Genève
Amélioration des prévisions fiscales et salaires indexés de 1%
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Le projet de budget du canton de Genève de 2024 devrait accuser un déficit moindre qu'initialement prévu. Grâce à des prévisions fiscales à la hausse, il s'établirait à 99 millions de francs. Lors de la présentation du projet de budget en septembre, l'excédent de charges s'élevait encore à 256 millions de francs, indique mercredi le Conseil d'Etat genevois.
Ces nouveaux chiffres ont conduit le gouvernement à amender son projet de budget 2024. Ainsi, l'exécutif a décidé d'indexer les salaires de la fonction publique de 1%, pour tenir compte de l'augmentation de l'indice genevois des prix de 1,4% entre octobre 2023 et octobre 2024. Cette mesure coûtera 63 millions de francs.
Le gouvernement souligne que l'indexation des salaires de la fonction publique n'est pas une obligation. En fixant l'indexation à 1%, le Conseil d'Etat genevois explique avoir pris en compte l'inflation, mais aussi "la situation de déficit qui est toujours préoccupante" à ses yeux.
L'enveloppe budgétaire versée au titre de subsides d'assurance maladie et d'allocations familiales pour les personnes non actives disposera, quant à elle, de 5,9 millions de francs supplémentaires. Le plan de 4,3 millions de francs dédié à la réduction des risques pour les consommateurs de crack sera, par ailleurs, mis en oeuvre.
Enfin, le Conseil d'Etat genevois a décidé d'adapter le financement des prestations complémentaires AVS et AI en raison de l'augmentation des prix des pensions, respectivement dans les EMS et les EPH (établissements accueillant des personnes handicapées), pour un montant de près de 4,3 millions de francs.
Syndicats insatisfaits
Pour le Cartel intersyndical de la fonction publique, l'indexation de 1% proposée par le Conseil d'Etat ne change rien à la "détermination" des syndicats de fonctionnaires de réclamer une hausse de 5% des salaires. Dans un communiqué, le Cartel indique que l'appel à la grève d'une demi-journée, mardi prochain, est maintenu.
Pour l'organisation faîtière, le "pourcent" proposé "reste totalement insuffisant". L'Etat de Genève se place "parmi les employeurs les plus pingres avec son personnel". Le Cartel rappelle que l'indexation moyenne pour 2024 est de 1,9% en moyenne dans le secteur privé et de 2,2% dans le secteur public.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Une potentielle interdiction du burkini suspendue à Genève
A Genève, la majorité de droite du Grand Conseil était en passe vendredi de voter un projet de loi visant à réglementer les tenues de bain dans les piscines, excluant de facto le port du burkini. Jugeant ce texte illégal, le Conseil d'Etat a coupé court en ne demandant pas l'ultime débat.
Le sujet reviendra donc lors d'une prochaine séance du Grand Conseil, l'exécutif étant tenu de présenter des alternatives conformes au droit. La conseillère d'Etat Carole-Anne Kast, cheffe du Département des institutions, a fustigé un projet "en dehors de toute proportionnalité et une violation crasse des droits et des libertés des femmes".
Initialement, le Grand Conseil débattait d'un projet de loi issu de l'UDC qui visait à pénaliser le port burkini dans les piscines. "Un projet de loi sexiste et xénophobe", selon la Verte Dilara Bayrak. En déplorant un débat indigne pour le canton, elle a exhorté de laisser les femmes à s'habiller comme elles l'entendent.
Loi sur les piscines
En face, Yves Nidegger, député UDC, a relevé que "l'on vit dans une civilisation où il n'est pas nécessaire de bâcher les femmes pour qu'elles ne soient pas agressées". Le ton du débat, qui n'en est pas à son premier round au parlement genevois, était donné. Mais rapidement, il a glissé vers un terrain plus technique.
Une majorité (UDC, PLR, Le Centre et deux MCG) s'est dégagée pour soutenir un amendement du Centre. Ce texte, défendu par la députée Alia Chaker Mangeat, transformait le texte initial en un nouveau projet de loi sur les piscines et les bains publics, écartant l'écueil de l'interdiction du burkini au niveau pénal. La voie pénale était jugée excessive par la majorité.
Bras nus
L'amendement prévoit que "les seules tenues autorisées dans les bassins sont les maillots de bain une ou deux pièces dont la longueur maximale arrive au-dessus des genoux et laissant les bras nus". De facto, les burkinis sont exclus. "Les espaces publics doivent être des lieux d'émancipation, pas des lieux de pression", a insisté Mme Chaker Mangeat, qui s'inquiète du retour du conservatisme.
Au moment de demander le troisième débat qui permet un vote final, la conseiller d'Etat Carole-Anne Kast a botté en touche. Et de citer une liste de problèmes complexes qui rendent cette loi inapplicable, dont l'autonomie des communes ou les coûts liés à la surveillance.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Le Grand Conseil genevois fête ses 500 ans
Le Grand Conseil genevois a lancé jeudi les célébrations pour marquer ses 500 ans d'existence lors d'une cérémonie officielle. En février 1526, Genève se dotait d'un Conseil des Deux-Cents, sur le modèle de ses nouveaux alliés bernois et fribourgeois.
La cérémonie s'est déroulée en présence d'Edith Siegenthaler, présidente du Grand Conseil bernois et de Bernhard Altermatt, premier vice-président du Grand Conseil fribourgeois. Accompagné par les tambours de la Compganie 1602, le cortège emmené par le Sautier du Grand Conseil a défilé devant le Conseil d'Etat in corpore.
La présidente du Grand Conseil genevois, Ana Roch a insisté sur la fierté que suscite le parlement. Il a un rôle de garant de la paix civile et de la prospérité, a relevé Mme Roch. Le Fribourgeois Bernhard Altermatt s'est réjoui d'être à Genève pour célébrer "l'entente confédérale et la démocratie vivante". La cérémonie s'est terminée avec le traditionnel Cé qu’è lainô.
Le Conseil des Deux-Cents, ancêtre du Grand Conseil, a été créé à Genève dans la foulée de la signature d'un traité de combourgeoisie entre Genève, Berne et Fribourg qui visait à renforcer leur alliance économique, commerciale et militaire. Ce traité prévoyait de se soutenir et de s'assister mutuellement.
Son et lumière
Cette cérémonie officielle sera suivie de nombreux événements publics tout au long de l'année 2026 afin de célébrer ce jubilé. La série commencera avec l'illumination du Jet d'eau aux couleurs du canton jeudi et vendredi ainsi que par le pavoisement du pont du Mont-Blanc aux couleurs du 500e de jeudi à dimanche.
En avril, place à un concours de pâtisserie avec pour thème "Le 500-feuille". Les 25 et 26 septembre, Genève accueillera la réunion des Bureaux des parlements de Suisse romande, de Berne et du Tessin avec pour thème "500 ans et maintenant?". Le samedi 10 octobre, le public pourra participer à une séance fictive du Grand Conseil. Ces festivités se termineront en novembre par un spectacle son et lumière dans la cour de l'Hôtel-de-Ville.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Les comptes 2025 de l'Etat devraient être meilleurs que prévus
A Genève, les comptes 2025 de l'Etat devraient afficher un excédent de 50 millions de francs alors qu'un déficit de 256 millions était prévu au budget. La cheffe du Département des finances Nathalie Fontanet a fait cette annonce jeudi devant le Grand Conseil, tout en soulignant que ces chiffres étaient encore provisoires.
Ces résultats n'ont pas encore été audités, a relevé la conseillère d'Etat. Sa déclaration intervenait suite à des informations publiées jeudi dans plusieurs médias. Des fuites que déplore la magistrate, qui ne fera pas d'autres commentaires avant la présentation officielle des comptes 2025 prévue le 26 mars prochain.
Selon Nathalie Fontanet, deux facteurs expliquent notamment ce résultat a priori positif. Il s'agit d'une part d'un versement supplémentaire de trois tranches de la BNS en 2024 et comptabilisé en 2025, soit 117 millions de francs. A cela s'ajoute la résolution de dossiers fiscaux compliqués et inattendus.
La différence de 306 millions entre le budget et les comptes n'est pas hors normes, a insisté la conseillère d'Etat. Elle relève un écart de 2,8% entre les revenus inscrits au projet de budget 2025 et ceux inscrits aux comptes. Ce résultat provisoire ne remet aucunement en question la nécessité de maîtriser les charges et de poursuivre la recherche d'économies, a-t-elle ajouté.
Suite aux annonces de jeudi dans la presse, le Syndicat des services publics (SSP) a dénoncé dans un communiqué un "énième écart entre des prévisions alarmistes et une réalité florissante". Il veut saisir la Cour des comptes afin de demander un audit sur la méthodologie des projections budgétaires qui servent "d'alibi aux économies et aux coupes dans les salaires du personnel de l’État".
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
Genève
Harcèlement sexuel sur le lieu de travail: un employeur condamné
La succursale genevoise de l'entreprise de restauration rapide Five Guys a été condamnée pour des faits de harcèlement sexuel sur le lieu de travail contre des femmes par des employés entre 2020 et 2022. Elle a décidé d'interjeter appel.
La plaignante avait démissionné pour mettre un terme aux faits subis qu'elle a dénoncés, des blagues grivoises et des attouchements. Selon le jugement de lundi, dévoilé jeudi par plusieurs syndicats, le tribunal des prud'hommes a reconnu "des actes répétés sur sa personne" et "l'environnement de travail hostile".
Plusieurs plaintes internes et dénonciations au syndicat UNIA avaient été formulées. Mais "la situation n'a guère changé", estime le tribunal. La démission a eu un effet sur les revenus de cette femme et l'employeuse est responsable de ne pas avoir protégé sa personnalité.
Le tribunal dénonce la "légèreté avec laquelle la dénonciation d'UNIA a été prise en considération". Il condamne l'entreprise à près de 20'000 d'indemnités et de dommages et intérêts. Dans une réaction à la RTS, l'entreprise affirme contester le jugement et elle annonce interjeter appel.
L'avocate de la plaignante souhaite désormais que ce jugement puisse se répéter dans d'autres cas similaires. La problématique du harcèlement sur le lieu de travail "est trop souvent minimisée", affirme l'une de ses consoeurs, experte en droit du travail.
Selon les données de la Confédération, plus de la moitié des employées en sont victimes, explique UNIA. L'hôtellerie-restauration fait partie des activités les plus affectées.
Cet article a été publié automatiquement. Source : ats
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