tous ceux des différents ministres, au début de la ministérielle camerounaise.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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