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International

Airbnb: saisie de 779 millions en Italie pour évasion fiscale

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Airbnb s'est dit "surpris et déçu" par la saisie, affirmant avoir engagé des "discussions actives avec les autorités fiscales italiennes depuis juin 2023 pour régler cette affaire" (archives). (© KEYSTONE/AP/PATRICK SEMANSKY)

Les autorités italiennes ont ordonné la saisie de plus de 779 millions d'euros auprès de la plateforme de location d'appartements Airbnb dans le cadre d'une enquête pour évasion fiscale, a indiqué lundi la police financière. Airbnb dit avoir agi en accord avec la loi.

Le parquet de Milan accuse Airbnb de ne pas avoir collecté une taxe sur les revenus locatifs perçus par les propriétaires entre 2017 à 2021, selon la même source. Cette taxe doit être reversée au fisc italien.

Airbnb s'est dit "surpris et déçu" par la saisie, affirmant avoir engagé des "discussions actives avec les autorités fiscales italiennes depuis juin 2023 pour régler cette affaire". "Nous entendons faire valoir nos droits", a indiqué la plate-forme dans un communiqué transmis à l'AFP.

Le groupe a précisé avoir contesté en justice la loi italienne de 2017, qui oblige la plateforme à collecter une taxe de 21% sur les revenus tirés de locations de courte durée.

"Code d'identification national"

Dans son communiqué, le groupe critique de nouveau une loi porteuse, selon lui, "de complexité et d'incertitude" et assure "continuer de croire" qu'elle ne s'applique pas à lui.

A la fin octobre, le gouvernement italien a affirmé son intention de renforcer la lutte contre les locations de courte durée qui échappent au fisc et d'augmenter la taxation des propriétaires qui proposent plus d'un appartement sur des plateformes comme Airbnb.

Un amendement au projet de budget 2024 prévoit la création d'un "code d'identification national" associé aux logements touristiques, qui permettra de traquer ceux qui n'ont pas été déclarés au fisc, avait expliqué le vice-président du conseil italien Antonio Tajani, à l'issue d'une réunion au sommet de la coalition gouvernementale.

"Ainsi, il y aura de la transparence et tout le système sera régularisé", avait-il fait valoir, ajoutant que cette mesure budgétaire "permettra également d'augmenter les recettes de l'Etat" et contribuera à la "réduction de la charge fiscale" des familles.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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International

L'AfD ne peut pas être classé parti "extrémiste" de droite

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Avec la décision du tribunal de Cologne, le renseignement intérieur allemand ne peut pas intensifier la surveillance policière du parti AfD (archives). (© KEYSTONE/AP/Michael Sohn)

Le renseignement intérieur allemand ne peut pas "pour l'instant" classer l'Alternative pour l'Allemagne (AfD) comme "extrémiste avérée" de droite, malgré un "fort soupçon", selon le tribunal administratif de Cologne. La justice donne raison au parti anti-immigration.

Première force d'opposition à la coalition du chancelier conservateur Friedrich Merz, l'AfD n'est pas marquée pour l'heure "dans son ensemble" par "une tendance de fond hostile à la Constitution", affirme le tribunal dans sa décision publiée jeudi. Il désavoue le classement décidé début 2025 par l'Office de protection de la Constitution.

Il aurait permis au service de renseignement lié au ministère de l'Intérieur - mais agissant de manière autonome selon la loi - d'intensifier la surveillance policière du parti, y compris en interceptant, si nécessaire, les communications privées de ses dirigeants.

L'Office avait ensuite suspendu la classification dans l'attente d'une décision de justice en référé. Il ne s'agit pas encore d'un jugement au fond.

"Fort soupçon"

Si le tribunal de Cologne se dit "convaincu qu'il subsiste un fort soupçon" que le parti "développe des tendances anticonstitutionnelles", il "n'est toutefois pas possible, à l'heure actuelle, de constater" que cette orientation "domine" son "image globale", peut-on lire dans le communiqué.

Alice Weidel, la codirigeante de l'AfD, a salué sur X une "grande victoire" pour le parti, "la démocratie et l'état de droit". La décision judiciaire "a aussi indirectement mis un frein aux fanatiques de l'interdiction" de la formation anti-immigration, réclamée par certains responsables politiques, estime-t-elle.

Interdiction?

Les avis sur l'opportunité d'une procédure en interdiction divergent alors que le parti, deuxième des législatives début 2025, est en plein essor.

Juridiquement, les obstacles pour faire valider une telle décision par la Cour constitutionnelle sont très élevés, et politiquement, elle pourrait accroître encore la popularité du mouvement qui se présente en victime.

Son aile la plus radicale est régulièrement accusée de proximité avec la mouvance néo-nazie et de révisionnisme historique sur les crimes du IIIe Reich.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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Économie

La BCE réduit sa perte en 2025, vise l'équilibre cette année

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La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet. (© KEYSTONE/EPA/ARNE DEDERT)

La Banque centrale européenne (BCE) a fait état jeudi d'une perte nette de 1,25 milliard d'euros pour 2025, bien inférieure à celle de 2024 grâce à la baisse des charges d'intérêts. Elle vise un retour à l'équilibre au plus tôt cette année.

La perte de 2025, considérablement réduite par rapport aux 7,9 milliards (7,2 milliards de francs) un an plus tôt, "restera inscrite au bilan de la BCE pour être compensée par les profits futurs", explique l'institution dans un communiqué.

La politique monétaire menée pour ramener l'inflation à 2%, après le pic à plus de 10% en 2022 dans la lignée de la guerre d'invasion russe en Ukraine, a eu comme conséquence de creuser les comptes de la BCE, comme ceux de la Banque de France et d'autres banques centrales de la zone euro.

La hausse drastique des taux en 2022 et 2023 a fait augmenter immédiatement les intérêts que la BCE doit payer, surtout via le système de paiement entre banques de la zone euro et, un peu moins, sur les dépôts des banques commerciales à son guichet.

Le taux d'intérêt de référence, payé par la BCE, a culminé à 4% en 2023, avant d'être ramené depuis l'an dernier à 2%.

Hausse des effectifs

Parallèlement, elle perçoit des revenus d'intérêts de plus en plus faibles sur les obligations souveraines acquises dans le cadre de programmes de sauvetage - pandémie de Covid 19, crise de la dette - qui, arrivées à échéance, ne sont plus renouvelées.

La situation s'est améliorée en 2025, principalement grâce à une baisse des charges d'intérêt, relève la BCE.

L'institution comptait en 2025 près de 4400 emplois (équivalents en temps plein), en hausse de 2%.

La présidente Christine Lagarde a perçu une rémunération de 492'204 euros, soit une hausse de 5,5% sur un an, détaille le rapport annuel de l'institution.

La Française a reçu en supplément 130'457 francs de la Banque des règlements internationaux (BRI), à Bâle, en tant que membre de son conseil d'administration.

Suite à des articles de presse pointant ce cumul de rémunérations, Mme Lagarde a expliqué jeudi au Parlement européen que le versement de la BRI avait été communiqué de "manière transparente", dans une lettre adressée le vendredi précédent à l'eurodéputé Fabio de Masi et publiée sur le site de l'institution.

Les 21 banques centrales nationales de la zone euro, actionnaires de la BCE, ne percevront quant à elles aucun dividende au titre de l'année 2025.

La BCE prévoit un retour à la rentabilité en 2026 ou 2027, en fonction de la trajectoire des taux directeurs, des variation de changes et de la composition de son bilan.

Le retour au versement de dividendes prendra plusieurs années, le temps de compenser plus de 10 milliards de pertes accumulées depuis 2022 et de reconstituer les provisions pour risques financiers.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / awp / afp

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International

Américains et Ukrainiens ont dialogué à Genève

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Les délégations américaine et ukrainienne ont dialogué pendant plusieurs heures dans un grand hôtel genevois. (© KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI)

Les émissaires américains Jared Kushner et Steve Witkoff et la délégation ukrainienne emmenée par Roustem Oumerov ont dialogué de manière informelle à Genève. La réunion a duré environ quatre heures dans un grand hôtel genevois.

Le chef négociateur ukrainien Roustem Oumerov est parti à pied au terme des discussions, a constaté Keystone-ATS en début de soirée. Au centre des discussions, le volet économique pour le soutien et la reconstruction de l'Ukraine, les investissements et la collaboration à long terme.

Mais cette réunion devait aussi permettre de préparer la troisième série de pourparlers entre Washington, Kiev et Moscou début mars, avait annoncé mercredi le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Celle-ci pourrait avoir lieu aux Emirats arabes unis et non à Genève.

Des questions humanitaires et les prisonniers de guerre ont été abordés jeudi. "Nous attendons des résultats concrets pour le retour de nos citoyens", affirmait au début de la rencontre le chef négociateur ukrainien. Il a ensuite affirmé en soirée sur les réseaux sociaux que la Suisse avait participé à une partie des discussions.

Cet article a été publié automatiquement. Source : ats

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Économie

Merz appelle la Chine à surmonter "ensemble" les défis commerciaux

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La Chine est le premier partenaire commercial de l'Allemagne. (© KEYSTONE/EPA/ANDRES MARTINEZ CASARES / POOL)

Le chancelier Friedrich Merz a achevé jeudi une visite de deux jours en Chine, premier partenaire commercial de l'Allemagne. Il a vanté la "bonne relation" bilatérale, tout en soulignant son désir de relever avec Pékin les "défis" posés par la concurrence chinoise.

Ce déplacement de M. Merz dans le pays asiatique, le premier depuis son arrivée au pouvoir en 2025, illustre la volonté commune de Berlin et Pékin de faire front face aux droits de douane et revirements diplomatiques du président américain, Donald Trump.

Mais M. Merz doit trouver le bon équilibre, car la Chine, débouché historique majeur pour le "Made in Germany", est également pour le monde industriel allemand de plus en plus une rivale, de l'automobile aux nouvelles technologies.

Cet article a été publié automatiquement. Sources : ats / afp

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